Vigne

Confrérie Saint-Étienne à Kientzheim

70e anniversaire de la refondation

Publié le 02/03/2017

En 2017, la confrérie Saint-Étienne d’Alsace va fêter le 70e anniversaire de sa refondation. Il donnera lieu à différentes manifestations de prestige tout au long de l’année.

Le 70e anniversaire de sa refondation est un événement exceptionnel auquel la confrérie Saint-Étienne souhaite donner un éclat particulier. Il doit rassembler autour des vins tous les acteurs du vignoble et d’une manière générale tous ceux qui aiment le vin d’Alsace, en assurent la promotion et le renom. Des manifestations du plus haut niveau seront destinées à rassembler toutes les composantes du monde viticole. Non seulement au sein des chapitres tournés vers linternational, mais aussi sur des réflexions quant au devenir du vignoble et des vins d’Alsace. Le nouveau Grand Maître, Pascal Schultz, qui succède à David Ling, est le troisième Grand Conseiller à ne pas appartenir au sérail viticole. Issu de la magistrature, l’ancien procureur de la République de Colmar a été précédé à ces fonctions par l’avocat Yves Muller et l’universitaire Claude Muller. Le 71e Grand Maître, qui sera intronisé officiellement au château de Kientzheim le 17 mars prochain, annonce que son mandat sera marqué du sceau du « dynamisme, du rayonnement et du rajeunissement. Quand on est Grand Maître, on n’est pas seul et on sait que cela ne dure qu’une année », a-t-il souligné avant de rappeler que « cette institution exceptionnelle contribue au renom de l’Alsace ». Il a qualifié le château Lazare de Schwendi de palais des viticulteurs et de berceau de leurs vins. Donner du plaisir et de la joie aux amateurs de vins, partager un moment d’émotion pour un mieux-être social constituent la base de son mandat. Pour célébrer dignement ce grand anniversaire, le programme des festivités passe par quatre grands chapitres, plus un chapitre d’exception. Des soirées exceptionnelles consacrées à la dégustation des meilleurs plats confectionnés par des chefs renommés, accompagnés des meilleurs vins choyés dans l’œnothèque, qui compte 65 000 bouteilles dont la plus ancienne date de 1834 (collection Mequillet). Quatre conférences seront également données au château par les plus grandes sommités françaises et internationales du monde du vin. Des soirées ouvertes aux échanges et aux débats. Les ateliers de la confrérie seront reconduits pour apprendre, réapprendre, approcher différemment les vins d’Alsace en compagnie des conseillers. Au programme, initiez-vous aux vins d’Alsace et mariez comme un chef mets et vins du terroir.

Union des apporteurs de raisin à la maison Arthur Metz

« Un exemple pour le vignoble »

Publié le 01/03/2017

Les apporteurs de raisin, adhérents de l’Univa, peuvent se montrer satisfaits du produit moyen généré par leurs vignes en 2016. Pour autant, le metteur en marché Arthur Metz, par la voix de son directeur, Serge Fleischer, exprime des inquiétudes sur la situation de l’offre des vins d’Alsace, mal segmentée entre vins de terroir et de cépage.

C’est dans une salle polyvalente d’Epfig bondée vendredi 17 février, que se tenait l’assemblée générale de l’Univa, l’association de viticulteurs qui livrent leurs raisins à la maison Arthur Metz. Une première pour Christian Kohser, en tant que nouveau président. Il succède à François Bernhart à la tête de cette importante association de près de 500 adhérents viticulteurs producteurs. François Bernhart assumait la fonction depuis la création de l’Univa en 2005, résultant de la fusion de l’UVVA et de l’Unidal, aux côtés de ses indéfectibles « coéquipiers », à qui le désormais président d’honneur a rendu un vibrant hommage : le vice-président, Marc Marckert, vigneron à Nothalten, Marlène Groh, la trésorière, Florent Heckmann, l’équipe technique d’Arthur Metz dirigée par Serge Fleischer, Xavier Muller, ancien président de l’Unidal, et également Alfred Blum, ancien président de l’UVVA, tous deux artisans de la fusion. Le bureau de l’Univa est aujourd’hui également composé de Jean-Marc Loew, secrétaire, et de Serge Tempé, vice-président, qui représente les intérêts des vignerons apporteurs sur la zone de Colmar. Notons qu’Adrien Bernhart fait son entrée au conseil d’administration. « L’Univa c’est l’union, et c’est la force d’un groupe qui défend les intérêts des grands comme des petits », a souligné François Bernhart, qui a salué l’ambiance sereine et constructive qui a régné durant son mandat. Et ce, malgré des sujets épineux à débattre tels l’organisation des apports de raisin aux vendangeoirs et la fixation des prix du raisin. Sur la récolte 2015, les viticulteurs ont perçu de la maison Arthur Metz une indexation de 10 % supplémentaires sur les raisins de sylvaner, pinot blanc, pinot gris, riesling et gewurztraminer. Pour 2016, une prime de 10 à 15 centimes d’euros selon les cépages est donnée aux vendanges manuelles. Point qui a donné lieu à débat : « Les raisins vendangés manuellement permettent un délai d’attente avant pressurage sans risquer l’oxydation des arômes thiolés en particulier comme sur le riesling ou le muscat », a expliqué Nicolas Secondé, responsable technique et œnologue. L’indexation des prix est fixée à plus ou moins 5 %. Globalement, les vignerons ont perçu un montant de 19,6 millions d'€, soit 22 % de plus par rapport à la campagne précédente, a informé Nicolas Secondé. Ceci pour un volume global de 11 520 tonnes, soit 13 % de plus qu’en 2015. Une quantité vendangée importante donc, qui, même étalée sur 42 jours - un record de durée ! - a posé quelques soucis d’engorgement aux vendangeoirs. Le nouveau système de livraison des vendanges sur prise de rendez-vous va nécessiter quelques ajustements, a prévenu Nicolas Secondé. Les causes principales d’engorgement sont liées au remplissage des bottiches à 75 cm au lieu de 100 kg, à un moindre respect des horaires de livraison et à des reconversions de riesling tranquilles en crémants. Il souligne également l’impérieuse nécessité de mettre à jour les fichiers parcellaires. Les histogrammes d’apports journaliers, présentés par Nicolas Secondé, montrent quelques points critiques sur les deux vendangeoirs de Scharrachbergheim et d’Epfig, dont les capacités sont respectivement de 400 et 200 t de pressurage par jour. Grande nouveauté pour 2017, l’Univa et Arthur Metz ont décidé à cette fin d’embaucher une personne affectée à l’assistance administrative du service viticulture. Elle secondera Roxane Hardy aux tâches administratives de traçabilité parcellaire, réactualisation de la base de données des plantations, mais surtout pour la préparation des déclarations de récolte. La mise en place du logiciel de gestion parcellaire devrait par ailleurs renforcer la traçabilité des vins, exigée par la grande distribution.

Cave vinicole Les Faîtières à Orschwiller-Kintzheim

Au faîte du CGA, avec la plus haute distinction

Publié le 28/02/2017

La cave Les Faîtières à Orschwiller-Kintzheim vient d’obtenir la distinction suprême au Concours général agricole : le prix d’excellence. Il vient couronner la meilleure constance dans les médailles sur trois années consécutives. « La régularité dans l’excellence », précise le ministère de l’Agriculture.

Le prix d’excellence du Concours général agricole (CGA) est une distinction particulière qui récompense les producteurs qui ont la meilleure constance dans les médailles. La cave vinicole Les Faîtières est ainsi la plus titrée en médailles, rapporté au nombre d’échantillons présentés, et ce pendant les trois dernières années consécutives. Une distinction adressée à 14 producteurs de vin au niveau national, qu’André Maldonado, œnologue et directeur, est venu recevoir des mains du ministre Stéphane Le Foll. La cérémonie en grande pompe avait lieu le 31 janvier dernier, dans les ors de la République, au ministère de l’Agriculture. Compte également parmi les lauréats un autre Alsacien : la brasserie Matten à Matzenheim. Ce meilleur taux de réussite au CGA vient couronner les efforts de qualité entrepris par cette coopérative vinicole, soucieuse de la précision aromatique, dans un style assumé classique. Depuis 1976, le souci de la qualité a primé dans les choix et les investissements techniques modernes. Son vendangeoir permet ainsi à souhait de fouler, d’égrapper, de presser en raisin entier et d’opérer les sélections qui conviennent à l’élaboration des cuvées. En 2012, la cave Les Faîtières était l’une des toutes premières à géo-stocker les calories des fermentations. Et elle dispose depuis 2010 d’un caveau pour la vente au détail remarquable d’esthétique. Comprenant 64 adhérents, dont 10 à temps plein, présidés par Jean-Paul Eblin, et couvrant 140 hectares, la cave Les Faîtières propose des cuvées haut de gamme, telles le grand cru Praelatenberg, les pinots gris Puits du moine ou Château de Kintzheim. Mais c’est dans les AOC cépages qu’elle obtient les distinctions du CGA. Exportant 28 % de ses 2 millions de bouteilles produites bon an mal an, notamment en Scandinavie, André Maldonado privilégie la vente en Cafés, hôtels, restaurants (CHR) et au détail. Et il conduit désormais une politique de conservation de vins de garde pour les marchés à valeur ajoutée. Proposant par exemple du riesling grand cru Praelatenberg 2007, du gewurztraminer vendanges tardives 2002, pinot gris et gewurztraminer Les Faîtières 2013, à la précision aromatique remarquable au vieillissement. Ce prix d’excellence était donc accueilli comme une consécration pour les vignerons de cette cave vinicole soixantenaire, et pas prête de faire valoir ses droits à la retraite…

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