Vigne

Dans le vignoble bas-rhinois

Des caveaux fort fréquentés

Publié le 17/01/2017

Visiteurs proches ou internationaux, ils étaient nombreux en décembre dans les domaines alsaciens, qui ont pour certains particulièrement bien travaillé durant cette période de Noël, comme en témoignent quelques vignerons bas-rhinois.

La période de Noël est habituellement un bon mois pour les domaines viticoles, mais cette année, les touristes étrangers et visiteurs nationaux sont venus « en plus grand nombre », souligne Michel Scheyder à Ergersheim. Il y a bien sûr les clients fidèles qui viennent à ce moment-là de l’année, en visite dans la famille, mais il constate que ce mois de décembre « fonctionne de mieux en mieux pour le domaine ». L’accueil est d’après lui pour beaucoup, et notamment le vin chaud offert, au vin blanc d’Alsace, et les bredeles faits maison par sa mère Pia, qui ajoute que c’est le pinot gris « qui a été le plus demandé ». Du côté de Blienschwiller « c’est un mois de décembre plutôt bon », indique Céline Metz, avec « des clients différents, des connaisseurs entre autres ». La chambre d’hôtes a également « bien marché avec un nombre de réservations croissant ». « Décembre a été un gros mois », précise un autre vigneron du village, Hubert Meyer, « une clientèle fidèle », venue de toutes les régions de France, des touristes allemands et belges. Les exportations ont bien marché vers les États-Unis, la République tchèque entre autres. Le domaine projette d’investir dans un nouveau caveau cette année, qui devrait être opérationnel le 8 mai, pour le Double rendez-vous des saveurs de Blienschwiller. Exportations, cuvées atypiques Pour André Durrmann à Andlau, décembre a été « stable dans la fréquentation de sa clientèle ciblée » qui vient au domaine pour ses vins bios et nature, « une demande en forte hausse, note le vigneron. Il s’agit de se positionner maintenant sur ce créneau porteur notamment à l’étranger, sinon d’autres vignobles le feront. » Avec son fils, Yann, qui va devenir majoritaire dans le domaine cette année, ils exportent ces vins au Canada et au Danemark. Il a également participé au marché off de Strasbourg, en créant l’originalité avec un vin chaud à la mirabelle et au vin blanc. À Gertwiller, Céline Zeyssolff dresse un constat très positif. « Il y a plus de 30 % de particuliers en plus sur l’année, et sur le mois de décembre, une hausse qui a compensé les cadeaux des comités d’entreprise, plus réduits. » Le phénomène de leur nouveau caveau, mentionné dans les guides à Strasbourg, a sans doute contribué à cette augmentation du nombre de visiteurs. Une bonne partie de la clientèle est locale, précise la viticultrice, 30 % sont des Américains, des croisiéristes. Le domaine a accueilli 150 bus d’Américains en 2016 et commencé à « démarcher le marché chinois ». « Le klevener reste le vin le plus demandé sur le domaine », mais Céline Zeyssolff constate que les visiteurs sont de plus en « friands de cuvées atypiques » comme leur pinot gris rose, la demande de plus en plus tournée vers la nouveauté et l’originalité, une tendance également dans les crémants, « des microcuvées qui valorisent les vins ». Cette année Céline Zeyssolff note « un prix du panier de la clientèle sensiblement en hausse, plus dans le plaisir, dans les coups de cœur », lui semble-t-il, pour des vins haut de gamme. La fréquentation de leurs gîtes a également augmenté cette année en décembre. Une période de Noël restée visiblement très attractive dans ce vignoble.

Publié le 16/01/2017

Si certains éditeurs de guides du vin déclarent sélectionner les vins à l’aveugle, le Guide Hachette est le seul à démontrer que ses dégustations se font véritablement dans un anonymat absolu. Ce qui explique au moins en partie sa réussite à 85 000 exemplaires, loin devant ses concurrents.

Il reste de loin, le guide de référence de la France du vin, avec ses 85 000 exemplaires imprimés. Une véritable institution. Le Guide Hachette se maintient, très loin devant les autres guides, en tête des ventes. Une raison à cela : les dégustations se déroulent à l’aveugle, mais en toute transparence. Quand d’autres éditeurs de guides déclarent effectuer aussi les dégustations de notation à l’aveugle, le Guide Hachette du vin, lui, permet aux amateurs de constater que les dégustations dans les différents vignobles de France, se font véritablement à l’aveugle. Un choix de la transparence qui explique cette réussite. Sur les différences sessions de sélection et de notation : pas de buveur d’étiquette, chacun est confronté à sa propre objectivité, et impossible pour lui de voir qui se cache derrière la bouteille. Les sessions de dégustation se déroulaient la semaine dernière à la Maison des vins d’Alsace, toujours animées par Stéphane Rosa. Lequel devait ensuite se rendre en Champagne, au lycée d’Avize, pour passer en revue pas moins de 4 500 champagnes… Si le caractère « à l’aveugle » reste le fondement de la sélection de ce guide, il n’en est pas moins exposé aux imperfections et aux aléas de la dégustation. Avec entre 20 et 30 vins par jury, chaque juré doit déployer des efforts de concentration en fin de dégustation. Une quantité de vins à déguster qui affecte la qualité des jugements.

Couronne d’or

Que du positif !

Publié le 13/01/2017

Bonne fréquentation, bel emplacement, le nouveau site du marché des délices de Noël, place des Rohan à Strasbourg, a bien fonctionné pour les vignerons de la Couronne d’or, très satisfaits dans l’ensemble.

Pour des raisons de sécurité, la ville de Strasbourg et le préfet d’Alsace avaient décidé de regrouper l’ensemble des marchés de Noël dans la Grande Île. Les vignerons de la Couronne d’or, les boulangers et les producteurs de foie gras d’Alsace ont ainsi dû quitter la place d’Austerlitz pour installer leurs chalets sur la terrasse et la place des Rohan. Site, organisation, des vignerons contents ! Ce qui était une contrainte et une inconnue côté fréquentation s’est avéré au final une bonne idée. Comme le souligne leur père, Jean-Jacques, les jeunes vignerons du domaine Muller de Traenheim, Nathan et Marjorie, ont eu la visite de beaucoup de touristes sur le chalet. Des touristes qui ont compensé la désaffection de la clientèle strasbourgeoise. Il y a eu également beaucoup de monde au caveau, « certains venant après leur passage au marché de Noël ». Les vignerons ont apprécié la nouvelle organisation de présence sur les stands, plusieurs jours d’affilée, « plus pratique pour la logistique de dépose et de déchargement des vins sur cette place ». Un chalet Couronne d’or était également installé place Saint-Thomas : il a « mieux fonctionné qu’à la gare », souligne encore ce Jean-Jacques Muller. Une indication confirmée par Sylvie Vogt, de Wolxheim, qui estime également « positif », tant l’emplacement place des Rohan que le nouveau roulement de présence. Il est mieux adapté, et « c’était moins fatigant », ajoute-t-elle. Même son de cloche du côté de Xavier-Léon Muller de Marlenheim, qui espère que la ville leur « permettra de rester sur ce site magnifique ». Un avis partagé par tous. Xavier-Léon Muller a constaté que les visiteurs ont pris « plus de temps à discuter, à se promener, moins pressés que sur la place d’Austerlitz », ce qui a permis « d’approfondir les contacts ». « C’est le plus important, observe-t-il. Il n’y a pas que les ventes en question. » Pour sa part, il a noté « une baisse de la clientèle allemande » et, comme ses confrères, des Strasbourgeois, mais il est globalement « très satisfait ». C’est aussi l’avis de Maurice Heckmann de Dahlenheim, qui a apprécié « les allées plus larges », qui ont favorisé les échanges avec les visiteurs, même lors des périodes de grande affluence sur le marché. Vin chaud au blanc d’Alsace, une qualité en hausse « Ce cadre prestigieux devrait être mieux exploité à l’avenir par la Couronne d’or, indique Charles Brand d’Ergersheim. Et il faudra revoir la stratégie par rapport à la clientèle strasbourgeoise, pour conserver une visibilité. » Il se dit également content de ce marché de Noël, à double titre, pour le domaine et pour la Tribu des gourmets du vin d’Alsace, dont il est coprésident. Son constat sur la clientèle est le même que ses collègues, plutôt des touristes, avec une perte des Strasbourgeois, le cœur de cible de la Tribu des gourmets. « C’était une denrée rare en début de marché de Noël, souligne-t-il. Ils sont un peu revenus sur la fin. » Les animations acoustiques proposées sur le stand ont attiré « beaucoup de monde, qui a profité à tous » et ont créé une bonne ambiance. Le résultat est bon pour la Tribu des gourmets : plus de 25 000 gobelets ont été vendus. Un apport de trésorerie qui permettra « la mise en œuvre de nouveaux projets pour cette année ». Le concours du meilleur vin chaud au blanc d’Alsace a montré « une hausse de la qualité », avec les 13 sélectionnés, mais pas encore suffisamment. Il faudra faire « davantage de promotion sur ce sujet l’année prochaine avec la ville », note Charles Brand. Il ajoute que le marché de Noël off, maintenu place Grimmeisen, a été « plus décevant » pour les vignerons présents sur le stand des vins bios avec l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace. Sur l’arrêt des marchés de Noël au 24 décembre, décidé par la municipalité, les avis restent partagés. Au final, c’est une fin d’année réussie pour les vignerons de la Couronne d’or, avec des vendanges d’une qualité inespérée, un marché de Noël inédit qui a visiblement tenu ses promesses économiques, plébiscité par les vignerons.

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