A la une

Publié le 23/11/2018

Feuilletez notre édition actualisée du coût des opérations culturales, réalisée en partenariat avec l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture et la Chambre d'agriculture du Grand Est. Elle sert de référence aux agriculteurs réalisant des travaux en entraide.

  Barème Entraide 2018 EAV Lire plus de publications sur Calaméo  

Plan sécheresse de la Région mis en œuvre dès novembre

6 millions d’euros à l’échelle du Grand Est

Publié le 23/11/2018

Lors de l’inauguration du salon d’élevage Agrimax à Metz, Jean Rottner, président du Conseil régional, avait annoncé la mise en place d’un plan structurel sécheresse à l’échelle du Grand Est, pour répondre aux difficultés marquées des éleveurs, face à une situation de sécheresse exceptionnelle et sans précédent.

L’annonce du plan structurel sécheresse à l’échelle du Grand Est s’était tenue en présence d’élus régionaux, parmi lesquels Pascale Gaillot, vice-présidente de la Région Grand Est en charge de l’agriculture et de la ruralité, Philippe Mangin, vice-président en charge de la bioéconomie, de l’agroalimentaire et de la bioénergie, et Patrick Bastian, président de la commission agriculture et forêt. Agir au plus vite et avec pragmatisme est la priorité de la Région Grand Est dans son accompagnement aux éleveurs fortement touchés par la sécheresse de cet été. La mobilisation de la profession agricole - en particulier la FRSEA, les JA, les Chambres et les CER - permet à la Région Grand Est de financer dès cet hiver aux éleveurs les plus touchés une part des achats exceptionnels de fourrages ou coproduits. Ce dispositif d’urgence est complété par une adaptation du Plan de compétitivité des exploitations agricoles (PCAE) et un nouveau soutien aux besoins en petits investissements liés aux aléas climatiques et sanitaires, ainsi qu’à l’autonomie alimentaire. Ainsi la Région Grand Est proposera à une prochaine session plénière du Conseil régional de voter un plan d’investissement en deux volets. Une aide à la reconstitution des stocks de fourrages pour les exploitations spécialisées en élevage Tous les éleveurs, spécialisés à plus de 50 % du chiffre d’affaires en élevage, selon les critères retenus par la Région Grand Est, qui subissent un déficit fourrager significatif dans leur exploitation pourront solliciter une aide auprès de la Région pour financer leurs achats exceptionnels de fourrages ou coproduits. Ce dispositif se veut simple et efficace : un guichet unique départemental porté par les Chambres d’agriculture assurera en proximité l’information sur le dispositif d’aide, le dépôt des dossiers jusqu’au 31 janvier 2019 et la pré-instruction des demandes d’aide. Les services EDE des Chambres d’agriculture fourniront le nombre d’UGB à retenir et les cabinets comptables transmettront le taux de spécialisation de l’éleveur. Chaque guichet unique transmettra à la Région la liste des bénéficiaires éligibles, ce qui permettra aux élus de statuer. Les paiements des dossiers auront lieu entre janvier et mars 2019. Ainsi les éleveurs potentiellement éligibles pourront télécharger sur le site de la Région Grand Est ou de leurs partenaires (Chambres d’agriculture, cabinet comptable, FDSEA) un formulaire de demande d’aide. Il leur sera demandé la déclaration du taux de spécialisation calculé par leur comptable (> à 50 %). Par ailleurs, ils devront fournir un bilan fourrager évaluant le déficit à l’entrée de l’hiver, ou à défaut, renseigner sur le formulaire de demande d’aide leurs stocks et besoins en fourrages démontrant le déficit à partir des effectifs calculés par les services EDE des Chambres d’agriculture. Au vu de la déclaration de l’éleveur, des aliments achetés au-delà des quantités habituelles ainsi que de la fourniture des factures acquittées, la Région Grand Est accompagnera à hauteur de 25 % les dépenses supplémentaires liées à l’impact sécheresse sur la production fourragère. Le prix unitaire de l’aliment acheté sera plafonné pour ne pas encourager la spéculation sur les marchés. Une majoration de 10 % pourra être appliquée en cas d’installation ou d’appartenance au zonage montagne. L’aide sera comprise entre 500 € et 3 000 € (6 000 € pour les Gaec). La Région Grand Est a souhaité conduire ce soutien régional en partenariat élargi avec la profession, ainsi que les Conseils départementaux qui ont la possibilité de participer au financement, pour renforcer une ambition commune pour l’élevage régional. Un nouveau programme de soutien aux équipements, pour adapter l’accompagnement à l’effort d’investissement des éleveurs Ce nouveau programme d’accompagnement est en construction, il visera à couvrir les besoins plus modestes d’investissements (moins de 15 000 €) portant sur les volets sécurité sanitaire (notamment biosécurité pour le secteur porcin), bien-être animal et autonomie alimentaire. Après délibération du Conseil régional, la liste des équipements sera communiquée. De plus, sur le PCAE, la limitation du nombre de dossiers et le délai de carence par bénéficiaire seront levés en 2019, permettant ainsi d’accompagner les nouveaux investissements, notamment de stockage et de « surstockage ». Les appels à projets seront publiés début 2019, avec deux périodes de dépôt possibles (février et juillet). Enfin, la Région souhaite s’inscrire dans la durée en menant une large réflexion sur les réserves en eau dans le Grand Est afin de trouver des solutions concrètes, en encourageant les projets favorisant la résilience des systèmes au changement climatique et en engageant les filières animales et végétales dans un débat sur l’alimentation animale, l’autonomie alimentaire des élevages.

Bienvenue à la ferme

Une offre clarifiée

Publié le 22/11/2018

La troisième assemblée générale du réseau Bienvenue à la ferme fédéré au niveau alsacien a été l’occasion de présenter la nouvelle offre Bienvenue à la ferme, plus simple, donc plus lisible pour les consommateurs.

« 45 % des consommateurs connaissent la marque Bienvenue à la ferme, mais la plupart ne savent pas ce qu’il y a derrière », rapporte Valérie Simon, animatrice du réseau Bienvenue à la ferme en Alsace, citant une étude réalisée au niveau national pour la marque de vente directe et d’accueil à la ferme portée par les Chambres d’agriculture. D’où la volonté de recentrer l’offre des 8 000 agriculteurs du réseau sur deux items, Mangez fermier, qui regroupe l’offre en produits fermiers, et Vivez fermier, qui rassemble la restauration, l’hébergement, les activités à la ferme… Avec un message unique - « Venez nous voir » - qui doit porter l’idée que, « derrière chaque produit, il y a un producteur », souligne Valérie Simon. Ainsi repositionnée, la marque doit être mieux comprise et, par ricochet, les bénéfices de l’adhésion au réseau améliorés. Cette évolution s’accompagne de la rédaction de nouveaux cahiers des charges. Celui de l’offre Vivez fermier a été validé en juin : « Il est axé sur le respect d’une ambiance fermière et ne comporte pas d’éléments réglementaires », indique Valérie Simon. Par contre, son obtention sera assujettie à la détention d’une certification type Meublé de tourisme ou Gîtes de France. Un suivi personnalisé pour les adhérents Les services liés à l’adhésion au réseau Bienvenue à la ferme évoluent également. Principale nouveauté : un suivi personnalisé. Avec une première visite deux ans après l’agrément, puis une visite tous les cinq ans. Ce suivi comprend un diagnostic commercial, qui débouchera sur l’élaboration d’un plan de progrès. Ces visites seront aussi l’occasion de vérifier la conformité des adhérents au (x) cahier (s) des charges et de prodiguer des conseils pour améliorer leur offre. « Nous allons effectuer les premières visites début 2019 », annonce Violette Guillaumé. Autre nouveauté : les adhérents vont progressivement être équipés d’un kit d’accueil comprenant des flèches directionnelles, un tablier, des autocollants, des sacs kraft, des tote bag, un panonceau d’agrément, des sachets de graines, des stylos, des pic-prix… Nouvelle cotisation En 2018, la construction de la cotisation évolue. Elle comprend désormais trois niveaux. Une partie est destinée à l’association, soit 30 €, un montant qui reste inchangé. Somme à laquelle s’ajoute un droit d’entrée, dont le prix a doublé de 2017 à 2018, passant de 50 à 100 €, mais qui inclut le kit de communication, d’une valeur de 45 €. Une part de la cotisation revient aux organismes coordonnant le réseau, dont la Chambre d'agriculture. Et cette part a augmenté, passant de 4 830 € en 2017 à 17 640 € en 2018. Une hausse qui s’explique par la mise en place du service de suivi personnalisé. En effet, il va représenter une charge de travail supplémentaire pour les conseillers, qu’il s’agit de rémunérer. Enfin, une part de la cotisation va au réseau national, géré par l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (APCA). Son montant dépendait autrefois des démarches poursuivies par les adhérents. Désormais, il est unique. Au final, après être passée par pas mal de « turbulences », convient Georges Kuntz, président de Bienvenue à la ferme en Alsace, cette nouvelle construction de la cotisation s’avère « plus simple et plus claire », et devrait rester stable. Les cotisations constituent d’ailleurs une ligne majeure des comptes d’exploitation de l’association, suivies par le soutien accordé par la Région Grand Est. Résultat : les comptes de l’association sont équilibrés, avec un excédent de plus de 9 000 € en 2017. Un réseau Grand Est en construction En 2019, le réseau Grand Est devrait prendre de l’ampleur. D’ores et déjà, il bénéficie d’une animatrice, d’une élue et d’une directrice. Des journées d’échange ont été organisées et d’autres sont à venir : le 26 novembre sur l’accueil d’enfants, et le 8 janvier sur l’organisation d’une porte ouverte à la ferme. Animateurs et élus prévoient en outre un voyage d’étude en Allemagne, plus précisément dans le sud du Bade Wurtemberg en mars 2019.

Pages

Les vidéos