Cultures

Publié le 09/09/2022

À quelques jours du démarrage de la récolte de houblon, le Comptoir agricole organisait une réunion technique à l’intention des planteurs. Où il a été question d’un nouveau prototype de pulvérisateur, de nouvelles variétés et d’un piège à spores pour mieux lutter contre le mildiou.

Vendredi 19 août, une grande partie des producteurs de houblon a assisté à la réunion technique organisée par le Comptoir agricole sur le terrain. Sébastien Holtzmann, président de la commission houblon, Michèle Dauger et Bernadette Laugel, du service agronomie et environnement du Comptoir agricole, les attendaient sur une parcelle de l’EARL Fuchs, à Ohlungen, pour découvrir un nouveau pulvérisateur expérimental. Ce prototype a été conçu pour permettre de limiter le coût d’expérimentation des nouvelles molécules phytosanitaires. En effet, a expliqué Christian Lux, responsable du service agronomie et environnement, avant qu’une nouvelle molécule ne soit homologuée, de nombreux tests sont réalisés sur la culture concernée. Le temps de ces tests, la récolte est détruite. « En houblon, cela multiplie par cinq le coût des essais. » D’où l’idée de concevoir un prototype permettant de réduire la surface pulvérisée et donc, de baisser les coûts. Un deuxième objectif est de pouvoir diminuer le volume de bouillie, sans nuire à la qualité de la pulvérisation. Être proche de la ligne Olivier Oberlin et Lionel Wendling, de la société Eurofins, partenaire du Comptoir agricole, ont présenté ce prototype doté de huit cuves, d’une cuve de rinçage et d’un mât de 8 m dépliable et réglable hydrauliquement. 16 buses plates anti-dérive à fente sont réparties le long du mât, ce qui permet de travailler sur toute la hauteur de la végétation. Les techniciens qui ont expérimenté ce pulvérisateur ont travaillé à un volume de 350 l/ha à 2 bars de pression. « Il faut être proche de la ligne et avoir un nombre de buses important pour pouvoir englober la ligne avec le produit et qu’il pénètre sous les feuilles », précisent les techniciens d’Eurofins. Tout en faisant en sorte de ne pas toucher le rang voisin. L’observation des gouttelettes sur un papier hydrosensible permet de constater que « même à 350 l/ha, on touche la cible ». L’expérimentation se poursuivra au moins durant trois campagnes, indique Christian Lux. Deuxième étape de la rencontre, la visite de la banque variétale installée sur une parcelle entre Minversheim et Mommenheim. Cette banque variétale s’ajoute à celle d’Obernai, qui se compose de micro-parcelles. Mise en place en 2020, elle comporte 24 variétés, dont des variétés issues du programme de recherche variétale et des variétés commerciales. « Même si certains numéros sont arrachés chez le producteur, on garde toujours une ligne ici et une micro-parcelle à Obernai au cas où un brasseur nous demande la variété. On ne perd pas ce qui provient de la recherche variétale », précise Bernadette Laugel. La récolte se fait par ligne entière. Un échantillon de chaque variété est conservé et les données recueillies servent à alimenter le programme de recherche. Les participants ont pu comparer l’aspect des différentes variétés à quelques jours de la récolte et échanger sur leur comportement au champ. Mildiou : un outil d’aide à la décision Dans une parcelle de la SCEA Holtzmann, à Wingersheim, un piège à spores a été installé pour suivre l’évolution des contaminations de mildiou et adapter les traitements contre cette maladie. À terme, l’idée est de réduire l’usage du cuivre. Jusqu’à présent, les houblonniers se fient aux bulletins de santé du végétal (BSV) pour décider de leurs interventions. Ceux-ci sont alimentés par les observations des services techniques du Comptoir agricole et des organismes partenaires complétées par des modèles prévisionnels mildiou reposant notamment sur les précipitations et les températures. L’utilisation d’un piège à spores, relevé tous les jours, est une alternative mais « on ne se passera pas de traitements primaires à moins d’avoir des variétés résistantes au mildiou », prévient Bernadette Laugel, qui mentionne également le coût élevé de ce dispositif, qu’utilisent déjà les houblonniers allemands. Le coût d’acquisition est en effet de 6 000 €. En fonction de la périodicité, le relevé du piège et l’interprétation des résultats peuvent mobiliser une personne à raison d’une demi-journée, tous les jours du mois de mai jusqu’à la récolte, ce qui est très lourd. Charençons, pucerons, altises, mildiou, oïdium, acariens… Dans son point sur la campagne en cours, la technicienne fait le tour des ravageurs et maladies qui s’en sont pris au houblon à compter du printemps. Rien de trop alarmant. La nouveauté, en revanche, a été l’apparition du bombyx antique qui a fait « énormément de dégâts dans quelques parcelles ». Leur ampleur a mis la filière en ébullition fin juillet. Il a fallu se mobiliser en urgence pour trouver des produits rapidement efficaces et homologués pour cette culture. L’AGPH (association générale des producteurs de houblon de France), qui a sollicité une dérogation dans le cadre des usages orphelins, l’a obtenue rapidement grâce aux bonnes relations qu’entretient la filière houblon avec les services de la DGAL (Direction générale de l’alimentation). Complément de prix et hausse des charges La récolte étant proche, des consignes sont données pour assurer la réception des balles de houblon dans de bonnes conditions. Les planteurs doivent veiller à livrer des balles de même poids et de même taille au sein d’un lot, pour éviter l’écroulement des piles de balles dans les halls réfrigérés. Marie-Line Hahn, du service qualité, sensibilise également les planteurs aux règles d’hygiène. Il s’agit de préparer la zone de travail avant la récolte et de travailler proprement pour éviter la présence de corps étrangers dans les livraisons. Les houblonniers veilleront également à sécher correctement le houblon pour que celui-ci se conserve. Denis Fend, directeur général du Comptoir agricole, informe des compléments de prix accordés pour la récolte 2021, qui ont atteint jusqu’à 30 % pour certaines variétés. Ceux-ci ont à la fois concerné le houblon conventionnel et le houblon bio. Ils sont d’autant plus appréciés que les houblonniers, comme tous les agriculteurs, font face à une hausse des charges importante. Sébastien Holtzmann s’en est fait l’écho, mentionnant plusieurs rencontres organisées à ce sujet.

Publié le 10/08/2022

À l’automne 2022, auront lieu les premiers semis d’ail alsacien à destination du groupe Colin, pour un nouveau produit : l’ail déshydraté origine Alsace. Une dizaine de producteurs bas-rhinois, recrutés par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla), se lancent. En attendant, les épices et aromates Colin seront à découvrir, du 22 au 25 septembre, au Plus grand show des fruits et légumes d’Alsace, à Illkirch-Graffenstaden.

« En octobre et en novembre 2022, les volontaires planteront chacun un demi-hectare d’ail, dans le Kochersberg et le long du Rhin. Ils récolteront en juin 2023 environ 7 ha au total », résume Éric Colin, actuel dirigeant et fils du fondateur du groupe Colin. L’Ifla a recruté une dizaine d’agriculteurs désireux de tester cette culture, avec le spécialiste en épices, aromates, ingrédients et bases culinaires, pour la restauration et l’industrie, mais aussi depuis peu pour les particuliers. « Deux types de cultivateurs se lancent avec nous : ceux qui sont déjà producteurs et augmentent ainsi leurs surfaces, et des céréaliers qui souhaitent se diversifier avec une culture spéciale », indique-t-il. L’industriel investit 350 000 euros (hors bâtiments) pour créer cette filière alsacienne d’ail destiné à être déshydraté ; preuve qu’Éric Colin y croit et s’inscrit sur le long terme, insiste-t-il. Déjà cultivateur de moutarde douce d’Alsace sur la ferme familiale, puisqu’il est lui-même fils et gendre d’agriculteur, Éric Colin va bien sûr aussi expérimenter la culture d’ail en plein champ. « C’est plus compliqué qu’une céréale. Il faut sortir faire des tours de champs régulièrement. En fonction des sols, de l’irrigation ou pas, la technicienne de Planète Légumes, Anaïs Claudel, programmera le passage de la planteuse et de la récolteuse-arracheuse, achetées par le groupe. Je tiens à la remercier, ainsi que Pierre Lammert, le président de Planète Légumes, Fabien Digel, son directeur, et Yannick Wir, le responsable d’équipe, et Laura Freudenreich, la chargée d’études technico-économiques. Sans eux, je n’y serai jamais allé », admet Éric Colin, reconnaissant.     Origine France et Alsace Même si l’ail déshydraté alsacien cartonne, le chef d’entreprise rappelle que les quantités cultivées ne seront jamais énormes : « C’est un condiment, donc 1 % de l’assiette », justifie-t-il. Quasiment toute la production d’ail est mécanisée, sauf l’opération de tri sur tapis, comme pour les oignons et les pommes de terre. Arrivé sur le site de Mittelhausen, l’ail sera pré-séché pour qu’il se conserve au frigo pendant neuf mois, si besoin, à 0 °C. « Il perd 20 à 30 % d’humidité lors de cette première étape », précise Éric Colin qui s’est inspiré de ce qu’il a vu dans d’autres pays mais a tout réinventé « à sa sauce ». « Cette transformation de l’ail en France, ça n’existe pas encore », ajoute-t-il. C’est à Gunsbach, dans le Haut-Rhin, que les gousses seront déshydratées et mises sous vide ensuite, « tout au long de l’année ». À côté des deux sites industriels alsaciens, deux sites commerciaux se partagent la commercialisation, à Heidelbreg, en Allemagne, et à Rennes. Le groupe Colin emploie 320 salariés et vise un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros, en 2022. Aujourd’hui, le groupe a recours à plusieurs centaines de tonnes d’ail du sud-ouest de la France. La demande française étant en constante augmentation pour l’ail séché sous-vide, Éric Colin se tourne vers les agriculteurs alsaciens pour répondre aux besoins et, surtout, développer l’origine France et Alsace, puisque « le consommateur veut de plus en plus connaître le pays ou la région d’origine des produits qu’il savoure », dit-il. Le groupe importe encore des bulbes de pays étrangers, aussi.    

Publié le 31/07/2022

Le mois de juillet 2022 s’annonce comme le 3e le plus chaud depuis que les données météorologiques sont enregistrées en Alsace. Il est aussi extrêmement sec. Végétation et animaux d’élevage sont mis à mal par ces conditions extrêmes. Les agriculteurs tiennent comme ils peuvent.

À part un orage mercredi, qui s’est localement traduit par des dégâts de grêle sur les bans d’Ottrot, Bischoffsheim, Rosheim et Biederthal, Liebenswiller, Leymen et Neuwiller, il n’a pas plu au mois de juillet en Alsace. Rien. Nada. Pas une goutte. Soit 22 à 23 jours sans pluie. Ce qui n’est « pas dans les normales en Alsace », pose Christophe Mertz, météorologue à Atmo-Risk. Inévitablement, le mois de juillet va s’achever sur un net déficit en précipitations, «- 70 à - 90 % par rapport à la moyenne mensuelle ». À ce déficit hydrique s’ajoute un régime de températures élevées. « Nous avons échappé aux températures records de plus de 40 °C qui ont été enregistrées dans d’autres régions françaises, mais le mercure est monté jusqu’à 38-39 °C. Et puis, sur le mois, c’est la constance de cette vague de chaleur qui est marquante », pointe le météorologue. Cela se traduit par un nombre de jours où la température dépasse 30 °C, supérieur à la normale, avec pas moins de douze jours à plus de 30 °C. Les températures moyennes des maximales de l’après-midi sont aussi anormalement élevées : 29,8 °C. Ce qui place ce mois de juillet à la 3e place des mois de juillet les plus chauds depuis que les données météorologiques sont enregistrées en Alsace, après 2006 et 2015. D’ici la fin du mois, les températures ne devraient pas significativement baisser, mais rester tout de même à des niveaux plus raisonnables, avec des maximales oscillant entre 28 et 32 °C. Mais aucune précipitation significative n’est annoncée. #Sécheresse en #Alsace, toujours pas d'amélioration jusqu'au mois d'Août... Les modèles sont quasi unanimes, les quantités de pluie à prévoir ces 10 prochains jours resteront minimes et localisées... pic.twitter.com/ea1R69NrVI — ATMO-RISK (@atmorisk) July 25, 2022 Des maïs qui souffrent, d’autres qui résistent Dans ce contexte, la principale grande culture encore en place, le maïs, s’en sort relativement bien, selon les secteurs. Les précipitations du mercredi 20 juillet ont été les plus abondantes dans le secteur de Colmar, avec de l’ordre de 40 mm, ce qui a permis de lever le pied sur l’irrigation. Mais plus au nord et au sud de cet épicentre, les quantités reçues ont été bien moindres. Et, avec les températures élevées, ces maigres précipitations n’ont quasiment rien changé pour le maïs. Aussi, dans certains secteurs non irrigués, ils souffrent, avec des feuilles qui jaunissent, qui s’enroulent. Par contre, comme le cycle du maïs est très précoce, les températures caniculaires sont arrivées juste après la floraison. Jean-Louis Galais, responsable du service Productions végétales à la Chambre d’agriculture Alsace (CAA), n’est donc pas spécialement inquiet sur ce point. Une chose est sûre : les ensilages seront précoces. Animaux : baisse de production et surmortalité à la marge Les températures élevées ont des impacts sur les animaux, que ce soit lors des pics de très forte chaleur, ou du fait qu’ils soient exposés à une longue période de températures élevées. Il y a tout d’abord une baisse de production généralisée. En effet, toutes espèces confondues, la chaleur induit une baisse de la consommation d’aliment, qui se traduit par une baisse de la production de lait, une croissance plus lente des animaux. « Jusqu’à 36 °C, l’impact se limite à une baisse de la production. Au-delà, il y a un risque de mortalité », indique Arnaud Schmitt, docteur vétérinaire au sein du cabinet vétérinaire FiliaVet à Sélestat. Sachant que ce seuil ne correspond pas forcément à la température extérieure, mais à celle ressentie par les animaux. « Dans un bâtiment rempli d’animaux vivants, qui dégagent de la chaleur, la température peut monter très vite. » C’est ce qui explique que, dans les élevages de volailles, la mortalité est souvent plus élevée dans des bâtiments bien remplis d’animaux en fin de croissance que dans ceux abritant des poussins au démarrage, ou ceux où la densité est moins élevée. C’est ce qu’illustre l’expérience d’Alexandre Fornes, éleveur de poulets de chair dans deux bâtiments d’élevage d’une capacité de 12 000 poulets chacun. Mardi 19 juillet, au plus fort de la canicule, il a perdu 56 poulets dans un bâtiment qui en contenait 11 000. Dans le second bâtiment, seuls trois volatiles ont succombé à la chaleur. La seule différence entre les deux bâtiments était une densité de volatile moins élevée dans le second. Il faut souligner que les bâtiments en question sont modernes, aérés, ventilés, et que les volailles ont accès à un jardin d’hiver ainsi qu’à un parcours extérieur, comme le stipule le cahier des charges des établissements René Meyer de Wingersheim, que l’éleveur respecte strictement. Le cas d’Alexandre Fornes n’est pas isolé. « Malgré les précautions et les actions mises en œuvre par les éleveurs pour protéger leurs animaux, il a pu y avoir des pertes, notamment dans les élevages de volailles », rapporte Arnaud Schmitt. La société d’équarrissage Atemax, elle, n’a enregistré « aucune différence significative dans les enregistrements des enlèvements d’animaux trouvés morts entre ce mois de juillet et ceux des trois dernières années », rapporte Sophie Grégoire, directrice de la communication, qui précise que « nos statistiques sont complètes, exhaustives et régulières », mais qu’il faut les mettre en relation avec l’évolution du cheptel total. Néanmoins, ces données sont plutôt encourageantes, car elles tendent à démontrer que les mesures de surveillance et de protection des élevages mises en place par les éleveurs sont efficaces. Enfin, il existe aussi une mortalité secondaire liée aux fortes chaleurs, notamment pour les bovins : « Les organismes des animaux sont fatigués de lutter contre la chaleur. Ce qui fait qu’ils peuvent succomber à d’autres pathologies, comme des infections, qu’ils auraient surmontées sinon, du fait d’une altération de leur immunité », explique le vétérinaire. La baisse de production par contre, est quasiment inévitable, car les bovins sont pourvus de radiateurs internes, leur rumen, qui fait qu’ils entrent en stress thermique à partir d’un THI (Temperature humidity index) de 68, qui correspond à une température de 22 °C à une humidité relative de 50 %. Aérer, ventiler, soutenir Dans tous les cas, la baisse de production et la mortalité peuvent être limitées. La mesure de base consiste à bien concevoir les bâtiments, tant en termes d’orientation que de matériaux, de systèmes d’ouvertures, d’accès à l’eau et à la nourriture… Puis, « au regard des évolutions climatiques, investir dans des systèmes d’aération et de brumisation, ce n’est plus du confort mais une nécessité pour pouvoir continuer à produire dans des conditions à peu près normales. De plus en plus d’élevages sont équipés. Ceux qui ne le sont pas encore sont encouragés à le faire », poursuit Arnaud Schmitt. Pendant les épisodes caniculaires, les éleveurs peuvent soutenir leurs animaux par la diététique, par exemple en supplémentant l’eau d’abreuvement en réhydratants et/ou en vitamine C, « un antioxydant qui aide à passer le cap ». Il est aussi conseillé d’éviter de nourrir les animaux pendant les heures les plus chaudes, car la digestion augmente leur température corporelle et parce que l’apport de nourriture provoque des mouvements qui, eux aussi, contribuent à réchauffer l’atmosphère des bâtiments. « Mieux vaut donc nourrir les animaux le soir, lorsque la température redevient plus clémente », indique Arnaud Schmitt, qui précise que le cabinet vétérinaire a envoyé des mails avec des recommandations à ses clients en amont de l’épisode de très fortes chaleurs des 18 et 19 juillet. Enfin, face au constat de l’effet de la densité de population dans les élevages, l’abaisser de manière préventive en été pourrait devenir une piste à envisager. « Cela se fait déjà dans les bâtiments vieillissants d’élevage de poulets de chair. Mais, dans la plupart des situations, surtout si la reproduction se fait sur place, c’est difficile à gérer, car il faudrait anticiper la baisse de densité des mois avant, et aussi parce que faire repartir la reproduction à la hausse ensuite ne se gère pas si facilement. Ça peut donc se faire, mais à la marge, dans les systèmes sans reproduction. » Transports, risque d’incendies… La sécheresse a encore d’autres impacts sur l’aval des filières, notamment le transport fluvial, parce que le débit du Rhin est faible, ce qui impose aux transporteurs de revoir leurs volumes de cargaison à la baisse. Enfin, dans le sud de la France, en Gironde, dans l’Hérault, et même en Bretagne, la sécheresse s’est traduite par des incendies. Les surfaces brûlées en France ont atteint des records : « Avec plus de 40 000 ha de végétation brûlés, l’année 2022 bat des records de précocité et d’intensité depuis 2003, l’année de la grande canicule », a tweeté Serge Zaka, agrométéorologue à ITK. On y est ! L'incroyable percée des surfaces brûlées en France atteint des records ! Avec plus de 40000ha de végétation brûlés, l'année 2022 bat des records de précocité et d'intensité depuis 2003, l'année de la grande #canicule.#Gironde #Landes #incendies [1/2] pic.twitter.com/fVRi5FWqZx — Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge) (@SergeZaka) July 20, 2022 Les agriculteurs ont été sur le front avec les pompiers pour combattre ces incendies, utilisant tracteurs et tonnes à lisier pour épandre de l’eau afin de freiner la propagation des flammes. Les agriculteurs se mobilisent aux côtés des pompiers pour arroser les pistes ! Bravo ! ??#jaimelespaysans #agriculteur #agriculture #agricultrice #eleveur️ #gironde #feu #incendie #testedebuch #landiras #mobilisation #aide pic.twitter.com/wtTsIsfr2v — Jaime Les Paysans (@JaimeLesPaysans) July 19, 2022 Le rôle de l’agriculture, et plus particulièrement du pastoralisme comme moyen de prévention contre les incendies, a également été mis en avant sur les réseaux sociaux.

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