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Publié le 11/03/2018

Actuellement, les betteraviers alsaciens n’ont pas une, mais deux raisons d’être inquiets. La cercosporiose leur donne du fil à retordre. Et le marché du sucre bat des records de faiblesse des prix. Le syndicat betteravier d’Alsace a organisé une réunion pour mettre ces deux sujets sur la table, et évoquer des pistes pour l’avenir.

Au cours de cette réunion, les interventions des planteurs ont été révélatrices d’un certain malaise. Entre l’un qui joue carte sur table, en annonçant les rendements qu’il a obtenus cette année et son potentiel de rendement. Un autre qui se demande si, à ce train-là, la filière a encore un avenir en Alsace. Et un troisième qui se demande si la sucrerie tiendra bien ses engagements de prix, au vu de l’état du marché… Les responsables agricoles ne nient pas la portée des enjeux à relever. C’est justement pour cela qu’ils ont organisé une réunion conjointe entre l’Institut technique de la betterave (ITB), Cristal Union et le syndicat betteravier d’Alsace : « Après le maïs, la culture la plus rentable dans la région, c’est la betterave », a rappelé Franck Sander, président du syndicat betteravier d’Alsace. En outre, il s’agit d’une culture qui a encore un important potentiel de progression du rendement sous la racine. Ce qui doit permettre d’amener de la compétitivité au sein des exploitations qui la cultivent. Théoriquement. Parce qu’actuellement, la cercosporiose vient jouer les troubles fêtes. Et les prix du sucre sont très bas. Mais Franck Sander relativise la situation : « Il y a toujours eu des hauts et des bas en betterave, comme il y en a pour le blé, le colza, ou le soja. » Une position partagée par René Schotter : « Il faut rester optimiste. Nous avons déjà été confrontés à des crises sanitaires, et nous les avons surmontées. À nous de travailler ensemble pour trouver des solutions. La betterave fait partie du paysage agricole alsacien. La filière sera maintenue car l’agriculture alsacienne en a besoin. » Un rendement qui continu de progresser Pour Alexandre Quillet, président de l’ITB, « les craintes sur les prix doivent être compensées par une progression du rendement ». Celle-ci n’a pas cessé depuis 1945, portée par la sélection génétique, le progrès des itinéraires techniques, et… des printemps plus chauds. Résultat, de l’après-guerre à aujourd’hui, la production est passée de 8 à 14,8 t sucre/ha, soit une augmentation de 2 % par an. Accompagnée d’une baisse des charges de production. Mais c’était avant que des souches de l’agent de la cercosporiose résistantes aux fongicides ne se développent. Car la maladie est désormais très présente en Alsace, plus particulièrement dans les secteurs irrigués et le long du Rhin. Car ces deux facteurs contribuent au maintien d’une certaine hygrométrie qui, combinée aux chaleurs estivales, abouti à une cocotte-minute à cercosporiose. Alexandre Quillet liste trois solutions de lutte à privilégier : la génétique, l’observation parcellaire, et le cuivre. Il invite les planteurs à « prioriser les contraintes », qui sont multiples, lors des choix variétaux. En clair : « La tolérance à la cercosporiose doit être un critère de choix décisif, avant la productivité ». Pour mettre au point une nouvelle variété il faut huit ans, rappelle-t-il. « Donc les variétés plus tolérantes à la cercosporiose ne sont pas encore sur le marché. Mais vont arriver ! » L’observation sur le terrain est primordiale pour détecter la maladie suffisamment tôt pour pouvoir la rattraper en réagissant rapidement. Dans cette course contre la montre « rien ne remplace l’observation parcellaire », soutien Alexandre Quillet. Qui cite le BSV comme un outil utile pour donner des tendances. Et rappelle que le CTBA diffuse des informations régulières. Et puis le modèle de la cercosporiose de la betterave est amené à s’améliorer, sur la base d’essais statistiquement fiables. Concernant la lutte chimique, le constat est sans appel : « Les strobilurines, c’est mort. Les triazoles passent encore mais uniquement à pleine dose. » L’adjonction de cuivre aux programmes de lutte apporte une efficacité supplémentaire. Mais son usage risque tôt ou tard d’être interdit, au même titre que d’autres produits phytosanitaires. Pour l’instant, l’ITB a déposé une demande de dérogation pour pouvoir utiliser du Yucca (cuivre de l’oxychlorure de cuivre). C’est mieux que rien, mais cela reste une solution précaire. « De toute manière, souligne Franck Sander, la solution ne viendra pas que de la chimie, puisque les produits phytosanitaires sont de plus en plus décriés. Nous devons aller plus loin, et apporter des solutions techniques qui conviennent à toutes les situations. C’est-à-dire à la fois à ceux qui sont en zone rouge, et à ceux qui sont moins impactés. » Des pistes pour endiguer la cercosporiose Les planteurs ont donc écouté religieusement William Huet, responsable agronomie de Cristal Union, dresser le portrait de leur pire ennemi. Portrait dont il s’agit de s’inspirer afin de construire une stratégie de lutte efficace. « La durée d’humectation foliaire est un critère d’infestation prépondérant. » C’est ce qui explique la précocité de l’apparition des symptômes en 2017. Une précocité qui a pris de court certains planteurs. Car le seuil d’intervention de 5 % de feuilles touchées s’avère totalement inopérant : « Il faut traiter dès les premiers symptômes, voire avant car lorsqu’ils apparaissent, le champignon a déjà réalisé deux cycles, donc la maladie est déjà bien engagée. » La forte corrélation entre le développement de la maladie et l’humectation foliaire a un inconvénient de taille, c’est que ce critère est excessivement ardu à modéliser. D’où la difficulté à mettre au point un modèle robuste. Mais les chercheurs continuent d’y travailler, avec des données issues de stations météorologiques, et des données radar qui permettent d’alimenter les modèles. Pour remédier à la baisse d’efficacité des solutions chimiques, « nous sommes allés chercher d’anciens produits, qui affichent une certaine efficacité, lorsqu’ils sont associés au cuivre, ce qui permet d’imaginer des programmes alternant les molécules, donc avec un moindre risque d’apparition de résistance », indique William Huet. Autres pistes évoquées lors de cette réunion : tester des matières actives utilisées pour lutter contre les maladies cryptogamiques des céréales, tester des molécules asséchantes, tester des adjuvants, qui permettraient de mieux fixer le cuivre au feuillage, tester des produits à base de Bacillus… Autant de pistes validées par William Huet, avec toutefois quelques réserves : « Ce qui ressort de nos essais sur les adjuvants, c’est que la forme du cuivre prime. » Attention aussi aux fongicides tellement efficaces sur une maladie qu’ils laissent derrière eux une voie royale pour d’autres agents pathogènes. « Il s’agit de privilégier les produits multisites ». Et attention aussi aux produits très décapants, qui peuvent faire plus de mal que de bien en induisant des portes d’entrée dans la plante. Conclusion de William Huet : « Il faut continuer à travailler sur la modélisation pour bien positionner les interventions, et surtout ne pas retarder le premier traitement ; creuser la piste du cuivre, qui donne de bons résultats ; et celle de la tolérance variétale, en combinant des sources de tolérance différentes. »

Syndicat de la race prim’holstein du Bas-Rhin

Rendez-vous en mai à Brumath

Publié le 10/03/2018

Entre le Festival de l’élevage à Brumath et le salon Cœur d’élevage à Colmar, la saison s’annonce riche en événements pour les éleveurs de la race prim’holstein !

2017 a été une année intense pour les membres du syndicat de la race prim’holstein du Bas-Rhin. En avril, les éleveurs avaient rendez-vous à Épinal pour la dernière édition d’Eurogénétique. Le président, Jean-François Dintinger, a félicité les élevages Wollenburger de Bindernheim et Wilt de Dachstein : « Toutes les vaches qu’ils ont présentées sont montées sur le podium. » En mai, ils étaient de retour à Brumath pour le Festival de l’élevage. Le concours de génisses a vu défiler 83 animaux du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Fin octobre, à l’invitation des éleveurs mosellans, 21 prim’holstein de neuf élevages bas-rhinois ont fait le voyage au salon Agrimax de Metz. L’année s’est achevée par le traditionnel voyage d’étude. Jean-François Dintinger a rendu hommage à Jean-Philippe Urban, décédé récemment. « C’était un membre actif de l’élevage du département. » Après la lecture du procès-verbal de l’assemblée générale 2017 par Laure Fritsch, secrétaire du syndicat, le trésorier, Philippe Richert, a rendu compte d’une situation financière saine. Lors du renouvellement du conseil, Ludovic Kieffer a remplacé François Rohmer qui ne souhaitait pas se représenter. À l’école des jeunes présentateurs Le syndicat prim’holstein organise une nouvelle édition de l’école des jeunes présentateurs, les 14 et 15 avril au Gaec Wilt de Dachstein. « Nous allons former une douzaine de jeunes, a expliqué Olivier Wilt. C’est important pour les motiver à participer aux concours. » Cette session est ouverte à tous, qu’ils soient ou non issus du monde de l’élevage. Car la formation ne se résume pas au clippage et à la préparation des animaux. Elle porte aussi sur le choix des animaux, la lecture des index, la tonte, l’alimentation des bêtes de concours, etc. Le Festival de l’élevage aura lieu les 12 et 13 mai au plan d’eau de Brumath. Le président a lancé un appel aux bénévoles pour le montage des stands qui débutera le jeudi, jour de l’Ascension. L’événement de l’année sera le salon Cœur d’élevage, du 21 au 23 juin à Colmar. Coorganisé par Thomas Prinz et le Parc des expositions de Colmar, il prendra le relais d’Eurogénétique, mais avec une présence renforcée du monde de l’élevage. Les principales races laitières de la région seront en concours. « Chaque département peut faire concourir le nombre d’animaux qu’il désire. Le Bas-Rhin s’est engagé à présenter une vingtaine d’animaux », a indiqué Jean-François Dintinger. Un courrier pour les inscriptions sera envoyé aux éleveurs dans les prochaines semaines. La participation des éleveurs étrangers n’est pas encore confirmée. Suite à la découverte d’un foyer de FCO sérotype 4 en Haute-Savoie en novembre 2017, une zone réglementée a été mise en place en France, a expliqué Céline Zuber, du GDS Alsace. Les animaux peuvent circuler librement à l’intérieur du pays, mais les animaux étrangers devront obligatoirement être vaccinés pour retourner chez eux. Faire circuler les données Philippe Caussanel, chef du service élevage de la Chambre d'agriculture d’Alsace, a relevé le taux de participation important - plus de 60 % - aux réunions du Contrôle laitier qui viennent de s’achever. Il a insisté sur l’intérêt d’intégrer un groupe technico-économique - il en existe une demi-douzaine dans le Bas-Rhin. « Il y a une marge de progrès dans chaque élevage, mais pour la trouver, il faut accepter de mettre les chiffres sur la table et de se comparer aux autres éleveurs », a-t-il souligné. La digitalisation des données d’élevage est en marche. Le projet « Harmony Grand Est » rassemble tous les acteurs du monde de l’élevage : les GDS, les contrôles laitiers, les centres d’insémination, les laiteries, les acheteurs de bovins, les services informatiques, l’Université de Lorraine, Arvalis - Institut du végétal, le CIL Grand Est, les centres de gestion, etc. L’objectif est de rassembler toutes les données existantes sur les élevages, souvent dispersées, pour les valoriser au profit des éleveurs et de la filière, et ainsi améliorer la conduite des élevages au quotidien. « Nous sommes en train de constituer une plateforme pour que tous les éleveurs puissent travailler ensemble et que tous les organismes puissent partager leurs informations. L’idée est de simplifier la vie à tout le monde. Nous sommes à l’écoute de vos suggestions pour faciliter ce partage d’informations », a poursuivi le chef du service élevage. Sachant que le consentement de l’éleveur est impératif pour la diffusion de ses informations. Un nouvel index, l’efficacité alimentaire Le catalogue Élitest ne cesse de s’enrichir, a indiqué Luc Voidey, directeur technique d’Élitest. Après l’acétonémie et la santé du pied, un index mesurera prochainement l’efficacité alimentaire. Parallèlement, une inversion de tendance se fait jour : « Pour la première fois, on sélectionne positivement la fertilité. Autrefois, l’augmentation de la production laitière était corrélée à la baisse de la fertilité : un taureau productif en lait n’aurait pas été productif en repro. Aujourd’hui, la sélection génomique nous permet de mettre l’accent sur la fertilité et les caractères repro dans les élevages pour apporter du progrès génétique. On croise génotype et phénotype, ce qui permet d’aller très vite. On peut continuer à sélectionner intensément sans nuire à la fertilité des animaux. » À l’issue de l’assemblée générale, le trophée Holstein 2017 a été remis à l’EARL Lehmann de Reutenbourg, l’EARL Longchamp d’Altwiller (lait à 7 % bio - 9 046 kg) et le Gaec ferme Kleinfeld de Hilsenheim (lait à 7 % - 13 282 kg). Par ailleurs, huit vaches ont été récompensées pour leur belle carrière laitière. Elles ont produit plus de 10 000 kg de lait ! Les heureuses élues sont : Accolade (107 327 kg) du Gaec Bignet Leininger à Ringeldorf, Affamée (105 701 kg) de l’EARL Kieffer de Behlenheim, Augustine (103 775 kg) du Gaec Geyer de Domfessel, Divine (103 220 kg) du Gaec ferme Kleinfeld de Hilsenheim, Amélie (102 351 kg) de l’EARL Richert à Wolschheim, Vanina (102 096 kg) du Gaec Dintinger à Weislingen, Anémone (102 082 kg) du Gaec Geyer de Domfessel et Viola (101 048 kg) du Gaec Wilt à Dachstein.

Publié le 09/03/2018

Améliorer la compétitivité, dynamiser l’innovation, diversifier les marchés, élargir les débouchés, assurer le renouvellement des générations,  telles sont les lignes directrices de cette convention signée à Paris au Salon international de l’agriculture, sur le stand des Brasseurs de France.

Il y a huit ans, la filière houblon traversait une grave crise. Depuis, de nombreuses actions ont été engagées pour renflouer cette filière (voir encadré). Avec un résultat probant. Entre 2011 et 2013, seuls 350 ha de houblonnières étaient en production effective. En 2016, les surfaces en production sont passées à 432 ha avec 44 planteurs dont 15 ha de houblon certifié bio. Pour honorer les contrats et répondre à la demande, la surface houblonnière devrait être augmentée de plus de 100 ha, pour atteindre 600 ha d'ici 2020. « Le nerf de la guerre, c’est donc désormais de trouver rapidement trois ou quatre nouveaux planteurs pour créer une nouvelle dynamique », indique Marc Moser, président du Comptoir agricole. Problème : le montant des investissements dans les houblonnières et dans les outils de transformation peut faire peur (il faut compter 1 M€ d’investissement pour exploiter 20 ha de houblonnière). L’évolution des prix aussi. Les acteurs de la filière en sont bien conscients : «Pour que des jeunes se lancent, il faut leur offrir un projet», indique Marc Moser. Et la convention qui vient d’être signée pour une durée de trois ans y contribue. En effet, le contrat de filière houblon s’articule autour de quatre grands objectifs généraux : soutenir les jeunes agriculteurs ou débutants dans la filière ; maintenir la compétitivité et la rentabilité des exploitations ; renforcer les actions de recherche et d’expérimentations ; améliorer la mise en marché de la production de houblon du Grand Est. Le soutien des jeunes agriculteurs ou débutants dans la filière passe par l’accompagnement dans l’installation-transmission qui doit permettre le renouvellement des générations en apportant des références techniques aux jeunes installés. Des actions de formation et de parrainage sont envisagées par le Comptoir agricole afin d’améliorer les connaissances des futurs installés sur les problématiques spécifiques à la culture. De plus, la Région aide les installations par le biais des subventions et le financement de formations à hauteur de 60 % des frais engagés plafonnés à 8 000 €. Des engagements financiers conséquents Pour maintenir la compétitivité et la rentabilité des exploitations, il s’agit de moderniser les structures. Et améliorer leurs performances (économiques, environnementales, sociales) pour faire face aux mutations économiques actuelles. Car afin de satisfaire la demande et d’améliorer la rentabilité des exploitations, le Comptoir agricole mise notamment sur l’augmentation des surfaces de culture de houblon. Les investissements étant un frein important au développement des surfaces, le Comptoir agricole propose un soutien financier à hauteur de 1 000 €/ha/an pendant cinq ans à destination d’anciens ou de nouveaux planteurs qui augmentent leur surface de houblonnières par montage de nouveaux échafaudages. La Région quant à elle soutient l’acquisition de matériels neufs (poteaux, fils) pour la construction et le montage de nouvelles houblonnières. Le taux d’aide est de 40 % avec une aide maximum plafonnée à 8 000 €/ha. Une aide régionale de près de 107 000 € bénéficiant à neuf exploitants est programmée pour la Commission permanente du 20 avril 2018. Cette somme représente une augmentation de surface totale de 21,81 ha. La Région soutient également l’acquisition de matériels de production afin de maîtriser les coûts de main-d’œuvre, contrôler les postes de dépenses énergétiques et réduire la pénibilité du travail. Une aide de 20 600 € est ainsi programmée pour quatre exploitants ayant investi dans du matériel de culture. Pour Marc Moser, il s’agit là d'« engagements conséquents » qui doivent inciter des jeunes soit à se lancer dans la culture, soit à augmenter leurs surfaces : « Le Comptoir agricole et la Région s’associent pour assurer un accompagnement sur les investissements, les prix. Il ne manque plus que les banques dans ce triptyque. Nous y travaillons », encourage-t-il. La convention porte aussi sur le renforcement des actions de recherche et d’expérimentations. Il s’agit de soutenir les programmes de recherche en lien avec la réduction de l’usage des produits phytosanitaires, d’encourager les programmes d’expérimentations de lutte raisonnée et de techniques alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires. Et d’aider la diffusion de ces connaissances. Pour atteindre ces objectifs, le Comptoir agricole va élaborer un programme expérimental de lutte raisonnée. Et la Région finance à hauteur de 10 000 €/an les coûts de suivi de ces expérimentations. La recherche variétale relancée Enfin, pour améliorer la mise en marché de la production de houblon du Grand Est, le Comptoir agricole va relancer le plan de sélection variétale afin de proposer de nouvelles variétés qui répondent à un marché en pleine évolution. Ce programme de sélection permettrait de créer de nouveaux arômes mais aussi de rendre les houblons plus résistants aux maladies dans un contexte de réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Aussi la Région s’engage à soutenir à hauteur de 20 000 €/an le programme de développement des nouvelles variétés. Pour Marc Moser, il s’agit là d’une avancée majeure, puisque la recherche variétale qui a permis à la filière de renaître de ses cendres était à l’arrêt depuis trois ans. La relancer, c’est pérenniser ce qui fait le succès du houblon du Grand Est : une offre aromatique large, qui correspond à l’essor des bières de spécialité. Concrètement, la sélection des nouvelles variétés se fera en partenariat avec l’exploitation agricole du lycée d’Obernai. Mais, si le principal critère de sélection reste la qualité aromatique, d’autres s’ajoutent : « Nous voulons aussi élaborer des variétés qui permettent de dégager du revenu. Donc productives, explique-t-il. Et s’il est possible d’y associer des tolérances aux maladies, tant mieux. »

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