Vigne

Diplôme et concours de taille 2019

William Jost vainqueur

Publié le 15/03/2019

William Jost de Dorlisheim remporte la 40e édition 2019 du concours de taille, qui se tenait le 27 février à Scherwiller avec 81 inscrits au diplôme préliminaire. Elle mettait également en lice 12 anciens vainqueurs pour une super finale remportée par Jean-Marc Baltzinger, chef de culture du domaine viticole du lycée de Rouffach, et Étienne Maetz, vigneron à Rosheim.

Les techniques de taille évoluent avec une plus grande prise en compte des trajets de sève, mais le concours de taille, très prisé en Alsace, reste toujours sur ses fondamentaux. « C’est une vraie valeur ajoutée pour le CV », observe Didier Pettermann, président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa). Mais la sélection reste rude. Pour la 40e édition, sur les 81 inscrits au diplôme de taille, seuls 19 l’ont obtenu, informe Jérôme Attard, de la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA). L’ensemble des candidats sont cependant invités par les organisateurs à se représenter au diplôme ou au concours en 2020 : « Ça se joue au quart de point près, dans un mouchoir de poche », précise Didier Pettermann. Organisé conjointement par la CAA, le Civa, le lycée viticole de Rouffach, ce concours bénéficie également d’une intendance assurée par les Jeunes Agriculteurs, en l’occurrence cette année les jeunes viticulteurs de Scherwiller. Pour cette finale 2019, c’est le futur vigneron William Jost, de l’EARL Goesel-Jost à Dorlisheim qui remporte le concours. « J’ai appris avec Jean-Marc Baltzinger et Freddy Boltz, qui disait : « Pense à celui qui descend les baguettes », ce que je me suis efforcé d’appliquer. Tailler, arquer, c’est ce que je préfère », précise le jeune homme. Les diplômes et les lots des vainqueurs du concours ont été remis en présence d’Olivier Sohler, maire de Scherwiller, Flore Ansel, dauphine de la reine des vins d’Alsace, Catherine Greigert, conseillère départementale du canton de Sélestat, Didier Pettermann, et le jury assuré par les conseillers techniques de la CAA, du Civa et de l’EPLEFPA de Rouffach. Pour Karen Saccardy, directrice adjointe en charge des exploitations et du développement pour Les Sillons de Haute Alsace, la formation de taille reste un enjeu majeur : « C’est le premier geste de production du vin ». Retour sur 40 années de concours de taille avec André Roth, ancien responsable de l’exploitation viticole du lycée de Rouffach, et surtout l’un des pères de l’épreuve : « Il y avait le concours de labour, le concours de pointage et ça manquait en viticulture », introduit-il. Avec François Montavon et Jean Schwach, les conseillers viticoles de la CAA, ensemble ils conçoivent le concours, son système d’évaluation, le jury étant assuré par l’ITV, l’Inra, des professionnels bénévoles, le Suad, le lycée de Rouffach. Force est de constater 40 ans après que le succès perdure, observe André Roth, expliqué au moins en partie par le bien-fondé de la formule du concours définie par ses pères. C’est Jean-Paul Ringeisen qui, d’année en année, démarche les sponsors dont la générosité contribue également à son attrait.

Publié le 15/03/2019

Beaucoup de viticulteurs étaient présents, jeudi 7 mars dans la salle communale de Saint Hippolyte, pour le VitiTour des établissements Armbruster. Une soirée innovante avec les présentations de Movida, un modèle de prévision du risque mildiou, des robots Naïo Technologies et de Vinewiew, des drones pour cartographier les parcelles en viticulture de précision.

En introduction, Aymé Dumas, responsable du service technique viti chez Armbruster, a présenté les résultats encourageants de Stopesca, un charbon actif à badigeonner sur les plaies de taille, qui neutralise les toxines du champignon. Également présenté, QualiDrop, un outil de mesure de la qualité de couverture de pulvérisation. Movida est un outil d’aide à la décision de traiter en fonction de l’évaluation du risque mildiou ou oïdium. Il table sur un modèle mathématique qui intègre nombre de paramètres, dont les données météorologiques à l’échelle de la parcelle, la phénologie du pathogène et celle de la vigne. L’outil s’articule sur quatre piliers paramétrables, énumère Jacques Louvet de Bayer en charge du développement de Movida : « La gestion de la parcelle ; le risque maladie - sensibilité de la parcelle ; la croissance de la vigne - sa physiologie ; et la météo ». Movida répond à deux enjeux principaux : « Obtenir une récolte saine et sans résidus d’intrants ». En pratique, sur son smartphone, le viticulteur voit ses parcelles cartographiées avec une punaise de couleur rouge, orange ou verte, qui lui indique la nécessité ou non de traiter. Il faut compter 150 € par an pour 10 parcelles. Naïo Technologies est une entreprise toulousaine qui développe des robots. Créée en 2011, elle compte aujourd’hui 50 salariés et propose quatre robots : Dino, Oz, Ted et Jo. À ce jour 100 robots Oz, pour le désherbage en maraîchage, ont été vendus, une vingtaine de Dino pour le maraîchage en planches. Ted et Jo s’adressent à la viticulture. Pour les vignes larges, Ted, un enjambeur qui dispose de 8 heures d’autonomie, certifié pour sa fiabilité, combine trois systèmes de guidage GPS, laser et caméra. Ce robot admettra des outils de désherbage mécanique classiques. Et en projet sur ce robot, un appareil à traiter hyper-bas volumes. « Notre vraie problématique est de voir comment ces robots vont s’intégrer avec les humains dans les exploitations », explique-t-on chez Naïo Technologies. Troisième présentation lors de cette soirée, Vineview qui propose une cartographie des parcelles pied par pied, au moyen d’un drone qui renseigne sur la vigueur et les manquants. Il en résulte de multiples applications en viticulture de précision et en œnologie de précision pour la sélection intra ou extra-parcellaire, sur la base de ce zonage de la vigueur.

Publié le 12/03/2019

Le cycle des chapitres de la confrérie Saint-Étienne d’Alsace à l’étranger a connu vendredi 1er février une de ses plus importantes séances solennelles en Suède. L’événement s’est déroulé à Karlskrona tout au sud du pays.

Pour ouvrir cette séance solennelle, le Grand Maître Jean Louis Vézien a rappelé aux 135 convives qu’il a choisi de placer son année sous le thème de « l’universalité des vins d’Alsace » en argumentant « par la richesse et la diversité de leur gamme de production. Les vins d’Alsace sont faits pour s’accorder avec toutes les cuisines du monde et en particulier avec la cuisine suédoise. Il existe un vin d’Alsace pour chaque circonstance de consommation. » Cette affirmation s’est traduite tout au long du chapitre, avec la dégustation commentée des différents cépages, les épreuves viniques et l’excellent banquet servi dans l’ambiance très particulière d’un cabaret. Comme quoi les vins d’Alsace se prêtent à toutes les situations, même les plus inattendues. Le crémant d’Alsace, servi à l’apéritif, convenait parfaitement aux circonstances mettant en avant son côté festif. De même, la mise en scène du dîner par le service a révélé les qualités du chef, Torbjörn Jonsson, qui a proposé des mets plus particulièrement à base de poisson et de gibier. Une apothéose pour les dix vins qui accompagnaient les six plats, chacun commenté par son producteur. Et pour permettre aux convives de se reposer, une pause originale en cours de repas a permis de déguster un excellent muscat d’Alsace. De nombreuses intronisations Être intronisés Confrère ou Consœur de la confrérie Saint-Étienne revêt pour les Suédois et Suédoises une reconnaissance de leur culture vinique et de leur attachement aux vins d’Alsace et à l’Alsace en général. Après s’être prêtés aux épreuves d’usage ce ne sont pas moins de 35 intronisations dans les différents grades qui ont été scellées par le Grand Maître et le Chancelier Receveur, Jean-Paul Goulby, après que les récipiendaires ont prêté fidélité aux vins d’Alsace, en langue française. Ainsi, depuis quelques années, avec l’arrivée d’une cohorte de Confrères et Consœurs, la Suède est la plus importante des délégations étrangères de la confrérie. C’est David Ling, Héraut du jour, qui a clôturé les travaux du chapitre à travers une harangue déclamée dans un anglais parfait, affirmant que « la vie est trop courte pour boire du mauvais vin ». Pour le plus grand plaisir des auditeurs ravis, qui ont acquiescé. Les vins d’Alsace s’exposent Le chapitre était suivi, samedi 2 février, d’une mini-exposition-dégustation de vins d’Alsace organisée par la délégation de la confrérie en Suède et entrant dans le cadre des mini-expositions habituelles du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) dans les pays scandinaves - Stockholm, Oslo, Helsinki -, coordonnées par Léna Martin, chargée de mission au Civa. 285 visiteurs se sont intéressés aux vins d’Alsace représentés par 31 maisons. 27 viticulteurs ou responsables alsaciens étaient présents pour vanter leurs produits. Cette mini-exposition était confortée par deux séminaires de dégustation. L’un sur les millésimes anciens, qui a regroupé 28 personnes et qui était animé par David Ling et le Major Ignace Kuehn. L’autre sur les grands crus d’Alsace, assuré par Per Warfinge, auteur de plusieurs ouvrages sur les vins d’Alsace, suivi par 30 intéressés. Le chapitre, la mini-exposition, les séminaires, l’excellent accueil des Alsaciens représentent un travail insoupçonnable, qui a été réalisé sous la responsabilité du délégué pour la Suède, Erling Svengunsson, et de ses adjoints, Dennis Eliasson et Johann Svensson. Force est de constater que l’œuvre de la délégation de Suède est remarquable et témoigne de l’intérêt des habitants de ce pays nordique pour les vins et plus largement pour l’Alsace dont ils connaissent souvent les richesses. Des participants au chapitre ou aux dégustations ont parfois parcouru plus de 400 km sur des routes enneigées. C’est sans nul doute la meilleure conclusion au chapitre de Karlskrona.

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