Pratique

Ferme-auberge du Bambois

Le cabaret s’invite à la ferme

Publié le 17/06/2022

Samedi 25 juin, à partir de 18 h 30, la ferme-auberge du Bambois, à Plaine, accueille un cabaret à la ferme. Au programme : acrobaties, chants, danses, et plein d’autres surprises, agrémentées d’un repas confectionné avec les produits de la ferme, le tout dans un cadre atypique.

C’est l’été. Les vaches sont au pâturage. Les étables sont vides… à quelques exceptions près. À la ferme-auberge du Bambois, à Plaine, Isabelle et Walter Huber, les maîtres des lieux, ont pris pour habitude de donner une autre fonctionnalité à leurs bâtiments agricoles durant l’été : ils en font des lieux d’expression d’art et de culture. En 2019 déjà, ils avaient accueilli une formule cabaret, qui avait eu un succès retentissant. Cette année, ils remettent le couvert avec de nouveaux invités, rameutés par MissLiLi, la meneuse de revue. « Il y aura trois transformistes, une trapéziste, une danseuse burlesque, une chanteuse, et les danseuses de la troupe de Barembach », dévoile Isabelle Huber. Un beau plateau d’artistes, qui devrait aboutir à deux bonnes heures de spectacle. Le temps de profiter pleinement de l’autre plateau de la soirée, composé des mets de la ferme, celui-là. « Il y aura des charcuteries, des crudités, des mauricettes, des tomates farcies, et une assiette gourmande en dessert », annonce Isabelle Huber. D’un point de vue logistique, tout est quasiment prêt. Il reste à aménager un peu les prairies qui bordent la ferme, qui feront office de parking. À disposer les tables et la scène, qui accueilleront convives et artistes. À se mettre aux fourneaux. Et à préparer la tombola qui agrémentera la soirée. Si la formule vous tente, sachez que le tarif de 55 €/personne inclut le dîner et le spectacle. Les boissons, servies à la buvette, seront en sus. Et il reste des places disponibles : réservation au 06 17 04 76 17.  

Publié le 15/06/2022

Et c’est reparti pour un (e) tour (née) ! La Résidence itinérante a démarré en fanfare sa Route des Vins d’Alsace, le week-end passé, à Ottrott, pour cette huitième édition. Les troubadours emmenés par Didier Christen, du collectif Bal’us’trad, sont partis à pied, lundi, en direction de Barr, tout en musique et en jonglage. Le hasard des rencontres écrit la suite. Leur Ode aux vignerons et leurs improvisations ont déjà tiré quelques rires et larmes. À votre bon cœur, messieurs dames !

« Passeront-ils, passeront pas ? Passeront-ils, cette fois ? Passeront-ils, passeront pas ? Passeront-ils pour la dernière fois ? »* Ce qui est sûr, c’est qu’ils cheminent sur la Route des vins d’Alsace et qu’ils s’arrêtent, jouent, s’attablent, au gré des rencontres, jusqu’au 29 juillet. Partis d’Ottrott, lundi 13 juin, pour la huitième édition de la Résidence itinérante, les troubadours du XXIe siècle, leurs instruments et nécessaire vital, sur leurs charrettes à bras, ont marché en direction de Barr. Où sont-ils à l’heure où vous lisez ces lignes ? Toujours plus vers le Sud. Pour être fixés, appelez l’infoline : 06 61 53 48 03. Vivre libre Didier Christen, du collectif Bal’us’trad, est à l’origine de cette initiative qu’il résume ainsi : « Nous sommes une troupe d’artistes et amis, évoluant au fil des arrivées et départs. Nous cheminons sur un itinéraire se construisant, jour après jour. » Au gré des rencontres, les saltimbanques improvisent chants, musiques, jonglage, tout comme leur parcours. « C’est spontané. On invite chacun à partager son art, ses savoirs, et à se répandre dans les villages, sur les places, sous les fenêtres, mais aussi dans les cours, les granges et les caves, selon les invitations. On peut créer, du jour au lendemain, un cabaret, un bal, un concert », rappelle le musicien, cornemuse dans les bras. Aucun contrat, aucune obligation de résultat. Pendant près de deux mois, les artistes vivent libres. Et de charité ! « La quête à l’ancienne. » Courgettes, pâtes, quilles, billets, monnaies sonnantes et trébuchantes (qu’ils réinjectent directement dans l’économie locale) : tout est accepté. Mais gardez vos enfants ! Ils n’ont pas l’agrément.     Avec ceux qui font la Route C’est d’ailleurs au Foyer de charité d’Ottrott, Le Windeck, que l’aventure a commencé, cette année. Ce jardin remarquable, lieu de retraites spirituelles, hébergeant des séquoias géants, a accueilli la troupe (qui dort sous tente), le temps qu’elle se mette en branle, le week-end dernier. « Leurs animations originales valorisent le village et réjouissent », déclare Philippe Poulain, adjoint au maire, se régalant des mélodies. « Comme il n’y a pas d’attentes, de part et d’autre, il n’y a que de bonnes surprises », s’exclame Isabelle du Bois, circassienne belge. Elle se souvient, avec Cyrille - « un frelon asiatique qui fait du kung-fu » et de la guitare - des moments magiques, hors du temps, passés les années précédentes, aux côtés de vignerons, notamment : le concert improvisé chez les Frick de Pfaffenheim, jusque dans leur cave ; l’apéro impromptu chez Patrick Meyer, à Nothalten, et le bœuf avec Armand Landmann au piano à queue ; les échanges avec les Beck-Hartweg de Dambach ; la dégustation festive chez les Durrmann, à Andlau, et bien d’autres coups de foudre (s) ! « Quand on chante notre Ode aux vignerons, certains sont émus aux larmes », confie Didier Christen. Et ils rient aussi à gorge déployée. La Résidence itinérante, c’est une opération à cœur ouvert.   * D'après les paroles d'une chanson de la Résidence itinérante.

Publié le 10/06/2022

Deuxième ville bas-rhinoise, avec une population de 35 000 habitants, Haguenau est souvent perçue comme une ville industrielle. Mais elle recèle d’autres pépites, un grand massif forestier de 13 400 hectares visible depuis l’espace, et une agriculture très orientée vers les circuits courts.

À Haguenau, ce qui frappe, c’est la forêt. « Son originalité est d’être indivise : la Ville et l’État décident ensemble de son devenir, explique le maire, Claude Sturni. Nous travaillons en étroite collaboration avec la préfecture et l’Office national des forêts, gardien du temple. Nous sommes arrivés à monter un plan d’action visant à une gestion multidimensionnelle de la forêt. » Le massif forestier de Haguenau est labellisé « forêt d’exception ». C’est la première forêt indivise à obtenir ce label, détenu par une quinzaine de forêts françaises. « Cela signifie qu’elle a quelque chose de particulier, que nous voulons entretenir. Certes, nous prenons en compte les enjeux économiques de la forêt, en partenariat avec la filière bois. Mais le patrimoine forestier doit trouver sa place dans ce schéma. Le maire peut orienter les choix forestiers, une personne dans ma délégation porte ce regard. » Cet enjeu, la Ville l’aborde d’autant plus sereinement, explique le maire, que « nos ancêtres se sont battu pour que la forêt leur appartienne. Les habitants de Haguenau sont allés voir le roi Louis XIV qui voulait s’emparer de leur forêt et ont réussi à négocier cette indivision. Ce statut lui a permis d’être préservée pour l’essentiel. Dans nos documents d’urbanisme, on ne touche pas à la forêt. C’est un poumon vert, un réservoir de biodiversité. » Fin mai, le maire et son équipe ont été invités sur le terrain par l’ONF pour observer le pullulement des hannetons forestiers. En Alsace, le cycle de ces insectes s’échelonne sur 48 mois. Durant le stade larvaire, ils s’attaquent aux racines des jeunes arbres. La quatrième année est celle du grand vol. Les jeunes adultes se nourrissent alors de grandes quantités de feuilles, avec une préférence pour les chênes, causant des effets dévastateurs. Il n’existe aucun prédateur connu, et la lutte chimique est proscrite… Améliorer l’autonomie énergétique du territoire La ville de Haguenau s’intéresse aussi à l’agriculture, poursuit Claude Sturni. « Mais comme c’est avant tout un secteur économique, les enjeux sont portés par la Communauté d’agglomération de Haguenau, comme pour l’industrie ou l’urbanisme. » C’est aussi l’agglomération qui est propriétaire de l’abattoir communautaire. « C’est elle, notamment, qui désigne le délégataire. » La Société d’exploitation de l’abattoir de Haguenau (STEAH) remplit ce rôle depuis plus de 50 ans. Elle exerce aussi une activité d’abattage rituel, casher et halal. « C’est l’une des raisons pour lesquelles nous voulons le maintenir, car nous sommes conscients de son intérêt. » Mais, précise le maire, la société qui exploite le site doit être à l’équilibre. « Nous ne finançons pas son fonctionnement. Nous réinvestissons simplement les taxes qu’elle nous verse. » Le secteur de Haguenau est souvent identifié comme un territoire industriel. « Mais on oublie que nous sommes l’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) alsacien le plus important sur le plan agricole, avec un ban de 13 700 ha. » Les 586 ha du ban de Haguenau sont exploités par 44 agriculteurs, précise Claude Sturni. « Je sais bien qu’aujourd’hui, les exploitations agricoles peuvent avoir plusieurs enjeux et je les soutiens dans leur volonté de diversification, qu’il s’agisse de la captation de valeur autour de leur propre production (circuits courts, ateliers de transformation) ou d’autres ambitions, comme la production d’énergies renouvelables. » L’Alsace du Nord vient d’adopter un Plan Climat, le samedi 14 mai à Eschbach. Dans ce plan, les énergies renouvelables occupent une place centrale, souligne Claude Sturni. « De 2018 à 2023, nous voulons augmenter la production d’énergies renouvelables de 54 %. Il faudra chercher dans toutes les directions : la géothermie et la méthanisation. Mais dans certaines limites, précise-t-il. Les unités de méthanisation n’ont de sens que si elles s’intègrent bien dans leur environnement et si la qualité des flux est assurée. Quoi qu’il en soit, l’agriculture doit contribuer à améliorer l’autonomie énergétique de notre territoire. » Concilier agriculture, industrie et urbanisme « Nous nous battons pour que notre territoire reste agricole, tout comme nous nous battons pour qu’il reste industriel », insiste Claude Sturni. Nous travaillons intelligemment avec les responsables du monde agricole. » La preuve ? « En janvier dernier, nous avons inauguré la voie de liaison sud à Haguenau. Nous avons mis dix ans à concrétiser ce projet, mais cela me paraît une réussite. » Longue de 5 km, la VLS relie le sud-ouest de la ville à l’est, en passant au sud du territoire, avec une piste cyclable bidirectionnelle. Elle dessert plusieurs quartiers, relie des zones d’emploi importantes, comme le centre hospitalier ou les casernes du quartier Estienne, et désengorge le centre-ville. « Nous avons mené un vrai travail de concertation avec le monde agricole autour des compensations environnementales et des indemnisations. Nous y sommes arrivés sans crispations, ni réclamations. Je me félicite que le projet ait pu se faire sereinement. » Le maire rappelle par ailleurs que l’antenne de l’Adar de l’Alsace du Nord est hébergée au Centre d'animation d'information et relais économique (Caire). « Évidemment, un territoire comme le nôtre a besoin d’infrastructures, d’équipements. Pour ce faire, nous avons besoin de travailler avec le monde agricole. Et si nous pouvons lui apporter des réponses, c’est encore mieux. Une convention nous lie avec la Chambre d’agriculture Alsace pour les circuits courts, l’abattoir et l’accélération des transitions des exploitations agricoles, en particulier la reprise par des jeunes qui sont prêts à prendre la relève. Nous participons également à la valorisation de l’image de la profession. » Une manifestation sera organisée dimanche 26 juin pour promouvoir la filière lait. Et début septembre, la filière houblon sera à l’honneur. Un riche passé houblonnier Le houblon, rappelle le maire, est intimement lié à l’histoire de la ville. « Haguenau a longtemps été la capitale de la commercialisation du houblon. Elle se disputait ce titre avec Nuremberg. » Témoin de ce riche passé, la Halle aux houblons, trésor du patrimoine communal. Cette production emblématique est toujours présente au sein de l’agglomération hagenovienne, comme en attestent les nombreuses houblonnières. La Halle aux houblons, elle, a d’autres finalités. Elle abrite un marché bihebdomadaire qui concourt au titre du plus beau marché de France 2022, un concours organisé par TF1. « N’hésitez pas à voter pour lui sur internet (https://votreplusbeaumarche.fr/marche/halle-aux-houblons-haguenau). » On y trouve les produits du terroir proposés par les paysans locaux, ainsi que des produits gastronomiques et artisanaux élaborés par les professionnels des métiers de bouche. « Les magasins de vente directe et les marchés se développent dans le secteur. Certains artisans reprennent même des tournées. Et de nombreux maires se battent pour avoir de nouveau un marché ou une épicerie dans leur commune. Samedi dernier à Wintershouse, nous avons inauguré un commerce de proximité : un boulanger de Haguenau a pris le parti d’ouvrir un point de vente.  »

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