Vie professionnelle

AGC - Centre de fiscalité et de gestion du Bas-Rhin

L’ambition de mieux servir

Publié le 23/11/2018

L’assemblée générale de l’Association de gestion et de comptabilité - Centre de fiscalité et de gestion du Bas-Rhin (AGC-CFG 67) a été l’occasion de présenter le projet Ambition 2020, qui vise à mieux servir les adhérents.

Le projet Ambition 2020 fait suite à un audit provoqué par des problématiques internes et des remontées du terrain. « Le centre doit aborder un virage. Et le faire sereinement », indique Franck Sander, président de l’AGC-CFG 67. Parmi les aspects qui doivent évoluer, il cite la gestion des ressources humaines avec davantage de souplesse, de valorisation des compétences internes… En effet, un des leitmotivs de l’audit était le suivant : les collaborateurs du CFG, trop chargés de dossier, n’ont pas assez de temps à consacrer à leur adhérents. Autre chantier majeur : l’informatique, étant donné la vitesse à laquelle évoluent les outils. « Au CFG d’anticiper ces évolutions pour être prêt à aborder l’avenir sans être dépassé », constate Franck Sander. La première mesure prise a été l’instauration d’un comité directeur, qui se réunit tous les lundis matins, avec des représentants de chaque service. Un rendez-vous hebdomadaire qui a vocation à fluidifier les échanges. Chaque service est en outre placé sous la responsabilité d’un membre du conseil d’administration, qui le représente à ce comité directeur, avec un responsable d’équipe. Pôle comptable et fiscal « Proposer un meilleur service aux adhérents, c’est un challenge qui me tient à cœur », indique Christophe Lutz, élu responsable du pôle comptable et fiscal. Pas de révolution en vue, mais une réorganisation de ce pôle, qui est le plus important de l’AGC-CFG 67. Les méthodes de travail vont par exemple être uniformisées entre les différents comptables, pour une meilleure lisibilité et un meilleur suivi. Denis Fritsch, responsable de l’équipe comptable, explique que le travail d’enregistrement des écritures comptables en vue de la réalisation d’un bilan va être de plus en plus automatisé. Par contre, les comptables endossent aussi la mission d’expliquer ce bilan, et de détecter les besoins, les forces et les faiblesses des adhérents. Une mission de conseil que les comptables et les experts-comptables souhaitent développer, en collaboration avec le pôle Conseil, comme l’a indiqué Amélie Gérardot, responsable de l’équipe des experts-comptables. Pôle social « 1 290 employeurs agricoles font confiance à l’AGC-CFG 67 pour établir les fiches de paie de leurs employés », informe Dominique Lux, élu et responsable du pôle social. Un travail qui était auparavant effectué aussi par les comptables. « Nous avons décidé de spécialiser 12 gestionnaires de paies, qui bientôt ne font plus que ça, et qui seront regroupés dans de nouveaux locaux en 2018 », poursuit-il. Pascale Remen, responsable du pôle, précise : « L’activité d’établissement de fiches de paie a progressé de 6 % par rapport à l’année passée ». Le pôle social effectue aussi la Déclaration sociale nominative (DSN) des salariés à la Mutualité sociale agricole (MSA). Une mission « chronophage car mensuelle », mais importante pour l’AGC-CFG 67 : « Près de la moitié des DSN déposées à la MSA-Alsace le sont par le centre ». Assistance en cas de litige, rédaction de contrat, aide à l’embauche, mise en place de plans d’épargne entreprise (PEE), de plans d’épargne retraite collectif (Perco), audit  retraite et prévoyance, émission d’une lettre d’information sur les nouveautés en matière sociale sont autant de missions assurées par le pôle social. Sans oublier qu'« il nous tient à cœur d’analyser  les nouveautés sociales et de les interpréter par rapport aux réalités du monde agricole ». Et les idées en ce sens ne manquent pas », poursuit Pascale Remen. De six personnes, l’effectif de ce pôle est passé à 12 et devrait à terme atteindre 15 personnes. Pôle conseil Le pôle conseil est représenté au niveau du conseil d’administration par Julien Koegler. L’offre de conseil va évoluer pour proposer différents niveaux de service, du « pack conseil », correspondant à du conseil de gestion classique, au « pack full service », correspondant à un audit plus complet incluant la construction d’une stratégie d’amélioration des résultats de l’entreprise. Là aussi, cette montée en gamme du service va se traduire par l’embauche d’un nouveau conseiller, portant l’effectif à huit personnes. En outre, des prestations spécifiques vont être élaborées pour les Cuma, les coopératives… Pôle informatique Service transversal, le pôle informatique est placé sous la responsabilité de David Striff. « Notre objectif est de répondre aux demandes internes et externes en maintenant l’existant et développant de nouvelles fonctionnalités », décrit-il. Pas moins de trois millions de fichiers sont hébergés par le parc informatique de l’AGC-CFG 67, soit une masse de données à traiter et sécuriser colossale. Matthieu Haag, élu responsable de ce pôle, décrit un système informatique « performant et sûr », mais qui, avec l’évolution de la réglementation et la transition numérique, requerrait « une reprogrammation qui dépasse nos capacités actuelles ». D’importants chantiers sont donc à mener. « Mais, prévient Matthieu Haag, nous n’allons pas réinventer l’eau chaude. Nous allons regarder ce qui se fait ailleurs tout en veillant à conserver notre indépendance. » Pôle juridique « Nous poursuivons l’objectif de clarifier notre offre et de réduire la sous-traitance », indique Matthieu Haag, élu, également responsable du pôle juridique. C’est en ce sens que Michel Christmann a été recruté pour endosser la responsabilité du pôle juridique. Il envisage notamment de proposer « de nouvelles prestations en lien avec le droit des affaires ». Les demandes émanant des adhérents sont traitées en « étroite collaboration avec le pôle conseil, centralisées et réparties entre les juristes en fonction de leurs compétences ».

Cérémonie des laboureurs

« L’année des champions »

Publié le 16/11/2018

En 2018, cinq Alsaciens et un Ardennais se sont distingués lors des finales nationale ou mondiale de labour. La Région a célébré ces résultats exceptionnels lors d’une cérémonie lundi 5 novembre à Strasbourg.

Les Oscars du labour. Pas de strass ni paillettes, mais des trophées. Lundi 5 novembre, la Région a honoré ses laboureurs victorieux des finales nationale et mondiale en 2018. Une cérémonie calibre Grand Est inédite. « C’était logique d’organiser un événement régional au vu des résultats de cette année », explique Pascale Gaillot, vice-présidente à l’agriculture et la ruralité au Conseil régional. En 2018, les laboureurs d’Alsace et des Ardennes ont brillé en France et à l’international. Imaginez juste. Un vice-champion du monde de labour en planche, un qualifié pour la finale mondiale de l’année prochaine, une deuxième et troisième places lors de ces mêmes qualifications, un champion de France en catégorie à plat et une sixième place nationale de labour en planche. Rien que ça. « C’est l’année des champions », se félicite Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. Un avion pour le Minnesota Toutefois, une autre réalité se cache derrière ces triomphes de prestige. Celle des finales locales. Aux échelons cantonaux, départementaux et régionaux. Des événements plus discrets mais ô combien importants pour la vie en province. « Les Jeunes Agriculteurs animent nos campagnes tout l’été avec les concours de labour et les fermes ouvertes », loue Patrick Bastian, président de la commission agriculture à la Région. Ainsi, 3 000 personnes ont assisté à la finale régionale le 2 septembre à Monthois, dans les Ardennes. Deux semaines plus tôt, des centaines de visiteurs ont déambulé sur le site de la finale départementale du Bas-Rhin, à Niederaltdorf. « N’arrêtez jamais », a lancé Patrick Bastian à l’adresse des jeunes rassemblés dans l’hémicycle de la Maison de la Région à Strasbourg. « Nous sommes prêts à remplir l’avion que vous affréterez pour soutenir Bertrand Rott à la finale mondiale de l’an prochain dans le Minnesota », a répondu dans un sourire Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Un clin d’œil aussi aux négociations à venir sur les aides régionales au budget du syndicat des jeunes exploitants. À ceux qui en doutaient, les JA ne vont pas s’endormir sur leurs lauriers.

Publié le 16/11/2018

Le Réseau interrégional international pour la formation et le développement rural a réuni treize jeunes responsables de syndicats agricoles d’Alsace et d’Allemagne, mardi 7 novembre à la ferme Trau d’Ebersheim. Une rencontre censée assurer la relève de ce dispositif de coopération tripartite.

Un speed dating à la sauce agricole. Quatre petits groupes de jeunes sont assis autour de nappes à carreaux rouges et blancs. Les treize Français et Allemands disposent d’un quart d’heure pour faire connaissance. Nom, âge, type d’exploitation, loisirs… Une rencontre organisée en marge d’une réunion du conseil d’administration du réseau interrégional international pour la formation et le développement rural (Ri2), mardi 7 novembre. « Nous voulons passer le flambeau aux jeunes », explique Katja Prinz, en charge des relations internationales à la Chambre d'agriculture de la Sarre et membre du Ri2. Le réseau en charge de la coopération transfrontalière dans le bassin du Rhin supérieur a besoin de renouveler ses effectifs. Dans la salle mitoyenne où se tient le conseil d’administration, de nombreuses têtes grisonnantes. « Au moins deux ou trois élus vont quitter leur poste dans les deux prochaines années », constate Katja. Il y a urgence à apporter du sang neuf. Alors les membres de l’organisme redoublent d’efforts pour motiver les jeunes agriculteurs à s’investir. « On les avait déjà invités, sans grand succès, rappelle Marthe Jacky, conseillère d’entreprise à la Chambre d'agriculture d’Alsace et très active au sein du Ri2. Là, on a établi l’ordre du jour autour de cette rencontre et on a insisté auprès de nos contacts. » Bingo. Quatre élus JA ont répondu présent côté français. Neuf Allemands complètent la troupe. Personne ne comprend comment le voisin fonctionne Retour dans la salle de réception de la ferme Trau. Les jeunes bafouillent en allemand, en français, parfois même en anglais. Katja Prinz et deux animateurs du Ri2 jouent les interprètes. Au fur et à mesure de la discussion, des idées émergent. « On pourrait leur faire part de nos idées pour préparer la réforme de la Pac », lance Julien Koegler, président des JA 67. « Il faudrait aussi qu’on explique le fonctionnement de nos syndicats respectifs », rebondit Ange Loing, à la tête des JA 68. Car personne ne comprend vraiment comment les voisins s’organisent. Les syndicats français et allemands ont peu de points communs. Les « JA » allemands ne représentent pas que les agriculteurs. Ils regroupent tous les jeunes ruraux. Artisans, étudiants, ouvriers… De ce fait, les priorités divergent. Ainsi, quand les JA d’Alsace parlent réforme de la Pac et installation des jeunes, les JA allemands s’intéressent à des rencontres techniques ou festives. Par ailleurs, les syndicats allemands jouent un rôle administratif plus important que leurs homologues tricolores. En effet, les Länder allemands ne disposent pas de Chambres d’agriculture à proprement parler. Une partie des compétences agricoles incombent donc aux organisations syndicales. Vient le moment de présenter son binôme. Les participants se plantent à tour de rôle au milieu des tables disposées en « U ». Ils livrent une rapide biographie de leur nouveau collègue et situent sa ferme sur une carte à l’aide de gommettes. Malgré ses airs de colonie de vacances, l’activité est très sérieuse. « Ça nous permet de briser la glace et de dépasser la barrière de la langue, confie un trentenaire à lunette du Bade Wurtemberg. Sans ça, chacun resterait de son côté. » « L’avenir est entre leurs mains » Retour en petits groupes. Les agriculteurs disposent maintenant de 20 minutes pour proposer de futures actions communes. Une manière de les impliquer davantage dès à présent. Mais l’effort doit venir d’eux, selon Katja Prinz. La responsable est formelle : « On ne va pas leur courir après, l’avenir est entre leurs mains ». Message reçu cinq sur cinq. Les participants fourmillent d’idées. Visites de fermes, conférences communes sur des sujets techniques ou politiques, rencontres informelles… Au final, les JA ont convenu de se retrouver le 3 décembre à Fribourg. L’objet de la journée ? Établir une méthode de travail pour préparer ensemble la réforme de la Pac. Ce front commun subira son baptême du feu quelques jours plus tard, lors de la conférence du Rhin supérieur. Les jeunes présenteront leur plan de bataille aux délégués de l’organisation et à un eurodéputé allemand. Le lobby est déjà sur les rails.

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