Pratique

Forum « Bien vivre sa retraite »

« Vieillir, c’est une chance ! »

Publié le 13/09/2016

Le forum « Bien vivre sa retraite » organisé par Atout Âge Alsace, le jeudi 7 septembre à la cité de la musique et de la danse de Strasbourg, a attiré un public nombreux. Une belle opportunité de faire travailler ses neurones et ses zygomatiques…

Après l’accueil par Marie Dominique Dreysse, adjointe au maire de la ville de Strasbourg, les présidents des trois Caisses membres d’Atout Âge Alsace, Jean-Pierre Alfonsi pour la Carsat Alsace Moselle, David Herrscher pour la MSA d’Alsace et Philippe Becher pour le RSI d’Alsace, se sont succédé au micro afin d’expliquer la finalité de cette manifestation. Elle vivait sa deuxième édition, après le lancement à Mulhouse l’an dernier. Son originalité est de réunir des retraités ayant cotisé à différents régimes de protection sociale et de retraite durant leur carrière. L’objectif d’Atout Âge Alsace est de permettre aux seniors de vivre le plus longtemps possible en bonne santé, à leur domicile, indique Jean-Pierre Alfonsi. L’association a une mission d’information et de conseil, à travers l’édition de brochures et la présence sur le terrain. Elle organise aussi des actions collectives de prévention autour de la perte d’autonomie, de la nutrition. Enfin, elle a en charge l’évaluation des aides nécessaires pour les retraités qui vivent à domicile : aides techniques (aide au ménage, portage de repas, etc.) ou aides matérielles (barre d’appui, par exemple). L’association a le soutien de nombreux partenaires, en particulier de la CAAA d’Alsace Moselle, d’Agrica, du Régime local d’assurance maladie agricole et des deux conseils départementaux. « La prévention, ça marche ! » Comme l’explique David Herrscher, l’association propose de nombreux ateliers, permettant aux retraités de se sentir bien dans leur tête, bien dans leur corps et bien dans leur assiette. Et la palette ne cesse de s’élargir : après les nouvelles technologies, la sécurité de l’habitat, deux nouveaux ateliers viennent d’être créés, « Bienvenue à la retraite » et « Conduire en toute sécurité ». Pour connaître les dates des prochains ateliers, il suffit de contacter Atout Âge Alsace (tél. 03 89 20 79 43) ou de se rendre sur le site www.pourbienvieillir.fr. Le bilan de la première année de fonctionnement est éloquent, souligne Philippe Becher. Avant sa création, 70 ateliers étaient organisés dans la région. En 2015, ce chiffre est monté à 107 et il devrait atteindre 141 en 2016. « Nous comptons développer notre offre pour répondre à vos besoins. » On peut rire de tout, même de l’avancée en âge. Bernadette et Jean-Claude, alias Patricia Weller et Denis Germain, de la Compagnie acte V, en ont fait la preuve à travers quelques sketches hauts en couleur. « Le vieillissement, une fois que vous l’avez apprivoisé, il est plus fidèle qu’un chien. C’est un animal de compagnie qui vous tient en laisse… », affirment-ils. Un clin d’œil au thème de la conférence de Jean-Jacques Amyot, « Apprivoiser son vieillissement ». Le psychosociologue, spécialiste du vieillissement, enchaîne : « La prévention, ce n’est pas évident, et pourtant ça fonctionne : nous avons gagné trente ans d’existence depuis le début du XXe siècle ». Les conseils de prévention pullulent. « Si on s’amusait à tous les suivre, ce serait fastidieux. Bien pire, cela risquerait de nous tuer… » Aussi est-il préférable de se concentrer sur quelques grands thèmes, comme l’entretien cognitif, l’activité physique, la santé. Jean-Jacques Amyot met l’accent sur le stress, qu’il considère comme l’élément le plus problématique dans le vieillissement. « On se stresse tout seul, on nous stresse et l’environnement nous stresse. C’est le contraire du bien vieillir. » Selon lui, il faut continuellement s’adapter, s’imposer des changements. « Le stress, c’est une perte de contrôle de la situation qui peut déboucher sur de l’agressivité ou, au contraire, de la passivité. » Chacun a ses propres astuces pour remâcher la pression, explique-t-il : « le cri primal, le sport, le jardinage, le bricolage ». Faire fonctionner sa mémoire toute sa vie Pour le psychosociologue, l’activité physique est essentielle, car la sédentarité est la quatrième cause de mortalité dans le monde. « Les bienfaits sont toujours supérieurs aux risques », confirme-t-il. L’activité physique permet non seulement de garder la forme, mais aussi d’accroître la résistance à la douleur et de produire une protéine dans le cerveau qui permet d’améliorer sa mémoire. « C’est joindre l’utile à l’agréable. » De même, manger ne devrait pas être une fin en soi. « C’est l’occasion de partager du lien. » Dans le même ordre d’idées, boire de l’alcool tout seul est un risque. « Boire à plusieurs, c’est un plaisir partagé. » Les représentations sociales de la vieillesse sont aberrantes, insiste Jean-Jacques Amyot. « On sait depuis 25 ans que la plasticité cérébrale est présente tout au long de la vie » : le cerveau est un système dynamique, en perpétuelle reconfiguration. « Il y a dans le cerveau de véritables pouponnières qui fabriquent des neurones et des synapses à tout âge de la vie. Pour les stimuler, il suffit de se lancer dans un nouvel apprentissage. On peut faire des apprentissages tout au long de sa vie. » Pour éliminer le déclin cognitif, le psychosociologue donne quelques pistes : la discussion, la lecture, et surtout la vie sociale. « On se construit tous les jours dans le regard des autres. » À nous de cultiver le seul luxe accessible à tout le monde, les relations sociales, l’amitié, les liens amoureux. « Ce n’est pas avec des conseils culpabilisants qu’on réussira son vieillissement, souligne Jean-Jacques Amyot. La clé d’une prévention réussie, c’est le plaisir. » Le forum de Strasbourg a permis aux participants de faire le plein de bonne humeur et de lien social…

Publié le 08/09/2016

La conférence de presse consacrée à la rentrée scolaire dans les lycées du Grand Est s’est poursuivie par l’inauguration du pôle d’excellence éducative sur l’eau, une plateforme de 20 000 m2 implantée sur les terres du lycée agricole d’Obernai et opérationnelle depuis janvier 2016.

L’engagement financier de la Région en matière d’éducation est particulièrement palpable au lycée agricole d’Obernai : de 2007 à 2012, un programme d’investissement de près de 40 millions d’euros a permis une restructuration totale du site, avec la création d’un hall d’accueil, d’un bâtiment externat et d’une demi-pension pouvant recevoir 550 élèves, la modernisation et l’extension de l’internat d’une capacité de 330 élèves, la création d’une chaufferie mixte gaz-bois et la restructuration de l’ancien externat qui accueille désormais le CFA et le CFPPA. Le lycée occupe ainsi une superficie de près de 20 000 m2, contre 11 700 m2 avant les travaux. « Une réalisation exemplaire », a souligné Philippe Richert. Le nouveau proviseur, Thierry Girodot, a abondé dans son sens : « Nous bénéficions d’un outil de formation remarquable, avec des conditions de travail extrêmement favorables à la réalisation de nos missions. » L’Eplefpa du Bas-Rhin comprend deux lycées, un CFA et un CFPPA. En cette rentrée scolaire 2016-2017, l’établissement d’Obernai accueille 435 lycéens, 340 apprentis, 18 jeunes intégrés en Dima (Dispositif d’initiation aux métiers en alternance), soit un total de 800 apprenants. Quant à l’établissement d’Erstein, il reçoit 160 lycéens et apprentis. L’Eplefpa du Bas-Rhin offre une palette de formations très diversifiées, général, technologique et professionnel. « Nous préparons aux métiers de l’agriculture, de l’agroéquipement, du monde hippique, de l’eau et de l’environnement, de la commercialisation des produits et des services en milieu rural, a indiqué Thierry Girodot. Avec des formations de niveau V à II et de forts taux de réussite. » Le proviseur a également mentionné l’exploitation agricole, d’une superficie de 64 ha, avec sa houblonnière conduite en agriculture biologique. Le proviseur a remercié la profession agricole, très impliquée dans la vie de l’établissement. Fruit d’une mutualisation pédagogique Une nouvelle étape vient d’être franchie, avec l’inauguration du Pôle d’excellence éducative sur l’eau (P3E). Mis en service en janvier 2016, ce nouveau bâtiment est le fruit d’une mutualisation pédagogique avec le lycée des métiers Paul-Émile Victor d’Obernai. D’une superficie de 629 m2, le P3E comprend une plateforme expérimentale sur l’eau où sont installés 21 pilotes, un laboratoire de géotechnique et d’hydrogéologie, une zone d’analyses chimiques et biologiques, une salle de travaux pratiques, une salle de projets et de supervision, sans oublier les vestiaires, les locaux de stockage, le bureau des enseignants. Un projet de 1,6 million d’euros, intégralement financé par la Région Grand Est. Ce pôle d’excellence, qui a été présenté par les proviseurs des deux établissements, Thierry Girodot pour le lycée agricole et André Adam pour le lycée des métiers, est destiné à accueillir une centaine d’apprenants (élèves, apprentis, étudiants) issus de deux filières, le BTS Gestion et maîtrise de l’eau (Gemeau) du lycée agricole et le bac pro Procédé de la chimie, de l’eau et des papiers cartons du lycée Paul-Émile Victor. L’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement a été associée au projet, avec la possibilité de disposer d’une plateforme technique pour la formation de ses élèves ingénieurs. Ouvrir de nouveaux champs de recherche Cet outil n’est pas réservé à la formation, il est ouvert aux professionnels pour leur apporter des réponses, a souligné Max Louette, directeur du service régional formation et développement Grand Est (Draaf). « C’est aussi une passerelle entre deux systèmes éducatifs, celui du ministère de l’Agriculture et celui de l’Éducation nationale. » Il en existe d’autres dans le Grand Est, notamment dans le Haut-Rhin (dans le secteur agroalimentaire), mais aussi en Champagne-Ardenne et en Lorraine. Pour le conseiller régional, Patrick Bastian, « l’Alsace montre l’exemple en créant une filière professionnelle d’excellence sur l’eau qui formera les professionnels de demain et ouvrira de nouveaux champs de recherche. » Franck Sander, président du lycée agricole d’Obernai, a ajouté : « Ce projet montre que la profession agricole est ouverte sur le monde et veut répondre aux nouvelles attentes de la société ». L’eau constituera demain un enjeu géopolitique majeur, a rappelé Patrick Bastian. « L’Alsace étant une région profondément rhénane, avec l’un des plus grands réservoirs d’eau douce d’Europe sous ses pieds, la création d’un tel pôle coule de source ! »

Publié le 08/09/2016

Pour la première rentrée scolaire de la nouvelle région Grand Est, le président Philippe Richert a choisi de tenir sa traditionnelle conférence de presse au lycée agricole d’Obernai, le vendredi 2 septembre.

C’est au lycée agricole d’Obernai que Philippe Richert a dévoilé les nouveautés de la rentrée, en présence du recteur de la région académique Grand Est, Gilles Pécout, de la rectrice de l’académie de Strasbourg, Sophie Béjean, du directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, Sylvestre Chagnard, du président du lycée agricole d’Obernai, Franck Sander, et de son tout nouveau proviseur, Thierry Girodot, ainsi que des conseillers régionaux Patrick Bastian, Marièle Colas-Wies et Elsa Schalck, vice-présidente en charge de la jeunesse et de l’orientation. Cette dernière a d’ailleurs pris le relais lorsque Philippe Richert a dû s’éclipser pour assister à l’inauguration de la foire européenne de Strasbourg par le Premier ministre, Manuel Valls. Le président l’a rappelé, « l’éducation est la première des priorités du Conseil régional ». Il y consacre 1 milliard d’euros, sur un budget total de 2,5 Md€. « Cet effort est l’occasion de donner à nos jeunes, aux demandeurs d’emploi, leur place dans l’économie de ce territoire et les clés de leur épanouissement. » Améliorer le cadre de vie des lycéens et des apprentis, soutenir le développement économique par l’orientation et la formation et faire des jeunes des citoyens engagés sont les trois axes de la politique régionale. « Au total, dans la région Grand Est, nous finançons une cinquantaine de projets structurants. » En Alsace, cela se traduit par exemple par la création d’un pôle d’excellence éducative sur l’eau à Obernai, en partenariat avec le lycée Paul Émile Victor et le lycée agricole d’Obernai, la création d’un pôle d’excellence hôtelier à Illkirch-Graffenstaden, la mise en accessibilité des lycées de la région, etc. Dans certains domaines, les conseillers régionaux n’ont pas souhaité pratiquer une harmonisation à marche forcée, a poursuivi Philippe Richert. « C’est le cas notamment de l’accompagnement des familles : même si nous avons organisé certaines convergences, nous voulions consulter préalablement les associations, notamment celles de parents d’élèves. » Le Conseil régional souhaite aussi innover, en accompagnant les familles dans l’achat des livres, un accompagnement qui sera modulé en fonction des ressources des familles. Mais aussi en développant le livre numérique, ne serait-ce que pour alléger le poids des cartables. La région Grand Est a en charge 216 000 lycéens répartis dans 358 lycées dont 244 établissements publics et 114 établissements privés, 37 000 apprentis répartis dans 106 CFA, 15 000 étudiants du sanitaire et social, sans oublier 195 000 étudiants. Elle offre également 50 000 places pour la formation professionnelle continue.

Pages

Les vidéos