Vie professionnelle

AGC-Centre de fiscalité et de gestion du Bas-Rhin

Toujours mieux répondre aux attentes des adhérents

Publié le 13/12/2017

Chaque année apporte son lot de nouveautés en matière fiscale et sociale. Le millésime 2017 n’échappe pas à la règle et celui de 2018 nous promet lui aussi une belle moisson… L’assemblée générale du Centre de fiscalité et de gestion du Bas-Rhin a été l’occasion de faire un tour d’horizon très complet des nouveautés. Mais aussi d’évoquer le nouveau projet stratégique sur cinq ans.

« Le bilan de notre centre comptable est satisfaisant, de même que l’évolution de nos services. Notre activité est stable malgré la baisse du nombre d’agriculteurs et le renforcement de la concurrence », affirme Jean-Paul Bastian, président de l’AGC-CFG 67. Le conseil d’administration souhaite mettre en œuvre un projet stratégique à moyen terme pour mieux répondre aux attentes de ses adhérents, améliorer et développer ses services et répondre à la diversité de ses adhérents. « Ce projet s’appuie sur nos forces : des adhérents nombreux et fidèles, des fonds propres importants, une offre de services large et compétitive, et enfin une équipe de collaborateurs dévoués et proches des adhérents. Mais nous avons aussi des faiblesses : comme nous avons toujours le nez dans le guidon, nous ne sommes pas très réactifs, ni très communicatifs. Nous avons développé peu de partenariats avec les autres centres. » L’AGC-CFG est une organisation qui a un véritable potentiel, poursuit Jean-Paul Bastian. Mais « il faudra étoffer les équipes, renforcer le conseil aux entreprises, séduire les jeunes agriculteurs qui sont nos futurs adhérents ». Avant d’explorer de nouvelles pistes, les responsables de l’AGC-CFG 67 ont donc décidé de faire le bilan de l’existant. Ils se sont adjoint les services de consultants extérieurs sous l’autorité du président, Jean-Paul Bastian. Un nombre croissant de sociétés agricoles Le Centre de fiscalité et de gestion a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires dépassant les 7 millions d’euros, le résultat de l’exercice étant largement positif. « Le service dédié au social a fortement développé son activité, avec la mise en place de la déclaration sociale nominative (DSN) », souligne le directeur, François Anstett. Les prestations juridiques ont, elles aussi, augmenté du fait du nombre important de créations de sociétés en 2016. « Comme l’année agricole était mauvaise, nous avons fait l’effort de ne pas augmenter les tarifs de nos prestations comptables », relève-t-il. Les charges sont en légère augmentation, car l’AGC-CFG 67 a réalisé des investissements informatiques. Actuellement, l’AGC-CFG 67 gère la comptabilité de 3 497 adhérents, dont 218 au forfait et 3 279 au réel, souligne Rémy Uffler dans son rapport d’activité. Un nombre en légère augmentation par rapport à 2016. Les formules sociétaires occupent une part de plus en plus importante : les 2 009 sociétés (EARL, Gaec, SCEA, SARL, SA, SAS, GFA, SCI, SNC) représentent plus de 57 % des exploitations adhérentes. Au total, le CFG emploie 86 salariés, dont 55 interviennent dans le domaine de la comptabilité. La réforme des professions comptables a entraîné de profonds bouleversements qui ne vont pas forcément dans le sens d’une simplification. « Depuis 2010, nous faisons partie de l’ordre des experts-comptables, ce qui engendre de nombreuses obligations, comme le compte rendu de fin de mission, la vérification par les signataires, les normes antiblanchiment, le visa fiscal, etc. » L’AGC-CFG 67 propose désormais le service « e-banque », c’est-à-dire la récupération des données des comptes bancaires de l’entreprise pour les intégrer automatiquement dans sa comptabilité. Une palette toujours plus large de services Si la mission comptable est au cœur de son métier, le centre de fiscalité et de gestion a développé ses services dans le domaine social et juridique, poursuit Rémy Uffler. Il a établi 35 000 bulletins de paie l’an dernier, assuré la transmission des données dans le cadre de la DSN, apporté son expertise pour la création et la transformation de 75 sociétés et établi 200 actes (cession de parts, procès-verbal d’assemblée générale, etc.) « Vous serez prochainement contactés pour la déclaration des bénéficiaires effectifs, nouvelle obligation pour les sociétés. » Enfin, indique Rémy Uffler, le centre de fiscalité et de gestion avance sur la voie de la transition numérique. « Nous sommes en train de préparer le futur numérique de votre comptabilité - dématérialisation des documents, archivage électronique, inscriptions comptables, etc. » Rémy Huchelmann, responsable d’équipe, présente les résultats économiques 2016 des exploitations et les perspectives pour 2017. Pascale Remen, responsable du pôle social, dresse un état de lieu du chantier de la DSN. « La déclaration unique mensuelle et dématérialisée par flux informatique remplace désormais une vingtaine de déclarations différentes », rappelle-t-elle. Un gros travail de paramétrage a été nécessaire pour les gestionnaires de paie, et il a fallu mettre en place de nouveaux outils pour améliorer la communication des informations concernant les paies avec les employeurs. « Toutes nos entreprises sont passées en DSN depuis quelques jours. » Désormais, plus de facture trimestrielle envoyée par la Mutualité sociale agricole. « C’est votre gestionnaire de paie qui vous informera du montant des cotisations à payer. Mais attention, vérifiez bien le montant prélevé par la MSA. »

Publié le 11/12/2017

Jeudi 23 novembre, Jean Kauffmann et Mathieu Schneider, responsables de la section porcine de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, ont réuni les éleveurs pour évoquer de nombreux dossiers d’actualité.

Comme pour chaque section, la conjoncture et les perspectives ont été présentées lors de cette réunion. Le bilan de l’année 2017 est en demi-teinte, malgré une hausse des cours moyens par rapport à 2016. En effet, durant la période estivale, le cours français était à un niveau correct par rapport au coût de production, mais inférieur de 20 centimes par rapport à nos voisins européens, comme l’Allemagne. Cette différence des cours s’est en partie expliquée par plusieurs facteurs nationaux : la diminution des exportations de la France vers les pays tiers, la déstabilisation du marché provoquée par les entreprises Cooperl et Bigard lors de la reprise des activités de charcuterie du groupe Turenne-Lafayette, et aussi une baisse de la consommation globale de viande. Cette perspective semble malheureusement gagner du terrain. Ainsi, cette conjoncture morose additionnée à une production forte risquent de maintenir les cours à la baisse sans réelle perspective de reprise dans les mois à venir. Rôles de l’interprofession porcine Cette réunion a été l’occasion d’évoquer le rôle de l’interprofession porcine en présence de Franck Bellaca, directeur de l’interprofession porcine Grand Est. Ses missions sont nombreuses. Elle doit pouvoir se prononcer sur les orientations et les mesures à prendre au niveau régional par les pouvoirs publics afin d’assurer le développement et l’amélioration de l’ensemble de la filière. Elle doit également, selon le directeur, « coordonner les initiatives et les actions à entreprendre entre les différents partenaires de la filière porcine ». Mais le rôle de l’interprofession porcine est aussi de promouvoir la viande porcine par des actions. Le suivi de l’étiquetage de l’origine et la mise en avant de la viande porcine dans les foires (en direct ou en lien avec FDSEA) avec dégustation, présence de diététicienne, borne tactile, distribution de livres pour enfants, de recettes, de goodies, etc. font partie du quotidien. Pour Franck Bellaca, l’interprofession peut aller encore plus loin. L’objectif serait en effet d’augmenter la communication auprès des scolaires et de mettre en place des outils afin de faciliter le renouvellement des générations. « Des annonces qui vont dans le bon sens » Les débats ont également tourné autour des États généraux de l’alimentation. Jean Kauffmann et Mathieu Schneider ont tenu un discours positif en évoquant des « annonces qui vont dans le bon sens » et notamment l’idée d’inverser la construction du prix. Franck Bellaca a salué ces annonces, regrettant toutefois que l’interprofession au niveau régional n’ait pas été davantage consultée. Le contrat de filière développé par l’interprofession porcine reprend, selon lui, les mêmes attentes et les mêmes thèmes (compétitivité, diversification, création de valeur ajoutée, renouvellement des générations) que les plans de filières qui seront présentés au gouvernement par l’interprofession nationale. Parmi les autres sujets d’actualité abordés, la peste porcine africaine (PPA), qui devient de plus en plus préoccupante. La Fédération nationale porcine (FNP) s’inquiète de l’évolution du virus qui gagne du terrain (des cas ont été révélés en République Tchèque). Dans un marché où l’export a une importance capitale dans l’équilibre de l’offre et de la demande, un cas de PPA en France rendrait l’export vers la Chine et les autres pays asiatiques impossible. La FNP redouble donc de vigilance et organise régulièrement des actions de communication et de sensibilisation.

Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin

Retraites, formation, dématérialisation

Publié le 10/12/2017

Une semaine après le conseil départemental, la Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin a invité les agriculteurs retraités intéressés à participer à des formations à l’informatique. Cette journée a aussi été l’occasion de parler des retraites.

Pour commencer cette journée, les membres du bureau des anciens exploitants ont pu rencontrer Martine Wonner, députée du Bas-Rhin. L’objectif était faire remonter au gouvernement les principales revendications portées par la Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin (SDAE 67) concernant les retraites agricoles et les avancées obtenues. « Nous demandons que l’État assume le financement de l’augmentation des Retraites complémentaires obligatoires (RCO) à 75 % du Smic net promis par l’ancien gouvernement », a insisté Paul Schiellein, président de la SDAE 67. En effet, les frais engendrés par cette revalorisation devaient être pris en charge pour moitié par les actifs (cotisation) ; pour l’autre moitié par l’État (via des taxes). La SDAE 67 refuse que cette hausse de la cotisation RCO soit payée entièrement par les actifs. Par ailleurs, « nous demandons le calcul des retraites des agriculteurs sur les 25 meilleures années, comme tous les autres régimes », ont insisté les membres du bureau de la SDAE. Cela permettra de garantir un niveau de retraite décent. Il faut rappeler qu’en moyenne, la retraite agricole d’un chef d’exploitation avec une carrière complète s’élève à 831 €/mois. Un niveau indécent. Et qu’aujourd’hui la retraite est calculée sur l’ensemble de la carrière et non pas sur les 25 meilleures années. Enfin, il semble légitime que les retraites agricoles atteignent 85 % du Smic net et soient indexées pour une carrière complète (c’est le cas pour les salariés depuis 2003). Trop perçu Pour information, environ 1 500 agriculteurs retraités bas-rhinois ont eu un trop perçu compris entre 200 et 500 euros de retraite. Paul Schiellein a tenu à préciser que l’erreur vient de la Mutualité sociale agricole au niveau national et que la responsabilité n’incombe pas à la MSA locale. La MSA va donc redemander ces sommes sur les pensions mensuelles sur quatre à six mois de suite, afin de ne pas dépasser 15 % du montant des pensions mensuelles. Si des agriculteurs retraités sont en difficulté par rapport au remboursement et la fiscalité, la MSA étudiera les cas individuellement. La MSA d’Alsace se charge d’informer les retraités. Les retraités veulent se former Paul Schiellein a ensuite présenté, devant une cinquantaine de retraités agricoles, l’actualité brûlante des retraites en évoquant cette rencontre avec Martine Wonner, avant de laisser la parole à Philippe Wolff, membre du bureau de la SDAE, et Julien Moureau, animateur, pour évoquer la formation à l’informatique. En effet, lors des réunions territoriales au cours desquelles un questionnaire avait été réalisé, environ 70 retraités agricoles se sont montrés intéressés pour participer à une formation « dématérialisation ». Le format sera identique à celle qui a eu lieu en début d’année. Groupama, la MSA, le Crédit Agricole et la FDSEA interviendront sur quatre demi-journées pour avoir les bases en informatique et pouvoir se servir des outils en ligne de chacun des partenaires. L’idée, cette année, est de proposer un achat groupé de tablettes développées par Facilotab adaptées aussi bien aux seniors qu’aux débutants en informatique. À travers le partenariat avec la Carte Moisson développée par la FNSEA, les adhérents à la FDSEA 67 bénéficient d’ores et déjà de réduction. Mais en passant par l’appel d’offres, l’objectif est d’avoir des réductions supplémentaires. Lors des formations, les participants seront invités à amener leur propre matériel (tablette Facilotab ou autres). « Les formations seront beaucoup plus efficaces si les stagiaires peuvent reproduire directement ce qu’ils ont vu en formation », a ajouté Philippe Wolff. La SDAE va donc proposer un achat groupé de tablette dès la mi-décembre. L’achat groupé est également ouvert aux actifs qui souhaitent avoir un outil pédagogique pour débuter. Si vous êtes intéressé, appelez la FDSEA avant le 12 décembre.

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