Pratique

Formation équestre

L'art de la désensibilisation

Publié le 12/06/2016

Jeudi 19 et vendredi et 20 mai, l'entraîneur-comportementaliste Pierre Blin a transmis à un public composé d'étudiants du lycée d'Obernai et de professionnels de l'univers équestre ses techniques pour débourrer un cheval.

Les Caisses d'assurance-accident agricoles du Bas-Rhin et du Haut-Rhin organisaient récemment deux journées de formation « sécurité et manipulations des chevaux », avec Pierre Blin, entraîneur-comportementaliste, qui enseigne ses méthodes pour éduquer les chevaux et régler les problèmes classiques que rencontrent de nombreux cavaliers. Composées de matinées théoriques en salle au lycée agricole et d'après-midi pratiques au centre équestre du parc Hell d'Obernai, elles s'adressaient aux professionnels et apprenants du lycée et du Centre de formation des apprentis agricoles d'Obernai. Les valeurs enseignées : la confiance, l'attention, le respect. Dans le cadre de l'enseignement pratique, Pierre Blin a « emprunté » un étalon blanc un peu farouche du centre équestre. Ce cheval peureux s'est néanmoins progressivement laissé amadouer par le professionnel, qui a remis en cause de nombreuses habitudes pratiquées, et souvent même enseignées, au sein des établissements de formation équestre. À l'aide de rubans, de liens, d'instruments et même de parapluies, le comportementaliste cherchait à désensibiliser l'animal. Son enseignement tournait principalement sur l'instauration d'une relation de confiance. Rendre le cheval attentif à soi, savoir le rassurer par des gestes simples et surtout en bannir d'autres. Pierre Blin a su capter son auditoire en même temps que l'animal. Il est apparu aux yeux de beaucoup comme un magicien…

Au Grand Frais de Colmar

Le métier de boucher à l'honneur

Publié le 11/06/2016

À l'occasion des Rencontres Made in viande, du 21 au 25 mai, la filière élevage et viande a ouvert ses portes au public dans toute la France, afin de partager le quotidien de ses métiers et valeurs. À Colmar, Michel Herrscher accueillait le public le 21 mai au Grand Frais, dont il est le fournisseur en viandes et produits transformés.

C'est un public soucieux de l'origine des produits qu'il consomme, qui tout au long de l'événement Made in Viande, est venu s'informer sur la filière viande, de l'élevage aux produits transformés, en passant par l'abattage, leur transformation en boucherie et leur présentation pour les mettre en valeur. Les Rencontres Made in viande sont également l'occasion de parler aux jeunes et de leur montrer les perspectives d'emploi et de formation de cette filière qui représente près d'un demi-million de professionnels. Plus de 20 000 emplois sont à pourvoir dans un proche avenir dans ce secteur clé de l'économie française. Les Rencontres Made in viande sont organisées par Interbev en partenariat avec la Confédération nationale des bouchers charcutiers et traiteurs avec, localement, une implication des fédérations départementales. Interbev se donne pour missions de défendre et organiser la filière viande, de favoriser une meilleure gestion des intérêts communs, complémentaires, et parfois opposés. Au niveau régional, son action peut se résumer en quelques chiffres clés : 107 700 bovins, dont 26 400 vaches laitières et 13 500 vaches allaitantes, 32 960 ovins dont 24 260 brebis, 3 abattoirs (Holtzheim, Haguenau et Cernay), 210 bouchers, dont 110 dans le Bas-Rhin et 100 dans le Haut-Rhin. Dans le cadre de ces rencontres, Michel Herrscher accueillait le public le 21 mai au Grand Frais de Colmar, dont il est le fournisseur. Michel Herrscher a repris en 1984 la boucherie créée en 1955 par son père, Georges Herrscher, éleveur et boucher. Elle comptait alors dix salariés. Il a progressivement développé l'affaire, qui emploie aujourd'hui près de 200 personnes sur l'ensemble des sociétés d'exploitation, tout en maintenant son esprit familial. En 1991, l'atelier de fabrication est installé rue Schwoerer, dans la zone industrielle et commerciale de Colmar. Dans ses boucheries artisanales, toutes les bêtes proviennent d'éleveurs alsaciens, et sont transformées dans l'atelier de fabrication après un abattage hebdomadaire. Pour la filière bio, Michel Herrscher travaille avec Jacky Kuntz, éleveur à Ernolsheim-lès-Saverne. Il transforme également les porcs de la ferme Durr à Boofzheim. « Depuis 1955, nous avons su créer et maintenir une relation de confiance avec les producteurs », précise Michel Herrscher. Tout en restant indépendant, il s'est associé à la famille Despinasse de Saint-Étienne, qui existe depuis 1933 et possède ses propres abattoirs. En 2003, il s'est associé à Grand Frais dont l'objectif était, à l'origine, de créer un marché couvert proposant des produits frais. Il fournit en viandes et produits dérivés pour tous les Grand Frais d'Alsace, essentiellement des races à viande, telles que charolaises, limousines ou blondes d'Aquitaine abattues à Saint-Étienne.

Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) Alsace

Les transactions agricoles augmentent, mais baissent en valeur

Publié le 23/05/2016

La Safer s'est réunie pour la dernière fois en tant qu'entité régionale avant de devenir la Safer « Grand Est ». Le résultat de son dernier exercice est positif et marqué par un marché agricole en très légère hausse en surface, mais en baisse de valeur.

« Les Safer se sont emparées de la problématique foncière et s'investissent pour le foncier rural depuis bientôt 60 ans, rappelle Marc Moser, président de la Safer Alsace. Forte de son expérience au service des territoires ruraux, la Safer Alsace propose des solutions équilibrées valorisant des exploitations agricoles compétitives à taille humaine et dont le renouvellement des générations reste la priorité. » En 2015, le marché foncier régional a progressé légèrement, avec une hausse de 2 % des surfaces échangées. En revanche, la valeur baisse de 6 %. Le même constat est fait au niveau du marché agricole, les transactions ont augmenté de 4,5 % (2 986 opérations pour 2 507 hectares), les surfaces de 1 % ; la valeur globale du marché, elle, diminue de 20 %. « Dans cet environnement toujours difficile, notre société constate un résultat positif pour l'année 2015, grâce à une forte activité de fin d'année et un développement de nos activités de prestations », remarque pourtant Marc Moser. Le directeur, Francis Risacher, détaille les opérations réalisées l'an dernier. Au titre du marché de l'espace rural, 5 874 opérations ont été notifiées à la Safer Alsace en 2015. L'ensemble des transactions a porté sur 3 850 ha, en hausse de 2,4 % par rapport à 2014. L'ensemble du marché baisse de 6,4 % en valeur. Ainsi, le montant total des transactions passe de 234 millions d'euros (M€) en 2014 à 219 M€ en 2015. Comparé au marché total, le marché agricole représente 65 % de la surface vendue, 51 % du nombre de transactions, mais seulement 16 % de la valeur globale. Ces chiffres présentent une forte stabilité depuis quelques années. Les ventes des terres et prés baissent de 3 % dans le Bas-Rhin (prix moyen de l'are : 57,30 euros) et augmentent de 5,7 % dans le Haut-Rhin (prix moyen de l'are : 66,20 €). Le marché des cultures spéciales connaît une baisse de 6 % en surface, passant de 63 ha en 2014 à 59 ha en 2015. « Les rétrocessions constituent l'essentiel de notre chiffre d'affaires visant à couvrir les charges de fonctionnement de notre société, expose le directeur. Ces opérations s'avèrent déterminantes pour permettre de conforter les outils de production et de pérenniser les exploitations. » Le maintien des preneurs en place (locataires) représente 55 % des surfaces attribuées. Les autres rétrocessions ont servi à la consolidation d'exploitation (6 % de la surface totale rétrocédée), à l'amélioration parcellaire ou remaniement (5 % de la surface totale rétrocédée et 20 % du nombre de rétrocession, notamment en viticulture), à l'installation ou l'agrandissement préparant une installation (5,6 %), à la réorientation en faveur des collectivités, aux opérations forestières (1 %) et à la rétrocession d'intérêt général agricole (24 %). « En la matière, le choix décisionnel s'avère de plus en plus difficile et délicat au regard notamment d'un grand nombre de candidats et de la complexité des dossiers. Pour les 356 rétrocessions, 1 322 personnes ont fait acte de candidature, soit en moyenne 3,7 candidats par bien vendu », note Francis Risacher. Le droit de préemption utilisé dans 121 cas Durant l'année écoulée, la Safer Alsace a appréhendé 485 ha, soit une surface identique à 2014 pour 10,70 M€ (10,90 M€ en 2014). Sur les 5 875 notifications de vente en 2015, la Safer a usé de son droit de préemption dans 121 cas. Les préemptions effectuées représentent 2 % du nombre des transactions notifiées et 3 % des surfaces mises en vente. Le stock foncier de la Safer s'élève à 313 ha, contre 323 en 2014, il s'agit principalement de stock récent (moins de cinq ans). Le stock ayant plus de 10 ans représentant 40 % des surfaces et 24 % en valeur. Le résultat de l'exercice 2015 de la Safer Alsace présente un bénéfice de 82 869,41 € contre 48 036,15 € en 2014. Le directeur en donne les raisons : « Malgré une diminution du chiffre d'affaires et un résultat d'exploitation en baisse, la marge dégagée est forte, de nombreuses facturations de prestations et une diminution des charges de structure permettent ce bon résultat ».

Pages

Les vidéos