Vie professionnelle

Publié le 09/02/2020

Depuis le 1er janvier 2020, Michel Busch est le nouveau directeur de la publication de l’Est Agricole et Viticole, et du Paysan du Haut-Rhin. Quelques semaines après sa prise de fonction, nous l’avons interrogé sur son parcours professionnel, sa vision de la presse agricole, ses projets, ses ambitions.

Vous avez pris vos fonctions au sein des journaux début janvier. Quelles étaient vos motivations pour candidater à la direction de l’Est Agricole et Viticole (EAV) et du Paysan du Haut-Rhin (PHR) ? Michel Busch : « Ma première motivation a été de maintenir la dynamique engagée dans les deux journaux. En 2003, j’ai eu la chance d’avoir été directeur de la publication du PHR, c’était une période alors plus tumultueuse. Depuis, je siégeais au conseil d’administration de la SANEP (la société éditrice du PHR, ndlr). Je me suis toujours battu, avec Denis Nass, pour le journal. À l’époque, lorsque la FDSEA du Haut-Rhin a racheté les parts détenues par les Dernières Nouvelles d’Alsace, nous avons maintenu l’autonomie du Paysan du Haut-Rhin. J’ai toujours apprécié les équipes des deux journaux, leur professionnalisme et l’ambiance générale de ces entreprises. Le chemin engagé par Sophie Schwendenmann me paraissait juste. Il me tient donc à cœur de maintenir cette dynamique. »   Vous prenez la direction de deux journaux, de deux entreprises. Chacune d’elles a son histoire, son personnel, sa manière de fonctionner. Comment vivez-vous ces premières semaines ? « J’ai décidé d’endosser cette responsabilité car c’est également pour moi un challenge intéressant. Pour le moment, je regarde comment tout fonctionne. J’observe les spécificités des différents services. Avec cette nouvelle position, je veux mieux appréhender les journaux dans chaque département. Ainsi, j’espère aussi pérenniser le partage du travail entre les salariés sur différents sujets. Pourquoi ne pas travailler davantage encore dans la complémentarité des équipes ? Directeur de publication de journaux agricoles est un métier à part. Je découvre toute la complexité de la réglementation de la presse. Il faut, en outre, prévoir le contenu des journaux, construire ces journaux, répondre aux impératifs des uns et des autres… C’est une gymnastique d’esprit un peu différente de ce que j’ai connu dans mes précédentes fonctions. Un autre aspect méconnu concerne les publications légales. Une dynamique est en marche, nous devons la poursuivre pour être demain, grâce aux équipes des deux journaux, référents en la matière. Je m’attache par ailleurs à poursuivre le travail engagé concernant le maintien du particularisme de la presse agricole départementale. L’enquête de lectorat effectuée fin 2019 permet de constater que nous avons un rôle important à jouer auprès de nos lecteurs et de nos différents partenaires. »   La société évolue et avec elle l’ensemble de la presse. Avez-vous des projets ? Des idées pour fidéliser le lectorat et attirer de nouvelles personnes vers l’EAV et le PHR ? « Nous devons effectivement réfléchir au développement de nouveaux projets. Nos supports informatiques doivent nous y aider. Pourquoi ne pas imaginer demain une lecture de nos journaux sous forme de « podcasts » de quelques sujets particuliers ? Proposer des résumés de nos articles à nos lecteurs ? Ce sont d’autres moyens de donner de l’information pour des gens toujours plus pressés par leurs activités quotidiennes et qui ne peuvent pas profiter d’un temps de lecture et de pause trop long. Ce service pourrait les attirer vers nous. Ou alors, pourquoi ne pas imaginer de développer des « tutos » pour accompagner nos abonnés ? Nous avons un vrai savoir-faire en interne. À nous de réfléchir toutes et tous ensemble pour apporter des solutions supplémentaires à nos lecteurs. Nous devons également réfléchir à la problématique des choix de gestion en interne qui sont à simplifier. Nous devons faciliter l’utilisation de nos outils informatiques. Et, si possible, mettre en place davantage de partage entre nos deux sites, Sainte-Croix-en-Plaine et Schiltigheim. »   Vous êtes connu dans le Haut-Rhin, un peu moins dans le Bas-Rhin. Est-ce un handicap ? « On me connaît dans le Haut-Rhin, c’est vrai. Dans le Bas-Rhin, c’est différent. Je suis connu des responsables professionnels et moins des exploitants agricoles. Ma chance est de connaître les différents référents professionnels. Je vais donc essayer de créer du lien. C’est une autre facette de ma personnalité. Je sais m’adapter. Jusqu’à présent, mes fonctions professionnelles exigeaient de moi d’être un négociateur, un défenseur. Demain, mon rôle sera d’être un facilitateur, un accompagnateur. Je suis également présent sur les réseaux sociaux. C’est un moyen de communication que je tente d’utiliser au mieux. Je m’efforce de ne jamais oublier de creuser l’information. Ce sera la même chose au PHR et à l’EAV. C’est la culture de la maison : approfondir les informations, accompagner le monde rural, que les gens ne soient pas sans réponse claire. Il faut montrer ce que nous faisons. Ce que nous disons. Nous ne devons pas avoir peur de montrer à nos lecteurs et aux gens qui les entourent le contenu de nos deux journaux. Le PHR et l’EAV délivrent une information qui accompagne l’activité agricole. C’est important. On ne peut pas dire et écrire n’importe quoi. Nos journaux sont un outil idéal contre la morosité. Dans nos pages, nous pouvons montrer qu’on peut être fier de nos métiers. Trop souvent, on n'a pas osé suffisamment parler de ce que nous faisons, alors que nous le faisons bien ! Nous pouvons et nous devons être fiers en Alsace de ce que nous sommes. »   Vous quittez le monde syndical. Avez-vous un (dernier) message à lui adresser ? « Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont entouré et accompagné toutes ces années. Merci pour leur patience à mon égard. Ils sont un puits de savoir. Ils ont réussi à me transmettre cette passion qu’est le syndicalisme. Ce dernier arrive toujours à mobiliser. Il permet de se regrouper autour du plus grand nombre pour défendre une cause commune. Avec le syndicalisme, je me suis épanoui dans mon métier. Même si ce dernier n’est pas toujours facile. Je profite de l’occasion pour remercier Sophie Schwendenmann pour son investissement, sa vision de la presse agricole, les outils qu’elle laisse à notre disposition. Nous n’avons rien à envier à la presse généraliste. Merci enfin à l’équipe administrative de la FDSEA du Haut-Rhin avec qui il a toujours été agréable de travailler. »

Assemblée générale des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin

Les élus tous ensemble avec la jeunesse agricole

Publié le 06/02/2020

Le 3 février, à Oberhausbergen, l’assemblée générale (AG) des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin (JA 67) a réuni près de 150 adhérents sur 650 et une cinquantaine de lycéens d’Obernai, d’élus, d’organismes agricoles, et de partenaires. Quatre élus alsaciens d’envergure ont répondu aux questions des jeunes actifs ou étudiants et les ont assurés de leur soutien.

Anne Sander, députée européenne, membre du Parti populaire européen (PPE), à la commission de l’agriculture et du développement rural ; Vincent Thiébaut, député national La République en marche (LREM), à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire ; Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin (Les Républicains), et Patrick Bastian, président de la commission agriculture et forêt de la Région Grand Est (majorité, droite) ont répondu présent à l’appel des JA 67. Pour son AG 2020, le syndicat a placé « les jeunes au cœur du débat ». Sur l’agribashing, le budget de la Pac, les distorsions de concurrence, le solde des jeunes installés, le troisième règlement de développement rural (RDR3) - élaborant un cadre qui recouvre les différents fonds européens Feader, Feder, FSE, etc, notamment -, Egalim, l’approvisionnement de proximité dans les cantines scolaires, l’aménagement routier, l’entretien des bords de route, les installations classées et le foncier - l’accès au foncier -, les jeunes actifs et étudiants ont interpellé leurs aînés élus. Près de deux heures durant, ces derniers ont essayé d’apporter les réponses les plus précises possible et ont assuré les jeunes de leur soutien indéfectible. Les quatre politiques ont fermement condamné les intrusions en élevage. Vincent Thiébaut veut que ça se sache : « J’insiste pour que les journalistes le répètent ». « La propriété privée doit être respectée », a martelé Frédéric Bierry. Les élus s’en remettent à la justice et enjoignent les agriculteurs à faire de la pédagogie à destination du grand public. Les JA et la FDSEA ont porté plusieurs plaintes au civil et au pénal, contre les militants de Red Pill et les journalistes de France 3 Alsace, qui ont filmé un élevage de porcs, à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 janvier 2020. Le conseil de l’audiovisuel a aussi été saisi par les syndicats, qui n’ont dévoilé aucune action de communication lors de l’AG. Pour illustrer l’appui des administrations au monde agricole, Patrick Bastian a rappelé l’engagement de la Région en faveur de l’installation : financement à hauteur de 80 % du point info transmission, dotation de 500 € aux jeunes stagiaires, entre autres. La politique agricole du Grand Est s’appuie sur 32,4 millions d’euros (M€) en 2020. Ce budget a plus que doublé depuis 2016, a relevé celui qui est aussi maire de Zehnacker. Contrats de filières, dont fruits et légumes, aides pour les bâtiments de stockage (dans le cadre du Plan bâtiment) : les Alsaciens ont gagné, selon lui, à intégrer le Grand Est. Peu de réponses concrètes Le président du Conseil départemental du Bas-Rhin a rebondi sur ces propos pour souligner le dynamisme « dans nos territoires » : « Il y a quelques semaines, j’ai reçu de hauts dignitaires chinois. Ils sont venus voir comment, en Alsace, on gère l’agriculture. À l’heure où les villages chinois se désertifient, où leur monde agricole est en difficulté, ils sont venus s’inspirer de la vitalité du monde rural chez nous, du lien fort des élus locaux à notre agriculture ». Sur la Pac, Anne Sander n’a guère laissé d’espoir : « Je mentirais si je vous disais que le même budget sera alloué pour la Pac après 2020. Les États membres veulent moins participer »… mais veulent tout de même la Pac, rassure la députée. Hormis ces messages plus ou moins réconfortants, peu de réponses concrètes ont été données aux jeunes actifs et étudiants présents, lundi 3 février, dans la salle du centre sportif et culturel d’Oberhausbergen. Frédéric Bierry est revenu sur la création du RSA vendanges comme solution pour trouver de la main-d’œuvre locale saisonnière et sur l’influence du Département du Bas-Rhin en faveur de l’approvisionnement en produits locaux dans la restauration hors domicile (RHD). Il a surtout exhorté les jeunes agriculteurs à faire appel aux élus lorsqu’ils sont face à des difficultés administratives « kafkaïennes ». Dans une vidéo, le représentant national des JA, Samuel Vandaele, a évoqué la demande de moratoire faite par le syndicat sur les ZNT, l’organisation d’Assises de l’installation en juin 2020 avec le ministère et les Régions de France, et un spot publicitaire pour donner envie de rejoindre les métiers de l’agriculture. De quoi galvaniser les adhérents ! Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, s’est dit ravi d’être devant les jeunes, à Oberhausbergen, qui avait accueilli les Terres à l’envers en 2011. « L’avenir de l’agriculture passera par l’économique », a-t-il souligné. Il faut chercher la valeur ajoutée sur les exploitations, conseille-t-il. Christophe Fotré, directeur départemental des territoires (DDT), a ré-invité, en fin d’assemblée, les jeunes à occuper l’espace médiatique pour passer leur propre message : « Les activistes sont minoritaires, relève-t-il. Les Français sont attachés à leur gastronomie et donc aux produits de qualité ». Il a promis, dans un tout autre registre mais toujours en soutien aux jeunes agriculteurs, que tout serait fait pour diminuer la population de sangliers.

Publié le 29/01/2020

Définir leur cursus de formation en vue de réussir leur installation, notamment en choisissant parmi les nombreuses options, afin de définir la formation la plus adaptée à leur cas personnel : tel était l’objet de la journée de l’installation, organisée par les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin et proposée aux étudiants du lycée d’Obernai mi-janvier.

La nouvelle formule de la journée de l’installation devient un exercice de mise en situation pour les futurs jeunes installés. À travers différents ateliers, les jeunes planchent le matin sur des cas concrets de jeunes agriculteurs installés, afin de déterminer quel parcours d’installation leur aurait convenu au mieux. L’après-midi, ils exposent leur réflexion. Le jury était constitué d’Anne-Laure Dujardin, responsable du service installation à la Chambre d’agriculture d’Alsace, et de Gaby Wampfler, formatrice économie au CFPPA et conseillère formation. Avec, en plus, les commentaires de Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Anticiper et connaître le marché vers lequel on destine sa production Le premier cas concernait un jeune souhaitant s’installer avec une production non négligeable de 6 ha de carottes bios écoulées via une coopérative. D’où les conseils de Julien Koegler : « Attention ! Cela représente une quantité supplémentaire à absorber par la coopérative. Et en grande distribution, pour être référencé, mieux vaut miser sur un produit décalé dans le temps, par le choix de variétés adaptées, afin de trouver plus facilement des débouchés et d’éviter les marchés saturés », avertit Julien Koegler, qui souligne que la formation à l’installation passe également par « l’anticipation et la connaissance du marché » auquel on se destine. En filière courte ou longue, « l’essentiel est d’assurer ses débouchés. Il y a pour cela les services du centre de comptabilité et de la Chambre d’agriculture, qui vont jusqu’à proposer une étude de marché. Elle peut être cofinancée par des aides régionales. Ces études contribuent par ailleurs à rassurer les banques par rapport à la fiabilité de l’installation », ajoute le jury. L’autre aspect délicat de ce projet, c’est la main-d’œuvre. Là aussi, ça ne s’improvise pas. Il s’agit d’évaluer le temps de travail, et de prévoir une bonne organisation afin que ce soit vivable. L’atelier suivant portait sur un plan de professionnalisation personnalisé (3P). Dans le cadre du stage exigible de 21 heures, il se déroule généralement avec une dizaine ou une quinzaine de porteurs de projets. Ce stage est l’occasion de rencontrer les partenaires en gestion, les juristes, la MSA, la CAAA, les assurances, et les banques… « On demande au minimum deux expériences avant de s’installer, et si possible les plus éloignées de chez soi. Ces deux expériences différentes doivent être en lien avec la production ciblée en vue de l’installation », prévient Julien Koegler. « C’est l’occasion de vivre des parcours de projets différents, c’est constructif, ça permet d’échanger avec ses pairs, et avec des gens qui ont été dans la même démarche d’installation. » Le 3P pour parfaire sa formation technico-économique ciblée sur sa production L’exemple est pris à partir d’un jeune souhaitant parfaire son expérience en aviculture en vue de monter un atelier, au sein d’une exploitation. Le parcours qui lui est proposé comprend une formation de 10 jours au CFPPA, pour avoir un regard sur la production, les aspects sanitaires et économiques. Puis, deux stages de deux mois, à deux étapes différentes de la production, « pour appréhender les points clefs et la conduite de la production, et bénficier de plusieurs points de vue ». Et enfin, encore un stage en gestion d’entreprise, afin de compléter son bac pro, soit cinq jours consécutifs au CFPPA, où il sera sensibilisé à la gestion technico-économique afin d’agir sur les bons leviers pour piloter son exploitation. 3P : on se situe dans la réflexion critique Précision du jury : « Le minimum, c’est un mois de stage et jusqu’à six mois pour parfaire une formation. Pour le stage de gestion comptabilité, dans le cadre du PPP, vous aurez affaire à un maître de stage agréé. On se situe dans la réflexion sur la conduite de l’exploitation, les questions de stratégie technico-économiques. Des discussions avec le maître de stage s’ensuivent sur les chiffres, sur la viabilité économique. On insiste sur l’état d’esprit critique. Et une fois installé, il ne s’agit pas de lâcher ces chiffres, mais de poursuivre dans cet état d’esprit avec le conseiller de gestion », précise Anne-Laure Dujardin. L’atelier suivant concernait une installation hors-cadre en maraîchage bio. Le jeune en formation BPREA « maraîchage bio » se prépare à intégrer une EARL comprenant déjà deux associés. Il se destine à la production de légumes de plein champ sur 2 ha, avec un objectif de diversification de la production et de vente directe. Son investissement s’oriente vers des serres, une station de lavage, et du matériel de maraîchage. L’analyse de son profil indique une nécessité de parfaire ses connaissances administratives, notamment pour lancer son projet sur les bons rails, d’acquérir davantage de connaissances en gestion de l’exploitation, et de renforcer l’aspect « organisation du travail en commun ». Le stage de parrainage La proposition des étudiants s’oriente vers un « stage de parrainage » pour mieux connaître ses futurs associés. Ce stage pourrait s’étaler sur une période de sept mois après le BPREA, puis trois mois de stage pour acquérir de la technicité, notamment en biodynamie, puis une reprise du stage de parrainage. Et de bien s’entourer des conseillers de la Chambre d’agriculture, de Planète Légumes, de l’Opaba, et aussi de retarder un peu l’installation… Observations du jury : « Oui, se donner le temps est important. Le temps n’est finalement pas si contraignant quand on s’installe. Le stage de parrainage est une période formidable d’essai, un outil très efficace pour assurer la transition. En 2019, sur six stages, nous n’avons rencontré que deux échecs. » En outre ce stage est rémunéré à hauteur de 1 000 €/mois, cofinancés par la Région Grand Est. Et il y a des possibilités de financement par Pôle emploi. « C’est un stage qui permet de bien exprimer les différents souhaits des parties et de bien se connaître. » Reprise : bien évaluer les valeurs et les coûts Les deux ateliers suivants portaient davantage sur les chiffres, notamment les prévisions d’EBE (excédent brut d’exploitation), avec la prise en compte d’aléas, différents scénarios et simulations. Tout ce travail suppose « qu’il faut considérer le coût de la reprise, bien évaluer la valeur de l’exploitation, le pourcentage racheté, à quel prix, et bien préciser comment tout ceci est financé », exprime le jury. Ceci sous-tend la question de la transmission en agriculture. Dans un cadre familial, il y a plusieurs mécanismes permettant d’atténuer le coût d’une reprise : donation, usufruits, loi Dutreil. Les parents et les cédants peuvent se faire accompagner pour ces questions de transmission, notamment sur l’évaluation de l’exploitation. Le jury est formel : « Plus ces questions sont anticipées, plus la facture sera diminuée. » Dans les simulations de calculs présentées par les étudiants, l’intégration d’un jeune installé dans une exploitation, avec augmentation de la production, fait néanmoins diminuer le revenu disponible des associés, en l’occurrence, pour le cas considéré, de 33 k€ à 29 k€. Constats du jury : « En produisant plus, on gagne moins pour le cas cité. » C’est à méditer, car l’augmentation de la production peut avoir mécaniquement une incidence sur la viabilité d’un projet.   L'avenir de l'#agriculture passe par l'installation. Comme chaque année, les @JeunesAgri_67 organisent la journée de l'installation au lycée d'Obernai. Les élèves travaillent sur des dossiers et rendent compte de leur travail. @EAVPHR #lagricultureelleassure pic.twitter.com/mqPTeC59KE — Germain Schmitt (@germain_schmitt) January 14, 2020

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