Vie professionnelle

Entrepreneurs des territoires d’Alsace

Un travail qui doit être reconnu

Publié le 25/03/2020

Avant la crise liée à l’épidémie de Covid-19, les entrepreneurs agricoles alsaciens s’étaient retrouvés en assemblée générale pour évoquer leur actualité, notamment en matière de fiscalité sur le Gasoil non routier (GNR).

Le président des entrepreneurs des territoires d’Alsace, Claude Gretter, avait évoqué les difficultés d’une année 2019 déjà compliquée, notamment au niveau météorologique. « Il y a surtout un gros malaise sur les prix. L’agriculture rémunère mal depuis quelques années. Un tiers des professionnels touchent moins de 350 € par mois. Forcément, cela a également un impact sur nos activités », explique Claude Gretter. En attendant, les entrepreneurs alsaciens se sont mobilisés ces derniers mois. Ils ont accompagné les actions syndicales. Concernant la réforme à venir de la Politique agricole commune (Pac), les professionnels se montrent déterminés. « Le travail des entrepreneurs agricoles doit être reconnu. Il faut notamment insister sur le fait que faire appel à un entrepreneur agricole pour effectuer les travaux de la ferme revient à embaucher un salarié », précise le secrétaire général, Eric Brodhag. La TICPE pose problème Fin décembre, le gouvernement a informé les professionnels de son intention de mettre en place trois couleurs différentes de GNR, liées à la récupération ou non de la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). « C’est inadmissible. Nous avons envoyé un courrier aux députés pour dénoncer ce fait. Pour l’instant, rien n’est encore acté. Il serait possible de récupérer certaines sommes avec un décalage dans le temps. Mais nos charges et nos échéances sont fixes. Il va donc falloir être solide au niveau économique », prévient Eric Brodhag. Reste à savoir si le calendrier annoncé tiendra toujours après la crise liée à l’épidémie de Covid-19. Autre inquiétude des entrepreneurs agricoles, le débat sur les conventions collectives. Il y en a plus de 200 actuellement. Après une réforme annoncée, elles ne seraient plus que 80. Parmi elles, cinq branches agricoles, mais plus celle concernant les entrepreneurs agricoles. « Elle est nécessaire, car sinon nous ne serons plus représentés lors des négociations dans les Ministères. Et, surtout, il en va de notre statut, de notre crédibilité, de notre reconnaissance », estiment les professionnels. La situation des usines betteravières ne rassure pas davantage. Quatre d’entre elles ferment dans l’Hexagone. « C’est inquiétant pour les salariés de ces usines, pour les planteurs de betteraves et pour les entrepreneurs agricoles. Deux tiers de nos chantiers concernent les arrachages de betteraves. Il y a donc forcément moins de travail dans les zones concernées, ou même plus de travail du tout. À l’avenir, nous allons devoir nous diversifier et nous assurer de pouvoir travailler sur la base de contrats clairs », conclut Eric Brodhag.

Publié le 22/03/2020

C’était une réunion très attendue. Le 11 mars, des agriculteurs du massif ont rencontré les représentants des chasseurs et du fonds d’indemnisation pour échanger librement autour des dégâts de sangliers. Une problématique toujours aussi présente dans certains secteurs de montagne, qui nécessite des solutions co-construites entre le monde agricole et le monde de la chasse.

Ils sont venus, ils ont détruit et sont repartis. En une nuit, Sébastien et Jean Kippelen, agriculteurs à Kirchberg, ont vu 45 hectares de leurs prairies être ravagés par les hardes de sangliers environnants. En quelques heures, la quasi-moitié de leur surface fourragère a été piétinée et retournée par des animaux que plus rien ne semble arrêter. Ou pas. Dans le Haut-Rhin, tous les groupements d’intérêt cynégétique (GIC) qui composent le territoire ne sont pas tous logés à la même enseigne. Il y a des secteurs où la pression du gibier est bien plus « supportable » par les agriculteurs. D’autres, comme dans la vallée de Masevaux, où la situation est plus problématique. Pourtant, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs pour les suidés, on les trouve naturellement dans toutes les forêts du massif. Ce qui fait la différence, c’est la pression exercée sur eux par les chasseurs, très inégale en fonction des secteurs. Des « alliés naturels » Une situation « inadmissible » que le monde agricole et le monde de la chasse souhaiteraient faire disparaître définitivement pour laisser la place, enfin, à une gestion cynégétique du territoire bien plus « responsable » parmi tous ceux qui, actuellement, ne « jouent pas le jeu ». Pour y arriver, une première rencontre de terrain a été organisée le 11 mars à Dolleren, à l’initiative du canton Montagne de la FDSEA du Haut-Rhin. L’idée a germé lors de la dernière assemblée générale à laquelle devait prendre part le président de la Fédération départementale des chasseurs du Haut-Rhin, Gilles Kaszuk. Ne pouvant être présent ce jour-là, il s’était engagé à rencontrer les agriculteurs pour discuter de leurs problématiques et, surtout, de pouvoir échanger sur les solutions potentielles à mettre en œuvre. « Il est indispensable que les chasseurs aient conscience de vos difficultés. Nous sommes des alliés naturels, nous devons et nous voulons travailler avec vous », assure-t-il. Un point de vue entièrement partagé par son alter ego à la FDSEA du Haut-Rhin, Pascal Wittmann : « Il faut des agriculteurs, il faut des chasseurs. Nous sommes tout autant décriés dans la société alors que nous sommes ceux qui occupent le plus le territoire. Nous devons donc être en mesure de travailler en bonne entente et faire en sorte qu’on trouve des solutions qui conviennent à tout le monde. Mais pour cela, il est essentiel que les rapports entre nous soient apaisés. » Une précision qui a toute son importance tant la colère et le désespoir sont présents chez pas mal d’agriculteurs victimes de la situation. Roger Trommenschlager, éleveur à Dolleren, en a encore fait les frais pas plus tard que la semaine dernière. « Ça y est, les sangliers redescendent. Et vu que l’hiver n’a pas été très froid, de nombreuses portées sont présentes. Il est vraiment temps de trouver une solution à ce problème. Cela fait deux ans que nous transformons toute notre production laitière sur la ferme, nous sommes une source d’emploi. Mais avec ces dégâts qui n’en finissent plus, et les impacts économiques que cela représente, on commence sérieusement à se poser des questions pour l’avenir de notre exploitation. » Faire pression sur les « mauvais chasseurs » et les maires Roger Trommenschlager et son épouse Valérie ne sont pas les seuls dans cette situation. Pour de nombreux éleveurs dépendants de leur ressource en herbe, c’est clairement la survie de leur ferme qui est menacée si aucune solution n’est trouvée. Une telle extrémité à laquelle personne ne voudrait assister mais qui est néanmoins tout à fait plausible. Les chasseurs, par la voix de Gilles Kaszuk, les premiers. « Je m’engage devant vous pour que cette situation se résolve petit à petit. Sachez qu’en 2019, nous avons tué 15 649 sangliers dans le département contre 12 500. Certes, ce n’est pas encore assez. Mais nous sommes présents et nous le serons encore plus dans les temps à venir. » Ce qui veut dire, sans mauvais jeu de mots, faire la « chasse aux vilains petits canards », ces chasseurs qui ne remplissent pas leur mission de régulation. « Avec eux, pas de pitié. Notre fédération demandera des battues administratives chez ces gens-là. Nous ne protégeons personne », souligne-t-il. Car le « souci », comme le rappelle René Zimpfer, est loin d’être toujours lié aux chasseurs locaux. Au contraire. Les regards se tournent davantage vers les amateurs de chasse « loisirs » venus de Suisse, d’Allemagne ou d’ailleurs, désireux de faire un « carton » à chaque fois qu’ils appuient sur la gâchette. Mais ces derniers, comme les chasseurs du cru, paient un bail de chasse aux communes. Et c’est bien elles qui peuvent agir si les détenteurs du permis de chasse « ne font pas le job ». « Les maires ont l’obligation d’interrompre un bail si un chasseur faillit à sa mission. Mais dans les faits, ils sont nombreux à ne rien faire. Et là, nous pouvons clairement agir », fait remarquer René Zimpfer. Pascal Wittmann et Gilles Kaszuk ont d’ores et déjà prévu d’aller à la rencontre de Christian Klinger, le président de l’association des maires du Haut-Rhin, après les élections municipales pour le sensibiliser à cette problématique. « Il faut être clair. Aujourd’hui, 90 % des maires s’intéressent à la chasse une fois tous les neuf ans quand sont renouvelés les baux de chasse. Si le chasseur est solvable, c’est bon ; le reste ne les regarde pas. La plupart des maires ne connaissent rien à la chasse. Dans la vallée de Munster, notre fédération a tout fait pour que des baux de chasse soient résiliés. Et les maires nous ont envoyés promenés car les adjudicataires payaient. Et là, si l’administration ne fait rien, notre fédération est démunie. Il va donc falloir qu’on soit plus directif », admet le représentant des chasseurs. Pascal Wittmann complète : « Nous avons identifié une dizaine de lots de chasse qui posent problème. Il y a, en effet, des endroits où les maires ne prennent pas les décisions nécessaires. Donc, si la fédération de chasse engage sa responsabilité pour changer cette donne, nous avons tout intérêt nous, agriculteurs, à les suivre. » Une « police de la chasse » à l’étude Le président de la FDSEA du Haut-Rhin souhaiterait qu’une commission « chasse » soit créée dans chaque canton pour gérer, au plus près, chaque GIC et mieux les contrôler le cas échéant. Bref, mettre tout le monde autour de la table pour aborder le sujet de manière commune et sereine. En pratique, cela existe déjà avec les commissions consultatives communales de la chasse, que l’on appelle plus communément 4C. Sauf qu’à l’heure actuelle, certains agriculteurs jugent ces réunions « inefficaces ». Le travail qui y est fait est pourtant « sérieux » et « approfondi » assure la directrice de la Fédération départementale des chasseurs du Haut-Rhin, Caroline Rolli. « Ces commissions, ce sont deux semaines de réunions avec des agriculteurs, des chasseurs, des propriétaires forestiers, des représentants du fonds d’indemnisation et de l’État. À chaque fois, nous faisons le plan de chasse lot par lot. On ne fait pas ça à l’emporte-pièce. Les lots qui posent problème, on en parle. Parfois, on peut débattre d’un lot pendant vingt minutes tellement la situation est compliquée. Si nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord, une nouvelle réunion est organisée. Et si ce n’est toujours pas concluant, une commission de recours est organisée en préfecture. En cas de conflit, le préfet reprend la main. » Surtout, elle rappelle la volonté de la fédération de chasse qui est d’établir un réel équilibre agro-sylvo-cynégétique. « Nous sommes conscients de vos problèmes. Et vu que c’est là chasseur qui abonde le fonds d’indemnisation, il a tout intérêt à tirer plus. Sachez qu’une police de la chasse pour écarter les vilains petits canards est à l’étude. Il y a des règles, et on les respecte. Et si jamais, vous constatez quoi que ce soit, faites-nous remonter les infos », demande-t-elle. Le maïs pointé du doigt La responsabilisation des élus sera-t-elle suffisante pour, enfin, atténuer fortement, voire carrément éradiquer, les dégâts de sangliers ? Pour plusieurs agriculteurs présents à cette réunion, la solution serait plutôt à chercher du côté de l’agrainage qu’il faudrait arrêter complètement. C’est ce que prévoit le nouveau schéma départemental de gestion cynégétique âprement négocié, mais attaqué en justice par l’association Alsace Nature et la Confédération Paysanne. Dans un an, l’agrainage de dissuasion en montagne sera totalement interdit. D’ici là, il est déjà réduit de 50 % afin d’assurer une transition en douceur pour le monde de la chasse. Après 2021, il ne restera alors plus que l’agrainage appât, dit « kirrung », dans les forêts du massif. Une pratique qui a comme objectif de « fixer » les populations de gibier à un endroit donné, à raison d’un kilo de maïs grain par jour et par poste pour cinquante hectares au minimum. « C’est toujours de trop, réagit Florent Pierrel, jeune éleveur installé à Fellering. La solution, tout le monde la connaît : supprimer purement et simplement tout le maïs dans nos forêts. Dans le département des Vosges, la kirrung n’existe pas et ils n’ont pas tous nos problèmes ». Son associé, Claude Schoeffel, enfonce le clou : « Il y a trente ans, on mettait des betteraves et des pommes et tout allait bien. C’est depuis que le maïs est monté en montagne que c’est le bordel ! » Pour Gilles Kaszuk, cet agrainage « appât » est « indispensable » pour attirer le sanglier. Pour illustrer son propos, il fait une comparaison avec le pêcheur qui a besoin d’un appât sur son hameçon pour attraper le poisson. « Oui, sauf que le pêcheur reste à côté de sa ligne pour sortir le poisson quand il est là. Dans le cas de la kirrung, les chasseurs ne restent pas 24 h 24 sur place pour contrôler le gibier qui vient se nourrir », lui répond Florent Pierrel. Cette question du contrôle est en effet « importante » poursuit Ange Loing qui gère le dossier chasse à la FDSEA 68 aux côtés de René Zimpfer. « Lorsque les discussions sur le nouveau schéma cynégétique ont démarré, notre position était clair : zéro agrainage. Personnellement, je ne voulais pas d’une autre situation. Mais voilà, il fallait un compromis avec les chasseurs, et c’est ce qui a été signé. Maintenant, il faut faire avec. Il n’y aura bientôt plus d’agrainage de dissuasion en montagne et ça, c’est un grand pas. Après, il faut savoir que l’ONF et l’OFB [NDLR : Office français de la biodiversité] se sont engagés à renforcer les contrôles sur le terrain. Et puis nous aussi, agriculteurs, pouvons contrôler. Nous sommes sur le terrain et voyons ce qu’il se passe. Alors si vous voyez des personnes qui enfreignent les règles, prenez des photos et envoyez-les nous. On se fera un plaisir d’aller les voir pour obtenir des explications. » René Zimpfer était lui aussi opposé à la kirrung. Il admet ne pas savoir ce que c’était. « Je pensais que c’était juste de l’agrainage. Et puis on m’a expliqué et j’ai un peu mieux compris. Il faut savoir que sur un poste où l’on met le maïs, les deux tiers sont mangés en priorité par les chevreuils, mulots, souris ou écureuils. Le sanglier ne vient qu’après pour le goudron. C’est l’odeur du maïs qui l’attire. » Réfléchir au financement futur du fonds d’indemnisation Mais au-delà des mots, il y a les chiffres, révélateurs, des conséquences matérielles et financières de ces degâts de sangliers. L’an passé, le GIC 15, qui concerne la vallée de Masevaux, a ainsi subi pour 170 000 euros de dégâts dus aux ravages causés par les sangliers. Dans le Haut-Rhin, le fonds d’indemnisation a dû verser la modique somme de 2,2 millions d’euros pour 1 400 ha de parcelles agricoles saccagées. Problème, avec ces frais d’indemnisation qui ne cessent de progresser, la question du financement du fonds va finir par se poser. « Actuellement, seuls les locataires de chasse paient. Mais d’ici quelques années, il n’y aura peut-être plus assez de payeurs. Il faudra alors réfléchir à d’autres contributeurs comme les communes ou, pourquoi pas, le second pilier de la Pac », prévient Christian Lesage, vice-président du fonds d’indemnisation du Haut-Rhin. En parallèle, le monde de la chasse connaît une situation quasi similaire à celle du monde agricole : la moyenne d’âge relativement élevé de ses pratiquants, autour de 55 ans à l’heure actuelle. « Et moins de chasseurs veut tout simplement dire moins de cotisants, c’est aussi simple que ça. Nous avons tous nos problèmes. C’est pour cette raison que devons rester unis pour trouver une solution pérenne à ces dégâts de sangliers », relève Gilles Kaszuk.   A lire aussi : Pour une montagne vivante, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin 5 questions à René Zimpfer sur la nouvelle gestion cynégétique « Le sanitaire doit être prioritaire »

Publié le 18/03/2020

Par les organisations professionnelles agricoles (OPA) alsaciennes.

Nous vivons une crise majeure, pour nombre d’entre nous qui avons eu la chance de vivre toute notre vie en paix, la situation s’apparente à une sorte de guerre. Une guerre contre un ennemi invisible mais un ennemi bien réel. À période exceptionnelle, réactions exceptionnelles, c’est pourquoi le président de la République a décidé une série de mesures visant à réduire un maximum les contacts et ainsi endiguer la propagation du virus. Il y a fort à parier que ces mesures perdurent dans le temps. Ces restrictions de mouvement des biens et des personnes impliquent d’importants bouleversements dans la vie des entreprises, notamment de nos entreprises agricoles. L’important aujourd’hui est de protéger la population, de préserver les plus fragiles particulièrement nos aînés, il n’y a pas plus précieux que la vie humaine. Il nous faut donc respecter les consignes au maximum afin de limiter la propagation du virus. Il nous faut aussi garder notre sang-froid, faire preuve de civisme en n’adoptant pas d’attitude contre-productive, notamment devant les dépôts et magasins de nos organismes stockeurs. Les collaborateurs de nos structures font le maximum pour assurer la continuité du service. Justement, il est important de définir comment la vie économique du pays peut continuer et notamment le secteur agricole qui, rappelons-le, est l’un des douze secteurs stratégiques. La préfète du Grand Est, Josiane Chevalier, a rappelé, lundi 17 mars en réunion de crise, l’importance d’un maintien de l’approvisionnement alimentaire. C’est pourquoi, les organisations professionnelles agricoles se structurent actuellement pour recueillir vos difficultés et vous apporter les réponses. À ce jour, nous savons déjà que les déplacements des agriculteurs et de leurs salariés seront possibles à l’aide de l’attestation de déplacement dérogatoire. D’autres questions se posent sur l’accès à la main-d’œuvre ou à l’approvisionnement, l’évolution des marchés… Une « cellule de crise » est organisée par les OPA pour faire remonter les difficultés et trouver les solutions. N’hésitez donc pas à contacter vos interlocuteurs habituels qui se sont organisés pour vous accompagner. Soyez aussi attentifs aux différents moyens de communication mails, réseaux sociaux par lesquels nous pourrons vous apporter l’information. Il n’est pas encore l’heure de tirer des conclusions mais peut-être cet épisode rappellera à nos dirigeants que la souveraineté alimentaire n’est pas un vain mot ; qu’investir dans son agriculture, c’est assurer la survie de la Nation et du peuple. La profession agricole a toujours fait preuve d’une solidarité exemplaire, une fois de plus elle répondra présente. Plus généralement, le peuple français a toujours su puiser des ressources insoupçonnées pour être au rendez-vous de l’Histoire, nul doute que cela sera encore le cas. La France peut compter sur ses agriculteurs qui sont et resteront sur leur ferme partout sur les territoires, confinement ou pas. On le dit souvent, l’agriculture est la base de tout un pays. La base ne flanche pas. Elle assure la stabilité de l’édifice et nous ne flancherons pas ! Retrouvons la fierté qui s’était étiolée. Revenons à l’essentiel : nourrir les hommes et les femmes de notre patrie. C’est notre métier, certains l’avaient oublié, mais pas nous.   Imprimez votre attestation de déplacement dérogatoire, sur le site de L'Est agricole et viticole, et sur le site du Paysan du Haut-Rhin. Tous nos articles relatifs au COVID-19 sont en accès libre sur les sites des deux journaux agricoles alsaciens.  

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