Travaux de saison

Publié le 23/11/2018

Feuilletez notre édition actualisée du coût des opérations culturales, réalisée en partenariat avec l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture et la Chambre d'agriculture du Grand Est. Elle sert de référence aux agriculteurs réalisant des travaux en entraide.

  Barème Entraide 2018 EAV Lire plus de publications sur Calaméo  

Sécheresse et TODE

La FDSEA monte au créneau

Publié le 04/10/2018

La sécheresse et la perte du dispositif TODE ont constitué les principaux sujets de débat lors du conseil départemental de la FDSEA qui s’est tenu lundi 1er octobre.

Franck Sander, président de la FDSEA, est revenu sur la sécheresse qui touche le département : « La situation est plus qu’inquiétante, même si les résultats sont hétérogènes, certains secteurs sont sinistrés. Il y a un manque de fourrage important chez certains éleveurs. Pire, il ne pleut toujours pas et les implantations de colza et de blé pourraient être affectées. » La FDSEA a activé plusieurs dispositifs : tout d’abord la reconnaissance en calamité agricole pour les cultures non assurables. Des missions d’expertises ont eu lieu ces dernières semaines sur prairies et certaines cultures légumières. Il s’agit d’un dispositif assez lent, la reconnaissance n’interviendra pas avant la fin de l’année. Si reconnaissance il y a, cela permettra aux personnes les plus spécialisées de bénéficier d’une aide, s’ajoutera un dégrèvement sur la Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB). Consciente de la lenteur du dispositif et des besoins urgents des agriculteurs, la FDSEA a sollicité les collectivités (Conseil régional et Conseil départemental). Ces dernières ont acté le principe d’une aide, mais les moyens d’action restent à définir. « Certains Départements ont envisagé une aide à l’UGB, indique Patrick Bastian. Mais cela reviendrait à donner 4 à 5 euros par animal. Je ne suis pas favorable au saupoudrage, ni à donner quelques euros à tout le monde. Il faut identifier les exploitations les plus touchées. » Franck Sander a proposé de définir des enveloppes départementales au sein de la Région Grand Est et que chaque département définisse sa méthode de répartition. Par ailleurs, les membres du conseil départemental se sont montrés favorables à la proposition d’étendre les soutiens aux investissements du Plan bâtiment aux hangars de stockage et silos pour augmenter la capacité de stock des éleveurs. La FDSEA va également mettre en ligne un outil de bourse aux fourrages afin de mettre en relation acheteurs et vendeurs. Enfin, la FDSEA réfléchit à organiser un approvisionnement en autres fourrages de substitution, comme des pulpes en provenance d’autres départements. TODE et dégâts de sangliers Parmi les dossiers d’actualité, la suppression du dispositif d’allégement des charges des employeurs de saisonniers (TODE) est un vrai non-sens pour Gérard Lorber. La conséquence sera un renchérissement du coût pour l’employeur de 189 € par saisonnier et par mois pour un salaire de 110 % du Smic (Smic + ICCP), soit 3,5 millions d’euros de perte pour le département du Bas-Rhin ! La FDSEA a sollicité une rencontre avec le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Lemaire, et un déplacement du préfet sur une exploitation. « Si le préfet ne vient pas nous irons chez lui », a conclu le secrétaire général de la FDSEA. Les membres du conseil départemental sont revenus sur les dégâts de sangliers, particulièrement importants sur prairies depuis quelques semaines. Laurent Fischer, en charge du dossier, a rappelé que « l’année est vraiment paradoxale, avec de très bons résultats sur le maïs et une catastrophe en prairie. Aujourd’hui il y a plus de dégâts sur prairies que sur maïs dans le département. Et il y a un problème d’indemnisation sur les dégâts de prés notamment en montagne. » C’est pourquoi, la FDSEA a demandé au Fonds d’indemnisation de remettre en état une prairie par ses propres moyens et de comparer le coût au barème qui est appliqué. Cette expérimentation va permettre d’ouvrir une négociation sur le sujet.

Pellenc et Berger Machines Agricoles

La nouvelle Grapes' Line 60 en démonstration

Publié le 04/10/2018

Une nouvelle vendangeuse tractée Grapes' Line 60 de Pellenc était récemment présentée en démonstration par Berger Machines Agricoles. Quoi de neuf techniquement ?

Bien implanté dans les vignobles avec notamment ses dispositifs de tri Selectiv Process, le constructeur de Pertuis (84) Pellenc lance cette année une nouvelle gamme de vendangeuses tractées, les Grapes' Line déclinées en cinq modèles, les 40, 45, 60, 70 et 80. C’est la Grapes' Line 60 que présentait Stéphane Berger, durant ces vendanges qui, il faut le souligner, ne se prêtent pas trop au test d’efficacité de tri des vendanges, tant l’état sanitaire est impeccable. Plusieurs nouveautés techniques significatives apparaissent avec cette nouvelle vendangeuse, pour toujours plus de confort de pilotage, précision et qualité de récolte. Bien que tractée, la vendangeuse soulage la motricité grâce à l’autotorque : les roues sont munies de moteurs hydrauliques gérés par des capteurs de force sur le timon, pouvant ainsi accepter 30 % de pente. Outre les corrections de tractions, la vendangeuse corrige également les dévers de façon semi-automatique. Côté pilotage, un seul joystick gère pas moins de 18 fonctions, le tout complété par un écran tactile de visualisation des différents paramètres utiles à la récolte. Et côté maniabilité, une tournière de 3,50 mètres de large suffit. Nouveautés aussi du côté de la tête de récolte. D’une manière générale, la qualité de résistance des matériaux plastiques (écailles, secoueurs) a été améliorée. La Grapes' Line peut admettre 10 paires de secoueurs, mais 7 suffiront pour l’Alsace, plus une paire de guide-piquets pour une hauteur maximale de voûte de 2,20 m. Pellenc propose des convoyeurs inox avec tapis à claire-voie qui permettent d’éviter l’aspiration fortuite des jus lors de la première aspiration des feuilles et d’améliorer l’aspiration des débris végétaux. La Grapes’ Line peut admettre quatre ventilateurs, et pour le modèle Grapes’ Line 80, le dispositif de tri Selectiv Process bien éprouvé. Enfin Pellenc a significativement amélioré la facilité de nettoyage de la machine. Différents organes, comme les aspirateurs, s’ouvrent pour rendre leur accessibilité plus facile. Et la passerelle rend le nettoyage plus aisé. Enfin, Pellenc propose une commande déportée de nettoyage automatique qui dure 20 minutes, un argument technique de poids pour les années de vendanges acétiques.  

Pages

Les vidéos