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Publié le 09/11/2022

Fin octobre, le forum Alsace Terre brassicole, organisé par Brasseurs d’Alsace, le Comptoir agricole et Alsace Destination Tourisme (ADT) a réuni une centaine de participants. Ensemble, ils ont décidé de la création d’un évènement fédérateur et porteur : une fête de la bière d’Alsace. Une étude sur l’image de cet emblème local qu’est la bière est aussi prévue.

Afin de développer le tourisme brassicole en Alsace, deux projets ont été retenus, fin octobre, à l’issue du forum Alsace Terre brassicole : la création d’une fête de la bière d’Alsace et la mise en place d’un groupe de travail sur l’image de la bière d’Alsace - une réflexion sur l’identité brassicole alsacienne, accompagnée de la conception d’outils concrets de communication, tels que logo, verre, label, etc. L’Alsace est le premier producteur de bière en France. Mais le patrimoine brassicole alsacien, tout comme la bière d’ici, sont encore trop peu mis en avant à l’échelle locale, nationale et internationale. Aussi, si la bière d’Alsace renvoie à la tradition et à la qualité, elle peut souffrir d’une image ringarde, d’après un sondage réalisé par L’Échappée bière, une agence qui œuvre au développement du tourisme brassicole en France. Premier bilan fin 2023 Brasseurs d’Alsace, le Comptoir agricole et ADT ont donc pris les devants pour rester dans le coup ! La centaine de participants au forum Alsace Terre brassicole, qui a eu lieu au lycée agricole d’Obernai, a choisi les deux projets à mener (un évènement touristique et une structuration de la filière) parmi treize propositions. Ces brasseurs, microbrasseurs, acteurs du tourisme en Alsace, journalistes spécialisés, houblonniers, universitaires, restaurateurs, bistrotiers, politiques, associatifs, ont voté, après avoir pris connaissance des tenants et aboutissants de chaque suggestion. Ont été relégués à plus tard ou aux oubliettes : le lancement d’une Route de la bière, la construction d’une plateforme au-dessus de la houblonnière expérimentale du lycée d’Obernai, l’établissement d’un groupe favorisant les synergies avec le monde vitivinicole, ou celui d’un groupe travaillant à fédérer la filière brassicole alsacienne, entre syndicats, corporations (comme celle des brasseries artisanales, partenaire du forum) et autres « chapelles », par exemple. Dominique Baudendistel, président de Brasseurs d’Alsace et PDG de la brasserie Licorne, a tout de même bon espoir que les brasseurs se fédèrent plus largement. Aujourd’hui, rien de concret n’a encore émané de ces choix stratégiques pour l’avenir du tourisme brassicole en Alsace. Seule certitude, les organisateurs souhaitent se retrouver fin 2023, pour suivre l’évolution des projets… Tous les participants au forum se sont engagés à ce qu’ils voient le jour.    

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Barème d'entraide 2022

Publié le 08/11/2022

Le document présente les coûts des opérations culturales des matériels de grandes cultures, de fenaison et de cultures spécialisées.

Les coûts des opérations culturales (coûts de chantier) sont établis à partir des coûts prévisionnels indicatifs 2022, selon la méthode de calcul Apca qui définit le coût des matériels uniquement. Le calcul prend en compte les charges fixes, les frais variables des principaux matériels, ainsi que les frais de main-d’œuvre, tractoriste ou autre, et les frais de carburant. Télécharger le barème d'entraide 2022 ICI

Publié le 06/11/2022

Dernière d’une série de rencontres techniques organisées par le Comptoir agricole en 2022, les rendez-vous d’octobre étaient consacrés aux cultures intermédiaires. Plus de 80 modalités semées cet été à six semaines d’intervalle étaient en présentation.

Jeudi 20 octobre, le Comptoir agricole organisait ses rendez-vous d’octobre à Oberhausbergen. Avec pour thème les cultures intermédiaires sous toutes leurs formes (espèces pures, cultures intermédiaires à valorisation énergétique ou fourragère, cultures intermédiaires pièges à nitrates). La matinée était organisée en partenariat avec le semencier Lidea et le constructeur Amazone. Elle s’organisait autour de la visite d’une plateforme de 81 modalités, avec 60 modalités semées en direct le 8 juillet avec le semoir Primera d’Amazone et une vingtaine d’autres semées six semaines plus tard, le 24 août. C’est la troisième année que le Comptoir agricole implante une plateforme de cultures intermédiaires. Jusqu’à présent, la coopérative s’était limitée à une cinquantaine de modalités. L’objectif est de pouvoir comparer le comportement des différentes espèces et variétés au sein d’une même espèce, semées en pur ou en mélange, indique Thierry Kolb. Également chef de marché fourragères et intercultures, le technico-commercial de la coopérative possède désormais une vision interannuelle de ces cultures dont la réussite est étroitement liée aux conditions d’implantation et évidemment à la météo de l’arrière-saison. La visite démarre par la famille des crucifères, bien représentée dans les mélanges commercialisés par le Comptoir agricole : les moutardes, qu’elles soient blanche, brune ou d’Abyssinie, mais aussi les radis fourrager et chinois, le colza fourrager, la navette fourragère ou encore la roquette. « Il n’y a pas de mauvais produits, il n’y a que de mauvaises utilisations », pointe d’abord Thierry Kolb. Au sein d’une même espèce, toutes les variétés n’ont pas la même durée de cycle : il faut en tenir compte pour choisir la date de semis. Ainsi, dans la famille des crucifères, les besoins en somme de températures du semis à la floraison varient de 450 à plus de 1 400 degrés jours. Une variété semée trop tard n’aura pas le temps de finir son cycle et ne pourra pas produire autant de biomasse qu’attendu. Inversement, un couvert à cycle court semé précocement va être limité en potentiel de production et risque fort de lignifier et de créer un effet dépressif sur la culture suivante. Or, les services rendus par les cultures intermédiaires sont proportionnels à la biomasse produite. Un couvert piégera d’autant plus d’azote que sa biomasse sera développée, cite par exemple Thierry Kolb. Si l’objectif est de couvrir le sol pour lutter contre le salissement de la parcelle, on aura aussi intérêt à avoir un développement de biomasse rapide et important. Retour sur investissement « Si un couvert ne pousse pas, on aura certes respecté la réglementation en le semant, mais on n’aura pas de retour sur investissement. Ce sera juste un coût pour l’exploitation », illustre le technicien. Pour produire de la biomasse, il est préférable de choisir des plantes de cycle long et de semer tôt, recommande-t-il. À condition que celles-ci s’intègrent dans l’assolement de la parcelle : le temps disponible entre un blé et une orge ou entre un blé et un maïs n’étant pas le même, ce critère rentre en compte dans le choix des espèces et des variétés. Indépendamment de la date de semis, les conditions d’implantation des couverts ont leur importance : un semis direct « au cul de la batteuse » avec idéalement un outil à dents permet de bénéficier de l’humidité restante dans le sol. « Dans les 48 à 72 heures qui suivent la moisson, il y a des remontées d’eau par capillarité car l’aspiration des plantes est encore en route. Cela suffit souvent à faire lever les couverts », note Thierry Kolb qui se base aussi sur sa propre expérience. Une autre préconisation consiste à ajouter des légumineuses dans les couverts pour optimiser le rapport carbone/azote. « Des couverts trop carbonés entraînent des problèmes de faim d’azote », souligne le technicien. Cette famille nécessitant des jours longs, il convient donc de les semer tôt en saison.

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