A la une

Publié le 04/01/2021

Actrice de l’économie sociale et solidaire, Germa Emploi Alsace est une association de mise à disposition de salariés, auprès des entreprises, collectivités, associations et particuliers. Imaginée par la MSA Alsace, elle est une interlocutrice privilégiée du monde agricole.

Spécialisée dans les travaux simples liés à la production agricole, viticole, aux espaces verts, à l’industrie, notamment agroalimentaire, au secteur bois, mais aussi dans le BTP et les services, Germa Emploi Alsace a été créée en 1994, par la MSA et les organisations professionnelles agricoles (OPA). Elle est constituée de deux agences, une à Strasbourg et une à Colmar, qui emploient onze permanents. C’est une structure d’insertion par l’activité économique (SIAE). « On recrute nos salariés au plus proche de nos clients employeurs. Et on place, bien sûr, le bon salarié au bon poste. C’est une mise en adéquation. On opère une grosse sélection », souligne Sylvie Maâ, responsable de l’association, consciente que le terme « insertion » peut en rebuter plus d’eux. Cécile Monteiro, cadre de proximité à Germa Emploi, ajoute : « On connaît très bien tout le monde. On accompagne les salariés et les clients. On est présent aussi sur le terrain avant, pendant et après la mise à disposition. Plus qu’un fournisseur de main-d’œuvre, on est un partenaire. » « Notre objectif est double : offrir un service de qualité aux entreprises, comme le ferait une agence d’intérim, sur des missions temporaires, et que l’emploi soit un tremplin pour nos salariés », explique Sylvie Maâ. FLE agricole et transformation de choucroute Germa Emploi Alsace ne lésine donc pas sur les formations et les ateliers, pour ses salariés, en majorité des hommes. Quand ils postulent à une offre publiée par l’association, ils ont déjà atteint le premier niveau de qualification ou un niveau intermédiaire : de brevet des collèges à bac + 2. Ils sont français ou étrangers, jeunes, demandeurs d’emploi de plus d’un an, en reconversion professionnelle ou réfugiés. Ils ont juste besoin « d’un coup de pouce », s’accordent Cécile et Sylvie. « Les personnes qui viennent à nous ont envie et besoin de travailler », cadre la responsable de l’association. Germa sensibilise au savoir-être, aux codes de l’entreprise. Mais elle entre aussi dans le dur, en assurant le renforcement des compétences techniques (par exemple, sur la végétalisation de la vigne, le maraîchage, en partenariat avec le lycée agricole d’Obernai, notamment), et des compétences « transversales » ; par exemple, la maîtrise de la langue française, grâce à des cours de français langue étrangère à visée professionnelle agricole (FLE agricole), avec la contribution de la Chambre d'agriculture Alsace. En 2019, certains apprenants du FLE agricole ont enchaîné sur un contrat d’insertion professionnelle intérimaire (cipi) d’agent de transformation de choucroute. En 2020, les actions de Germa ont été bousculées par le Covid-19 mais elle ne lâche rien. Pour la première fois, elle propose à ses salariés Atouts permis, avec l’association Mobilex, pour les accompagner dans l’obtention du permis de conduire. Le salarié participe financièrement. « On a intérêt à être bons » « Germa Emploi est une révélatrice de talents », résume Cécile Monteiro. « On repère, on décèle les compétences, la motivation, la marge de progression possible. Nos salariés n’entrent pas forcément dans les cases mais ils savent faire. Ils ont du bon sens, sont à l’aise à l’extérieur, dehors, et ils sont déterminés », énumère Sylvie Maâ. En 2019, 55 équivalents temps plein, soit 300 salariés, sont passés par Germa Emploi Alsace. Ils ont effectué 8 771 heures de travail auprès de plus de 200 clients. 50 % de l’activité de Germa Emploi est saisonnière car liée à l’agriculture. « On a diversifié les secteurs dans lesquels on intervient pour la viabilité économique de l’association, pour lisser les activités sur l’année », précise la responsable de Germa. En 2019, le chiffre d’affaires de Germa Emploi Alsace s’élève à 1,8 million d’euros. L’association bénéficie de subventions de l’État mais elle n’est financée qu’à hauteur de 10 à 15 %. « Tout le reste, c’est l’aspect commercial. On a intérêt à être bons. On autofinance nos postes », confie Sylvie Maâ. L’État fixe à Germa des objectifs. « Près de 70 % des salariés de Germa sortent de l’association par le haut. Ils décrochent soit des CDD de plus de six mois, soit des CDI, soit entrent en formation. Un contrat signé donne du sens à nos actions », détaille la responsable. Des coups de foudre à la clé La satisfaction des clients employeurs est au rendez-vous. « Les Jardins du Ried, à Hoerdt, vont embaucher un de nos salariés. Germa a financé son permis Caces. Il ne manquait que ça. À 45 ans, il sera préparateur de commandes et agent de production », cite Cécile Monteiro, à titre d’exemple. Autre victoire de 2020 : un jeune Irakien a décroché un CDD de plusieurs mois chez un viticulteur, après une première mission et une formation de tractoriste. Germa Emploi Alsace est, par ailleurs, un des huit membres fondateurs de Terra job, un groupement d’employeurs alsacien pour l’insertion et la qualification des salariés agricoles.   Germa recherche d'ailleurs pour son agence de Colmar, un(e) collaborateur (trice) pour renforcer la démarche de prospection auprès des entreprises du secteur viticole, vinicole et agricole : Germa Emploi, Association Intermédiaire et Entreprise de Travail Temporaire d'Insertion, plusieurs structures qui... Publiée par Germa Alsace sur Mardi 22 décembre 2020    

Miss et Mister France agricole

La passion des concours

Publié le 03/01/2021

Originaire de Bettendorf dans le Sundgau, Florine Wira poursuit ses études en alternance dans les Vosges. Intéressée par la génétique et les concours d’élevage, elle n’hésite pas à partager sa passion pour le monde rural. Sur les réseaux sociaux, elle vient d’ailleurs de participer au concours de miss agricole.

« C’est Tony, mon petit ami, qui m’a incitée à me présenter. L’idée est de se faire connaître et de montrer ce que l’on fait dans le monde agricole. Mon objectif n’était pas de gagner. Mais bien de participer. L’élection de Miss et Mister France agricole est une vraie vitrine pour la jeunesse en agriculture », raconte Florine Wira. Le concours est organisé par le site terre-net.fr. « Cet événement amical a pour but de promouvoir les femmes et les hommes du milieu agricole, afin de montrer une image positive et souriante de notre profession, il n’y a aucun enjeu financier, juste un bon moment à passer ensemble », détaillent les organisateurs sur la page Facebook de l’élection. Florine Wira a réalisé un montage photo d’une présentation d’elle dans son milieu professionnel. Elle l’a ensuite envoyé aux organisateurs qui l’ont publié sur les réseaux sociaux avec celle des autres participants. Une édition marquée par une forte hausse du nombre de candidatures qui ont été déposées du 19 novembre au 10 décembre dernier. Un jury a sélectionné les gagnants de chaque catégorie parmi les 20 candidats ayant récolté le plus de « j’aime ». Le 12 décembre, c’est finalement une éleveuse de chèvres en Haute-Savoie prénommée Noémie qui a été élue. « Je suis déjà très satisfaite d’avoir participé car ce n’est pas forcément évident de se mettre en valeur. Il faut faire un effort sur soi-même », poursuit la jeune femme. Elle est maintenant dans l’attente de l’amélioration de la situation sanitaire.   Soutenez la candidature de Florine Wira au concours de Miss Agricole 2021 ! Ancienne élève de STAV au lycée de Rouffach,... Publiée par Lycée de Rouffach sur Dimanche 29 novembre 2020   Tout ce qui touche à la génétique Car la vraie passion de Florine, c’est l’élevage. Après un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) à Rouffach, puis un BTS ACSE (analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole) effectué en apprentissage à la maison familiale et rurale à Fougerolles en Haute-Saône et chez un patron à Lepuix-Neuf dans le Territoire de Belfort, Florine Wira, 20 ans, s’en est sortie avec réussite et une mention assez bien. Elle a décidé de poursuivre son cursus en effectuant un certificat de spécialisation bovin lait en une année toujours à Fougerolles. L’occasion d’acquérir de nouvelles connaissances tout en continuant en alternance. « Mon objectif est de devenir technicienne pointeuse pour évoluer dans tout ce qui touche à la génétique. Mais cette orientation professionnelle n’est pas forcément accessible. Il me manque de l’expérience et un peu de confiance en moi. Une autre solution serait de devenir conseillère technique en faisant par exemple les plannings d’accouplement. Cela me permettrait d’être avec les vaches sans avoir les deux pieds dans une ferme. Et ainsi de pouvoir bouger et d’observer ce qui se fait dans une multitude d’exploitations », explique Florine. Actuellement, elle suit son second apprentissage au Gaec de la Petite Chicotte à Hautmougey dans les Vosges. Une belle exploitation laitière sur 150 hectares qui livre ses 950 000 litres de lait à Lactalis et qui est gérée par Ghyslain Bilquez et Ludovic Mouton. C’est son petit ami, Tony, lui-même salarié agricole et originaire de Fougerolles, qui l’a orientée pour cette nouvelle expérience. « J’avais envie de quitter la maison familiale et de vivre ma propre expérience. Je suis à l’école une semaine par mois et les trois autres semaines à la ferme. Je m’occupe de la traite, du nettoyage, de nombreux travaux agricoles. Mon objectif était de sortir de ma zone de confort. On m’a également laissé conduire le tracteur et faire de l’ensilage. Une première pour moi », se félicite la jeune femme qui doit rester à la ferme jusqu’en septembre 2021. « Mes patrons me font confiance. Ils participent à rendre ma passion pour le monde agricole encore plus forte. Ils me font partager leurs connaissances et leur vision de la gestion d’une exploitation dans la situation actuelle et dans l’avenir. » Curiosité et expérience La jeune femme a participé à plusieurs concours. Et notamment celui de Habsheim où, avec sa vache Liane, elle a été sacrée grande championne l’an dernier. Elle a également participé à l’école française des jeunes éleveurs pour approfondir ses connaissances, après des premiers titres de meilleur meneur holstein en 2016 et montbéliarde/interrace en 2017, également obtenus à la foire Simon et Jude de Habsheim. Elle a aussi pris part, avec son frère Paulin, au concours départemental de labour. « Je suis une touche-à-tout. Ma curiosité me pousse à multiplier les expériences. Il ne faut jamais rester dans son coin avec ses certitudes. Le monde évolue et nous devons le faire également », estime Florine Wira. « Dès que les concours d’animaux redémarrent, on peut compter sur moi. Cela reste ma passion », conclut Florine Wira.   Bon... nous sommes prêtes pour les concours !?? Choupi me met pleins d’étoiles dans la tête ce soir, le temps d’une... Publiée par Florine Wira sur Mardi 21 juillet 2020    

Calendrier « Belles des prés »

Prendre la pose pour la bonne cause

Publié le 02/01/2021

Aux yeux de certains (et de certaines), les rugbymen du XV de France sont célèbres pour leurs poses sexy dans les « Dieux du stade ». Aux agricultrices de rendre la pareille dans un calendrier tout aussi glamour : « Belles des prés ». Pour le mois de septembre 2021, c’est Jordane Meyer, viticultrice à Rosenwiller, qui dévoile un peu de ses dessous.

Les féministes pourraient crier au scandale en découvrant le calendrier « Belles des prés », où douze agricultrices de différentes régions s’affichent en petite tenue. Mais à l’écoute des motivations des protagonistes, une deuxième lecture s’impose. « J’ai tout de suite pensé que ça mettrait en avant mon négociant et la filière viticole alsacienne dans son intégralité, car depuis trois-quatre ans, elle souffre », explique Jordane Meyer, qui a repris l’exploitation de ses parents, voilà deux ans. Pour cette jeune viticultrice de 24 ans, se retrouver dans une belle robe à fleurs en tête du mois de septembre, mois des vendanges, est un symbole fort. « Pour moi, l’Alsace, ce n’est pas Noël et les marchés, c’est le vin, et je ne comprends pas que nous ne soyons pas plus présents sur la carte de France, dans ce domaine, alors qu’en plus, nous faisons tout pour produire du vin en respect avec l’environnement », regrette cette comptable de formation, devenue adepte du vrac. Ce calendrier est aussi l’occasion pour Jordane de rendre hommage à son village, Rosenwiller, en haut duquel elle a voulu poser. « Malheureusement, il ne figure pas sur la route du vin mais il mérite le détour », trouve-t-elle. Ces deux convictions ont séduit le photographe Johann Baxt, qui a initié « Belles des prés » en 2017, dans l’idée de valoriser des démarches personnelles et pas seulement des physiques. Jordane est ainsi la deuxième Alsacienne à y paraître. « J’avais vu une photo du calendrier sur Facebook, et j’avais trouvé cela cool qu’il existe. Par chance, j’ai rencontré le viticulteur chez qui la photo avait été prise. Il m’a dit, vas-y, lance-toi, tu es jolie », se souvient Jordane. Révéler la féminité Mais « vais-je assumer ? », s’est demandé cette blonde aux cheveux longs, un peu timide de nature, quand elle a appris sa sélection. Car Jordane n’avait pas l’intention de tout dévoiler. Pour le photographe, elle a donc sorti ses plus belles robes d’été, ainsi que quelques bas, « l’essentiel d’une femme », dont un, en dentelle. « Il y avait besoin d’un peu de sexy mais le résultat n’est pas vulgaire du tout. Au contraire, il me place dans l’élégance et le raffinement », se réjouit Jordane, qui a préparé un décor bien local pour le cliché pris en juillet dernier, devant le vignoble : nappe à carreaux de sa grand-mère, tire-bouchon de la cave parentale, bouteille de son négociant. Le tout coloré de bretzel et de kougelhopf. Une photo remplie de couleurs, comme les aime Johann Baxt. « Les tenues de travail des agricultrices sont fades, s’étonne le photographe. À travers mes mises en scène, au milieu des vaches ou des tracteurs, je veux faire ressortir une part de leur féminité dans un environnement qui ne s’y prête pas forcément. » Plus largement, l’intention du professionnel est d’honorer la place des femmes dans un milieu masculin et parfois « machiste », le rappelle Jordane. « Souvent j’ai l’impression que je dois faire mes preuves, non pas parce que je suis jeune mais parce que je suis une femme. Alors je m’investis beaucoup, pas pour montrer que je fais mieux, mais pour montrer que je fais aussi bien que les hommes », constate la viticultrice. Dans ce calendrier, cet appel à la reconnaissance prend une forme glamour et originale. Une partie des bénéfices des ventes est d’ailleurs reversée à l’association Petit coup d’pouce à la ferme, fondée en 2019, qui, comme son nom l’indique, apporte une aide financière aux agricultrices de toute la France, installées ou qui désirent se lancer dans l’aventure. Quatre agricultrices ont déjà reçu 400 € en soutien, dont une dans le Bas-Rhin. Une belle idée de cadeau solidaire pour cette période de fêtes.    

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