Prévention

Journée de sensibilisation de MSA Services Alsace

« Tout le monde devrait connaître le massage cardiaque »

Publié le 15/10/2018

L’association MSA Services Alsace organisait le 5 octobre sa première journée de sensibilisation autour du massage cardiaque. Un geste « accessible à tous » qui pourrait sauver « cinq à sept fois plus de vies » s’il était maîtrisé par davantage de Françaises et Français.

Un geste simple, qui sauve des vies, mais qui reste encore trop méconnu. Si 90 % de la population des pays scandinaves est formée au massage cardiaque et à l’utilisation d’un défibrillateur, la donne est loin d’être aussi satisfaisante en France. Si aucun chiffre officiel n’existe à l’heure actuelle pour quantifier le niveau de connaissances des habitants de notre pays concernant ces gestes de premiers secours, il est « clairement insuffisant », comme l’explique Guy Fuchs, médecin généraliste et sapeur-pompier au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Haut-Rhin. « Actuellement, en France, une personne sur vingt victimes d’un arrêt cardiaque subi est sauvée, souvent avec des séquelles. Dans les pays où au moins 20 % de la population est formée au massage cardiaque, c’est une personne sur trois qui est sauvée et sans séquelles. En nous formant massivement, nous pouvons atteindre cet objectif. » C’est dans cet esprit que le Conseil départemental du Haut-Rhin (CD 68) et le Sdis 68 ont entrepris depuis quelques années de former le plus grand nombre à ce geste accessible à tous. Ainsi, depuis cinq ans, tous les élèves de 6e du Haut-Rhin sont formés dans les collèges. « C’est un peu comme Tintin, c’est accessible de 7 à 77 ans, et même au-delà », s’amuse le docteur Fuchs. C’est dans cet esprit que l’association MSA Services Alsace, en partenariat avec l’association Asform Alsace, a organisé vendredi 5 octobre sa première journée de sensibilisation sur le sujet dans ses locaux colmariens. « On a choisi cette thématique parce qu’il y a encore beaucoup de personnes qui meurent, alors qu’il suffirait souvent de la bonne réaction et des bons gestes pour éviter le pire », développe Séverine Haller, chargée de communication et de commercialisation chez MSA Services Alsace. Une soixantaine de salariés de la MSA d’Alsace ont pris part à cette première journée de sensibilisation qui faisait office de « test » pour les organisateurs. « Nous voulions déjà voir si la formule plaisait et fonctionnait bien. L’idée est ensuite de pouvoir former les adhérents de la MSA un peu partout en Alsace », poursuit Séverine Haller. Cette mini-formation se déroule en 30 minutes environ avec diffusion d’un petit film à la clé. « Masser, masser, masser » sans s’arrêter Après avoir répondu à un mini-questionnaire sur le cœur et son fonctionnement, les participants ont été pris en charge par le Dr Fuchs pour s’exercer à la pratique du massage cardiaque et l’utilisation d’un défibrillateur. Tout d’abord sur des mannequins classiques dédiés à ce type d’exercices, puis sur des… bouteilles en plastique. Nettoyées et vidées de tout leur contenu, ces dernières ont en effet la particularité d’apporter les mêmes sensations qu’un massage cardiaque réel, le bruit du plastique en plus. « À la maison, les gens n’ont pas de mannequin à disposition. Avec une bouteille, on peut s’entraîner et former des personnes autour de soi. Et plus de gens apprendront le massage cardiaque, plus on sauvera des vies », justifie Guy Fuchs. Avant de poursuivre : « On pourrait sauver cinq à sept fois plus de vies qu’aujourd’hui. Et derrière, les gens reprennent une vie normale, sans séquelles. » Mais si le massage cardiaque est un geste finalement assez simple à pratiquer, il n’en demeure pas moins fatigant. En effet, en cas d’intervention sur une personne en situation d’arrêt cardiaque, il faut « masser, masser, masser » sans jamais s’arrêter afin d’assurer la circulation de l’oxygène jusqu’au cerveau. « C’est pour cela que si on est plusieurs à savoir le faire, on peut passer le relais au bout de trente massages. Et ce, jusqu’à l’arrivée des secours qu’il faut avoir prévenus au préalable », précise Guy Fuchs. Tout le monde peut être sujet à un massage cardiaque, du nourrisson à la personne âgée. La technique est toujours la même, sauf pour le nourrisson où les doigts doivent être utilisés au lieu des paumes des mains. Et pour ceux qui craindraient de casser des os avec la pression du massage, le Dr Fuchs est catégorique : « C’est vraiment très très rare que ce genre de choses arrive. Mais de toute façon, il ne faut jamais se poser de question. S’il y a un doute, il faut masser. Ne rien faire tue à coup sûr. Et je peux vous assurer que quelqu’un qui revient à lui après un arrêt cardiaque et qui continue sa vie, c’est un bonheur énorme. »

Publié le 25/09/2018

Les vendanges représentent une période d’activités porteuse de risques très nombreux, dans les vignes comme à la cave. Ils concernent les chefs d’exploitation, salariés, saisonniers, aides bénévoles, apprentis et les stagiaires

Les dangers encourus par les personnes qui vendangent et qui vinifient sont divers et variés. Véhicules, manœuvres, transport et trafic routier Année après année, plus de 50 % des accidents mortels surviennent avec des véhicules et des machines, dans les parcelles, sur l’exploitation mais aussi dans le trafic routier. Pour les éviter, il convient de vérifier la validité des permis de conduire et de rappeler les consignes de prudences suivantes. Avant de partir : contrôler les feux, les freins, les rétroviseurs, le ou les gyrophares et le réglage du siège. Les vitres doivent être propres. Les convois stationnés en pente doivent être arrêtés efficacement. L’arrimage des charges requiert une attention toute particulière. Il peut être utile d’élaborer un plan de circulation sur l’exploitation, en séparant les voies de circulation pour les véhicules et celles pour les personnes. Enfin, il est nécessaire de signaler correctement les chantiers de vendanges. Pour ce faire, des cônes ou des triopans peuvent faire l’affaire. Le transport de personnes en remorque agricole : le conducteur doit être âgé de 18 ans minimum les sièges doivent être fixes et aménagés (30 cm du sol, 40 cm de large, dossier 50 cm) il doit y avoir une remorque unique fermée sur ses 4 cotés et équipée d’un moyen d’accès 25 km/h maximum Le transport de personnes dans un véhicule utilitaire : Le dépassement du nombre de personnes transportées et le non-port de la ceinture de sécurité engagent les responsabilités civiles et pénales du propriétaire et du chauffeur. Tous les véhicules autorisés à la vente (les VU entrent dans cette catégorie) sont équipés d’autant de systèmes de retenue (ceintures de sécurité) que de places précisées sur la carte grise. Il est ainsi interdit de transporter une personne dans un véhicule utilitaire si celui-ci ne prévoit pas : siège et système de retenue ! Chutes et glissades En règle générale, les chutes de plain-pied et autres glissades constituent les accidents les plus nombreux dans les vignes et en cave ! Avec parfois des conséquences graves, voire mortelles en cas de chute de hauteur depuis des échelles en cave, ou depuis des murs de vigne. Pour les éviter, de bonnes chaussures ou des bottes avec semelle antidérapante sont nécessaires. De nombreuses chutes se déroulent au moment de descendre du tracteur. Il faut donc être très attentif en sortant de la cabine. Le désordre est également source d’accidents. Il convient d’éviter les obstacles, tels que des tuyaux ou toutes sortes d’objets qui peuvent encombrer la cave ou les escaliers. Les échelles doivent être en bon état, vérifiées périodiquement, suffisamment longues et fixées aux cuves. Il convient également de protéger les ouvertures dans le sol et de se prémunir d’un éclairage suffisant et fonctionnel. Pour éviter les glissades, les sols et escaliers doivent être propres et antidérapants. Une main courante doit équiper chaque escalier. Mal de dos Le mal de dos est le mal du siècle, voire des siècles ! Dans les vignes comme à la cave, il est omniprésent. Pour s’en prévenir, effectuer un petit échauffement le matin et à la reprise du travail, prêter attention aux postures, porter à deux ce qui est trop lourd et changer régulièrement de position. Machines de réception et de cave Les machines de réception comportent des risques mécaniques et des risques électriques. En cave aussi, il existe de nombreux et très graves risques mécaniques. La plupart des décuvoirs et autres conquets à vis sans fin peuvent se révéler très dangereux et causer des dégâts irréversibles. Les conquets de réception, égrappeuses et décuvoirs doivent être munis de protections évitant de se blesser sans empêcher le raisin de passer. S’il survient une panne, il est indispensable d’actionner l’arrêt de sécurité avant de débourrer, de nettoyer ou d’entretenir la machine. Ne pas intervenir à la main pour débourrer, mais utiliser un bâton. L’électricité est également une composante à risques omniprésente. Vérifier régulièrement l’état de votre installation électrique. Le CO2 (gaz carbonique) Pendant les vendanges mais aussi après, il se produit beaucoup de CO2 dans la cave. Pour évacuer ce CO2, une ventilation qui extrait l’air (du point le plus bas) est conseillée. Mais il est encore mieux d’y ajouter une arrivée d’air suffisante, par exemple un ventilateur qui pousse. Il faut qu’il y ait au moins autant d’air qui rentre que d’air qui sort. Suivant le volume de la cave, il faut des ventilateurs performants pour renouveler suffisamment l’air. Le captage à la source peut s’avérer une bonne solution. Bien réalisé, il n’est pas cher et, en tout cas pour les blancs, évite presque entièrement la pollution de la cave par le CO2. Dans tous les cas, la sortie du CO2 du bâtiment ne doit pas polluer à nouveau le même bâtiment ou une autre construction. Le danger du CO2 doit être signalé aux endroits adéquats, par exemple aux portes d’accès extérieures de la cave. Logiquement, la ventilation doit pouvoir être enclenchée depuis l’extérieur. De même, le tableau électrique ne devrait pas se trouver au fond de la cave. Autres dangers Les personnes allergiques aux piqûres d’hyménoptères comme les guêpes doivent toujours avoir leur antidote sur elles. La présence d’un tire-tique est par ailleurs fortement recommandée. Informer tous les collaborateurs sur les procédures à suivre en cas d’urgence. Prévoir une pharmacie pour les petites urgences. Caisses d’assurance-accidents agricole d’Alsace Services prévention    

Partenariat Groupama - CAAA

Un équipement qui peut sauver des vies

Publié le 19/09/2018

Limiter le risque d’accidents de la circulation impliquant des engins agricoles sur les grands axes routiers, tel est le but de la convention qu’ont signée les Caisses d’assurance accidents agricoles alsaciennes et Groupama Grand Est, lundi dernier à la foire européenne de Strasbourg.

Tous les quatre ans, un accident mortel se produit en Alsace, à l’occasion d’une collision impliquant une percussion de l’attelage par l’arrière. C’est le triste bilan qu’a dressé Jean-Michel Habig, président de la Caisses d’assurance accidents agricole (CAAA) du Haut-Rhin et du GIE 3 CAAA. La RN83, sur le tronçon entre Colmar et Burnhaupt, est souvent le théâtre de telles tragédies. Les tracteurs agricoles attelés d’une remorque ou d’une benne circulent à petite vitesse sur cette route à quatre voies, et ils sont percutés par des voitures, des fourgons ou, pire encore, des camions, dont les conducteurs n’ont pas réussi à adapter leur vitesse à temps… Ou ont réagi trop tard parce que leur attention était détournée par un « distracteur », téléphone mobile, ou même vidéo, dans certains cas. Mais d’autres axes sont concernés. « C’est un problème épineux, dans notre région où il y a une forte densité de routes », a ajouté le directeur de la CAAA du Haut-Rhin, Philippe Pétry. Suite à un accident survenu à un tracteur viticole du domaine Cattin à Vœgtlinshoffen, le député Jacques Cattin a sensibilisé le préfet du Haut-Rhin à ce problème. Ce dernier a contacté la Chambre d'agriculture d’Alsace qui s’est mise en relation avec la Caisse d’assurance accidents agricole du Haut-Rhin. La réflexion engagée a abouti à l’élaboration d’un équipement de sécurité, une bâche étanche et souple qui s’attache par des aimants, des sangles ou des tendeurs sur n’importe quel type d’attelage et est alimentée en électricité par des piles autonomes. Cet équipement a été soumis pour validation à une équipe de l’IUT Hygiène sécurité environnement de l’Université de Haute Alsace, a expliqué Philippe Pétry. « Il n’a pas pour but de se substituer au dispositif réglementaire, comme le gyrophare, mais d’accroître la lisibilité à l’arrière de l’attelage agricole. » Cet équipement est fabriqué par une entreprise locale, Est Signalisation à Niederhergheim. Son prix est de 260 € HT, mais il n’en coûte en réalité que 50 € à l’agriculteur, grâce aux subventions accordées par différents organismes : 55 € pour les CAAA du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, 50 € pour la préfecture du Haut-Rhin - celle du Bas-Rhin devrait lui emboîter le pas - et 55 € pour Groupama Grand Est au titre de sa politique de prévention. C’est le but de la convention qui vient d’être signée entre Rémy Losser, président de la Fédération Alsace de Groupama Grand Est, et Michel Habig, président de la CAAA du Haut-Rhin, lundi dernier sur l’espace agricole de la foire européenne de Strasbourg, en présence de Denis Ramspacher, président de la CAAA du Bas-Rhin.

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