communication

« Dînez avec les Grandes maisons d’Alsace »

Huit grands vins et une étoile au menu

Publié le 26/11/2018

Après plus d’un an de succès, les Grandes maisons d’Alsace ont célébré leur 10e « Dînez avec les Grandes maisons d’Alsace » autour d’un repas gastronomique préparé par Julien Binz, chef étoilé au Guide Michelin, à Ammerschwihr.

Et de dix pour la soirée « Dînez avec les Grandes maisons d’Alsace ». Lancée en 2017 par les Grandes maisons d’Alsace, cette manifestation vise à « déployer la notoriété des vins d’Alsace » en accordant les plats aux vins - et non l’inverse comme cela se fait habituellement - dans des dîners servis dans des restaurants alsaciens. Après être passé par La Taverne Alsacienne, à Ingersheim, La Gare à Guewenheim, L’Arbre Vert à Berrwiller, La Source des Sens à Morsbronn les Bains, le H à Barr, À la Ville de Lyon à Rouffach, et Le Cheval Blanc à Westhalten, ce dîner commenté par Pascal Léonetti, meilleur sommelier de France 2006, a fait escale chez Julien Binz à Ammerschwihr, le jeudi 8 novembre, pour un dîner « spécial étoilé », le restaurant faisant partie de très sélective famille des étoilés Michelin depuis 2015. La cinquantaine de convives présents (sur inscription préalable uniquement) a pu déguster en mise en bouche un crémant d’Alsace brut Boisé des dés de la maison Ruhlmann-Schutz accompagné de perles de hareng fumé, avec un bulle liquide granny smith et yaourt. En entrée, Pascal Léonetti a fait déguster deux rieslings - un Grès 2015 de la maison Pierre Sparr Successeurs, et un Clos Sainte Hune 2012 de la maison Trimbach - accompagnés d’un homard avec palets de riz, pickles de betteraves au gel de litchi et jus de homard corsé. Pour le plat, c’est toujours le riesling qui a été mis à l’honneur avec un grand cru Kirchberg de Barr 2008 de la maison Klipfel, et la cuvée Frédéric Émile 375e anniversaire 2001 de la maison Trimbach, accompagnés par un bar en écailles soufflées, avec texture fenouil et sa sauce façon bouillabaisse. Pour le fromage, on retrouvait un gewurztraminer grand cru Mambourg 2013 de la maison Pierre Sparr Successeurs, et un muscat d’Alsace grand cru Kirchberg de Barr clos Zisser 2016 de la maison André Lorentz, accompagnés par un siphon de chèvre frais avec ciboulette, mouchoir de pain grillé et Blu di Capra. Enfin, c’est le muscat d’Alsace vendanges tardives 2015 de la maison Ruhlmann-Schutz qui a eu le privilège de clôturer ce dîner, accompagné comme il se doit par des poires pochées avec un crémeux poire, un gel à la rose et de la glace à la citronnelle. Depuis le 6 septembre 2017, date de lancement de ce concept qui se veut « unique », 500 convives ont participé à ces dîners. À chaque fois, quatre membres des Grandes maisons d’Alsace ont mis à disposition deux de leurs vins présentés par eux-mêmes ou par Pascal Léonetti lors de la soirée. Pour les accompagner, les restaurateurs ont tous spécialement concocté des menus pour l’occasion, sur la base de suggestions d’ingrédients faites par le Meilleur sommelier de France 2006. Un dîner est encore au programme pour 2018. Ce sera la 6 décembre, à la Perle des Vosges à Mulhbach. Les maisons Sipp (Ribeauvillé), Boeckel (Mittelbergheim), Wunsch & Mann (Wettolsheim) et Hauller (Dambach-la-Ville) feront, à leur tour, découvrir leurs vins aux personnes inscrites. Forts du succès des dix premières éditions de cette manifestation, les organisateurs ont d’ores et déjà prévu de renouveler l’expérience en 2019 à raison d’un dîner accord vins-mets tous les premiers jeudis du mois (sauf en janvier et août), des dîners à la table de chefs étoilés (en mars et octobre), et un dîner qui s’exportera pour la première fois hors des terres alsaciennes, au mois de mai dans les Vosges. Une première étape avant d’aller exporter le concept dans des grandes villes comme Paris, Lyon ou Lille.

Salon À Contre-Courant au domaine Brand et fils

Biodynamie, le courant passe

Publié le 02/11/2018

Rencontres et dégustations de vins nature et biodynamiques, le salon À Contre-Courant, organisé par le vigneron Philippe Brand à Ergersheim a fédéré treize domaines de France et attiré des centaines d’amateurs pour sa seconde édition des 20 et 21 octobre.

« C’était à l’école, à l’époque du BTS. Nous étions une bande de copains. Ils m’ont aidé quand j’ai eu besoin », raconte Philippe Brand, vigneron à Ergersheim. Ils lui ont notamment fourni du raisin. Il a eu envie de les remercier par la création de l’événement À Contre-Courant sur son domaine, en les invitant à « ce salon de l’entraide ». Conforté par le succès de la première édition de ces rencontres et dégustations de vins nature et biodynamiques, l’année dernière, Philippe Brand a organisé cette seconde édition les 20 et 21 octobre, avec treize amis vignerons venus de différentes régions viticoles de France, « tous en bio, la moitié en biodynamie ». Un pas plus loin, longuement réfléchi Ces rencontres sont aussi l’occasion d’ouvrir les portes du domaine et de « mieux faire connaître mes vins et pratiques culturales ». Installé depuis cette année, Philippe Brand a commencé la vinification en 2009, suivant la voie des vins bios et de la biodynamie initiée par son père, Charles. Labellisé en biodynamie depuis 2014, il est allé plus loin encore dans sa démarche en vinifiant sans produits et sans filtration l’ensemble de ses vins. Tout est manuel, pas seulement les vendanges. « Le raisin doit être parfait car il n’y a plus de béquilles œnologiques, c’est une prise de risque totale. » C’est en 2005 en Grèce qu’il a goûté pour la première fois un vin nature. Il lui a fallu « un temps de réflexion », de dialogue avec d’autres vignerons déjà engagés dans cette démarche et quelques essais, avant de se lancer dans ce chemin. « J’ai renouvelé la clientèle quasi totalement », en développant l’export, notamment en Suède, Allemagne ou encore Belgique. Cavistes, restaurateurs haut de gamme, chefs étoilés, notamment parisiens constituent « son premier gros marché ». Surprenants… Ce salon est l’occasion « de démontrer la qualité de ces vins et de valoriser cette éthique de travail qui place l’homme au centre ». Philippe Brand a fait découvrir sa gamme Tout Terriblement Macération sur un gewurztraminer et un muscat, des vins filtrés, élaborés à partir d’une macération des raisins récoltés durant 15 jours dans un tonneau, avant d’être mis au pressoir. Une technique qu’il a découverte en Géorgie. En Champagne, au cœur du Jura, en Échappée belle, en Baleine ivre, en Sang neuf, ces vignerons ont fait voyager les amateurs avec leurs étiquettes et leurs terroirs. Loïc Mahé, en AOC Savennières (Anjou), a séduit avec ses blancs de Loire élaborés avec du chenin. La vigneronne Mee Godard, en conversion bio, a surpris avec ses morgons très tanniques. Le dernier arrivé dans cette bande de copains, Vivien Hemelsdael du Clos des Jarres dans l’Aude, a conquis les amateurs de minervois avec sa gamme Abrensis, où grenache, syrah et carignan donnent des vins gouleyants aux arômes marqués. Dans la cour de ce domaine, où ont résonné des musiques d’Amérique latine, les visiteurs ont pu percevoir ce qui lie ces vignerons : des convictions, un engagement profond, une écoute et un respect de la nature dans leurs vignes, exprimés passionnément et quasi philosophiquement dans leurs vins.

Publié le 23/10/2018

Dans le cadre de sa journée annuelle réservée aux professionnels, restaurateurs, grossistes et cavistes, la cave de Turckheim a présenté son nouveau crémant, Cousu Main, réalisé à quatre mains par Michel Lihrmann et William Arlotti.

Alors que les ors et les cuivres de l’automne habillent le vignoble alentour, le flacon du nouveau crémant de la cave de Turckheim se pare de rouge et de noir. Voici la cuvée Cousu Main, imaginée par William Arlotti, directeur artistique de ce projet et validée par l’ensemble du personnel et des vignerons de la cave. Cette bouteille se veut habillée et festive pour apporter l’élégance de ses bulles aux fêtes de fin d’année. Cette création inaugure une collection baptisée « Out fit of the day » (la tenue du jour), pour une mise en valeur originale des vins produits par la cave de Turckheim. William Arlotti est créateur de mode, styliste, et journaliste de mode. Pour habiller ce flacon, il s’est inspiré de l’Alsace dans son authenticité que ce Lorrain d’origine a appris à aimer. C’est tout naturellement que le costume traditionnel des Alsaciennes est devenu le fil conducteur pour la réalisation de cet habillage, avec un inversement des couleurs : du noir pour la robe et du rouge pour la coiffe. Son Alsacienne un peu mutine, toujours joyeuse, un brin mystérieuse s’inscrit pleinement dans le monde contemporain dans sa libération des codes traditionnels. Elle ne dévoile pas tout du premier coup et, derrière ses lunettes noires et rondes, se cache son regard sensuel qui pourrait transformer le jour en soir. Ses colliers et ses souliers s’envolent. Un lipstick dessiné, de-ci de-là, devient la promesse d’un doux baiser. La cave de Turckheim a confié la direction artistique à William Arlotti : illustrations, création de looks, photographies, tournages, vidéos, animation des réseaux sociaux, évènement. Avec son mannequin fétiche, Alexia Canova, aux origines italo-alsaciennes, il fait rayonner la nature autour de Turckheim avec ses vignes, et la ville avec ses maisons à colombage et le charme de ses ruelles. Le crémant Cousu Main a été créé à quatre mains avec Michel Lihrmann, l’œnologue de la cave, qui a élaboré un assemblage équilibré à partir de pinot blanc et de pinot gris issus d’un terroir graveleux et granitique. Le pinot blanc a été choisi pour sa fraîcheur, son fruité, son élégance et sa finesse, alors que le pinot gris apporte la puissance, la charpente et la structure du vin. Michel Lihrmann explique l’importance du dosage des deux cépages dans l’élaboration d’un vin rond, plus féminin avec une bulle harmonieuse. D’une robe dorée, cristalline, ce crémant d’Alsace brut a un nez très expressif de coing, cédrat confit et fruits rouges. La bouche particulièrement séductrice enveloppe son cœur fruité et sa rondeur s’équilibre par une agréable vivacité qui rafraîchit les papilles. Le flacon Cousu Main par William Arlotti est proposé à la vente au prix de 9,90 €.

Pages

Les vidéos