FDSEA 67. Section bovine
La section viande bovine en ordre de marche
FDSEA 67. Section bovine
Publié le 03/03/2017
Lundi 20 février, quelques jours avant le Salon international de l’agriculture où la Fédération nationale bovine et les grandes enseignes devaient lancer une campagne de publicité sur la stratégie Cœur de gamme, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin ont organisé une réunion de la section bovine.
Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, s’est dit très heureux d’introduire Philippe Boehmler, en tant que nouveau président de la section bovine. Le nouveau responsable a remercié Dominique Daul pour son action toujours menée dans le but de défendre l’élevage bovin que ce soit au niveau local ou national. En étroite collaboration avec la section bovine des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, présidée par Julien Jacob, Philippe Boehmler s’attachera à réunir les éleveurs suite à la réorganisation de la section et à apporter des informations sur les dossiers syndicaux en cours. L’ensemble des acteurs représentés Dans cette nouvelle organisation, Philippe Boehmler ne sera pas seul : il constituera un bureau dans lequel les engraisseurs spécialisés et les producteurs laitiers seront représentés. « Dans ce bureau, tous les modes de commercialisation devront également être représentés », a ajouté le responsable de la section. Ainsi des éleveurs travaillant avec la coopération, les entreprises privées ou ceux pratiquant la vente directe auront leur place. Thomas Urban, membre du bureau de l’Apal, représentera les acheteurs privés dans ce groupe. Bruno Dufayet, élu président de la FNB Suite au congrès de la Fédération nationale bovine (FNB) à Nevers les 1er et 2 février derniers, Philippe Boehmler a été élu au conseil d’administration de la FNB. Les autres membres régionaux présents au conseil ont également souhaité qu’il représente l’Alsace au bureau de la FNB. « La place qui est réservée à l’Alsace au bureau de la FNB sera conservée, ce qui est primordial pour être au cœur des discussions et défendre notre modèle au niveau national », a estimé Franck Sander. Suite à la réélection du bureau de la FNB, de nombreux changements ont eu lieu et c’est Bruno Dufayet, éleveur dans le Cantal qui a été élu nouveau président de la FNB, succédant à Jean-Pierre Fleury. Lors de ce congrès, plusieurs axes de travail ont été définis. Le premier vise l’évolution du système et l’amélioration des connaissances sur la volonté des entreprises à participer au développement à l’export. Le but étant de miser sur l’adéquation entre les systèmes de production et la demande des consommateurs sur un endroit donné. Par rapport à l’export, la FNB n’exclut pas l’embauche de commerciaux. Le second axe développé concerne les attentes sociétales. Ce sujet, très médiatique, doit être pris en main par la filière. Il s’agit pour la FNB d’être acteur plutôt que spectateur, c’est-à-dire de mettre en avant ses atouts dans une démarche de progrès par des vidéos et relais dans les médias et réseaux sociaux. Le dernier axe consiste à développer des dispositifs de communication et de pression syndicale sur la grande distribution sur le dispositif Cœur de gamme. Philippe Boehmler reviendra plus longuement sur la marque « Éleveur et engagé ». Le haché tire le marché Concernant la conjoncture, que ce soit en jeunes bovins ou en vaches, les cours ont stagné à bas niveau toute l’année. Pourtant, on peut noter une diminution des importations françaises de viande bovine au cours de l’année 2016 (aux alentours de 25 000 tonnes équivalent-carcasse) et une consommation qui s’érode assez lentement avec le haché qui tire le marché. Face à cela, les cours ne remontent pas comme espéré car les réformes laitières sont toujours aussi nombreuses. Les premières assises régionales pour le développement des filières et des marchés alimentaires dans la région Grand Est ont permis de dresser un état des lieux des tendances de production et de consommation, l’objectif étant d’axer des politiques de soutien et de développement. Les tendances de consommation ont fortement évolué ces dernières décennies en se tournant vers plus de préparations hachées (voir graphique ci-dessous). En une dizaine d’années, la part du haché dans les ménages français est passée de 37 à 42 % de tous les achats de viande bovine par les ménages. Les consommateurs se tournent de plus en plus vers la Restauration hors domicile qui domine les imports de viande d’origine étrangère. De plus, lorsqu’on analyse le bilan entre production et consommation viande bovine, on s’aperçoit que l’offre régionale n’est pas en adéquation avec la demande. Il manque par exemple 30 000 Téc de veau qui est importé d’ailleurs. Selon Philippe Boehmler, « ce travail sur l’adéquation entre l’offre et la demande est primordial ». Suite à cette journée, de nombreuses opportunités pour la filière ont été définies. Il s’agit de « s’adapter aux nouveaux modes de consommation », a souligné Julien Jacob. Le développement du marketing sur des produits à base de viande bovine en snacking pourrait être une voie à explorer. « Nous sommes à la première page du livre et le reste est à écrire », a conclu un agriculteur présent.












