Pomme de terre d’Alsace
La nouvelle récolte dans les étals
Pomme de terre d’Alsace
Publié le 18/09/2018
Après la pomme de terre primeur, voici venu le temps de la pomme de terre nouvelle récolte. Un tubercule tout juste sorti de terre, à déguster sans attendre. Car contrairement à la pomme de terre de conservation, il n’a subi aucun traitement antigerminatif.
« La production alsacienne de pommes de terre est importante cette année en Alsace. Il faut en informer les consommateurs », a indiqué Pierre Lammert, président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, le lundi 10 septembre à la foire européenne de Strasbourg. L’Association des producteurs de pomme de terre d’Alsace avait retenu cette tribune de choix pour communiquer sur le lancement de la pomme de terre « nouvelle récolte ». Primeur, nouvelle récolte, conservation, de quoi en perdre son latin… Petite leçon de choses par Denis Jung, conseiller spécialisé à la Chambre d’agriculture d’Alsace : le terme « nouvelle récolte » désigne les pommes de terre récoltées du 15 août au 15 septembre, dans la continuité des pommes de terre primeurs. Ensuite, ce sera au tour des pommes de terre de conservation de garnir les étals. À la vapeur, en frites, en purée ou en potage, les pommes de terre « nouvelle récolte » se prêtent à toutes les envies. Et pourquoi pas des sucettes au pesto, une des nombreuses recettes disponibles sur le site de l’interprofession (www.cnipt-pommesdeterre.com) ? « Ce sont des pommes de terre récoltées à maturité qui ne subissent aucun traitement antigerminatif et peuvent donc être consommées avec la peau », a précisé Denis Jung. Selon l’Union nationale des producteurs de pommes de terre et l’association des producteurs du nord-ouest européen, le niveau de rendement annonce une très mauvaise récolte 2018 de pommes de terre en France et en Europe, avec des rendements inférieurs de 15 à 25 % à la moyenne pluriannuelle. La faute à la sécheresse. « En Alsace, les pertes sont plus faibles, sauf dans les situations non irriguées. » Mais le coup de chaud dans les parcelles laisse craindre une mauvaise conservation des pommes de terre. Bonne nouvelle en revanche, la faiblesse de la récolte européenne devrait permettre une remontée des prix, limitée pour les consommateurs mais bienvenue pour les producteurs. Les cours s’envolent sur les marchés à terme : « L’an dernier à Leipzig, notre marché de référence, la pomme de terre cotait 10 €/t. Actuellement, elle est à 320 €/t. » Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, et Denis Ramspacher, premier vice-président, ont relevé le dynamisme de la filière fruits et légumes d’Alsace et son rôle primordial dans la promotion des productions locales. « Tous les consommateurs alsaciens connaissent le logo Fruits et légumes d’Alsace. Les autres départements du Grand Est sont envieux de cette dynamique », a souligné le président.












