Travaux de saison

Publié le 15/11/2017

La FNSEA reconduit une cinquième opération en proposant à nouveau du sucre à prix réduit à ses adhérents pour alimenter les colonies d’abeilles cet hiver.

Une alimentation suffisante tout au long de l’année est un facteur déterminant pour la bonne santé des abeilles. Le nourissement avec du sucre cristallisé est une pratique couramment utilisée par les apiculteurs pour subvenir aux besoins de leurs colonies lorsque celles-ci ne disposent pas de ressources alimentaires suffisantes dans leur environnement. En période hivernale, les apiculteurs apportent une alimentation sucrée en complément des réserves naturelles présentes dans les ruches. Après le succès des opérations sucre menées les années passées, la FNSEA, à travers un partenariat entre sa commission apiculture et la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) - association spécialisée de la FNSEA, a décidé d’apporter son soutien en renouvelant ce dispositif pour permettre aux adhérents apiculteurs et agriculteurs détenteurs de ruches de bénéficier d’un prix attractif. Le principe est simple : proposer aux apiculteurs du sucre blanc cristallisé à prix réduit pour l’alimentation des colonies au cours de l’hiver. Les apiculteurs adhérents peuvent commander le sucre auprès de la FDSEA du Bas-Rhin dès aujourd’hui et jusqu’au 24 novembre. Le sucre sera livré à partir de la troisième semaine de décembre sur sept points de livraison dans toute la France. Le point le plus proche du Bas-Rhin est situé à Saint-Nicolas-de-Port dans la Meurthe-et-Moselle. À partir du sucre, les apiculteurs peuvent fabriquer du sirop ou du candi pour garantir l’alimentation suffisante de leurs colonies pendant l’hiver. Cette pratique dite de « nourrissement », loin des périodes de miellées, est sans conséquence sur la qualité des miels qui seront produits ultérieurement. Elle permet aux apiculteurs de maintenir leurs colonies jusqu’aux premières floraisons du printemps. Pour connaître les conditions de réalisation de cette opération et vous procurer le bon de commande, veuillez vous rapprocher de la FDSEA du Bas-Rhin au 03 88 19 17 67.

Publié le 13/11/2017

La société Plein Air Création de Duttlenheim, spécialisée dans la métallerie et la petite chaudronnerie à des fins de conception de matériels viticoles et agricoles, a récemment présenté sa dernière création : un dérouleur-enrouleur de fils de palissage multifonctionnels.

Derrière la société Plein Air Création, il y a la famille Engel. Le père, Materne, est viticulteur à la cave de Beblenheim. Et, récemment, il a quitté volontairement son emploi chez Osram, dans le cadre d’un plan de licenciement. Avec ses filles et son épouse, ils se sont lancé le défi de créer une entreprise de métallerie et de petite chaudronnerie. Il faut dire qu’à eux quatre, ils accumulent les compétences. Materne connaît bien les travaux dans les vignes et a des idées pour les faciliter. Céline, sa fille, est diplômée en métallerie et chaudronnerie. Elle est donc capable de coucher les idées de son papa sur le papier (ou plutôt sur ordinateur), puis de les forger en atelier. Son autre fille, Nadège, est diplômée en gestion et création d’entreprise. Et son épouse Gabrielle a l’habitude de gérer les aspects administratifs. Le 1er mai 2017, ils ont donc créé cette entreprise à quatre. Et s’attellent désormais à proposer des solutions aux agriculteurs et viticulteurs du secteur. Enrouler et dérouler simultanément Vendredi 27 octobre, à Avolsheim, Materne Engel s’affairait donc autour d’un modèle de dérouleur-enrouleur de fils de palissage sorti de son esprit et des ateliers de Plein Air Création. Celui-ci est très polyvalent. Il est capable de rembobiner du vieux fil pendant que du nouveau se déroule. L’idéal pour réaliser des travaux d’entretien ou de réparation. Lors de travaux d’installation d’une parcelle, il permet de dérouler quatre fils simultanément grâce à son système de freinage des arceaux. Pour démonter ou restructurer une parcelle, il est capable d’enrouler hydrauliquement ou manuellement (ou électriquement en option grâce à une télécommande) les anciens fils. Et, comme ils sont enroulés proprement, l’appareil permet de réutiliser les fils en inox ou en acier galvanisé, et ainsi de réaliser des économies d’achat de fil neuf. Après les vendanges, l’appareil est aussi capable d’enrouler simultanément les fils releveurs en plastique, jusque 12 fils simultanément théoriquement. Mais Materne Engel conseille de procéder à quatre, voire six lignes simultanément maximum, sinon « le chantier risque de devenir ingérable ». Et si la parcelle est longue, « mieux vaut procéder en deux fois ». En morte-saison, les bobines bien enroulées peuvent être stockées directement sur l’appareil. Du fil de fer barbelé à la fibre optique, en passant par les tuyaux Grâce à une tourelle pivotant à 380 ° sur laquelle sont montés deux arceaux entraîneurs permettant de mettre, par exemple de l’ancien fil d’un côté et du nouveau de l’autre, cet enrouleur dérouleur est donc très polyvalent. En effet, en plus des travaux dans les vignes, il peut aussi être utilisé pour gérer du fil de fer barbelé, du fil électrique, de la fibre optique, de la clôture électrique, des tuyaux… Passer le fil dans le guide-fil, l’attacher à son support, et c’est parti : Pour remplacer un ancien fil, Materne Engel préconise d’enlever la goupille, pour passer en roue libre et ne pas utiliser le régime moteur du tracteur, mais plutôt enrouler le fil mécaniquement. Un disque de frein avec deux mâchoires réglables est situé entre les deux arceaux entraîneur afin de régler la vitesse d’enroulement. Deux disques séparateurs sont livrés avec l’appareil, ce qui facilite la sortie du fil en bobines bien régulières. Arrache-cep, remorques… Plein Air Création propose aussi un arrache cep, conçu pour sortir facilement les pieds de vigne malades d’une parcelle destinée à être replantée. Après arrachage, une option tarière permet de préparer le trou pour accueillir le prochain cep. La pince de l’arrache-cep a été récemment modifiée pour une maniabilité accrue, et éviter de couper les pieds en deux. Du coup, l’appareil est aussi capable de sortir des piquets en béton. « Nous sommes aussi spécialisés dans la conception de remorques sur mesure, avec un châssis simple et polyvalent, qui permet de moduler la remorque dans ses dimensions et ses équipements », indique Nadège Engel. Du coup, les agriculteurs peuvent profiter d’une remorque pour réaliser plusieurs types de travaux. C’est dans ce même esprit d’économie de moyens que Plein Air Création propose de modifier d’anciennes remorques. « Par exemple celles qui sont équipées de vis d’Archimède. En coupant le fond pour le remettre à plat, en les équipant d’un vérin et d’une porte, il est possible de les transformer en remorque multifonctions, capable de transporter du bois, des céréales, du raisin en vrac ou en bottiches… » Enfin, Plein Air Création propose de mettre son logiciel de dessin 3D au service de ses clients : « Nous pouvons conceptualiser une modification d’outil imaginé par un agriculteur ou un viticulteur en vue de son amélioration », explique Nadège Engel.

Publié le 06/11/2017

Les vignerons de la Couronne d’Or, en partenariat avec les boulangers du Bas-Rhin, ont animé la place Gutenberg à Strasbourg du 13 au 15 octobre, pour la 16e édition de la fête des vendanges et du goût qui a réjoui des milliers amateurs.

En automne, la ville de Strasbourg participe à la vie du vignoble en fêtant les vendanges, place Gutenberg. Les vignerons de la Couronne d’Or, les boulangers du Bas-Rhin et les fromages du restaurant la Cloche à fromage ont envahi la place du 13 au 15 octobre. Organisée par l’association des commerçants, les Vitrines de Strasbourg, cette manifestation a été inaugurée le 13 octobre par un tour de pressoir à main donné par le maire, Roland Ries, notamment, Gwen Bauer, président des Vitrines de Strasbourg, et son directeur, Pierre Bardet. Cette 16e édition était animée par l’orchestre Perle. « Le vignoble de Strasbourg, c’est chose faite », a déclaré Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, avec l’entrée de la commune viticole d’Ostoffen. Roland Ries a souligné, quant à lui, que cette fête des vendanges et du goût, soutenue par la ville, est désormais très attendue par les Strasbourgeois et les touristes. Millésime 2017, les petites phrases des vignerons… Les vignerons ont chaleureusement accueilli les amateurs, nombreux à cette fête, toujours conviviale. Les commentaires sur les vendanges 2017, quasiment achevées pour la plupart, sont allés bon train sur le stand de la Couronne d’Or. Les vins sont en fermentation, et les vignerons sont pour une fois unanimes sur les qualificatifs de ce millésime : « Phénoménal, grand, très très grand, un vrai potentiel de garde pour les pinots noirs, le meilleur depuis dix ans » ! Côté volume, Marc Anstotz de Balbronn a résumé avec humour la situation : « Les fûts sont trop grands cette année ». Une situation disparate selon les secteurs, certains ayant été touchés par le gel et les orages de grêles, comme le domaine Fritsch à Marlenheim, qui enregistre une diminution de 30 % de la récolte, précise Jérémie Fritsch. Le domaine a laissé quelques parcelles en attente, pour « ses cuvées plus rondes » de gewurztraminer et de riesling. Xavier Léon Muller, à Marlenheim, a également patienté au vu des perspectives de journées bien ensoleillées, espérant des Vendanges tardives sur le muscat notamment. Une patience récompensée avec les 16,3° atteints ! Il se dit soulagé « d’avoir du vin dans les tonneaux, après tous ces aléas. Et quel vin ! Irréprochable sur la qualité, très mûr. » Christophe Botté, directeur de la cave du Roi Dagobert à Traenheim, souligne « la bonne surprise des vignerons pour ces vendanges ». Charles Brand, à Ergersheim, a attendu que « les noix tombent des arbres pour vendanger » aux alentours du 20 septembre, trois semaines d’affilée. Il confirme la qualité, avec « une belle minéralité », soulignant que son fils, Philippe, ne fait plus que des vins nature de macération sur le domaine. Maxime Brand note le côté « goûteux du fruit », un millésime qui donnera « des vins de garde sans problème ». Des fermentations bien avancées, très prometteuses Comme sur l’ensemble du vignoble alsacien, le volume est réduit notamment sur le gewurztraminer, mais le secteur a été plutôt épargné par les épisodes météorologiques, précise Jean-Marie Bechtold à Kirchheim. Les vins atteignent un degré d’alcool peu élevé, entre 11° et 13,2°. Ce qui a le plus surpris ce vigneron, c’est « l’état sanitaire quasi parfait des raisins. Une année somme toute plutôt simple dans les vignes, contrairement au millésime 2016. » Selon lui, ce millésime se situe entre le 2011 et le 2015, « solaire certes, mais moins qu’en 2015 », avec un bon équilibre entre concentration et fraîcheur et « un côté aérien pour l’ensemble des cépages, très étonnant. » Après les derniers gewurztraminers rentrés en VT, avec une belle concentration, Jean-Marie Bechtold va laisser fermenter doucement cet « intéressant millésime, pas porté sur l’alcool ». Son fils, Théo, tout récemment installé sur le domaine souligne « de bonnes surprises » sur le gewurztraminer, notamment. Jean-Jacques Muller à Traenheim « n’a jamais vu de raisins aussi sains ». Il n’a fait que deux traitements anti-mildiou, « un record » si l’on peut dire. À l’initiative de son fils, Nathan, le domaine a utilisé 50 moutons sur 2 hectares, qui ont été très bien effeuillés. « Il n’y a pas eu un grain de pourri sur ces vignes ». Malgré la sécheresse, « il n’y a pas eu de raisins cramés, même si les baies sont restées petites ». Comme d’autres vignerons, il a attendu pour vendanger le riesling, qui titre finalement 15°, 16° après le week-end très chaud des 14 au 15 octobre. Le pinot gris a atteint les 21°, une très belle fin de vendanges. « Il n’y a pratiquement pas eu de tri, c’est incroyable », note sa fille, Marjorie. « Une année cool dans les vignes. » Les vendanges manuelles se sont déroulées « tranquillement » d’autant plus qu’ils ont inauguré leur nouveau pressoir, qui fonctionne avec des palox. La famille est enthousiaste sur les résultats « déjà prometteurs en cave ». Tous les cépages montrent « un bel équilibre, des arômes déjà perceptibles, de la matière qui devraient donner de l’excellent, avec une acidité bien présente », souligne Nathan. Dans le millésime 2017 « tout est bon » s’exclame Jean-Jacques. Le gewurztraminer est très parfumé, le pinot noir très coloré, « le pinot gris sera très bon ». Un avis qui a été largement partagé sur le stand de la Couronne d’Or.

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