bovins viande

Bilan de campagne

L’espoir de jours meilleurs

Publié le 02/12/2016

Les membres de la Chambre d'agriculture d’Alsace, réunis le vendredi 25 novembre à Schiltigheim, ont tiré le bilan d’une année agricole catastrophique.

« La récolte de blé 2016 a été la plus mauvaise en rendement depuis trente ans, souligne Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'agriculture d’Alsace. Celle du maïs est marquée par des résultats très moyens et une grande hétérogénéité. Confrontés à des prix des céréales particulièrement faibles pour la troisième année consécutive, les revenus des céréaliers sont en berne et les trésoreries asséchées, voire déficitaires. Seule note positive, la viticulture affiche un rendement moyen supérieur aux derniers millésimes et des raisins de belle qualité. Mais c’est sans aucun doute l’élevage qui connaît les difficultés les plus importantes, avec un prix du lait orienté à la baisse depuis des mois. « L’inquiétude des producteurs est bien réelle. » Les producteurs de viande souffrent à la fois de la crise et du dépôt de bilan de Copvial, qui se solde par de nombreux impayés. « Nous sommes au cœur d’une crise qui dure et qui fragilise les exploitations. Nous savons que les mesures gouvernementales ne seront pas à la hauteur des pertes subies. Dans ce contexte très difficile, nous devons tout faire pour passer le cap », insiste le président. Cela passe par une action déterminée de refinancement pour les exploitations à court de trésorerie et par la mise en place de la cellule départementale d’accompagnement « Réagir », avec le soutien de la Région Grand Est. « Grâce à une action concertée entre la Chambre d'agriculture, la MSA, les organisations professionnelles et économiques, les centres de comptabilité et les banques, nous espérons détecter le plus tôt possible les entreprises fragilisées et agir de façon coordonnée pour essayer de redresser l’équilibre de l’exploitation et éviter l’isolement de l’agriculteur. » Des entreprises fragilisées Le bilan dressé par Yves Jauss, directeur du pôle économie et entreprises de la CAA, confirme ces propos. Les réactions ne se font pas attendre. C’est Jacky Wolff qui ouvre le ban des interventions. Le monde du paysage a subi la crise de plein fouet, indique-t-il. « Ces derniers temps, les carnets de commandes se remplissent, mais le chiffre d’affaires des entreprises est en recul de 2 à 4 %. » Paul Fritsch, président de la Coordination rurale du Bas-Rhin, évoque le désarroi des agriculteurs qui, chaque jour, s’enfoncent un peu plus dans la crise. « Des solutions existent pourtant… » Pour Denis Ramspacher, administrateur de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), il faut faire en sorte que le marché intérieur soit le plus valorisant possible pour certaines filières. Pour d’autres, c’est l’international qui offre une plus-value intéressante, comme le montre l’exemple d’Alsace Lait. « Nous travaillons régulièrement avec nos collègues allemands pour éviter que de telles crises ne se reproduisent. » Il faut garder espoir : les cours des produits industriels (beurre, poudre de lait) se raffermissent, une embellie qui devrait se répercuter rapidement dans les exploitations. « Les cours devraient repasser au-dessus des 300 €/1 000 l. » Primes Pac : des retards intolérables « La moitié des agriculteurs de notre région gagnent moins de 4 200 €/an », affirme Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. Climat, prix, charges, tous les facteurs sont dans le rouge. Autant de leviers sur lesquels il faut agir, en améliorant le dispositif d’assurance récolte, en introduisant un système de régulation, en gagnant en compétitivité. Mais ce n’est pas tout : de nombreuses exploitations souffrent d’une trésorerie exsangue, en raison du retard dans le paiement des aides Pac 2015. « Plus de 18 mois après la fin des déclarations Pac 2015, des centaines d’agriculteurs n’ont toujours pas perçu les subventions auxquelles ils ont droit. L’État se réfugie derrière le prétexte de « bugs » informatiques. » Dans de nombreuses exploitations, la situation des aides Pac 2016 n’est pas plus brillante. Pour protester contre ces retards inadmissibles, la FDSEA du Bas-Rhin a décidé de mobiliser ses troupes devant le siège de la DDT du Bas-Rhin à Strasbourg, le mardi 29 novembre (lire en pages 2 et 3). Denis Nass, président de la FDSEA du Haut-Rhin, dénonce « l’amateurisme des services de l’État. Des hommes et des femmes souffrent sur notre territoire à cause d’une Europe qui ne fonctionne pas, d’un ministre de l'Agriculture qui est déconnecté des réalités du terrain et qui continue à charger la barque », souligne-t-il. Le responsable syndical propose l’adoption d’une motion demandant que les aides spécifiques soient versées avant la fin de l’année et dénonçant l’acharnement de l’administration sur les contrats MAE. « Opérer des contrôles et prononcer des sanctions lorsque l’agriculteur n’est pas encore en possession de son contrat signé est simplement inadmissible. » Motion adoptée par les membres de la CAA. Les jeunes agriculteurs souffrent eux aussi de la léthargie de l’administration, explique Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Pour le versement de la dotation jeune agriculteur (DJA), les paiements de l’Agence de services et de paiement accusent plus d’un an de retard pour de nombreuses exploitations ! JA67 a mené récemment une action devant le siège de l’ASP, pour demander leur règlement avant la fin de l’année.

Assemblées de section d’Élitest

Abaisser le coût de la génétique

Publié le 15/11/2016

La coopérative d’insémination Élitest actionne tous les leviers pour proposer des offres performantes, tant au niveau de la génétique que des services. Consciente des difficultés que traversent les éleveurs, elle a décidé, cette année encore, de leur reverser l’ensemble du résultat réalisé sous forme de mises en place gratuites ou de réductions, pour abaisser le coût de la génétique.

Avec le mois de novembre, voici revenu le temps des assemblées de section d’Élitest, avant l’assemblée générale qui se déroulera le 15 décembre à Metz. À Mittelhausen, la semaine dernière, Philippe Richert, administrateur d’Élitest, a ouvert celle de la section Alsace Nord. Il a rappelé la conjoncture particulièrement difficile que traversent les éleveurs bovins, qu’ils produisent de la viande ou du lait. « 2015 était une mauvaise année, 2016 est encore pire ! » Du coup, la coopérative d’insémination a décidé de renouveler l’opération de redistribution des résultats, sous forme de doses gratuites, qu’elle avait engagée l’an dernier, a-t-il annoncé. « De même, nous avons décidé de soutenir le dynamisme des Éleveurs Partenaires. » Élitest compte 4 702 adhérents en 2016, un chiffre en baisse de 15 % depuis 2010. Dans l’intervalle, la taille moyenne des exploitations est passée de 42 à 50 vaches. La coopérative a pratiqué 237 424 inséminations artificielles premières (IAP), une hausse imputable en partie à l’adhésion de nouveaux éleveurs haut-marnais. La bonne tenue de l’activité d’Élitest vient des exploitations les plus importantes : elles sont 579 à pratiquer plus de 100 IAP par an. Elles représentent 12 % des adhérents et réalisent un tiers de l’activité de la coopérative, avec une hausse de près de 80 % en six ans. L’activité est particulièrement soutenue en Alsace, avec 53 528 IAP. « La progression est constante depuis trois ans. Une forte dynamique laitière a impulsé cette croissance. Il faut y voir l’effet Alsace Lait », a expliqué Luc Voidey, directeur technique. Les génisses laitières représentent l’essentiel des inséminations, avec 240 000 IAP, soit une progression de 8 000 IAP en six ans. Une progression que l’on retrouve aussi chez les femelles allaitantes : + 3,2 %. Sans surprise, la race prim’holstein prédomine chez les taureaux utilisés pour l’insémination : avec 152 000 IAP, elle représente 64 % des IAP de la coopérative, 77 % du cheptel laitier. Mais certaines races ont le vent en poupe, comme la simmental - la croissance de 22 % est là aussi imputable aux nouveaux adhérents haut-marnais -, mais aussi la brune (+ 70 %), la jersiaise (+ 102 %) et la rouge danoise. En races allaitantes, c’est la charolaise qui domine : elle représente 24 863 IAP, soit 10,5 % des IAP de la coopérative, suivie de la limousine. Mais certaines races connaissent un véritable engouement, comme la blanc bleu (+ 155 %, 3 444 IAP), l’aubrac (91 %) et la rouge des prés (+ 57 %). À noter aussi l’utilisation de doses angus sur les vosgiennes. « La percée de ces races entraîne une plus large complexité de l’offre Élitest. » Par ailleurs, 48 917 inséminations porcines ont été réalisées. Les doses sexées connaissent un engouement croissant. « Tous les mois, la vente de doses sexées est en progression. Nous en sommes aujourd’hui à 29 867. » Bonne nouvelle, la fécondance de ces doses s’améliore sensiblement. Autre élément marquant, l’étalement de l’activité d’insémination : le nombre d’inséminations réalisées de juillet à octobre a tendance à augmenter, ce qui permet d’écrêter le pic traditionnellement observé de novembre à janvier. 113 471 échographies et 37 187 palpers ont été effectués. Nombre d’entre elles ont concerné les 17 728 animaux en suivi reproduction, issus de 187 élevages. « Nous avons formé 37 inséminateurs pour assurer le suivi reproduction. Cette activité va monter en puissance, l’objectif étant d’arriver rapidement à 200 élevages suivis. » Génotypage : de nouvelles avancées « Le génotypage arrive de manière importante », a déclaré le directeur général, Philippe Sibille. En race prim’holstein, 2 247 génisses ont été génotypées lors de la dernière campagne. En montbéliarde, l’activité a été multipliée par deux, avec 1 056 génotypages. Et pour la première campagne en race charolaise, 464 mâles ont été génotypés. « En monte naturelle, il est intéressant de génotyper tous les taureaux avant de les commercialiser. » Autre intérêt, cela permet de détecter les gènes létaux, comme l’ataxie progressive (paralysie du train arrière), la DEA (veaux sans poil et sans dent, cas rares) et le Blind (perte progressive de la vision), mais aussi de détecter le gène MH (gène culard). Le plan sanitaire d’élevage a démarré à l’automne dernier. 44 inséminateurs ont été formés pour la pose d’implants (Crestar) ou de spirales intravaginales (PRID). 124 élevages sont désormais agréés dans la zone Élitest, dont 34 en Alsace. 959 dispositifs ont été posés depuis juillet 2015, le but étant d’induire et de synchroniser les chaleurs des femelles en repos. Philippe Sibille a annoncé la reconversion de la taurellerie d’Épinal en station de donneuses multiraces, une reconversion achevée fin août. Cette station accueille les génisses à l’âge de 6 mois pour une durée d’un an, à raison de quatre collectes par donneuse. Les génisses sont ensuite rendues pleines à l’éleveur à l’âge de 2 ans. 51 génisses étaient en station début novembre pour une collecte de 582 embryons, dont 353 embryons viables. Par ailleurs, 1 038 embryons ont été collectés en ferme, dont 501 embryons viables. Les taureaux stationnés précédemment à Épinal ont été rapatriés sur le site de Brumath, qui est désormais le pôle mâle, spécialisé dans la production de semences bovines (en race prim’holstein, vosgienne, simmental et charolais) et porcines. Le directeur a annoncé en outre que les bureaux d’Épinal ont fait l’objet d’un agrandissement et que la convention d’entreprise a été finalisée. Des perspectives d’avenir Le chiffre d’affaires de la coopérative recule de 7 %, du fait des mises en place gratuites attribuées aux éleveurs suite à la décision prise lors de l’assemblée générale de l’an dernier. De ce fait, le coût de l’insémination par vache est en baisse : la mise en place s’élève à 25,84 €, la génétique à 24,73 €, soit un coût total de 50,57 %, en baisse de 5 %. Une manière, pour la coopérative, de soutenir les éleveurs en crise. « Cette année encore, nous avons décidé de redistribuer la totalité du résultat sous forme de mises en place gratuites, ce qui correspond à 16 650 mises en place. Chaque éleveur a reçu un courrier pour l’informer du nombre d’inséminations gratuites dont il bénéficie. Par ailleurs, une remise de 3,5 % est accordée aux éleveurs qui font leurs mises en place eux-mêmes. Les éleveurs porcins bénéficient eux aussi d’une réduction, a annoncé Damien Tiha, président d’Élitest. Il est du devoir d’une coopérative comme la nôtre de venir en aide aux éleveurs. » Cette décision impactera à nouveau le chiffre d’affaires de la coopérative, qui devrait baisser de 8 % pour la campagne en cours. Par ailleurs, Élitest a décidé de ne pas augmenter les tarifs des mises en place et de la génétique. Des remises fidélité et des primes de testage seront également accordées en simmental, vosgienne et charolaise, ce qui fait une baisse du coût de la génétique de 17 %. « Notre objectif, pour cette année, est de garder le cap dans un contexte perturbé, d’être encore plus compétents et de vous apporter des réponses concrètes, en veillant au rapport qualité-prix des offres de notre catalogue », a poursuivi Damien Tiha. La coopérative continuera à proposer à ses adhérents une offre segmentée, avec une gamme conventionnelle et sexée, et mettra à leur disposition de nouvelles offres, notamment en matière de génotypage. En effet, la sortie de nouveaux index permet désormais de sélectionner les animaux sur des critères « santé », comme l’acétonémie et la santé du pied.

Ferme Rottmatt à Sand

Un magasin pour décembre

Publié le 15/11/2016

Depuis 2013, la ferme Rottmatt commercialise une partie de sa production de viande en caissettes en direct aux particuliers. Bientôt, l’ouverture d’un magasin doit permettre aux éleveurs de développer la vente directe.

Début décembre, l’ancienne station-service de Sand deviendra un magasin de vente directe, du producteur au consommateur. Faut-il y voir le signe d’une transition vers un monde plus durable, avec moins de gaspillage d’énergie, de foncier, des agriculteurs rétribués à la hauteur des services rendus à la population (alimentation de qualité, entretien des espaces ruraux) ? Jérôme Gerhart et sa conjointe, Aurélie Gander, qui sont les instigateurs de cette réhabilitation n’iraient sans doute pas jusque-là ! Pour eux, ce magasin, c’est surtout l’aboutissement d’une stratégie d’entreprise. « Quand je me suis installé en 2010, après un bac pro Production animale à Obernai, la question d’arrêter l’élevage s’est posée parce que l’ancienne étable, à stabulation entravée, était vieillissante », rembobine Jérôme Gerhart. Avec son père, René Gerhart, son associé au sein de l’EARL Rottmatt, ils se sont laissé un an de réflexion. Période au bout de laquelle ils ont décidé de rester éleveurs, ce qui devait passer par l’augmentation du cheptel et la réalisation de quelques investissements. Dans un premier temps, l’ancienne étable est agrandie. L’année suivante, ils construisent un nouveau silo. Et la suivante une nouvelle étable de 1 400 m2 sur aire paillée. Parallèlement, à partir de 2013, les éleveurs se lancent dans la vente de viande de génisses en caissettes. Pour constituer leur clientèle, Jérôme Gerhart et Aurélie Gander utilisent beaucoup les nouveaux moyens de communication : un site internet soigné, une page Facebook vivante, affichant plus de 1 000 mentions J’aime. La gestion des colis se fait en flux tendu : les clients passent leur commande, une fois que le nombre de commandes est suffisant, Jérôme Gerhart amène la bête à l’abattoir, la carcasse est maturée en chambre froide avant d’être désossée et découpée en différents morceaux mis sous vide qui reviennent en camion réfrigéré à la ferme où ils sont répartis de manière homogène dans les colis. Les clients sont alors prévenus que leur colis est prêt et qu’ils peuvent venir le chercher à la ferme. Chaque colis représente environ un 16e de génisse, soit 15 kg de viande en moyenne. « Pour certains clients, même si on peut tout congeler, ça faisait trop. Nous avons donc décidé de nous lancer dans la découpe au détail, même si cela génère des investissements importants », explique Jérôme Gerhart. En effet, cette nouvelle activité requiert un atelier de découpe et de transformation d’une autre envergure, ainsi qu’un magasin. Parce que la vente de viande au détail sous forme de colis aurait été ingérable. C’est ainsi que le jeune couple a décidé de transformer l’ancienne station-service à l’abandon en boucherie charcuterie, avec une petite activité traiteur, histoire de valoriser les morceaux qui partent moins bien, parce que moins connus, moins prisés, « mais tout aussi bons », estime Jérôme Gerhart. Une évolution bien anticipée Dans le local de 80 m2, 55 m2 seront occupés par le magasin, le reste par l’atelier de transformation qui dispose notamment de quatre chambres froides représentant une surface réfrigérée totale de 30 m2. Afin de proposer une gamme de produits locaux aussi complète que possible, les agriculteurs proposeront aussi, en partenariat avec d’autres producteurs, des fruits et légumes, des produits laitiers, du vin, des épices, de la volaille, et même un peu d’artisanat, notamment des poteries. D’éleveurs, les agriculteurs se retrouvent donc propulsés au rang de petits commerçants. Cette évolution, Jérôme Gerhart et Aurélie Gander ne la subissent pas, ils l’ont au contraire préparée bien en amont. Titulaire d’un BTS Viticulture-œnolgie - un choix qu’elle doit à une filiation viticole -, Aurélie Gander a travaillé en Chambre d’agriculture, pour des organismes stockeurs, avant de rencontrer Jérôme Gerhart et de s’impliquer dans la vie de la ferme. En 2014, elle entame une reconversion. Sa nouvelle orientation est toute trouvée : Aurélie Gander obtient un CAP boucher, puis un Certificat technique des métiers (CTM) boucher charcutier traiteur. Désormais elle est cogérante, avec Jérôme Gerhart, de la SARL de la ferme Rottmatt créée pour bien séparer les activités de production agricole (EARL) et commerciales (SARL). Néanmoins, Jérôme Gerhart est identifié comme le gérant majoritaire de la SARL afin qu’elle puisse adhérer au réseau Bienvenue à la ferme. Aurélie Gander s’occupe donc pour l’instant seule de la transformation de la viande de bœuf et de veau, en saucisses, tourtes, terrine, quenelles de foie, cordon-bleu, knack… Mais l’ouverture du magasin devrait se traduire par la création d’un emploi pour la seconder à la vente et à la transformation. « Il est possible d’élaborer une grande variété de charcuteries à base de viande bovine, mais ce n’est pas le même niveau de prix que les charcuteries de porc », indique Jérôme Gerhart, qui prévient aussi d’emblée : « Même si nous vendons en direct, nous ne serons pas forcément moins chers qu’en GMS. Car comme notre structure est plus petite, nous avons davantage de frais à répercuter au kg. Et puis l’EARL va vendre des génisses à la SARL, et notre objectif c’est que les deux structures puissent dégager une marge, verser des salaires à ceux qui y travaillent, et accueillir les clients dans de bonnes conditions. » Inauguration le 3 décembre Actuellement, le futur magasin est encore en plein travaux mais, régulièrement, Aurélie Gander donne des nouvelles sur la page Facebook tout en s’affairant aux derniers préparatifs. Pour l’inauguration, prévue le 3 décembre, l’ensemble du fichier client qui compte 460 entrées et les 1 000 amis de la page Facebook seront invités. Les horaires d’ouverture ne sont pas encore définitivement établis, ils le seront en fonction des périodes d’affluence. De même, la pertinence de l’idée de confectionner des sandwichs avec les produits vendus en magasin sera validée - ou pas - par la demande des clients. L’ouverture au public est prévue le 6 décembre.

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