Vie professionnelle

Publié le 09/01/2019

Les membres de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du canton de Truchtersheim ont organisé une réunion de présentation du projet défendu par la liste commune FDSEA-AVA-JA pour les élections Chambre d'agriculture.

La proximité de la Chambre d'agriculture sur son territoire est primordiale pour la liste conduite par Denis Ramspacher, tête de liste FDSEA-AVA-JA. D’ailleurs, Dominique Daul, président cantonal, ne manque pas de saluer le travail effectué dans les antennes décentralisées et de rappeler aux exploitants que « dans la pratique, quand nous sommes confrontés à un souci, on va à l’Adar ». Pour la nouvelle mandature, un objectif : renforcer ce lien entre les techniciens de l’institution et les agriculteurs. Même s’il aurait préféré que le Grand contournement Ouest (GCO) ne se concrétise pas, Denis Ramspacher est revenu sur la stratégie engagée. Elle a permis de limiter la perte de foncier à 2 % par exploitation en remembrant 11 000 hectares et d’empêcher l’acquisition de terres à des fins environnementales. Il en a aussi profité pour saluer le travail de la Chambre d'agriculture sur les problématiques d’aménagement du territoire, comme ceux conduits dans le cadre des PLUi. Il compte d’ailleurs bien s’appuyer sur le service pour relever le défi de la préservation de l’outil agricole dans les communes. Les débats ont également porté sur l’image de l’agriculture, lynchée de toutes parts (reportage télévisuel, article de presse à charge, etc.). « Pour faire face à ce fléau qu’est l’agribashing, il faut davantage communiquer sur ce qui est fait en réalité dans nos fermes », soulignent Julien Koegler, président de Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, et Franck Sander, président de la FDSEA. C’est pourquoi, l’équipe FDSEA-AVA-JA projette de renforcer le « pôle communication » de la Chambre d'agriculture. « Il faut que demain, l’institution soit armée pour rétablir les vérités », conclut Julien Koegler.

Section des anciens exploitants du Bas-Rhin

Une seule consigne : « Allez voter ! »

Publié le 23/12/2018

Les anciens exploitants et anciens salariés de l’agriculture des deux départements alsaciens se sont retrouvés le lundi 10 décembre à la Maison de l’agriculture de Schiltigheim. Ils étaient une centaine à avoir fait le déplacement pour l’intervention du professeur Marc Berthel sur la fin de vie et les directives anticipées. Auparavant, Paul Schiellein a fait le tour de l’actualité, avec un focus sur les revendications des anciens exploitants et les élections consulaires en préparation.

Pour les anciens agriculteurs, la revalorisation des retraites reste la préoccupation majeure, en cette fin d’année 2018, souligne Paul Schiellein, président de la section des anciens exploitants du Bas-Rhin. « Nous avons eu une discussion très constructive avec Jean-Paul Delevoye, haut commissaire à la réforme des retraites, au cours de laquelle nous lui avons fait part de nos revendications. » Elles se résument en trois points. Un socle minimum de retraite pour tout retraité actif et à venir, fixé à 85 % minimum du Smic et financé par la solidarité nationale. « Ce socle ne doit pas peser sur les cotisations de nos actifs. » Un régime unique par points, financé par les cotisations sociales sur le revenu du travail, fonctionnant par répartition et regroupant la retraite de base et la retraite complémentaire obligatoire. Une convergence des règles pour restaurer l’équité dans le mode de calcul des retraites, c’est-à-dire une retraite basée sur les 25 meilleures années. « Nos vœux pour 2019 : que les retraites des anciens exploitants soient revalorisées au moins du taux de l’inflation, et non de 0,3 % comme le prévoit Emmanuel Macron, car cela creuse encore le fossé. » Les anciens exploitants continueront à se battre pour défendre leur pouvoir d’achat, obtenir une meilleure prise en charge de la dépendance, soutenir les services d’aide à la personne, soulager les aidants familiaux par le répit et la formation. « Nous allons travailler sur ce thème dans les mois à venir. » La SDAE continuera en outre à œuvrer pour les baisses de charges, en rencontrant ses principaux partenaires, Groupama, Mutualia, Crédit Agricole, pour les assurances santé, automobile et maison. « Le dialogue doit être permanent », souligne Paul Schiellein. Le collège des anciens exploitants a été maintenu La section des anciens exploitants continuera à accompagner ses adhérents dans la transition numérique. « Nous avons livré 40 tablettes en début d’année et formé leurs propriétaires à leur utilisation. 30 tablettes supplémentaires viennent d’être remises à ceux qui les ont commandées. » D’autres projets sont prévus pour 2019 : « Nous allons continuer à travailler sur la transmission des exploitations. Cela intéresse les Jeunes Agriculteurs au plus haut point. Nous allons également participer à la réflexion sur le nouveau schéma d’autonomie en cours d’élaboration pour la période 2019-2021. Et nous allons continuer à organiser des rencontres - nous avons tenu sept réunions en 2018. » Mais le rendez-vous le plus important est sans conteste l’élection des membres de la Chambre d'agriculture qui aura lieu en janvier prochain. « Nous nous sommes battus pour conserver le collège des anciens agriculteurs. » Un collège qui représente tout de même quelque 10 000 électeurs. « Nous avons gagné le combat : un collège composé d’un titulaire et de deux suppléants a été maintenu. » Un seul mot d’ordre : « Allez voter, afin de renforcer notre légitimité au sein de cette assemblée consulaire ». Le matériel électoral qui sera envoyé aux électeurs contient une profession de foi « pour permettre aux électeurs, dont certains ne nous connaissent pas, de mieux savoir ce que nous faisons ». Comment faire face au décès d’un conjoint ? Il y a quelques mois, la section des anciens exploitants avait présenté un document élaboré au niveau national et listant toutes les démarches et formalités à effectuer en cas de décès d’un proche, auprès de l’administration, des banques, des assurances, etc. Des démarches souvent fastidieuses, qui se compliquent encore lorsque vie privée et vie professionnelle se confondent. Philippe Wolff a réalisé un document de synthèse qui résume l’ensemble de ces démarches à travers huit fiches techniques très claires. « Chaque deuil est unique. Il ne s’efface jamais, en réalité », souligne Philippe Wolff. Le conjoint survivant passe par trois phases : l’état de choc, l’état de dépression, puis la phase de reconstruction. « Il faut permettre à la personne concernée d’exprimer son chagrin, en étant présent auprès d’elle, en l’écoutant, en sachant rester silencieux, en allant au-devant de ses besoins et de ses désirs, en l’aidant à s’occuper d’elle-même. Et parfois, la ramener à la réalité. On peut l’orienter vers des associations comme les Mouvements chrétiens ou Vivre son deuil. » La Mutualité sociale agricole est l’un des premiers organismes à contacter, explique Ludovic Heimburger, de la MSA. « Le plus simple est de rencontrer un conseiller dans un de nos bureaux décentralisés. » Il saura guider l’adhérent pour les démarches à effectuer pour continuer à bénéficier de certaines prestations, avoir une couverture maladie, faire la demande de pension de réversion, maintenir le droit au logement, etc. Paul Schiellein a félicité les membres du comité pour l’élaboration de ce document qui a fait l’objet d’un large consensus. Il a donné rendez-vous à tous les anciens agriculteurs pour l’assemblée générale de la FDSEA du Bas-Rhin qui se déroulera à Kurtzenhouse le 18 janvier prochain.

Prix abusivement bas

La FNSEA et JA saluent le projet d’ordonnance du gouvernement

Publié le 22/12/2018

Le 17 décembre, le gouvernement a présenté son dernier projet d’ordonnance relatif au prix abusivement bas dans les filières alimentaires. Son objectif est qu’un juge puisse condamner des prix payés aux producteurs déconnectés de toute réalité économique. Cette ordonnance doit donc permettre de sanctionner les prix abusivement bas. Le 18 décembre, dans un communiqué, la FNSEA et JA précisent qu’elle est indispensable pour assainir les relations commerciales. De plus, pour les deux organisations « après l’ordonnance sur le relèvement du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions, et la construction du prix en marche avant, il s’agit du dernier mécanisme manquant, qui sera essentiel pour faire respecter la loi ». JA et la FNSEA attendent donc désormais une publication rapide de cette ordonnance, afin que « la DGCCRF et le juge puissent jouer leur rôle de gendarme, dans un contexte de négociations commerciales difficiles pour les producteurs agricoles ».

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