Viticulture

Publié le 08/08/2017

Beaucoup de vignerons ont répondu présent à l’invitation de la Chambre d’agriculture d’Alsace pour sa démonstration de pulvérisateurs à Eichhoffen (67), le 20 juillet dernier. L’équipe de Jérôme Attard proposait de nombreux pulvérisateurs, avec à chaque fois une évaluation au buvard hydrosensible de la qualité des sprays sur l’ensemble du plan de palissage.

Beaucoup de monde et de pulvérisateurs le 20 juillet dernier à Eichhoffen. Avec en premier, un pulvérisateur de marque Friuli. Cet appareil italien, à panneaux récupérateurs traînés du constructeur italien Agricolmeccanica. Les panneaux sont ajourés, l’air est filtré avec captation des produits sur lamelles. Friuli annonce au moins 40 % de récupération et jusqu’à 90 %. L’ajustage des panneaux est autonome avec l’adaptation de ces derniers à l’écartement de la vigne et la largeur du feuillage. Chez Berthoud, la régulation du Twist’air est de type DPM proportionnelle au régime moteur. L’orientation des canons est manuelle ou électrique. Berthoud a prévu un rince-bidon dans le tamis filtre d’incorporation des poudres ou liquides, la filtration des bouillies s’effectue à l’aspiration et au refoulement. Chez Léon Durrmann, on propose un système d’adaptation des rampes à la largeur pour être au plus près du feuillage. À noter également que Sika offre la possibilité d’adapter un capteur de mesure de pression et de débit, donnant les volumes/ha en temps réel. Le boîtier adaptable sur tout appareil transmet les données sur smartphone par wifi. Les informations en temps réels sont ensuite cartographiées. Le pulvérisateur Idéal Bora dispose d’un réservoir lave-mains et d'un réservoir de rinçage du circuit. Il n’y a pas de cardan. Le volume appliqué est de 110 litres. L’inclinaison des canons est réglable électriquement, « idéal » quand on a des alternées, et des écartements différents.

Publié le 08/08/2017

La fête du vin de Blienschwiller fêtait son 40e anniversaire le week-end dernier. L’occasion de retracer l’épopée de cet événement de la route des vins d’Alsace depuis 1977.

À l’époque, le maire, Jean Sperry, confie à son premier adjoint, Roger Muckensturm, le soin de créer une animation. Celui-ci demande alors à Jean-Marie Sohler, chef de corps de l’amicale des sapeurs pompiers, ainsi qu’à l’association Le Club 77, de prêter main-forte à l’organisation d’une petite foire aux vins. Elle se tient alors dans la petite école, laissée vacante pendant d’été. Puis, la fête connaît peu à peu un succès grandissant avec les présidents successifs de l’amicale, Étienne Wassler, Pierre-Yves Meyer et aujourd’hui Serge Schwartz. Rebaptisé en 1986 Nuit du crémant, l’événement a aujourd’hui « le vent en poupe », constate avec une grande satisfaction Roger Muckensturm, pour qui cette fête s’inscrit dans l’épopée de ce village vigneron depuis le XIIe siècle. « Au XVIe siècle, il est attesté qu’un médecin bâlois fait l’éloge des vins de Blienschwiller, dont certaines barriques étaient transportées à Sélestat pour être exportées. » Comptant 25 exploitations viticoles pour 335 habitants, Blienschwiller est probablement le village où le nombre de vignerons rapporté au nombre d’habitants est le plus élevé, fait remarquer le maire, Jean-Marie Sohler. C’est aussi le village du « double rendez-vous des saveurs, initié par Jérôme Meyer, une mini-randonnée gastronomique qui se déroule toujours à guichets fermés », ajoute-t-il. Un millésime du même cru qu’en 1947 ? L’inauguration a été l’occasion de donner un coup de projecteur sur le millésime 2017. « Une récolte impactée par le gel, mais qui promet une très belle qualité », souligne Didier Pettermann, président du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa). « Il fait penser au millésime 1947, le plus grand du siècle dernier », fait-il remarquer. Il n’a pas été contredit en cela par Jean-Marie Sohler, puisque « c’est l’année de ma naissance » ! La commune a aussi profité de cette quarantième fête pour inaugurer la nouvelle mairie - école qui abrite aussi la bibliothèque et la salle associative. Le nouveau bâtiment ultramoderne à l’intérieur reste paré de colombages à l’extérieur, ce qui a occasionné de véritables prouesses architecturales pour se conformer aux prescriptions des Bâtiments de France. Le député Antoine Herth a rappelé toute l’importance qu’il attache à la réserve parlementaire, cette somme dont disposent les députés pour aider les communes dans leurs projets. Mais le responsable politique fraîchement réélu a surtout incité la profession viticole à s’impliquer dans les États généraux de l’alimentation. « Il faudra que la profession participe à la discussion pour rappeler le rôle culturel de la viticulture française et son poids dans la balance commerciale du pays. »

Le Synvira à la foire aux vins d’Alsace

Les vins géo, mais surtout logiques

Publié le 07/08/2017

En attendant un millésime 2017 « très prometteur », à la Foire aux vins d’Alsace, le Synvira joue à fond la carte des terroirs sur son stand, en faisant découvrir la diversité géologique alsacienne, et en classifiant les vins selon leur origine.

« On a mis un point d’honneur à vous parler de terroir. On ne parle pas de cépage. Donc on a classifié nos vins en fonction de nos géologies », introduit Pierre Bernhard, le président du Synvira. Dans le hall 4 de la Foire aux vins d’Alsace, le stand du Synvira propose des dégustations qui sortent du cadre classique des cépages. Qui ne sont certes pas totalement ignorés, et qui s’ajoutent à l’information. Mais le point essentiel mis en avant, c’est l’origine géologique du vin. Sur le comptoir de dégustation, 13 formations géologiques sont recensées (*). Et les vins proposés sont classifiés en fonction de ces géologies, et non pas en fonction des cépages. La géologue et vigneronne Yannick Mignot a présenté la richesse et la diversité des terroirs, expliquant cette diversité, en reprenant les travaux du géologue Claude Sittler. Car, constate la géologue, « tout le monde s’intéresse à la géologie des vignobles » ; cette notion n’est plus réservée aujourd’hui à une minorité d’initiés. Pour conclure cette présentation didactique, Pierre Bernhard a livré son sentiment sur le beau millésime à venir : « Malgré les baisses de volumes annoncées, on est sur un millésime de qualité, de beaux raisins, une belle végétation. […] Pas forcément en volumes, mais qualitativement très beau », a insisté le président, à 5 semaines de la récolte. « Si on a un peu de pluie, on arrivera à quelque chose de très intéressant ce qui permettra d’exprimer toute cette richesse des terroirs alsaciens. » Aujourd’hui, « de nombreux vignerons veulent élaborer des vins de terroirs et font des efforts en conséquence », a poursuivi le président du Synvira qui constate que les vignerons indépendants « ont l’ambition de pratiquer de plus en plus le terroir ».

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