Le numérique a pris une place déterminante dans le quotidien des agriculteurs. Le Comptoir agricole teste en permanence de nouvelles solutions pour leur permettre de rester à la pointe de la technologie. Mathieu Walter a fait le point lors de la récente assemblée générale de la coopérative.
Le Comptoir agricole 4.0 est en marche, indique Mathieu Walter, spécialiste de l’agriculture connectée. La coopérative a listé les besoins des agriculteurs pour être en phase avec leurs attentes, explique-t-il. Le constat est édifiant : outils de pilotage pour superviser l’ensemble des opérations, géolocalisation des parcelles, télédétection pour savoir ce qui se passe à l’intérieur des parcelles, capteurs au champ, objets connectés embarqués dans les machines pour mémoriser les actions menées, cartographie des sols et de leur potentiel, robotique pour que la machine puisse travailler en totale autonomie, réseau de communication, applications numériques, conseils connectés, etc.
Un agriculteur est un professionnel mobile et connecté par définition, poursuit Mathieu Walter. « Partant de ce constat, nous avons construit la Ferme du futur by Comptoir agricole. » Deux solutions sont déjà proposées aux adhérents. Le service Farmstar, commercialisé par la société Airbus, facilite le pilotage de la fertilisation azotée pour apporter la bonne dose au bon moment. Il évalue la biomasse des parcelles de céréales pour estimer les besoins des plantes au sein même de la parcelle. Cette information peut être utilisée par la machine pour piloter la fertilisation au mètre près. Pour ce faire, l’agriculteur peut s’appuyer sur la précision du signal RTK. « 160 agriculteurs sont déjà équipés du signal RTK, ce qui fait du Comptoir agricole le leader en la matière. »
D’autres solutions sont en test actuellement, comme Défisol qui permet de cartographier les parcelles pour connaître les caractéristiques et le potentiel des sols. « Ce logiciel évalue le potentiel de chaque zone à l’intérieur d’une parcelle donnée. » Autre solution à l’étude, la modulation de la densité de semis : deux sources d’information - la carte de rendement et la carte de densité de semis - sont superposées pour affiner la productivité de chaque zone.
« Si les résultats sont concluants, nous les proposerons à nos adhérents, indique Mathieu Walter. Si vous avez envie de découvrir ces nouvelles technologies, contactez Grégory Ledien, chargé des innovations en agroéquipements et en agriculture de précision. »