Prévention

Caisse d’assurance-accidents agricole du Bas-Rhin

Mettre le paquet sur la prévention

Publié le 15/05/2017

La Caisse d’assurance-accidents agricole du Bas-Rhin se réunissait en assemblée générale, vendredi 5 mai, à Schiltigheim. Si le nombre d’accidents est en baisse, leur gravité reste préoccupante. D’où la nécessité d’investir dans la prévention et la sensibilisation.

Mieux vaut prévenir que guérir. Ce mot d’ordre s’impose à la Caisse d’assurance-accidents agricole (CAAA) du Bas-Rhin. Vendredi 5 mai, délégués et responsables de la caisse se sont retrouvés en assemblée générale à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim. Si le bilan financier et humain de 2016 est encourageant, la gravité des accidents reste préoccupante. La structure se dirige donc vers un renforcement des programmes de prévention. Un bilan en demi-teinte « Après deux années de hausse, 2016 connaît une baisse importante du nombre d’accidents », annonce Denis Ramspacher, président de la CAAA. Avec 1 230 dossiers instruits l’année dernière contre 1 333 en 2015, la tendance est bonne. Autre élément de satisfaction, « la diminution concerne autant les salariés que les non-salariés ». Avec une baisse respective de 45 et 48 dossiers sur l’année, les deux catégories progressent de manière symétrique. La diminution générale est complétée par 10 dossiers en moins chez les élèves des lycées agricoles. Pourtant, toute la situation n’est pas au beau fixe. La gravité des incidents de santé vient entacher les bons chiffres de 2016. Le président, qui dirigeait sa première assemblée générale, le concède. « On peut regretter la gravité en hausse des accidents chez les non-salariés. » Cela se traduit par deux décès sur le lieu de travail et huit amputations. Sensibiliser les professionnels Mais pour le patron de la caisse, cette hausse ne doit pas être une fatalité. « Les huit incidents ayant entraîné l’amputation sont tous liés à la manipulation d’appareils en marche et devraient donc être faciles à éviter. » Pire, un tiers des blessures seraient liées à l’utilisation de machines et d’outils. Les actions de prévention apparaissent plus que jamais primordiales. S’il s’avère impossible d’éradiquer totalement les imprévus, la marge de progression reste conséquente. Le directeur de la CAAA 67, Pascal Jan, a tout de même souligné les efforts qui ont été faits l’année dernière. Il a rappelé que la caisse a participé à près de 70 événements de sensibilisation. Ces formations en sécurité ont concerné pas moins de 1 200 personnes. Le budget alloué à ces séances a quasiment doublé entre 2015 et 2016, s’établissant à 48 000 €. Côté aides financières, la caisse a octroyé plus de 100 000 € aux agriculteurs pour l’acquisition de matériel de sécurité. Près de 1 000 combinaisons de protection phytosanitaire, 600 filtres anti-poussières ou encore 100 protections auditives ont ainsi été achetés avec la bénédiction de la CAAA. Autre élément central dans la stratégie de la caisse, la sensibilisation des jeunes. Ainsi, plus de 220 heures de cours ont été données dans les différents lycées agricoles. Ces efforts ont donc payé en partie, poussant le nombre d’accidents à la baisse. Mais n’ont pas été suffisamment efficaces pour lutter contre leur gravité. Forts de ce constat, les responsables de la CAAA 67 ont décidé de redoubler d’effort cette année.

Publié le 27/03/2017

L’Aropa Alsace, qui regroupe les salariés des organismes agricoles, vient de vivre sa sixième assemblée générale. Son credo : bien vivre sa retraite.

Le recrutement de nouveaux adhérents reste une des principales préoccupations de l’Aropa Alsace, a indiqué le secrétaire général, Ernest Freyburger. C’est pourquoi ses dirigeants sont intervenus dans les entreprises pour informer les salariés proches de la retraite. Ils ont également demandé à la MSA d’Alsace de distribuer des flyers aux salariés déposant une demande de pension de vieillesse. L’association projette en outre d’organiser des réunions d’information dans les secteurs où elle est faiblement représentée, comme le Sundgau et l’Outre-Forêt. En 2016, l’Aropa a accueilli 67 nouveaux adhérents, ce qui porte leur nombre à 257, soit une progression de 36 %. « C’est le contrat d’assurance complémentaire santé conclu avec Mutualia qui attire la plupart des nouveaux membres », a concédé Ernest Freyburger. L’Aropa Alsace tient sa sixième assemblée générale, a souligné le président, Raymond Clément. C’est une jeune association, comparé aux autres associations du Grand Est qui ont presque toutes plus de 30 ans d’existence. « Mais nous sommes en train de rattraper notre retard. Si on y ajoute les associations de retraités de Groupama et de la MSA, nous sommes aujourd’hui 583 adhérents. Cela nous permet d’être optimistes pour atteindre rapidement le cap des 1 000 adhérents. Soyez les ambassadeurs de l’Aropa Alsace ! » L’an dernier, l’association avait fait un focus sur le régime local, qui risquait d’être remis en cause par la loi ANI dont le but était de généraliser la complémentaire santé. Après quelques passes d’armes, le législateur a décidé de maintenir le statu quo du régime local. « Aujourd’hui, notre action se focalise sur deux aspects, la retraite universelle et la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement », a expliqué Raymond Clément. La Confédération française des retraités vient d’arrêter ses propositions quant à l’avenir des retraites, de la protection sociale, de la santé et de la représentativité de l’association auprès des instances nationales. « En pleine période électorale, c’est le moment de faire passer le message des retraités auprès des candidats à la présidentielle », a souligné le président. Pour lui, il est indispensable de mettre en place un régime universel de répartition par points en remplacement de tous les régimes actuels de retraite. « Il faut garantir l’indexation des pensions sur l’évolution des prix, relever les petites pensions et unifier les conditions d’attribution des pensions de réversion pour l’ensemble des régimes. » Les comités départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie sont en train d’être mis en place. « Votre Aropa a fait acte de candidature. » « Une véritable réforme de justice sociale » L’assemblée générale s’est poursuivie par une conférence-débat sur le thème « Comment bien préparer sa retraite ». C’est un sujet qu’il faut anticiper, a souligné Raymond Clément. Plusieurs sujets ont été abordés, la problématique de la dépendance et son financement, par Daniel Robert, vice-président du Coderpa, le rôle de la MSA au niveau de la vieillesse, avec Christelle Jamot, et le témoignage de Nicole Ambeis, secrétaire générale du groupe Bethesda. L’élaboration d’une politique en faveur des personnes âgées était attendue depuis trente ans, a rappelé Daniel Rebert. En février 2011, un grand débat national sur la dépendance s’est engagé. S’ensuivirent de nombreuses commissions, études, rapports. La loi d’adaptation de la société au vieillissement, promulguée en 2015, apporte des améliorations notoires mais, faute de moyens, ne permet pas d’absorber les chocs démographiques, estime Daniel Rebert. « Ceci étant, c’est une véritable réforme de justice sociale. » Elle apporte notamment une meilleure couverture des besoins des personnes âgées, une participation financière réduite des usagers par l’augmentation de l’Allocation personnalisée d’autonomie, un soutien renforcé aux personnes les plus dépendantes et une réforme de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées. Elle veut répondre à trois grands enjeux : mobiliser toute la société : dynamiser la prévention individuelle et collective, prendre en compte le défi démographique dans les villes et les territoires, développer l’intergénérationnel, valoriser l’engagement des jeunes en service civique, valoriser l’emploi dans le secteur des services à domicile ; accompagner les personnes âgées dans leur parcours de vie : leur permettre de vieillir chez elles grâce à la revalorisation de l’APA, développer le logement intermédiaire, adapter le logement aux enjeux du vieillissement, soutenir les proches aidants par une aide au répit ; revaloriser les droits et les libertés des personnes âgées : leur permettre de désigner une personne de confiance, renforcer leur intégrité physique et leur sécurité dans les établissements, les associer à la politique de la vieillesse. « La loi existe, les départements doivent maintenant la mettre en place », a souligné Daniel Rebert. Elle induit une gouvernance revisitée : les Coderpa et les CDCPH fusionnent au sein des CDCA. Celui du Bas-Rhin a été mis en place, celui du Haut-Rhin devrait se créer en octobre. Daniel Robert a tiré la sonnette d’alarme : le vieillissement de la société engendre une augmentation de la dépendance. Or les moyens sont insuffisants pour faire face aux besoins de la population future : la loi fait l’impasse sur le financement de la perte d’autonomie et sur le coût des maisons de retraite. Un besoin de financement qui ira croissant dans les prochaines années et qui restera en grande partie à la charge des ménages. « La dépendance est une bombe à retardement pour l’économie française, estime Daniel Rebert. Il faudra rapidement passer au deuxième acte et mettre en place un financement de la perte d’autonomie, à l’instar de ce que plusieurs pays européens ont mis en place. » Cette question doit rapidement être classée en cause nationale, selon lui. « Tout ce que la MSA peut faire pour vous » « Qu’est ce que la MSA fait pour vous ? » Christelle Jamot, directrice générale de la MSA d’Alsace, a indiqué qu’au-delà des aides légales, chaque MSA peut décliner des aides extralégales, adaptées aux besoins locaux : accompagnement financier, accompagnement individuel par un travailleur social, accompagnement en groupe, projets à caractère sanitaire et social, comme les actions de prévention ou les maisons d’accueil pour seniors. La MSA d’Alsace a notamment mis sur pied le programme Bien Vieillir, avec des conférences-débats et des ateliers sur des thèmes très variés comme la santé, la mémoire, l’équilibre, la nutrition, l’habitat, l’informatique, l’activité physique, la conduite automobile, la dépression, la sexualité, etc. Bref, tout pour bien vivre sa retraite… « 161 cycles, organisés par Atout Âge, sont prévus en 2017 », a annoncé la directrice générale. LA MSA participe également aux campagnes de dépistage des cancers du sein, du col de l’utérus et du colon et à la prévention de l’ostéoporose. Elle encourage ses ressortissants à participer à des activités (partir en séjour à l’étranger, par exemple), à maintenir le lien social, bref à tout faire pour éviter la dépression qui touche 15 à 30 % de la population des plus de 65 ans. « Il est possible de se faire aider si ses revenus sont trop justes », a poursuivi Christelle Jamot. La MSA peut accorder différentes aides : aides techniques (barre d’appui), adaptation du logement, aide à domicile, accompagnement lors de la sortie d’hôpital, portage de repas, accès aux soins, hébergement temporaire, téléassistance, etc. Christelle Jamot a présenté les offres de service des associations du groupe MSA d’Alsace : microcrèches pour caser les « chicoufs », téléassistance avec Présence verte, relais de services à la personne (Outre-Forêt), association Germa Alsace pour la mise à disposition d’hommes toutes mains ou d’aides à domicile, entre autres. Elle gère en outre six petites unités de vie en milieu rural, les Marpa (Maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie) ou Masa. Un projet est en cours à Huningue. « On ne sait pas tout ce que la MSA peut faire pour vous », a souligné Raymond Clément. « Soyez vigilants par rapport aux choix que vous allez faire si vous ne pouvez plus rester à la maison », a souligné Nicole Ambeis, directrice d’Ehpad, avant de présenter les différentes solutions d’hébergement pour les personnes âgées. Il existe trois catégories : les logements intermédiaires : Marpa ou Masa, résidences d’hébergement pour personnes âgées ou résidences senior, petites unités de vie (PUV). La nouvelle loi parle des résidences autonomie ; l’accueil familial (hébergement chez l’habitant, villa familiale) ; les Ehpad (maisons de retraite). « C’est un lieu de vie et de soins, où une équipe pluridisciplinaire vous accompagne 365 jours par an, une formule tout compris. » Il existe plusieurs types de prise en charge dans les Ehpad (dépendance physique, dépendance psychique, maladie d’Alzheimer), etc.

Caisse d’assurance-accidents agricoles (CAAA) du Bas-Rhin

La sécurité fait partie du job

Publié le 20/02/2017

Si le nombre d’accidents liés à l’utilisation de machines et outils agricoles est en baisse, leur gravité augmente. C’est pourquoi la réduction des risques liés à l’utilisation des machines en mouvement sera le thème prioritaire de la campagne de prévention 2017 de la CAAA du Bas-Rhin. Mercredi 8 février, elle présentait son plan d’actions lors d’une réunion d’information des délégués.

« Nous avons constaté en 2015 et 2016 une recrudescence des accidents liés aux machines en marche. Ce risque concerne tant les salariés que les non-salariés et ces accidents sont souvent assez graves puisqu’en 2016 sept d’entre eux ont engendré l’amputation d’un membre ou encore d’un ou plusieurs doigts. Ces drames sont évitables », introduit Denis Ramspacher, président de la CAAA du Bas-Rhin depuis novembre dernier. « La machine est au cœur de notre métier. Elle est une alliée, elle peut aussi se transformer en ennemi. Un moment d’inattention, une petite négligence et le drame se produit, laissant parfois des séquelles pour la vie », poursuit Thomas Blum, président de la commission de prévention. Aussi, pour enrayer cette série, les Caisses du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont engagé une série d’actions. Et cette réunion constitue une étape supplémentaire dans ce travail de sensibilisation. Car « une meilleure connaissance des risques permet de les réduire », note Thomas Blum. Sensibiliser les lycéens, lire plus efficacement le Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), effectuer les chantiers à plusieurs, bien les préparer et les coordonner, arrêter les machines avant toute intervention sont, pêle-mêle, quelques-unes des actions qui permettraient de réduire les risques d’accidents liés aux machines en mouvement. D’autres pistes ont été évoquées par les différents intervenants invités à cette réunion (à lire en encadrés). Montant forfaitaire des aides réévalué Ces quatre dernières années, la Caisse a attribué plus de 400 000 € d’aides financières sur des actions précises ou des contrats de prévention. Bonne nouvelle, le montant forfaitaire de ces aides a été réévalué. Et un nouvel outil est désormais éligible à ces aides, à hauteur de 40 % de l’investissement : le lève-tête pour bovin. En 2017, la CAAA mettra l’accent sur certains outils, parmi les plus efficaces, comme les manchons de protection pour les prises de force, les gants pour l’utilisation de sécateur électrique, les filtres à air pour les cabines de tracteur, qui doivent être renouvelés tous les ans pour être efficaces. 47 interventions dans l’enseignement agricole En plus d’allouer des aides à l’investissement dans du matériel de sécurité, la CAAA mène aussi des actions de prévention sur le terrain. Sébastien Rohmer, conseiller en prévention, revient sur les actions menées en 2016 : session de formation au bûcheronnage, stands au salon Agriculture de demain, lors des confrontations européennes holstein et lors du concours départemental de labour. « À cette occasion nous avions aussi effectué une évaluation des risques sur l’exploitation qui accueillait la manifestation. Et nous avons disposé des panneaux en divers endroits, afin de pointer les risques, détailler ce qui a été fait pour améliorer la situation, et ce qui pourrait encore être fait. » Les conseillers en prévention sont aussi intervenus dans les établissements scolaires, au gré de 47 interventions auprès d’un maximum de filières et sur des thématiques différentes. « Les élèves de bac pro sont amenés à visiter une exploitation agricole et à en réaliser le DUERP, sur lequel ils sont notés. L’objectif est de les aider à faire le leur plus tard, sur leur propre exploitation. » Un CHSCT pour les TPE et PME La CAAA a aussi participé aux réunions trimestrielles des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) des entreprises agricoles de plus de 50 salariés. En outre, la CAAA est membre de la Commission paritaire d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CPHSCT), une nouvelle instance qui agit en faveur des TPE et des PME des secteurs de la production agricole qui n’ont ni délégués du personnel ni CHSCT. Composés de membres salariés, employeurs et consultatifs, elle se réunit une fois par trimestre pour promouvoir la sécurité, améliorer les conditions d’hygiène et de sécurité dans ces entreprises. « En 2016, la thématique abordée au sein de la CPHSCT était les troubles musculosquelettiques (TMS) », précise Sébastien Rohmer. Les actions de prévention de la maladie de Lyme ont été reconduites, avec l’installation de quatre panneaux et l’organisation de trois conférences-débats. La mise en œuvre des Certiphyto se termine : « Pas moins de 12 000 personnes ont été formées en 3 ans. » Et le site internet de la CAAA (www.3caaa.fr) s’étoffe : « Vous y trouverez des documents gratuits d’aide à la rédaction des DUERP, des vidéos, une cartographie des points de rencontre avec les secours en forêt, c’est-à-dire des endroits précis où il faut se rendre en cas d’accidents… » Six thèmes majeurs La CAAA est, avec la MSA, partie prenante du Plan santé sécurité au travail (PSST) 2016-2020 dont Denis Litt, conseiller en prévention, rappelle les six thèmes. les TMS : l’objectif de la CAAA est de toucher un maximum de personnes et de les sensibiliser à ce risque professionnel le risque psychosocial (RPS) : deux actions sont en cours avec la MSA, visant à inciter les agriculteurs à parler de leur travail et de son incidence sur leur vie le risque chimique : la CAAA va utiliser le logiciel Seirich, un outil d’évaluation du risque chimique en ligne le risque animal, avec deux principaux thèmes : la contention des bovins et les comportements avec les chevaux. la lutte contre la désinsertion professionnelle : suite à un accident, la reprise d’activité est parfois difficile. Il faut en être physiquement et psychologiquement capable, parfois il faut adapter le matériel, les installations, ce qui peut s’avérer coûteux. le risque machine : après de nombreuses déclarations d’accident en 2016, la tendance se poursuit en 2017.

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