bovins lait

Élevage Wilt à Dachstein

Bienvenue aux Wilt happy days

Publié le 16/09/2019

Les 28 et 29 septembre, l’élevage Wilt de Dachstein organise une grande vente d’animaux. Sous un format original. Ce ne sera pas une vente aux enchères, mais une vente avec des prix fixés à l’avance, en fonction des caractéristiques des animaux.

C’est un peu le black friday de la génétique bovine. Les 28 et 29 septembre, l’élevage Wilt organise une grande vente de bovins nés et élevés dans leur élevage. Pas moins de 50 animaux seront proposés à la vente, toutes catégories confondues, que ce soient des vaches de concours, des vaches en lactation, des vaches gestantes, fraîchement vêlées, pas mal de génisses gestantes ou encore quelques embryons. L’élevage Wilt, réputé pour son travail de sélection génétique, organise régulièrement des ventes d’animaux. Mais cette année, pour la première fois, le format change : « Nous ne voulions plus faire de vente aux enchères, mais une vente à prix fixes. Parce que c’est plus convivial, et plus juste pour tout le monde, avec des prix plus raisonnables », explique Olivier Wilt. Lors de ce type de vente, le prix des différents animaux est fixé à l’avance par le vendeur. Il n’y a pas de négociation possible. Et c’est le premier acheteur qui manifeste son intérêt qui concrétise l’achat. « Les premiers arrivés seront les premiers servis », résume Olivier Wilt. L’ouverture de la vente est fixée à 10 h. Le quart d’heure agricole risque de ne pas avoir cours ce jour-là ! Des animaux pour tous les goûts Qui dit prix raisonnables, ne dit pas génétique au rabais. C’est tout le concept qui change : « Quand on organisait des ventes aux enchères, on vendait aussi des animaux issus d’autres élevages. Pour nous cela représentait un énorme travail d’organisation pour vendre les animaux des autres », constate Olivier Wilt. Et parmi les animaux vendus, il n’y avait que des animaux au top de la génétique. La clientèle s’en ressentait : d’autres férus de génétique, venus parfois de loin, et capables de surenchérir pour obtenir la génétique désirée. Avec cette nouvelle formule, l’élevage Wilt souhaite renouer avec quelque chose de moins élitiste : « Il y aura une large gamme, pas uniquement le top de la génétique, avec des animaux à 1 400 € -1 500 €, tous issus de notre génétique. En sélectionnant les bêtes qui seront vendues, nous avons d’ailleurs veillé à ce que toutes les lignées soient représentées, afin de proposer une offre variée », précise Olivier Wilt. Avec ce nouveau format, les Wilt espèrent attirer pas mal d’éleveurs du Nord-Est, pas forcément des sélectionneurs chevronnés, mais des éleveurs qui cherchent à améliorer leurs performances technico-économiques en perfectionnant la génétique de leur troupeau. Une belle occasion pour les éleveurs d’apporter un peu de sang neuf dans leur troupeau. Et pour l’élevage Wilt de faire un peu de place dans l’étable pour accueillir la poursuite du progrès génétique.

Concours interprofessionnel du fromage munster

Une « diversité » à départager

Publié le 13/09/2019

Le concours interprofessionnel du fromage munster a eu lieu dimanche dernier à la Maison du fromage, à Gunsbach. Près de 70 fromages de toute la zone AOP ont été goûtés, comparés et notés par un jury de professionnels. Pour les médaillés d’or, c’est un tremplin pour le Concours général agricole qui aura lieu au mois de février à Paris.

Comme pour les vins d’Alsace, le fromage munster est riche d’une grande diversité. Entre munster géromé, munster laitier provenant d’industriels, munster fermier issu… de la ferme, munster fermier bichonné par un affineur, et les déclinaisons au cumin, il y a quasiment autant de nuances de saveurs et d’aspects qu’il y a de producteurs au sein de l’AOP. Une « richesse » qui, tous les ans, est passée au crible d’un jury d’experts lors du concours interprofessionnel du fromage munster. Cette année, c’était à la Maison du fromage, à Gunsbach. Près de 70 munsters ont été goûtés, comparés et départagés avec des médailles d’or, d’argent et de bronze (voir le palmarès en encadré). Pour les sept arrivés en pole position, c’est l’assurance de pouvoir participer au Concours général agricole qui aura lieu en février prochain à Paris ; le Syndicat interprofessionnel du fromage munster (SIFM) prenant à sa charge leurs frais d’inscription. La « patte » du producteur Mais à quoi reconnaît-on un « bon » munster ? D’abord, son aspect : un croûtage de couleur rouge orangée, une pâte « souple » avec un peu d’ouverture, un cœur crayeux. Puis vient le goût typique du munster, avec ses notes florales définies au préalable. Des critères précis qui sont sublimés ou non par la « patte » du producteur ou de l’affineur, mais aussi par la qualité de la matière première, à savoir le lait. Et il y a aussi toute l’histoire derrière chacun de ses fromages. Pour les petits producteurs par exemple, cela peut être un héritage familial issu de plusieurs générations avec toute la sensibilité qui va avec. « Dans tous les cas, nous nous attachons tous à faire perdurer un fromage ancestral, quel que soit notre profil. Je dirais même que cette diversité de producteurs au sein de notre AOP est une vraie richesse qu’il faut à tout prix conserver ; et qui doit ressortir dans les médailles que nous distribuons », explique le président du SIFM, Florent Haxaire. Contrairement au vin vinifié une seule fois par millésime, le munster peut être fabriqué une à deux fois par jour, entraînant de fait une grande variabilité dans le résultat final. « Nous ne contrôlons pas la matière première. Il faut à chaque fois s’adapter au lait. Chaque jour, notre travail technologique est remis en question. Ce qui veut dire qu’on peut être médaillé une année mais pas celle d’après. C’est plus aléatoire que dans le vin », poursuit Florent Haxaire. Médaillé ou non, le munster continue de bien se vendre auprès des consommateurs, notamment le fermier (le nombre de producteurs est d’ailleurs en augmentation) et celui qui est affiné. Seul le munster laitier connaît, il est vrai, une baisse de volume. Un phénomène que le SIFM a bien l’intention d’enrayer à travers sa nouvelle campagne de communication et de promotion (lire en encadré).

Présentation des veaux par les enfants

Un petit brin de fantaisie

Publié le 15/05/2019

De l’imagination, les enfants n’en manquent pas. Ils l’ont prouvé lorsqu’ils ont défilé dans le ring, pour la plus grande joie du public. Le premier groupe, venu tout droit de la SCEA Moulin Fleuri (Adloff, Carnevali, Kuhn) de Stutzheim, présente Prima, un veau né en avril. Superhéros ou danseuse ? L’avenir nous le dira. Les enfants de la famille Ott, de l’EARL de l’Étincelle à Mommenheim, interprètent Hans em Schnokeloch. Les enfants du Gaec Wilt à Dachstein présentent Wilt Oulette. Alicia et Léo, avec le veau Salta de l’EARL Schwartz Hochstett, racontent une belle comptine. « Jetzt langt’s ! Cela fait trois ans que je répète la même chose à Brumath : le prix du lait est trop bas », invective Élise, de l’EARL de la Colline à Dauendorf. Elle présente Parfaite, « même si le prix du lait n’est pas parfait ». Petit moment de dépaysement avec Plage, un veau de race normande, présenté par Emma, Victor et Mathilde, du Gaec du Vieux Moulin à Hirschland, en Alsace Bossue. Puis un petit clown nommé Arthur et son frère Jules, du Gaec Cousandier à Rœschwoog, présentent Pirouette, un veau simmental. Dans le rôle du modérateur, Rémy Bierbaum.

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