Prévention

Peau, troubles musculo-squelettiques (TMS), etc.

La MSA fait de la prévention

Publié le 22/07/2018

En agriculture, les troubles musculosquelettiques (TMS) sont la première cause de maladies professionnelles, et la prévalence des cancers de la peau est significativement plus élevée que dans le reste de la population. En cause : l’exposition au soleil et la sollicitation répétée de certains muscles et articulations pour effectuer des tâches quotidiennes. Des moyens de prévention existent.

Ces moyens de prévention ont fait l’objet de différents ateliers lors d’une manifestation organisée à l’initiative des élus de l’échelon local de Molsheim de la MSA d’Alsace, en partenariat avec la Caisse d’assurance accidents agricole (CAAA), jeudi 12 juillet au domaine viticole Hubert Reyser à Nordheim. « Le public visé est plutôt viticole », précise Christelle Eyder. Mais les ateliers sont aussi fréquentés par des agriculteurs, également confrontés à l’exposition au soleil, aux produits phytosanitaires et aux gestes répétitifs, par exemple lors de la traite. Le public est composé de salariés, mais aussi de chefs d’entreprise, à la satisfaction de Christelle Eyder. Par contre, la moyenne d’âge est assez élevée : « On aimerait réussir à mobiliser davantage les jeunes pour conserver notre régime indépendant », indique la présidente. Gare aux coups de chaud Les trois premiers ateliers concernent la peau. Un organe à part entière. Et une barrière de 2 m2 contre les agressions extérieures. Elle doit donc rester efficace, même si elle est en première ligne face à de nombreux dangers. Le docteur Pascale Herbrecht, médecin du travail, développe les effets du soleil sur la peau, et de la chaleur sur l’organisme, « avec un discours adapté aux personnes travaillant en extérieur, et en contact avec des produits phytosanitaires, puisque la majorité des contaminations par ces produits se fait par voie transcutanée. » Elle rappelle les précautions à prendre par cette frange de la population davantage exposée au soleil, donc au risque de développer un cancer de la peau : porter un chapeau, des lunettes, s’hydrater, porter de préférence des vêtements clairs, amples et couvrants, sinon mettre de la crème solaire. Une stratégie de protection que Pascale Herbrecht propose avec quelques réserves : « Tous les produits ne sont pas suffisamment efficaces. Et il faudrait penser à en remettre régulièrement. Ce qui est rarement le cas. » Elle sensibilise aussi le public au risque lié à la chaleur dégagée par le soleil et qui peut provoquer des coups de chaleur quand l’organisme ne parvient plus bien à réguler sa température interne par la transpiration. Ce qui peut arriver lorsqu’on fournit un effort physique par de fortes chaleurs. L’élévation exagérée de la température corporelle se traduit par des maux de tête, des vomissements, etc. « Il est possible de tomber dans le coma, voire de faire un malaise mortel », prévient Pascale Herbrecht. Il est donc important de se mettre immédiatement à l’ombre, se reposer, boire… Le dermato, c’est comme le contrôle technique Elsa Hauger, infirmière, fait remplir un questionnaire aux participants. Les questions portent sur le type de peau, les antécédents, le comportement face au soleil, et contribuent à élaborer une note finale. En fonction d’elle, il est conseillé soit de rester prudent, soit de demander les conseils d’un dermatologue, soit de changer ses habitudes et de consulter rapidement un dermatologue. « Ça devrait être comme un contrôle technique : il faut y aller régulièrement, même si tout va bien », compare Elsa Hauger, qui rappelle qu’une journée de dépistage est organisée par la MSA au mois de mai, avec des dermatologues disponibles dans tous les échelons locaux. Elle conseille aussi de boire avant d’avoir soif car cette sensation marque le début de la déshydratation, et est moins bien ressentie avec l’âge. Autre astuce : mouiller les manches de ses vêtements… Le bon vêtement de sécurité, c’est celui qu’on porte Des vêtements, Régis Pierre en proposait toute une collection dans son atelier dédié à la peau et aux produits chimiques. Pas forcément seyants, mais au moins fonctionnels, du moins censés l’être. C’était justement l’objet de cet atelier : faire le point sur l’offre existante, et aider les professionnels à choisir les bons équipements. « Tous les équipements destinés à protéger d’une contamination par les produits chimiques doivent présenter un logo en forme de bécher. » Les gants doivent être choisis en fonction de leur indice de perméation. Et, surtout, il s’agit d’avoir « des mains propres dans des gants propres ». Il est donc important de pouvoir se laver les mains avant d’enfiler des gants : « Ce sont des nids à bactéries, et les pores de la peau ont tendance à s’ouvrir dans leur ambiance chaude et humide. » Côté masque, Régis Pierre préconise la version jetable. Le plus important, « c’est que le masque réponde à la norme de filtration A2P3 ». Pour les yeux, le must, c’est une visière qui présente l’avantage de protéger le visage, d’être compatible avec le port du masque, et me port de lunettes correctrices. Pour le reste du corps, il s’agit de mettre des bottes en caoutchouc et une cote spécialement conçue pour la manipulation de produits chimiques, en tissu déperlant. Ces derniers résistent à un certain nombre de passages en machine (l’idéal étant de les laver à part) et sont plus ou moins confortables. Régis Pierre préconise aussi de porter un tablier par-dessus la cote lors de la préparation de la bouillie. Celui-ci va éliminer une grosse partie des contaminations, il est lavable au jet, et l’utilisateur peut garder la cote lors de l’application au champ, pour être protégé en cas d’intervention sur le matériel de pulvérisation. Denis Litt, conseiller en prévention à la CAAA du Bas-Rhin, présentait d’autres équipements de protection, et distillait quelques conseils de bon sens : « Équipez-vous de différentes paires de gants, adaptés à chaque activité et lavez-les, changez-les, ou optez pour des gants jetables. Demandez des outils dont la taille est adaptée à votre morphologie, idem pour les chaussures… » Etireo : le savoir-faire des sportifs au monde du travail Un écran plat qui projette des images d’un type qui fait de la gym : l’atelier suivant dénote de prime abord. Mais lorsqu’Éric Gignet décrit l’activité d’Etiréo, sa présence à cette manifestation fait sens : « Etireo est une entreprise en cours de formation, portée par différents partenaires : Solivers, La fabrique des Territoires Innovants et Siel Bleu, une entreprise qui met à disposition le savoir-faire de sportifs auprès de personnes âgées, en convalescence, pour éviter chutes et récidives. L’objet d’Etireo, c’est d’étendre ce savoir-faire au monde du travail, en proposant des programmes d’échauffement, d’étirement, de pause active, adaptés aux postes de travail. » Un service qui doit permettre de prévenir l’apparition de TMS, ou d’en atténuer les symptômes. L’échauffement se pratique avant la prise de poste. La pause active se pratique environ toutes les heures, à raison de deux minutes de séquences de mouvements appropriés destinés à éviter raideurs, lombalgies. Selon la taille des entreprises, Etireo propose différentes solutions : un coach physique ou digital, via une application, une animation web ou un écran interactif. En viticulture, Etireo peut permettre d’échauffer les salariés avant une journée de travail, histoire de gagner en souplesse, d’échauffer le dos, les chevilles… « Nous proposons des séquences différentes pour varier les mouvements et cibler les parties du corps à travailler en fonction des tâches à effectuer. Par exemple le coude avant une journée de taille », précise Éric Gignet. Etireo fonctionne par abonnement. Contact : 03 88 38 15 65, contact@etireo.eu. TMS : quand la douleur empêche de faire Après le sport, un petit jeu de cartes. Sur le stand suivant, le docteur Marie-Claude Croce Knab et Jessica Bach utilisent la voie ludique pour parler d’un problème grave : celui des TMS, un trouble qui constitue la première cause de maladies professionnelles et engendre des séquelles handicapantes pour les victimes, voire une inaptitude au poste de travail. « Les causes des TMS sont multiples, introduit Marie-Claude Croce Knab. Il y a des facteurs mécaniques, liés aux gestes répétitifs, des facteurs psychosociaux, comme le stress, des facteurs liés à la charge de travail, à son organisation, et des facteurs personnels, comme l’âge, le sexe, la pratique d’une activité sportive… ». Jessica Bach invite une participante à tirer une carte sur un thème. Elle choisit celui de la douleur. « C’est le thème le plus souvent choisi », souligne le médecin du travail. Ce qui démontre l’impact des TMS sur la qualité de vie des victimes. Les professionnels de santé préconisent de procéder à des échauffements, des étirements, qui « devraient faire partie intégrante du travail », évoquent aussi la charge mentale, le stress… Des conseils entendus, malgré une certaine forme de fatalité : « Quand je dois tirer un fil (NDLR : de vigne), il doit être tiré, il n’y a pas d’alternative, je ne vais pas le faire avec mon nez, ou mon pied… » Des outils pour soulager Transition toute trouvée avec l’atelier animé par Anthony Metzger, conseiller en prévention à la CAAA du Haut-Rhin. S’il ne propose pas encore de bras bionique, il présente des outils qui ont été développés pour soulager le corps humain lors de la réalisation de certaines tâches. Par exemple un « harnais trompe d’éléphant », qui permet de porter un outil en soulageant les épaules, des genouillères, ou encore des Ergosièges, qui permettent de soulager un opérateur en position agenouillée (disponible en trois tailles sur securama.fr), un harnais d’aide au maintien du dos Corfor, un gilet rafraîchissant… L’acquisition de ces outils peut faire l’objet d’une prise en charge partielle par la CAAA, précise Anthony Metzger.

Caisse d’assurance accidents agricole du Bas-Rhin

« Ne pas relâcher la pression en matière de sécurité »

Publié le 14/05/2018

La Caisse d’assurance accidents agricole (CAAA) du Bas-Rhin a vécu sa 128e assemblée générale, le vendredi 27 avril à Schiltigheim. « Une structure jeune et en bonne santé », gérée par un nouveau comité directeur, a indiqué son président, Denis Ramspacher.

« La mission première de notre caisse est d’indemniser les accidents du travail et les maladies professionnelles des salariés et des non-salariés du régime agricole », rappelle le président. Après une année 2016 très peu accidentogène, 2017 connaît une légère remontée du nombre d’accidents, aussi bien chez les non-salariés que chez les salariés. Les accidents s’avèrent moins graves, mais le nombre d’accidents mortels reste préoccupant, avec le décès de trois salariés. Concernant la gestion financière de la CAAA du Bas-Rhin, les charges d’exploitation sont en baisse pour la deuxième année consécutive, alors que les produits sont en hausse de près de 500 000 €. À noter que, suite aux données récupérées via les déclarations sociales nominatives, la caisse a procédé à une régularisation de cotisations auprès de 500 entreprises, mais l’impact de ces régularisations est très limité, souligne Denis Ramspacher. « Seule ombre au tableau, la non-compensation des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires a entraîné un manque à gagner de 35 000 €. Une nouvelle fois, nos caisses n’ont bénéficié d’aucune compensation de l’État, contrairement aux régimes sociaux du reste du territoire. Nous avons alerté le gouvernement sur cette injustice, mais il nous a opposé une fin de non-recevoir. » Malgré cela, le comité directeur a décidé de maintenir le taux des cotisations foncières 2018 au même niveau que l’année précédente. « Sur les dix dernières années, ces cotisations ont baissé de plus de 13 %, démontrant la saine gestion de notre établissement. » Un service informatique unique Le président annonce la mise en place d’un outil et d’un service informatique unique pour les trois Caisses du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. De nombreux chantiers doivent encore être menés, après la mise en œuvre de la déclaration sociale nominative : le prélèvement de l’impôt à la source, la dématérialisation des factures et l’arrivée du nouveau Tesa. Cette coopération se traduit également au niveau des actions de prévention, avec l’harmonisation entre les trois caisses des aides incitatives et la mise en œuvre coordonnée du Plan santé sécurité au travail 2016-2020. Le risque zéro n’existe pas, mais la prévention permet de limiter le nombre d’accidents et d’en réduire la gravité, souligne Denis Ramspacher. C’est dans ce but que la caisse a contribué à l’achat, pour l’ONF, d’une machine de mise sous tension des grumes. « Cette machine, qui servira à la formation des bûcherons, des élagueurs, des paysagistes et des agriculteurs, a été inaugurée récemment. » Des nuages financiers planent sur l’avenir de la caisse Comme l'indique le directeur, Pascal Jan, le résultat comptable de 274 000 € montre que l’année a été globalement positive. Mais « certains nuages financiers planent au-dessus de notre établissement, comme l’exonération des taxes sur les bas salaires qui pénalise significativement nos trois établissements ». 1 249 accidents ont été déclarés en 2017, un niveau assez bas : « Nous restons sous la barre des 1 300 dossiers. » Ces dossiers concernent 975 salariés, 242 non-salariés et 32 élèves. Trois accidents se sont soldés par un décès. « C’est un point noir que nous n’arrivons pas à supprimer. » Chez les non-salariés, c’est le secteur de l’agriculture et de l’élevage qui paie le plus lourd tribut. Les causes principales étant les tracteurs et les machines, les bâtiments et les installations, les animaux, ainsi que les maladies professionnelles, en particulier les affections périarticulaires. Chez les salariés, ce sont les secteurs du débardage et du paysagisme qui génèrent le plus d’accidents, avec un dossier sur cinq, suivi des coopératives. La plupart des accidents sont liés à l’utilisation de tracteurs et de machines, aux bâtiments et aux installations, ainsi qu’au transport (accidents de trajet). Les affections périarticulaires et les affections du rachis lombaire sont les maladies professionnelles les plus fréquentes. La rente la plus ancienne est servie depuis 1934 218 accidents et maladies professionnelles ont donné lieu à l’attribution de rentes. 63 de ces nouvelles rentes ont été versées à des non-salariés, 155 à des salariés. La CAAA compte 2 615 titulaires de rentes, pour 3 637 rentes versées. La rente la plus ancienne est servie depuis 1934. Les prestations versées l’an dernier suite aux accidents du travail s’élèvent à 12,15 M€, dont 5,5 M€ pour les non-salariés et 6,65 M€ pour les salariés, avec une part prépondérante pour les rentes (73 %), suivie des indemnités journalières (20 %), les prestations en nature représentant environ 7 % des prestations totales. Les ressources de la CAAA se sont élevées à 14,7 M€ en 2018, en progression de 3,4 %. Les cotisations représentent la première rentrée d’argent, avec 12 M€. « Plus de 90 % sont reversés à nos assurés, ce qui dénote la saine gestion de l’établissement. » 50 % du financement professionnel proviennent des cotisations foncières et 50 % des cotisations sur salaires, ces dernières étant en hausse suite à l’activité soutenue du secteur agricole. Les recours contre tiers sont à un niveau exceptionnel ; par contre, les produits financiers ont tendance à s’effriter. 172 000 € ont été consacrés à la prévention, sous forme d’aides financières incitatives et de formations à la sécurité. « 81 interventions ont été assurées par Denis Litt et Sébastien Rohmer, conseillers prévention. Plus de 1 000 personnes ont bénéficié de ces formations, dont les élèves des lycées agricoles du département. Cela démontre la volonté du comité directeur de ne pas relâcher la pression en matière de sécurité », insiste Pascal Jan.

Groupama Grand Est - Eurométropole de Strasbourg

Se protéger de la cybercriminalité

Publié le 05/04/2018

À l’heure où Facebook a perdu plus de 93 milliards d’euros depuis l’affaire Cambridge analytica, Groupama, fidèle à ses valeurs de prévention, attire l’attention de ses partenaires lors d’une conférence sur la cybercriminalité, organisée conjointement avec l’Eurométropole de Strasbourg.

Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, le souligne en préambule : la gestion des fichiers et la protection de la vie privée sont des sources de questionnement pour les élus et les entreprises. Trop souvent, la prise de conscience n’est réelle que lorsqu’on se trouve confronté à une attaque. Or, un risque traité après coup a toujours un coût exorbitant par rapport à une action préventive. C’est le sens du propos de Christian Aghroum, ancien commissaire divisionnaire ayant dirigé l’Office de lutte contre la cybercriminalité, fondateur en 2015 d’une société de conseil et d’audit en sûreté, cybersécurité et gestion de crise. La cybersécurité vise à assurer la protection du système d’information de l’entreprise. Les données doivent rester disponibles, confidentielles entre l’émetteur et le receveur, intègres (c’est-à-dire qu’elles n’ont pas été manipulées) et auditables (le fonctionnement correct du système est vérifiable). Pour y parvenir, trois piliers sont nécessaires : la technique bien entendu, l’organisation cela va de soi, mais aussi la formation. Car si personne n’est formé, à quoi sert un système sécurisé ? La cybercriminalité revêt quant à elle deux formes : elle peut être née des nouvelles technologies (piratage, défacement de site, accès non autorisé) ou simplement être une criminalité qui préexistait mais qui a été favorisée par les nouvelles technologies (pédopornographie, escroquerie, rançon, etc.). Or corrélativement au développement d’internet et à la massification des informations, la cybercriminalité se développe. Internet, « c’est un lieu de culture, d’échange, de commerce, bref de bonheur. Mais c’est aussi 4 à 5 % de malheur et d’horreur », estime le conférencier. Les forces de police doivent s’adapter et faire face au développement de la cybercriminalité dans un temps ultrarapide. En outre, la cybercriminalité est souvent transfrontalière ce qui impose de créer des coopérations et d’aider les pays défavorisés à se protéger contre ce fléau. Un objectif : dérober des données personnelles Christian Aghroum casse « le mythe romanesque du Geek ». La cybercriminalité est le fait de groupes organisés qui ont une réflexion, des moyens, un objectif et surtout une cible : obtenir des données personnelles. Une fois ces données récupérées, elles sont recelées sur le « dark web »*. Le coût de la cybercriminalité est évalué à 550 milliards de dollars dans le monde et à 1 % du PIB européen : « Nous travaillons tous quatre jours par an pour les cybercriminels sans le savoir. » À l’avenir, le développement des objets connectés offre des perspectives formidables notamment pour la santé et la protection des personnes, mais il va également générer une augmentation du risque de vol de ces données. Les entreprises : des cibles de choix Les premières vagues de cybercriminalité ont démarré en 2007. Aujourd’hui, certains États utilisent des cybercriminels pour défendre leurs intérêts. Les entreprises constituent des cibles de choix car elles détiennent des données et de l’argent. Et pour s’en prémunir, la formation est essentielle car dans 39 % des cas, l’attaque provient d’erreurs humaines (une pièce jointe douteuse ouverte, un lien malveillant, etc.). Les techniques de phishing (hameçonnage), escroquerie au président, blocage des sites contre rançon sont les plus courantes. Christian Aghroum invite les éventuelles futures victimes à ne jamais payer la rançon et à redémarrer leur site à partir de la dernière sauvegarde. Des bonnes pratiques plutôt simples mais qu’il vaut mieux anticiper. La cybercriminalité peut prendre également des aspects d’espionnage industriel ou même d’action terroriste. Le piratage de TV5 Monde par Daech en est la triste illustration. D’ici le 25 mai 2018, les entreprises doivent mettre en œuvre le règlement européen de protection des données (RGPD). Perçu comme une nouvelle contrainte, il faut l’envisager comme une opportunité pour réfléchir à l’organisation interne et sensibiliser le personnel aux questions de cybercriminalité. Ce règlement est le « moyen de faire monter l’Europe en compétence ». Car « ce n’est pas en tournant le dos aux choses qu’on y fait face » ! Un point de vue partagé par François Schmitt, président de Groupama Grand Est, qui invite à une prise de conscience des problèmes pour être mieux en capacité de les gérer. Un homme averti en vaut deux…

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