Vie professionnelle

Publié le 29/03/2017

Au cours d’une réception dans les salons du Palais de l’Élysée, les brasseurs français ont présenté vendredi 24 mars les bières de printemps 2017 en présence du président de la République, François Hollande, et de l’ensemble des acteurs du monde brassicole.

Pour François Loos, président de Brasseurs de France, « c’est un honneur pour les brasseurs français d’être reçus par le président de la République à l’Élysée. Cette réception permet de mettre en avant le savoir-faire et le dynamisme des brasseurs français et souligne que la bière, inscrite en 2014 par le parlement français au patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France, est au cœur d’une filière d’excellence ». Au cours de cette cérémonie, le Comptoir agricole, représenté par Mathieu Luthier, responsable développement et communication, et Francis Heitz, commercial export de la filière houblon, a présenté au président de la République la marque Hop France, destinée à devenir le porte-étendard du houblon français. Au moment où on compte plus de mille brasseries implantées dans toutes les régions de France, Brasseurs de France, l’association professionnelle qui réunit 95 % de la production hexagonale de bière, se réjouit de l’originalité de la production française de bière portée par l’innovation, qui contribue à en faire un secteur majeur de l’économie. La France a toujours été une terre de bière, et notamment une terre d’excellence pour la culture d’orge de brasserie. Qualité, diversité : les orges maltées françaises sont utilisées dans 15 % des bières brassées dans le monde. Le houblon est également une culture qui se développe, avec de nouvelles variétés plus aromatiques, des projets qui essaiment en Alsace, berceau historique de la culture, mais aussi dans le reste de la France. Renouant avec leur patrimoine, les Français redécouvrent la bière et sa place naturelle dans notre gastronomie, à̀ table avec toutes les spécialités régionales de nos terroirs, et restaurent la tradition des bières de saison, comme la bière de printemps.

Publié le 27/03/2017

L’Aropa Alsace, qui regroupe les salariés des organismes agricoles, vient de vivre sa sixième assemblée générale. Son credo : bien vivre sa retraite.

Le recrutement de nouveaux adhérents reste une des principales préoccupations de l’Aropa Alsace, a indiqué le secrétaire général, Ernest Freyburger. C’est pourquoi ses dirigeants sont intervenus dans les entreprises pour informer les salariés proches de la retraite. Ils ont également demandé à la MSA d’Alsace de distribuer des flyers aux salariés déposant une demande de pension de vieillesse. L’association projette en outre d’organiser des réunions d’information dans les secteurs où elle est faiblement représentée, comme le Sundgau et l’Outre-Forêt. En 2016, l’Aropa a accueilli 67 nouveaux adhérents, ce qui porte leur nombre à 257, soit une progression de 36 %. « C’est le contrat d’assurance complémentaire santé conclu avec Mutualia qui attire la plupart des nouveaux membres », a concédé Ernest Freyburger. L’Aropa Alsace tient sa sixième assemblée générale, a souligné le président, Raymond Clément. C’est une jeune association, comparé aux autres associations du Grand Est qui ont presque toutes plus de 30 ans d’existence. « Mais nous sommes en train de rattraper notre retard. Si on y ajoute les associations de retraités de Groupama et de la MSA, nous sommes aujourd’hui 583 adhérents. Cela nous permet d’être optimistes pour atteindre rapidement le cap des 1 000 adhérents. Soyez les ambassadeurs de l’Aropa Alsace ! » L’an dernier, l’association avait fait un focus sur le régime local, qui risquait d’être remis en cause par la loi ANI dont le but était de généraliser la complémentaire santé. Après quelques passes d’armes, le législateur a décidé de maintenir le statu quo du régime local. « Aujourd’hui, notre action se focalise sur deux aspects, la retraite universelle et la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement », a expliqué Raymond Clément. La Confédération française des retraités vient d’arrêter ses propositions quant à l’avenir des retraites, de la protection sociale, de la santé et de la représentativité de l’association auprès des instances nationales. « En pleine période électorale, c’est le moment de faire passer le message des retraités auprès des candidats à la présidentielle », a souligné le président. Pour lui, il est indispensable de mettre en place un régime universel de répartition par points en remplacement de tous les régimes actuels de retraite. « Il faut garantir l’indexation des pensions sur l’évolution des prix, relever les petites pensions et unifier les conditions d’attribution des pensions de réversion pour l’ensemble des régimes. » Les comités départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie sont en train d’être mis en place. « Votre Aropa a fait acte de candidature. » « Une véritable réforme de justice sociale » L’assemblée générale s’est poursuivie par une conférence-débat sur le thème « Comment bien préparer sa retraite ». C’est un sujet qu’il faut anticiper, a souligné Raymond Clément. Plusieurs sujets ont été abordés, la problématique de la dépendance et son financement, par Daniel Robert, vice-président du Coderpa, le rôle de la MSA au niveau de la vieillesse, avec Christelle Jamot, et le témoignage de Nicole Ambeis, secrétaire générale du groupe Bethesda. L’élaboration d’une politique en faveur des personnes âgées était attendue depuis trente ans, a rappelé Daniel Rebert. En février 2011, un grand débat national sur la dépendance s’est engagé. S’ensuivirent de nombreuses commissions, études, rapports. La loi d’adaptation de la société au vieillissement, promulguée en 2015, apporte des améliorations notoires mais, faute de moyens, ne permet pas d’absorber les chocs démographiques, estime Daniel Rebert. « Ceci étant, c’est une véritable réforme de justice sociale. » Elle apporte notamment une meilleure couverture des besoins des personnes âgées, une participation financière réduite des usagers par l’augmentation de l’Allocation personnalisée d’autonomie, un soutien renforcé aux personnes les plus dépendantes et une réforme de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées. Elle veut répondre à trois grands enjeux : mobiliser toute la société : dynamiser la prévention individuelle et collective, prendre en compte le défi démographique dans les villes et les territoires, développer l’intergénérationnel, valoriser l’engagement des jeunes en service civique, valoriser l’emploi dans le secteur des services à domicile ; accompagner les personnes âgées dans leur parcours de vie : leur permettre de vieillir chez elles grâce à la revalorisation de l’APA, développer le logement intermédiaire, adapter le logement aux enjeux du vieillissement, soutenir les proches aidants par une aide au répit ; revaloriser les droits et les libertés des personnes âgées : leur permettre de désigner une personne de confiance, renforcer leur intégrité physique et leur sécurité dans les établissements, les associer à la politique de la vieillesse. « La loi existe, les départements doivent maintenant la mettre en place », a souligné Daniel Rebert. Elle induit une gouvernance revisitée : les Coderpa et les CDCPH fusionnent au sein des CDCA. Celui du Bas-Rhin a été mis en place, celui du Haut-Rhin devrait se créer en octobre. Daniel Robert a tiré la sonnette d’alarme : le vieillissement de la société engendre une augmentation de la dépendance. Or les moyens sont insuffisants pour faire face aux besoins de la population future : la loi fait l’impasse sur le financement de la perte d’autonomie et sur le coût des maisons de retraite. Un besoin de financement qui ira croissant dans les prochaines années et qui restera en grande partie à la charge des ménages. « La dépendance est une bombe à retardement pour l’économie française, estime Daniel Rebert. Il faudra rapidement passer au deuxième acte et mettre en place un financement de la perte d’autonomie, à l’instar de ce que plusieurs pays européens ont mis en place. » Cette question doit rapidement être classée en cause nationale, selon lui. « Tout ce que la MSA peut faire pour vous » « Qu’est ce que la MSA fait pour vous ? » Christelle Jamot, directrice générale de la MSA d’Alsace, a indiqué qu’au-delà des aides légales, chaque MSA peut décliner des aides extralégales, adaptées aux besoins locaux : accompagnement financier, accompagnement individuel par un travailleur social, accompagnement en groupe, projets à caractère sanitaire et social, comme les actions de prévention ou les maisons d’accueil pour seniors. La MSA d’Alsace a notamment mis sur pied le programme Bien Vieillir, avec des conférences-débats et des ateliers sur des thèmes très variés comme la santé, la mémoire, l’équilibre, la nutrition, l’habitat, l’informatique, l’activité physique, la conduite automobile, la dépression, la sexualité, etc. Bref, tout pour bien vivre sa retraite… « 161 cycles, organisés par Atout Âge, sont prévus en 2017 », a annoncé la directrice générale. LA MSA participe également aux campagnes de dépistage des cancers du sein, du col de l’utérus et du colon et à la prévention de l’ostéoporose. Elle encourage ses ressortissants à participer à des activités (partir en séjour à l’étranger, par exemple), à maintenir le lien social, bref à tout faire pour éviter la dépression qui touche 15 à 30 % de la population des plus de 65 ans. « Il est possible de se faire aider si ses revenus sont trop justes », a poursuivi Christelle Jamot. La MSA peut accorder différentes aides : aides techniques (barre d’appui), adaptation du logement, aide à domicile, accompagnement lors de la sortie d’hôpital, portage de repas, accès aux soins, hébergement temporaire, téléassistance, etc. Christelle Jamot a présenté les offres de service des associations du groupe MSA d’Alsace : microcrèches pour caser les « chicoufs », téléassistance avec Présence verte, relais de services à la personne (Outre-Forêt), association Germa Alsace pour la mise à disposition d’hommes toutes mains ou d’aides à domicile, entre autres. Elle gère en outre six petites unités de vie en milieu rural, les Marpa (Maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie) ou Masa. Un projet est en cours à Huningue. « On ne sait pas tout ce que la MSA peut faire pour vous », a souligné Raymond Clément. « Soyez vigilants par rapport aux choix que vous allez faire si vous ne pouvez plus rester à la maison », a souligné Nicole Ambeis, directrice d’Ehpad, avant de présenter les différentes solutions d’hébergement pour les personnes âgées. Il existe trois catégories : les logements intermédiaires : Marpa ou Masa, résidences d’hébergement pour personnes âgées ou résidences senior, petites unités de vie (PUV). La nouvelle loi parle des résidences autonomie ; l’accueil familial (hébergement chez l’habitant, villa familiale) ; les Ehpad (maisons de retraite). « C’est un lieu de vie et de soins, où une équipe pluridisciplinaire vous accompagne 365 jours par an, une formule tout compris. » Il existe plusieurs types de prise en charge dans les Ehpad (dépendance physique, dépendance psychique, maladie d’Alzheimer), etc.

Clément Cuvillier, secrétaire général adjoint de Jeunes Agriculteurs

« Nous n’avons pas le droit de baisser les armes ! »

Publié le 17/03/2017

Secrétaire général adjoint de JA national, Clément Cuvillier a retracé son parcours de syndicaliste et évoqué les grands combats qu’il a menés avec ses collègues ces dernières années.

Clément Cuvillier s’est installé en 2006 sur la ferme familiale, dans le Pas-de-Calais. « Je me suis investi dans les JA dès 2002, dans un canton qui commençait à dépérir. Dans le but d’inciter les jeunes à prendre des responsabilités, nous avons organisé des réunions dans les villages. » Un soir, à l’issue d’une réunion à laquelle il n’a pas pu assister, Clément Cuvillier reçoit un texto le félicitant pour son élection à la présidence cantonale. « J’ai dit banco et j’ai continué à communiquer. Au final, le nombre d’adhérents était remonté à 70. » Continuant sur sa lancée, il est élu à la présidence du syndicat départemental. « Puis nous avons créé une structure JA Nord-Pas-de Calais dont j’ai également pris la présidence. À force de râler contre l’incurie des responsables nationaux, on m’a proposé d’intégrer le bureau de JA national, en tant que secrétaire général adjoint. Il a fallu convaincre ma famille et préparer ma succession au niveau départemental. » Pour Clément Cuvillier, il est facile de critiquer sans s’investir. Mais pour être au rendez-vous des défis de demain, il faut apporter sa pierre à l’édifice. « Nous n’avons pas le droit de baisser les armes. Notre devoir est de veiller constamment au grain, de défendre une agriculture de type familial pour installer des jeunes partout sur le territoire. Nous attendons de nos partenaires qu’ils s’engagent à nos côtés. » L’installation reste le dossier phare de JA. « Devant le manque d’attractivité des prêts bonifiés, nous travaillons depuis deux ans avec le ministère de l’Agriculture pour trouver une alternative, avec la quatrième modulation. Nous avons dû nous mobiliser, mais nous avons été écoutés. » Le cadre national est défini, il reste à décliner cette mesure dans les nouvelles régions. Concernant la Pac 2020, un travail sur la gestion de risques et sur l’environnement est mené par les Jeunes Agriculteurs au niveau européen. « La définition de l’agriculteur actif est un sujet sur lequel nous restons vigilants. » Portraits de jeunes paysans dans le métro parisien JA a décidé de communiquer auprès des consommateurs pour qu’ils puissent se faire une opinion digne de l’agriculture. « C’est nous qui portons l’avenir de l’agriculture », souligne Clément Cuvillier. Une vaste campagne de communication a été lancée durant le salon international de l’agriculture : onze profils de jeunes paysans ont été placardés dans le métro parisien. « Cette campagne, vous pouvez la répercuter dans vos régions, vos départements, afin que tout le monde puisse s’approprier ces messages. » « Nous avons milité pour rendre obligatoire l’étiquetage du pays d’origine des viandes achetées en magasin, avec l’opération Viande de nulle part. Nous pouvons être fiers de nous, c’est grâce à notre implication que nous avons obtenu l’obligation d’étiquetage de l’origine des viandes. Nous avons tiré dans le mille ! » Pour Clément Cuvillier, adhérer, c’est déjà s’engager, c’est sortir de chez soi, adhérer à un projet et des valeurs communes. « Être responsable, cela ne se décrète pas, on l’a en soi ou pas, mais on doit aussi être élu par ses pairs. Dans le réseau JA, on peut discuter de tout, mais on sait aussi faire la fête », souligne-t-il.

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