Pratique

Publié le 10/06/2022

Deuxième ville bas-rhinoise, avec une population de 35 000 habitants, Haguenau est souvent perçue comme une ville industrielle. Mais elle recèle d’autres pépites, un grand massif forestier de 13 400 hectares visible depuis l’espace, et une agriculture très orientée vers les circuits courts.

À Haguenau, ce qui frappe, c’est la forêt. « Son originalité est d’être indivise : la Ville et l’État décident ensemble de son devenir, explique le maire, Claude Sturni. Nous travaillons en étroite collaboration avec la préfecture et l’Office national des forêts, gardien du temple. Nous sommes arrivés à monter un plan d’action visant à une gestion multidimensionnelle de la forêt. » Le massif forestier de Haguenau est labellisé « forêt d’exception ». C’est la première forêt indivise à obtenir ce label, détenu par une quinzaine de forêts françaises. « Cela signifie qu’elle a quelque chose de particulier, que nous voulons entretenir. Certes, nous prenons en compte les enjeux économiques de la forêt, en partenariat avec la filière bois. Mais le patrimoine forestier doit trouver sa place dans ce schéma. Le maire peut orienter les choix forestiers, une personne dans ma délégation porte ce regard. » Cet enjeu, la Ville l’aborde d’autant plus sereinement, explique le maire, que « nos ancêtres se sont battu pour que la forêt leur appartienne. Les habitants de Haguenau sont allés voir le roi Louis XIV qui voulait s’emparer de leur forêt et ont réussi à négocier cette indivision. Ce statut lui a permis d’être préservée pour l’essentiel. Dans nos documents d’urbanisme, on ne touche pas à la forêt. C’est un poumon vert, un réservoir de biodiversité. » Fin mai, le maire et son équipe ont été invités sur le terrain par l’ONF pour observer le pullulement des hannetons forestiers. En Alsace, le cycle de ces insectes s’échelonne sur 48 mois. Durant le stade larvaire, ils s’attaquent aux racines des jeunes arbres. La quatrième année est celle du grand vol. Les jeunes adultes se nourrissent alors de grandes quantités de feuilles, avec une préférence pour les chênes, causant des effets dévastateurs. Il n’existe aucun prédateur connu, et la lutte chimique est proscrite… Améliorer l’autonomie énergétique du territoire La ville de Haguenau s’intéresse aussi à l’agriculture, poursuit Claude Sturni. « Mais comme c’est avant tout un secteur économique, les enjeux sont portés par la Communauté d’agglomération de Haguenau, comme pour l’industrie ou l’urbanisme. » C’est aussi l’agglomération qui est propriétaire de l’abattoir communautaire. « C’est elle, notamment, qui désigne le délégataire. » La Société d’exploitation de l’abattoir de Haguenau (STEAH) remplit ce rôle depuis plus de 50 ans. Elle exerce aussi une activité d’abattage rituel, casher et halal. « C’est l’une des raisons pour lesquelles nous voulons le maintenir, car nous sommes conscients de son intérêt. » Mais, précise le maire, la société qui exploite le site doit être à l’équilibre. « Nous ne finançons pas son fonctionnement. Nous réinvestissons simplement les taxes qu’elle nous verse. » Le secteur de Haguenau est souvent identifié comme un territoire industriel. « Mais on oublie que nous sommes l’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) alsacien le plus important sur le plan agricole, avec un ban de 13 700 ha. » Les 586 ha du ban de Haguenau sont exploités par 44 agriculteurs, précise Claude Sturni. « Je sais bien qu’aujourd’hui, les exploitations agricoles peuvent avoir plusieurs enjeux et je les soutiens dans leur volonté de diversification, qu’il s’agisse de la captation de valeur autour de leur propre production (circuits courts, ateliers de transformation) ou d’autres ambitions, comme la production d’énergies renouvelables. » L’Alsace du Nord vient d’adopter un Plan Climat, le samedi 14 mai à Eschbach. Dans ce plan, les énergies renouvelables occupent une place centrale, souligne Claude Sturni. « De 2018 à 2023, nous voulons augmenter la production d’énergies renouvelables de 54 %. Il faudra chercher dans toutes les directions : la géothermie et la méthanisation. Mais dans certaines limites, précise-t-il. Les unités de méthanisation n’ont de sens que si elles s’intègrent bien dans leur environnement et si la qualité des flux est assurée. Quoi qu’il en soit, l’agriculture doit contribuer à améliorer l’autonomie énergétique de notre territoire. » Concilier agriculture, industrie et urbanisme « Nous nous battons pour que notre territoire reste agricole, tout comme nous nous battons pour qu’il reste industriel », insiste Claude Sturni. Nous travaillons intelligemment avec les responsables du monde agricole. » La preuve ? « En janvier dernier, nous avons inauguré la voie de liaison sud à Haguenau. Nous avons mis dix ans à concrétiser ce projet, mais cela me paraît une réussite. » Longue de 5 km, la VLS relie le sud-ouest de la ville à l’est, en passant au sud du territoire, avec une piste cyclable bidirectionnelle. Elle dessert plusieurs quartiers, relie des zones d’emploi importantes, comme le centre hospitalier ou les casernes du quartier Estienne, et désengorge le centre-ville. « Nous avons mené un vrai travail de concertation avec le monde agricole autour des compensations environnementales et des indemnisations. Nous y sommes arrivés sans crispations, ni réclamations. Je me félicite que le projet ait pu se faire sereinement. » Le maire rappelle par ailleurs que l’antenne de l’Adar de l’Alsace du Nord est hébergée au Centre d'animation d'information et relais économique (Caire). « Évidemment, un territoire comme le nôtre a besoin d’infrastructures, d’équipements. Pour ce faire, nous avons besoin de travailler avec le monde agricole. Et si nous pouvons lui apporter des réponses, c’est encore mieux. Une convention nous lie avec la Chambre d’agriculture Alsace pour les circuits courts, l’abattoir et l’accélération des transitions des exploitations agricoles, en particulier la reprise par des jeunes qui sont prêts à prendre la relève. Nous participons également à la valorisation de l’image de la profession. » Une manifestation sera organisée dimanche 26 juin pour promouvoir la filière lait. Et début septembre, la filière houblon sera à l’honneur. Un riche passé houblonnier Le houblon, rappelle le maire, est intimement lié à l’histoire de la ville. « Haguenau a longtemps été la capitale de la commercialisation du houblon. Elle se disputait ce titre avec Nuremberg. » Témoin de ce riche passé, la Halle aux houblons, trésor du patrimoine communal. Cette production emblématique est toujours présente au sein de l’agglomération hagenovienne, comme en attestent les nombreuses houblonnières. La Halle aux houblons, elle, a d’autres finalités. Elle abrite un marché bihebdomadaire qui concourt au titre du plus beau marché de France 2022, un concours organisé par TF1. « N’hésitez pas à voter pour lui sur internet (https://votreplusbeaumarche.fr/marche/halle-aux-houblons-haguenau). » On y trouve les produits du terroir proposés par les paysans locaux, ainsi que des produits gastronomiques et artisanaux élaborés par les professionnels des métiers de bouche. « Les magasins de vente directe et les marchés se développent dans le secteur. Certains artisans reprennent même des tournées. Et de nombreux maires se battent pour avoir de nouveau un marché ou une épicerie dans leur commune. Samedi dernier à Wintershouse, nous avons inauguré un commerce de proximité : un boulanger de Haguenau a pris le parti d’ouvrir un point de vente.  »

Publié le 08/06/2022

Le Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) alsacien Terrajob, créé en 2020 par les OPA, forme actuellement ses premiers salariés à l’élevage laitier, au centre de formation continue (CFPPA), à Obernai. En alternance, ils travaillent aussi déjà avec leurs tuteurs, des agriculteurs bas-rhinois, qui leur transmettent leurs savoir-faire. Les cinq jeunes, en reconversion professionnelle, sont ultra-motivés. Ils témoignent. D’autres peuvent encore les rejoindre, d’ici fin juin, sur cette session.

Romain Fassel, d’Erstein, 20 ans « Je n’ai aucune formation initiale mais mes parents sont tous deux exploitants agricoles, à Erstein et à Bolsenheim. Je les aide donc depuis l’enfance et espère, à terme, m’installer. J’avais commencé un apprentissage en couverture et en zinguerie mais j’ai arrêté, car cela ne me plaisait plus. C’est mon père qui a été informé par Alsace Lait, comme tous les éleveurs adhérents à la coopérative, du dispositif mis en place par Terrajob. C’est une formation grâce à laquelle je peux continuer à travailler à la ferme. J’obtiendrai un Certificat de qualification professionnelle (CQP), qui me permettra d’embrayer sur un Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole (BPREA), pour viser l’installation. J’ai été embauché par Terrajob, le 11 avril 2022, et je suis mis à disposition chez mes parents. Ici à Obernai, j’apprends surtout la théorie. Chez mon père, je remplis le mélangeur mais je ne sais pas forcément calculer la ration. Via les cours dispensés au CFPPA d’Obernai pour Terrajob, je m’y mets. »   Jonathan Histel, d’Erstein, 28 ans « J’ai arrêté les cours en classe de cinquième. Puis, j’ai intégré une classe Tremplin au lycée Le Corbusier, à Illkirch-Graffenstaden : on avait deux jours de cours et trois jours de stage. Ça m’a complètement perdu ! (Rires). Je ne savais plus ce que je voulais faire. J’ai enchaîné les travaux d’intérim, ensuite : agent d’entretien, livreur, déménageur, etc. Et j’étais cuisinier en CDI. Je n’avais jamais mis les pieds sur une exploitation agricole avant Terrajob. Mais j’ai une formation d’éleveur d’animaux de compagnie que j’ai validée à Rouffach. Faute de moyens, je n’ai pas encore pu me consacrer à cette véritable passion. J’aime les chats et les chiens, être en contact avec les animaux. C’est pour cela que j’ai postulé à Terrajob, après avoir vu l’offre en ligne. J’ai signé le contrat le 21 avril 2022. Je travaille aujourd’hui à Lipsheim, à la ferme du Mittelegert, chez Arthur Muller. Il a un robot de traite. Je nettoie surtout. Ce n’est pas trop mon truc. Il n’y a pas assez d’interactions avec les animaux à mon goût, dans l’élevage laitier tel que je le pratique actuellement. Après l’obtention du CQP, je me projetterais plutôt dans l’assistanat vétérinaire ou l’insémination. J’ai déjà conduit des engins agricoles ici et ça me plaît, mais je n’étais pas encore dans les champs. »   Elsa Kuster, de Steige, 23 ans « Ouvrière agricole à la ferme Haag, à Saint-Pierre, qui propose ses produits en vente directe notamment, j’ai signé avec Terrajob, le 19 avril. Je ne suis pas issue du monde agricole mais j’ai toujours aimé le contact avec les animaux. J’adore aussi m’occuper de mon jardin et dès que je peux, je complète mon herbier, mets au point des recettes anciennes à base de plantes sauvages. J’aime également entretenir les espaces naturels, débroussailler. Suivant mes passions, je me suis orientée vers un bac professionnel gestion des milieux naturels et de la faune sauvage (GMNF), au lycée agricole de Wintzenheim. Ce diplôme en poche, je suis entrée à l’université de Strasbourg, en filière Staps : je suis footballeuse et le sport est une autre de mes passions. Après un an, j’ai finalement décidé de m’inscrire à une formation sur trois ans, en tant que soigneur animalier. J’ai eu la chance de vivre des expériences extraordinaires, en côtoyant de très près de nombreuses espèces : tigres, ours, girafes, etc. J’ai aussi participé à la sauvegarde du grand hamster d’Alsace. Pour travailler en lien avec les animaux, j’étais deux mois à la ferme Goetz, à Mussig, où j’ai vraiment pu voir que ce métier d’ouvrier agricole me plaisait. Terrajob m’a, par la suite, contactée pour me proposer de faire un CQP en élevage bovin lait : j’ai tout de suite accepté ! Avoir une formation est essentiel pour moi. Cela contribue à la réalisation de mon futur projet professionnel. Je souhaite à terme m’installer, diriger ma propre exploitation laitière, un verger et un parc animalier. Je me plais beaucoup à la ferme Haag, où la traite se fait en salle. »   Seifdin Siaba, de Colmar, 27 ans « Je désirais être enseignant. Je suis titulaire d’un master Métiers de l’enseignement et d’une licence d’histoire. J’ai été surveillant, notamment au lycée agricole du Pflixbourg, et professeur stagiaire au lycée Fustel de Coulanges. C’est là que j’ai compris pourquoi, avant de rencontrer de super professeurs à qui je voulais ressembler, je n’aimais pas l’école. Le monde agricole m’a toujours attiré et, encore plus, depuis mes études d’histoire. Nous vivons dans un monde issu des révolutions industrielles qui nous ont éloignés du rythme des saisons, d’une vie heureuse à la campagne. Aussi, j’espère décrocher un CDI à la fin de cette formation, après des années d’emplois précaires, et pourquoi pas, à terme, m’installer ; en horticulture – ma première passion - et en maraîchage, plutôt. C’est sur le site de Pôle emploi que j’ai trouvé l’annonce de Terrajob. Après le CQP, je resterai attaché à l’exploitation, j’y ferai mes classes, puis j’espère reprendre des études, au lycée agricole d’Obernai et/ou me former à d’autres productions que le lait. Arrivé à Terrajob le 25 avril 2022, je travaille en alternance avec Yannick Fischer, à Gottesheim. Je suis préposé à la traite, actuellement. On s’entend bien lui et moi. Il est pédagogue, comme tous les formateurs ici. »   Najibullah Shinwari, de Mulhouse, 26 ans « J’ai signé mon contrat avec Terrajob le 17 mai 2022. Je travaille avec Sonia Bauer, au Gaec du Schlavary à Hirschland, trois jours par semaine. Elle m’héberge durant ce temps. Pour l’instant, je trais les vaches. Je n’étais pas encore dans les champs. Mais je sais déjà conduire un tracteur. Je viens d’Afghanistan. Avec mes parents, je cultivais et m’occupais des vaches et des chèvres, là-bas. Je ne suis jamais allé à l’école. Cela fait quatre ans que je suis en France maintenant, et deux ans que tous mes papiers sont en règle. J’ai déjà travaillé ici, dans les espaces verts et j’ai vendangé. Avec Terrajob, nous nous renseignons pour que je passe mon permis de conduire, grâce à l’association Mobilex. Tant que je n’ai pas le permis, c’est difficile de me projeter. Je ne parle pas encore le français avec fluidité mais je comprends le vocabulaire de base. J’apprends quand même vite, avec Terrajob, en regardant. Une association d’aide aux réfugiés m’a coaché pour envoyer mon CV et ma lettre de motivation à des agences d’intérim et à Terrajob… qui a répondu plus vite que tous les autres ! »   Et ensuite ? À l’issue de leur formation en alternance de 300 heures, fin 2022, ces cinq jeunes seront titulaires d’un CQP en élevage laitier. Forts de quatre blocs de compétences validés (sécurité au travail, gestes et postures ; soins aux animaux ; rations alimentaires ; traite en salle ou au robot) et de leur mise à disposition dans les fermes, ils continueront à travailler avec leurs tuteurs, dans un premier temps. Ils étaient sept jeunes au départ, à s’engager avec Terrajob, mais un a démissionné et une autre serait aussi contrainte d’abandonner pour raisons médicales. Quant aux exploitants adhérents au GEIQ, ils sont au nombre de quinze, aujourd’hui. Leur rang peut grossir, à l’envi. Toutes les filières sont attendues. Si Terrajob a ciblé en priorité des élevages laitiers pour démarrer les formations, c’est parce que le secteur est en tension ; la demande du côté de ces éleveurs est forte. Les tuteurs, qui paient les heures de travail des alternants et pour qui Terrajob gère les démarches administratives, sont aussi formés. La prochaine séance de formation pour les agriculteurs qui emploient des salariés Terrajob aura lieu le 21 juin.

Restaurant Le Pont tournant, à Strasbourg

Le nouveau chef mise sur les produits locaux

Publié le 21/05/2022

Julien Rodriguez, chef du Pont tournant, le restaurant de l’hôtel et spa Régent Petite France à Strasbourg, revisite les classiques de la gastronomie alsacienne. Avec le sommelier, ils sélectionnent chaque saison, produits frais et vins alsaciens pour permettre à leur clientèle internationale de goûter aux saveurs du terroir. La condition pour être à la carte ? Fournir en quantité suffisante et livrer.

Filet de truite des sources du Heimbach, asperges d’Alsace, pigeons de Théo Kieffer, éleveur à Nordhouse, riesling de la cave Fend, à Marlenheim : au menu de ce printemps, Julien Rodriguez, le jeune chef du Pont tournant, restaurant de l’hôtel cinq étoiles Régent Petite France à Strasbourg, ne lésine pas, en accord avec le sommelier, sur les produits locaux. Les agriculteurs et viticulteurs alsaciens sont à l’honneur ici… à condition qu’ils produisent en quantité suffisante et livrent l’établissement. Chaque convive doit retrouver la même qualité de produit, du même terroir, dans son assiette et dans son verre, bien sûr. Qu’on soit le président italien et sa suite et qu’on occupe la moitié des 72 chambres de l’hôtel, comme ce fut le cas mi-avril, ou un jeune couple qui casse sa tirelire, on est nourri ici à la même enseigne. Raifort et agrumes Pour savourer l’Alsace et l’ailleurs, Julien Rodriguez sait mettre à l’aise. Simplicité, efficacité, gourmandise, aussi. Le chef magnifie les produits et les harmonies traditionnelles, avec un zeste de modernité. Les hôtes étrangers entrent en matière, les locaux redécouvrent les goûts qui les façonnent, depuis l’enfance. Quelques pincées de raifort assaisonnent le fromage blanc aux fines herbes, la sauce hollandaise qui accompagne les asperges se pare de vinaigre au yuzu et à la mandarine… des morilles rappellent les sous-bois rhénans, en ce moment. C’est croquant, rafraîchissant, tendre, doux et piquant, comme la bise au printemps. Et s’il y a besoin de dépaysement, la chakchouka régalera les amateurs d’épices du Maghreb.     Sorti de sa coquille Julien Rodriguez est originaire du Nord-Pas-de-Calais. Il est arrivé fin 2014 au Pont tournant, comme commis, après avoir fait ses classes à l’Auberge du Père Bise, au lac d’Annecy, notamment. Il devient second en 2019 à Strasbourg, et remplace depuis l’été 2021, son ancien chef. Le trentenaire a amené avec lui en cuisine la bienveillance et la chaleur chti, et toutes les inspirations qu’il a glanées durant ses périples. Mais il insiste : « J’ai découvert l’Alsace et j’en suis tombé fou amoureux. » Et parce qu’il faut toujours se surprendre dans un couple, et qu’on ne se connaît jamais assez, Julien est en quête constante de nouveautés. Le trentenaire serait tenté par des escargots locaux… Ses yeux pétillants s’allument d’un feu nouveau. Qui dit mieux ?    

Pages

Les vidéos