Pratique

Caisses d'assurance-accidents agricoles d'Alsace

Être vigilant et organisé pour limiter les accidents

Publié le 28/06/2016

Les Caisses d'assurance-accidents agricoles d'Alsace ont enregistré une nette hausse des accidents de travail graves depuis le début de l'année 2016. Une conséquence indirecte des difficultés économiques et des préoccupations qu'elles engendrent pour de nombreux agriculteurs ? En tout cas, ces accidents - qui entraînent des handicaps permanents - auraient pu être évités.

C'est une bien triste liste qu'égrène Sébastien Rohmer, conseiller spécialisé en prévention à la Caisse d'assurance-accidents agricole (CAAA) : un bras arraché par une presse à balle ronde, deux doigts sectionnés par un taille-haie suite à une mauvaise réception lors d'une chute, une main écrasée par un convoyeur nettoyé sans avoir été éteint, des doigts sectionnés par une scie circulaire, d'autres par un sécateur électrique, d'autres par une vis sans fin nettoyée alors qu'elle était encore en mouvement, des nerfs et des tendons sectionnés au flex parce que la victime prenait une mesure en même temps qu'elle découpait, encore une phalange sectionnée par une vis sans fin, la perte de la vision d'un œil suite au retour d'un crochet fixé sur une sangle qui a lâché, et enfin un accident de tracteur - mortel -, ce dernier s'étant retourné sur sa victime. Des accidents graves donc, et qui, s'ils ne sont pas mortels, vont handicaper les victimes dans leur quotidien et leurs relations aux autres. Cette augmentation du nombre d'accidents graves concerne essentiellement des non-salariés. Pour Sébastien Rohmer, cela reflète la propension des chefs d'exploitation à s'exposer aux risques plutôt que leur(s) salarié(s), notamment pour les interventions dangereuses : « Ils estiment que cela relève de leur responsabilité, donc ils s'en chargent ». Pour la CAAA, ces accidents représentent des montants de prise en charge importants, au gré des indemnités journalières, des frais d'hospitalisation… Ne pas s'exposer inutilement Un certain nombre de ces accidents est lié à la mauvaise utilisation de machines en mouvement. Les agriculteurs sont particulièrement exposés à ce risque, puisqu'ils en utilisent presque tous les jours. Certes la plupart d'entre elles sont aujourd'hui bien sécurisées, « mais il n'est pas rare de voir des agriculteurs se défaire des éléments de sécurité pour mieux accéder au cœur des machines, ou les détourner de l'usage pour lequel elles ont été conçues, ce qui augmente le risque d'accidents », constate Sébastien Rohmer. En effet, les accidents surviennent le plus souvent lorsque la machine présente un dysfonctionnement : « On s'en approche, on l'ausculte pour trouver la panne, on essaie de réparer… » Ou lorsqu'il faut l'entretenir : « Le cas le plus parlant, c'est celui du graissage des presses à balles rondes : c'est bien plus pratique et rapide de graisser les chaînes quand elles tournent que de le faire par étapes successives. » Or si Sébastien Rohmer a une recommandation à formuler, c'est bien celle-là : « Il faut absolument éteindre les machines avant d'intervenir dessus ! » Ça a l'air facile à respecter comme ça, mais c'est sans compter le poids des habitudes, la transmission des gestes - bons ou mauvais - de génération en génération : « Même les jeunes prennent des risques de ce genre, parce qu'ils ont vu leurs parents procéder ainsi, et parce qu'ils se disent que ça fait partie du métier. » Mais Sébastien Rohmer met en garde : « Les mauvaises habitudes s'installent parce qu'elles ne sont pas systématiquement suivies d'un accident. Vous pouvez décrocher votre téléphone au volant un certain nombre de fois sans qu'il ne se passe rien. Et puis un jour il y aura de la tôle froissée. Ou un mort. Mais pour que cela arrive, il faut statistiquement un certain nombre de situations de prise de risque. » Pour résumer, les accidents n'arrivent que parce qu'on s'expose à un risque. Et souvent aussi parce qu'on multiplie les facteurs de risque : on conduit vite, fatigué, avec des pneus usés… « Le contexte, le moral peuvent jouer aussi », indique Sébastien Rohmer. Prévoir l'imprévu Concrètement, comment faire pour éviter de tels accidents ? « On ne peut pas tout éviter. Donc la solution miracle n'existe pas », reconnaît Sébastien Rohmer. Mais il est possible de ne pas tirer le diable par la queue ! Pour les travaux les plus dangereux, faire appel à des entreprises spécialisées, même si cela représente un surcoût, peut s'avérer judicieux. Lorsque l'agriculteur décide d'effectuer les travaux lui-même, il doit utiliser du matériel spécifique, et toujours mettre en œuvre des moyens de protection collectifs plutôt qu'individuels : « Pour travailler en hauteur, on utilisera en priorité un échafaudage plutôt qu'une échelle - qui constitue d'ailleurs un moyen d'accès et pas un poste de travail - ou une nacelle et on disposera un filet anti-chute. Les moyens de protection individuels (harnais, corde) sont à mettre en œuvre de manière secondaire. » Il est également important de fixer des consignes de sécurité, et de les respecter ! Organiser pour gagner du temps Sébastien Rohmer souligne aussi l'efficacité d'une bonne organisation : « Être organisé permet d'être plus productif, cela entraîne un gain de temps et de confort de travail ». Il illustre : « Étant donné la météo, de nombreux agriculteurs n'ont pas encore pu rentrer leur foin. Dès qu'il va y avoir trois ou quatre jours de beau temps, ils vont se ruer dehors et enchaîner les heures de travail. Pourquoi ne pas profiter de ne pas pouvoir mettre un tracteur dehors pour préparer le matériel de fenaison en changeant les pièces d'usure, en graissant les mécanismes… On peut même anticiper les pannes en prévoyant quelques pièces de rechange - et les outils pour les poser - dans le tracteur. » Une bonne organisation représente donc une décharge en termes de stress et de temps « parce qu'on en perdra moins à faire des allers-retours du champ à l'atelier, à chercher les bonnes pièces et les bons outils… » Sébastien Rohmer cite en exemple un agriculteur suisse qui s'est constitué des kits : « Dès qu'il a eu besoin de quelque chose, il l'a noté puis l'a rajouté dans son kit. Du coup dans son tracteur il a du papier, des stylos, une corde, un couteau… Il a un autre kit qui va avec sa tronçonneuse (lubrifiant, lime, équipement de sécurité). Et comme ça pour chaque activité. » Dans le même ordre d'idée, équiper ses différents véhicules d'une trousse de secours constitue une précaution qui peut s'avérer salvatrice, tout comme de disposer de matériel de signalisation. Lire les notices des outils, aussi rébarbatif que ce soit, peut néanmoins s'avérer utile. Et puis les agriculteurs doivent savoir s'accorder des pauses : « Cela permet de se reposer l'esprit, de reprendre le travail plus sereinement. » Pour effectuer certaines tâches, il est plus pertinent d'être à deux, voire plus, pour d'autres moins, car on risque la coactivité. Mais si on travaille seul, il faut penser à avoir un téléphone en état de marche sur soi. Il estime aussi que tout le monde devrait être formé aux premiers gestes de secourisme : « Il est important de savoir réagir. La première règle, c'est de se protéger soi, en arrêtant une machine en mouvement, en s'éloignant et en alertant les secours en composant le 18, le 112 ou encore le 15. Ensuite seulement, et si on n'est pas la victime, on peut lui porter secours en effectuant une compression pour arrêter un saignement, en la mettant en position latérale de sécurité… » Enfin, Sébastien Rohmer insiste sur le devoir d'exemplarité qui incombe aux exploitants agricoles : « Ils doivent montrer le bon exemple à leurs enfants, qui sont souvent leurs futurs repreneurs, ainsi qu'aux salariés, aux apprentis, qui ont tendance à reproduire leurs gestes. »

La Ferme en ville à Strasbourg

Produire et manger local, des liens d'avenir

Publié le 27/06/2016

La 4e édition de La Ferme en ville a pris ses quartiers place Kléber à Strasbourg, avec près de 70 producteurs présents. La manifestation a été inaugurée le 16 juin par le maire, Roland Ries, et le président de l'Eurométropole, Robert Herrmann, en présence de Franck Sander, président de la FDSEA.

« Maintenant plus que jamais, l'agriculture a besoin de soutien », a déclaré Françoise Buffet, adjointe au maire lors de l'inauguration de la 4e édition de La Ferme en ville à Strasbourg. « Les années difficiles se suivent », ce printemps est marqué par des pluies diluviennes qui ne cessent pas et « qui ont mis à mal les productions maraîchères et l'ensemble des filières. L'agriculture a un genou à terre, elle cumule les handicaps, cette édition lui est vraiment dédiée. » Aux Jeunes Agriculteurs notamment, pour la reconnaissance de leur travail et « pour montrer au public leur savoir-faire ». En cette matinée du 16 juin, les problèmes liés à cette météo particulière étaient en effet sur toutes les lèvres des producteurs présents à cette inauguration. Toutes les productions sont touchées par les inondations ou les orages de grêle, avec « des craintes grandissantes ». « On est déjà sur les réserves de foin », souligne Hervé Wendling, président de la filière ovine présente sur La Ferme en ville. Répondre aux besoins alimentaires Cette manifestation est le fruit d'un partenariat avec la Chambre d'agriculture d'Alsace et d'une volonté politique « de répondre aux besoins alimentaires de la population du territoire », a rappelé Françoise Buffet. Cette édition, axée sur le thème du « Produire et manger local » a réuni l'agriculture professionnelle et les jardins amateurs. La ville, qui compte 5 000 jardins familiaux, veut encourager le développement de cette agriculture citoyenne, par le biais des jardins partagés entre autres. Le cortège des officiels a rencontré au fil des stands les différents responsables agricoles, dont Thomas Gillig, président des JA du Bas-Rhin, et Philippe Boehmler, secrétaire général adjoint des JA et président du magasin de producteurs la Nouvelle Douane, Julien Scharsch, président de l'Organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace (Opaba). Ce dernier a précisé qu'elle est en croissance de 15 % et « dans une dynamique constante », avec une forte part de produits locaux et bios dans la restauration collective. Il a remercié la ville de leur avoir accordé « une vraie place sur La Ferme en ville » pour présenter et expliquer les pratiques de cette agriculture. Sur le stand d'Alsace Qualité, Jean-François Vierling, son président, a présenté la marque Savourez l'Alsace Produit du terroir, des produits sous labels de qualité, un riche potentiel « pour essayer de nourrir la population ». Terres fertiles, zone d'activité concertée, géothermie Roland Ries, maire de Strasbourg, a noté que « l'opposition rat des villes - rat des champs n'était plus de mise et qu'il fallait arrêter de faire venir des produits du bout du monde, alors que l'on peut les trouver ici ». Il a salué l'initiative de Françoise Buffet en 2008 qui l'a convaincu de ce rapprochement entre la ville et la campagne. La 4e édition de La Ferme en ville témoigne de ces liens de proximité, « dont nous avons besoin et de ces nouvelles logiques d'approvisionnement en ville ». Les consommateurs souhaitent de plus en plus savoir comment et où les produits sont cultivés, et ils ont une préférence pour ceux de proximité, a-t-il déclaré, souhaitant que cela continue. « Derrière le travail de chaque agriculteur, il y a celui des filières à intégrer encore plus largement dans les processus de proximité, le vignoble, la filière bois », a ajouté Robert Herrmann, président de l'Eurométropole. Dans le plan local d'urbanisme intercommunal, 800 hectares de terres naturelles ont été préservés, dont 400 ha de terres agricoles, afin de « maintenir l'agriculture en zone urbaine ». Il a précisé qu'un travail est mené avec le maître d'œuvre du Grand contournement Ouest, pour « qu'il ne vienne pas manger les terres fertiles ». En ce qui concerne la zone d'activité concertée de Vendenheim, la deuxième plus grande de France, la stratégie est bien avancée, a-t-il annoncé. « Une solution a été trouvée pour y installer de l'agriculture ». Enfin, la géothermie profonde, initiée sur les trois secteurs d'Illkirch-Graffenstaden, Reichstett et Eckbolsheim, a ouvert une réflexion sur « la possibilité de récupérer la chaleur pour chauffer des serres, ainsi que des perspectives de nouveaux métiers et nouvelles productions dans des conditions de rentabilité intéressante. Les marchés ne rendent pas la vie facile aux producteurs, les collectivités doivent rester un soutien de ce monde agricole de proximité », a conclu Robert Herrmann. L'inauguration de La Ferme en ville s'est achevée par une dégustation fort appréciée de ces productions locales, délicieusement mises en valeur par le réseau Bienvenue à la ferme.

Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin

S'adapter pour perdurer

Publié le 23/06/2016

Près de 300 propriétaires ont participé à la 61e assemblée générale du Relais départemental du tourisme rural qui affiche un bon bilan touristique, à améliorer pour conserver sa notoriété.

C’est la salle des Roseaux à Marlenheim qui a accueilli l'assemblée générale du Relais départemental du tourisme rural du Bas-Rhin, le 6 juin dernier. Son président, Maurice Waltsburger, a remercié le président national des Gîtes de France, Yannick Faessert, ainsi que Vincent Debes, président de l'ADT et fidèle partenaire du Relais, de leur présence. Faire évoluer l'activité via internet Le président a salué la présence nombreuse des gîteurs, « les forces vives du mouvement » en soulignant le caractère privilégié de cette assemblée qui permet de présenter le bilan de l'année écoulée et d'annoncer les grandes orientationS du mouvement. L'année 2015 a vu une hausse de 6,75 % de l'activité touristique, un bilan très satisfaisant mais qu'il est « nécessaire de faire évoluer », via internet en particulier. Le développement du numérique a transformé les modes de réservation et joue « un rôle de plus en plus prépondérant », a déclaré le président. 90 % des clients utilisent désormais internet, un pourcentage en augmentation de 10 % par rapport à l'année dernière, et 50 % paient en ligne. Les concurrents sont bien présents sur la toile, a averti le président. « Le Relais et les gîtes connaissent une ubérisation » qui les oblige à être réactifs et à faire évoluer leurs outils. Dans cet esprit, un planning, indispensable pour les propriétaires, leur sera proposé en 2017. Dans l'espace propriétaires, les avis clients sont devenus un plus, mais aussi « un gage de qualité ». Être réservable en ligne peut séduire une clientèle plus jeune, des photos de qualité sont également importantes pour attirer la clientèle. Le président a assuré les propriétaires du soutien et de l'accompagnement de l'équipe du Relais tant sur le volet formation que pour les réunions de secteur qui ont rencontré « un beau succès ». Tout en bénéficiant des actions nationales, le Relais entend poursuivre ses efforts de visibilité sur le site régional et cherche à « trouver des formes de mutualisation avec ses homologues de la région Grand Est ». « C'est une marche forcée imposée par le numérique », a insisté le président, où il est important de « garder les valeurs humaines qui ont fait le succès de la marque », l'authenticité et la chaleur de l'accueil en particulier, sans oublier le volet économique qui permet « le maintien des activités agricoles ». Ces 60 ans d'expérience ont amené « une belle notoriété », a conclu le président en saluant la conscience professionnelle et la disponibilité des salariés de la structure. Les équipements gîtes en augmentation constante Le rapport de suivi qualité présenté par Gabriel Lichtlé a montré un bon niveau du parc d'hébergement, les propriétaires sont les porteurs du label Gîtes de France, « les retours et avis clients sont importants pour s'améliorer ». Le Relais a anticipé l'obligation du classement en étoiles imposé par le ministère du Tourisme, tous les équipements sont classés, 155 gîtes l'ont été en 2015. Brigitte Richert et Éliane Claudel ont présenté à tour de rôle les rapports d’activité des différentes structures. Le département compte 674 gîtes, en hausse constante depuis trois ans, et 207 chambres d’hôtes. Soit au total 982 hébergements avec les campings, les gîtes de groupe, le gîte enfants et les appartements City Break. 56 nouveaux gîtes ont été créés en 2015, contre 45 fermetures, et 4 appartements City Break ont vu le jour en 2015. Le Relais a également en charge le développement et la promotion des 12 fermes auberges, des 3 campings à la ferme et d'une ferme équestre. Avec le réseau Bienvenue à la ferme, le Relais est présent sur de nombreux salons et à la foire européenne de Strasbourg, grâce au partenariat avec la Chambre d'agriculture. 52 propriétaires ont adhéré à la charte Pâques en Alsace, dans le cadre de l'opération lancée par l'ADT, « Éclats de Pâques en Alsace » avec des animations et des décorations spécifiques. Le Relais a organisé de nombreuses formations sur l'œnologie, le tourisme de mémoire et internet, notamment. Anne-Sophie Puineuf, directrice du Relais, a précisé que la réservation partagée est en test pour cette année. Elle permet aux propriétaires d'être sur le site avec leur adresse personnelle et d'être réservable en ligne. Elle a présenté le programme d'action pour 2016. Il mettra l'accent sur le développement de la proximité avec les propriétaires, l'accompagnement des adhérents sur l'espace propriétaires et, pour les chambres d'hôtes, l'évolution de leur activité, entre autres. Taux d'occupation record En ce qui concerne Loisirs et tourisme vert en Alsace, le volume d'affaires se monte à plus de 3 millions d'euros. Le service de réservation compte 367 gîtes ruraux permanents. L'année a été marquée par une forte progression des semaines louées, + 4,13 %. « La moyenne de location par gîtes n'a jamais été aussi élevée » avec 21,28 semaines par gîte. Du coup, le taux d'occupation frôle les 50 %. 74 % des nuitées sont françaises, et parmi les 26 % de nuitées étrangères, les Belges sont en première place. Août reste le mois le plus fréquenté, avec un taux d'occupation de près de 91 % en 2015. Il dépasse celui de décembre, avec 57,27 %, qui est suivi de près par septembre avec 56,84 %. Le partenariat avec les comités d'entreprise a permis de concrétiser 47 contrats en 2015, « un segment intéressant ». Celui mis en place avec l'Office des sports de Strasbourg, notamment pour les courses de Strasbourg et pour le Marathon du vignoble, a été reconduit. La promotion et la communication s'effectuent via les guides nationaux, départementaux, et les salons. Gîtes de France a un compte Facebook, toute l'année les animations et promotions figurent sur le site internet. En 2016, les actions portent sur l'amélioration de la visibilité de l'offre d'hébergement par la réservation en ligne, le développement de l'offre sur le site internet, de l'offre tourisme de mémoire, faite par les propriétaires en partenariat avec le Haut-Rhin. Le trésorier, Sylvain Kapler, a précisé que le Relais a pâti « de la suppression brutale de la subvention du Conseil départemental en cours d'année » et de la diminution de celle accordée par la Chambre d'agriculture, un total d'aides passé de 65 000 € à 7 500 €, d’où un déficit de 69 107 €. Il sera en partie résorbé cette année, le Conseil départemental ayant voté une subvention de 30 000 €. Vincent Debes a déploré ce manque de transparence, « la suppression n'ayant pas été clairement annoncée lors du vote du budget 2014 ». Le président de l'ADT a rendu hommage à Maurice Waltsburger en saluant « son engagement bénévole ». Il a annoncé la fusion des deux ADT, opérationnelle au 1er juillet prochain, « pour une meilleure efficacité de la politique touristique commune », châteaux forts, véloroutes notamment. Les gîtes sont « le premier ambassadeur de l'Alsace », l'ADT continuera à aider « le tourisme du territoire » et ses acteurs qui génèrent de l'emploi et « participent à son attractivité », a conclu cet élu. Après l'hommage rendu aux propriétaires de gîtes de plus de vingt ans, le président a convié les invités au traditionnel et toujours apprécié buffet, organisé par le réseau Bienvenue à la ferme.

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