Pratique

En vente dès le samedi 15 octobre à Krautergersheim

La « choucroute solidaire » est de retour !

Publié le 14/10/2016

Depuis la première « choucroute solidaire » en 2004, il s’en est écoulé des seaux ! Douze ans plus tard, le dynamisme des bénévoles et l’engouement des consommateurs sont toujours intacts. La vente de choucroute démarre demain à Krautergersheim. Régalez-vous !

C’est sous une pluie ininterrompue que les bénévoles ont récolté la parcelle de choux fildor sélectionnée par le choucroutier retraité de Krautergersheim pour la fabrication de la « choucroute solidaire ». Un comble, alors que soleil et sécheresse ont sévi durant tout été… Ce caprice de la météo n’a pas réussi à doucher l’enthousiasme de l’équipe qui a récolté les choux à la main et les a chargés à l’ancienne sur quatre remorques, le tout en un temps record. Dans la foulée a eu lieu la transformation artisanale de cette variété d’une finesse et d’une texture incomparables. « C’est la Rolls Royce de la choucroute », rappelle le choucroutier retraité, à l’origine de cette action humanitaire. Les plus grands chefs de cuisine sont de son avis : « Ce produit du terroir alsacien donne une choucroute fine, longue et blanche, au goût unique », affirmait Michel Husser dans le journal Le Monde. Le chef du restaurant au Cerf à Marlenheim n’a pas hésité à la qualifier de « plus belle choucroute du monde ». Après avoir achevé sa fermentation, la choucroute solidaire sera disponible dès le samedi 15 octobre à partir de 9 h au 2 rue des Juifs à Krautergersheim, et ce jusqu’à épuisement du stock. Elle est conditionnée en seaux de 5 kg, 10 kg ou 15 kg, au prix de 7,50 €, 15 € et 22 €, les prix restant inchangés. Cette choucroute se conserve pendant plusieurs semaines dans son seau, tant que celui-ci n’a pas été ouvert. Mais elle peut aussi être congelée : il suffit de la conditionner crue en sachets à l’ouverture du seau. L’opération Choucroute solidaire a démarré en 2004. Cette année-là, le produit de la vente de choucroute était destiné à la restauration de l’église de Krautergersheim. Depuis 2005, l’intégralité des sommes collectées est reversée - sans aucune déduction de frais - à l’association « Une école, un avenir », animée par Daniel Zaepffel et son épouse à Dambach-la-Ville. Cette association humanitaire, qui ne connaît ni intermédiaire ni frais de fonctionnement, s’investit en Thaïlande où elle finance la construction et l’aménagement d’écoles dans les régions les plus difficiles d’accès. « Aider les enfants à devenir » Le choucroutier retraité espère que, cette année encore, amateurs de choucroute d’Alsace et généreux donateurs se précipiteront à Krautergersheim dès le 15 octobre pour la vente de choucroute. Il compte cependant sur la participation de tous pour que l’opération Choucroute solidaire 2016 soit une réussite, à l’instar des années précédentes. Une exposition d’images sera visible au 2 rue des Juifs pour témoigner de l’implication des bénévoles dans l’opération « choucroute solidaire » et montrer les réalisations effectuées avec les fonds recueillis. Aider les enfants à devenir, telle est la philosophie qui anime notre choucroutier. Quelle plus belle satisfaction que de constater que, grâce à cet élan de générosité, de plus en plus d’enfants thaïlandais peuvent étudier dans de bonnes conditions !

Publié le 10/10/2016

Pour ses 20 ans d’existence, le Club des saveurs d'Alsace a accueilli quatre nouveaux entrepreneurs, parmi lesquels la coopérative Alsace Lait, présentés lors de leur fête anniversaire, le 29 septembre à Strasbourg.

Le président du Club des saveurs d'Alsace, Philippe Heimburger, directeur général de l’entreprise familiale Les Pâtes Grand’Mère de Marlenheim, a accueilli la presse à l’hôtel Beaucour à Strasbourg à l’occasion des 20 ans du club. Il a évoqué la création de ce dernier, en 1986, née d’une discussion entre les patrons de six entreprises, dans l’idée « d’un regroupement sous une même bannière de marques régionales privilégiant les circuits courts et les terroirs ». Ce club n’a pas de statuts, « il n’y a pas de concurrence entre les 13 entreprises », souligne Philippe Heimburger. Elles affichent un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros (M€) et représentent 2 400 emplois dans la région. Elles fonctionnent en symbiose et « développent ensemble une force d’attaque recentrée sur le territoire ». Alsace Lait, Alélor, Ancel, Burgard Pour ses 20 ans, le Club des saveurs d'Alsace accueille quatre nouveaux entrepreneurs, dont Alain Trautmann, directeur d’Alélor, installée en 1997 à Mietesheim, capitale du raifort en France. Chez Alélor, la moutarde est fabriquée avec 50 % de graines locales. 15 personnes font perdurer la marque qui s’est diversifiée, avec notamment sa gamme création, moutarde à l’ail des ours, à la violette et une gamme bio. Autre entreprise à rejoindre ce club, la marque Ancel, présentée par Rozenn Muller. Bien connue pour ses sachets de levures, et désormais pour les bretzels apéritifs. Ces produits sont fabriqués à Schirmeck, à partir d’une pâte à pain qui sera déclinée en une version spéciale pour Noël, avec des bretzels en formes de cœur notamment. L’entreprise est fière de rejoindre le club qui « promeut la région avec des valeurs de qualité ». C’est une première, le club accueille non pas une nouvelle entreprise familiale mais une coopérative, celle d’Alsace Lait, présentée par Thomas Meyer, directeur commercial et marketing. Elle regroupe 300 producteurs de lait, disséminés dans 170 villages, qui ont mutualisé les moyens et les produits, « tissant des liens entre ville et campagne ». La coopérative assure « la pérennité de l’agriculture. C’est une filière dynamique qui a diversifié ses produits, et qui est bien appréciée des consommateurs ». La coopérative entend élargir la marque au-delà des Vosges, a précisé Thomas Meyer en remerciant le club de les accueillir. Depuis son rachat en 2001 par Emmanuel et Nathalie Goetz, l’entreprise Burgard a décliné la bretzel de maintes manières, en malicettes, en mini, en pain burger, en renforçant l’offre en frais pour « coller à la mode des consommateurs ». L’entreprise compte sur le Club des saveurs d'Alsace pour « dynamiser la marque », a déclaré Emmanuel Goetz. Des anciens visionnaires Les anciens du club ont rappelé leur parcours et annoncé leurs nouveautés. « Des produits couture » pour Noël, pour le groupe Pierre Schmidt, un des fondateurs du club, dirigé par Laurence Cahen. Dans le club, « on s’enrichit les uns les autres, c’est une société qui a une conscience », a-t-elle fait remarquer. « La saveur la plus connue d’Alsace c’est le vin », a souligné Serge Fleischer, directeur général d’Arthur Metz. Cette entreprise réalise 60 % de son chiffre d’affaires à l’export. Le cœur du marché, c’est le Grand Est avec le crémant qui fête ses 40 ans et dont Arthur Metz est le premier producteur. 450 coopérateurs de vins sont engagés dans l’entreprise, qui est également propriétaire de vignes, avec notamment la reprise du domaine Klipfel à Barr. Arthur Metz a récemment dépoussiéré une méthode de fabrication du crémant avec le crémant Ice, qui connaît « un beau succès. Une entreprise leader de croissance de marque. Pas sans nos bouteilles dans le club », a déclaré ce patron, fier d’en faire partie. Édouard Haag, de la brasserie Meteor, a connu les débuts du club quand il avait 10 ans. Entreprise familiale de 380 ans, dont le produit phare au club, la Meteor Pils, a encore été primée cette année, va prochainement ouvrir la Villa Meteor. Autre membre fondateur du club, les foies gras Feyel Artzner, une entreprise qui compte deux bicentenaires, a noté son directeur général, Nicolas Schwebel. 60 % des ventes sont réalisées sur le foie gras, mais l’entreprise a également développé une gamme de produits sur le magret de canard notamment. « Le club ce n’est pas une association, c’est un partage d’idéaux, de savoir-faire, d’exigence de qualité, dans un ancrage régional », des fondateurs « visionnaires à l’époque ». Philippe Heimburger a rappelé que la recette de l’entreprise familiale, qui compte 90 salariés, remonte à 1671, les pâtes aux œufs frais. Au nid d’Alsace, le produit phare, la marque a étendu sa gamme, pâte bien-être, sans gluten, bios, et tout prochainement une nouveauté la sauce à l’alsacienne. Le club, du petit-déjeuner au digestif L’entreprise Carola, qui compte 125 ans d’existence, a rejoint le club en 2000, « l’émulation est grande, avec ces entreprises leaders sur leur marché », a déclaré Franck Lecomte, son directeur général. Carola a lancé les eaux aromatisées sans sucres et prépare la sortie d’une bouteille spéciale Noël. Steve Risch, dirigeant de Fortwenger, installé à Gertwiller, a remercié le club qui a « fait avancer l’entreprise sur sa présence en grandes surfaces. Chacun apporte sa pierre à l’édifice », a-t-il souligné, annonçant des nouveautés, notamment des pains d’épices au miel de forêt et au miel de châtaignes. Nicolas Schulé, directeur général de Sati, entreprise créée il y a 90 ans avec l’atelier de torréfaction, leader du café en Alsace. Qualité et innovation y sont les maîtres mots. Ces cafés sont déclinés moulus, en grains, aromatisés, en dosettes et récemment en capsules bios entièrement biodégradables, une nouveauté. « Le club c’est une dynamique commerciale en lien avec les consommateurs dans une solidarité entre les marques », a-t-il déclaré. La distillerie Meyer’S, créée par Fridolin Meyer, est installée depuis 1958 à Howarth. Elle compte aujourd’hui 15 salariés. Et détient 200 médailles au Concours général agricole pour ses eaux-de-vie. Dans les années 2000, elle a sorti un whisky 100 % alsacien. À chaque génération, sa nouveauté, le gin Meyer’S 100 % alsacien pour le petit-fils, Arnaud Meyer, qui dirige l’entreprise avec son frère, Lionel. « Le club nous a aidés à entrer en grandes et moyennes surfaces et nous a ouvert beaucoup de portes. » Les produits du Club des saveurs d'Alsace sont bien implantés en Alsace. L’objectif est « de sortir de la région, d’aller dans le Grand Est », a souligné Philippe Heimburger. Des animations sont prévues dans les différentes grandes enseignes et « on y sera encore dans 20 ans », a affirmé le président en conviant les participants à déguster les saveurs de ces 13 entreprises.

Mutualité sociale agricole d’Alsace

La tactique anti-tiques

Publié le 10/10/2016

Véhiculée par les tiques, la maladie de Lyme est particulièrement répandue en Alsace, où elle représente 3 000 cas par an. À Illkirch-Graffenstaden, la MSA d’Alsace organisait récemment une conférence sur cette maladie et les moyens de prévention.

Avec 3 000 cas recensés annuellement en Alsace, sur les 10 à 15 000 comptabilisés en France, la maladie de Lyme est fréquente dans la région. Très connue des forestiers, qui y sont particulièrement exposés, elle peut aussi toucher les simples particuliers, dès lors qu’ils se font piquer par une tique porteuse de la bactérie Borrelia. La probabilité de contracter la maladie de Lyme suite à une piqûre de tique est de 3 à 10 % selon les endroits. En Alsace, elle s’approche de 10 %. Les tiques vivent dans les milieux humides des zones tempérées, telles que l’Europe, l’Asie ou l’Amérique du Nord, explique le professeur Yves Hansmann, responsable du service des maladies tropicales et infectieuses au CHU de Strasbourg. Elles ont une durée de vie de deux ans, passant du stade de larve à celui de nymphe, puis d’insecte adulte. À chaque stade de leur développement, les tiques se nourrissent de sang. C’est lors de leur repas sanguin, sur de petits rongeurs ou sur du gibier, qu’elles entrent en contact avec la bactérie Borrelia. Elles peuvent alors contaminer à leur tour d’autres animaux, voire des humains. Selon une enquête menée par la Mutualité sociale agricole entre 2001 et 2009, certains secteurs d’Alsace sont plus touchés que d’autres : c’est le cas des vallées vosgiennes - Munster ou Guebwiller par exemple, où la forêt est très présente. « Nous sommes dans le top 10 des régions les plus infectées dans le monde », précise le professeur Hansmann. Une tique étant capable de pondre 2 000 à 4 000 œufs, la prolifération de l’insecte est très importante. De plus, la tique peut transmettre bien d’autres bactéries, donnant lieu à d’autres maladies, moins connues que la maladie de Lyme. Les animaux, qui constituent le réservoir de Borrelia, ne semblent pas gênés par la présence de la bactérie. Retirer la tique rapidement Pour qu’un humain contracte la maladie de Lyme, il faut qu’il soit piqué par une tique infectée et que la piqûre soit longue, précise le professeur Hansmann. « Si la tique est bien fixée, qu’elle reste en place quatre à cinq jours et qu’elle se détache seule, le risque de transmission est au maximum. Au contraire, si on retire la tique rapidement, sous 24 heures, le risque est faible. Après 72 h, il atteint 100 %. » Une fois que la tique a transmis la bactérie Borrelia, la personne piquée peut voir apparaître une tache rouge autour de la piqûre. C’est ce que l’on appelle un érythème migrant. Cette tache, qui s’agrandit, peut atteindre 30 à 40 cm de circonférence. Elle ne démange pas et finit par disparaître spontanément. Lorsque la bactérie se dissémine dans le corps, elle touche d’autres cibles, ce qui donne lieu à des manifestations secondaires. Des troubles neurologiques sont susceptibles d’apparaître, sous la forme d’une méningite lymphocytaire, parfois associée à des douleurs radiculaires « assez pénibles ». Des troubles de la sensibilité et une atteinte des nerfs périphériques et crâniens sont possibles. Certaines personnes développeront plutôt des troubles articulaires, comme une oligo-arthrite, qui se manifeste par des douleurs dans les articulations (les genoux très souvent). Des troubles cardiaques - ralentissement du cœur ou péricardite - sont également signalés. « Si l’on ne fait rien surgissent alors des manifestations dites tertiaires », indique le professeur Hansmann. Il cite l’encéphalomyélite progressive, qui engendre grosse fatigue, perte de mémoire et difficultés à se concentrer ; la dermatite chronique atrophiante, qui se manifeste par une inflammation de la peau ; voire l’arthrite chronique destructive. Sérologie : uniquement en cas de symptômes Les symptômes de la maladie de Lyme étant « peu spécifiques », il est recommandé de faire une prise de sang pour s’assurer du diagnostic par la recherche d’anticorps. Si celle-ci est négative, on peut en conclure que le patient n’est pas atteint de la maladie de Lyme. En revanche, si la sérologie est positive, cela signifie simplement qu’il a été en contact avec la bactérie, « mais cela ne veut pas dire que la bactérie est encore là ». La sérologie est sujette à polémiques, reconnaît le médecin. Plusieurs tests sont disponibles dont le test Elisa, qui offre « une bonne sensibilité sur les formes articulaires et neurologiques de la maladie, mais pas sur les formes érythème migrant ». Un autre test, le Western Blot, est utilisé pour établir un diagnostic de confirmation. Depuis la conférence de consensus de 2006, il a été décidé de n’utiliser la sérologie qu’en cas de symptômes de la maladie et pas après une simple piqûre de tique, précise le professeur Hansmann. Le traitement consiste à éliminer la bactérie Borrelia par antibiotiques. « Les antibiotiques ont montré leur efficacité, d’autant plus si l’on intervient tôt : au stade érythème migrant, on guérit tout le monde. Quand on arrive au deuxième stade de symptômes, si le diagnostic est certain, l’efficacité reste excellente, de l’ordre de 80 %. Par contre, dans les phases tertiaires, les antibiotiques ne marchent plus très bien. On a une vraie difficulté », admet le professeur Hansmann. Aucun vaccin n’est pour l’instant disponible : le seul mis sur le marché il y a quelques années a été décrié, puis retiré des ventes. La recherche continue, malgré tout.

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