Vie professionnelle

Officier de la Légion d’honneur

Joseph Daul, un Européen engagé

Publié le 04/11/2016

« Un collègue exceptionnel d’une qualité incomparable. » D’entrée, Martin Schultz, président du Parlement européen, a donné le ton en accueillant les nombreuses personnalités venues assister à la remise des insignes d’officier de la Légion d’honneur par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, mardi 25 octobre au Parlement européen de Strasbourg.

« Pour ceux qui ont foi en l’Europe, Joseph Daul est une référence élevée », a affirmé son parrain, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur. Dans un contexte de vacarme politique, il est bon de fêter l’engagement sincère d’un homme au-delà des rivalités conflictuelles et politiciennes, a-t-il souligné avant de retracer le parcours d’un grand Européen, d’un grand Alsacien, d’un grand humaniste qui s’est construit seul dans l’adversité. Il a dressé le portrait « d’un homme simple, direct, d’une franchise absolue, qui regarde lucidement les obstacles et arrive à les surmonter avec sa force de caractère ». Joseph Daul est aussi « un redoutable négociateur », a ajouté Bernard Cazeneuve. Il le prouve très jeune, au sein du syndicalisme agricole. « Ce sens de l’écoute et du compromis vous permet d’obtenir beaucoup plus que vos prédécesseurs ou successeurs. » Très vite, il s’engage dans sa terre d’élection, l’Alsace. « Né à Strasbourg où vous avez grandi, votre combat est indissociable de votre attachement à cette ville, conscient des héritages multiples qui ont contribué à la fabriquer. Cette fidélité ne vous a pas empêché de rejoindre Pfettisheim, dont vous devenez le maire en 1989. Vous y avez construit votre havre de paix. » « Vous imposez votre marque sur la question agricole » Passionnément républicain, Joseph Daul est aussi profondément attaché à l’Europe. C’est ce qui le pousse à se présenter aux élections européennes en 1999. « Votre sens du compromis, du mot juste, fait qu’on vous confie la responsabilité de la commission agricole en 2002. » En 2007, il est élu président du groupe PPE (Parti populaire européen). « Vous faites des miracles lors des négociations de la Pac, au début des années 2000 », un sujet qu’il prend à bras-le-corps pour préserver la dimension européenne de la politique agricole tout en intégrant l’arrivée de nouveaux pays membres. « Ce qui m’a impressionné, c’est que dans cette période d’antagonismes, vous êtes « violemment modéré », selon l’expression du philosophe de Tocqueville. » Joseph Daul est un inspirateur, un homme qui montre le chemin dans le tumulte, estime le ministre de l’Intérieur. « Vous avez assumé avec les mêmes qualités vos fonctions de président du groupe de travail Horizon 2020, de président du groupe PPE et du PPE. Sur les sujets les plus compliqués, vous avez su prendre le téléphone pour appeler les décideurs européens et obtenir les positions les plus pertinentes. » Toutes ces qualités, on les doit à l’homme privé, au père, à l’époux, a ajouté Bernard Cazeneuve, soulignant l’adéquation entre la sincérité de l’engagement dans la vie publique et dans la vie privée. D’ailleurs, sa famille est venue en nombre. « Sur la question migratoire aussi, vous avez trouvé les mots justes. Car il n’y a pas de solution nationale, mais des solutions européennes », a-t-il déclaré avant de remettre l’étoile d’or à Joseph Daul. À Martin Schultz, Joseph Daul a déclaré : « Nous avons pris l’habitude de nous concerter sur les grands problèmes européens. Malgré nos différences politiques, nous sommes devenus amis ». À Bernard Cazeneuve, il a rappelé : « C’est sur le terrain de l’Europe que nous nous sommes rencontrés, en 2012, lorsque vous étiez ministre délégué aux Affaires européennes. L’Europe est un grand projet qui nécessite un sens politique, un esprit de compromis et de tolérance. Mes quinze années de parlementaire m’ont appris le sens du compromis. Nul ne se fait seul, ni dans la vie, ni dans le syndicalisme, ni en politique », a affirmé le récipiendaire en mettant en avant le soutien indéfectible de son épouse, Marie-Thérèse, et de toute sa famille. L’Europe est perfectible, a-t-il concédé. « Il faut lui donner du sens, mettre un terme à l’Europe des marchandages, organiser ensemble notre sécurité et notre défense pour être un facteur de paix. » Son énergie, sa détermination, Joseph Daul les puise dans ses racines alsaciennes et chrétiennes, dans cette région profondément européenne qui ne veut plus jamais la guerre. « Il accomplit parfaitement sa fonction de papy » Louis Boime, l’aîné de ses petits-enfants, a rendu hommage à son grand-père. « C’est pour nous un exemple à suivre. » Il a toujours gardé les pieds sur terre. Son endroit préféré, c’est sa ferme de Pfettisheim où il passe aisément du costume cravate au bleu de travail. « Ce qui me fait rire, c’est lorsque je dis qu’il est le pote d’Angela (Merkel) et que personne ne me croit… » Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a établi un parallèle entre la Cachoubie, sa région d’origine, et l’Alsace. « Les Cachoubiens et les Alsaciens sont dévoués à leur région et à leur religion. Ils aiment les traditions et ne recherchent pas la gloire bon marché. Ils aiment aussi les cigognes. Ceux qui aiment les cigognes sont des gens biens. Dans ces temps incertains, nous cherchons des ancres, des rocs, des fondations. Vous l’êtes pour nous ! » Jean-Claude Juncker, président du Conseil européen, a qualifié Joseph Daul de Pontifex alsatianus. « Tu es un homme de la terre, proche de l’essentiel. Tu as semé à tous vents et nous récoltons aujourd’hui le fruit de ces efforts. J’ai toujours admiré ton sens de l’équilibre, ta faculté d’écoute, ton franc-parler. L’Europe ne décernant pas de médailles, c’est en vertu du principe de subsidiarité que tu as été récompensé par le ministre Cazeneuve. » Son humanité le définit mieux que tout, a souligné Manfred Weber, président du groupe PPE au Parlement européen. « Nous avons beaucoup à apprendre de Joseph Daul. Il nous enseigne que prendre des décisions, des responsabilités, est primordial ; qu’il n’y a pas d’antagonisme entre être patriote et européen, il l’a amplement démontré ; ensuite, que nous devons reconnaître nos racines chrétiennes, même si nous ne sommes pas tous croyants. Joseph est une motivation pour poursuivre la construction européenne. » Martin Schultz a conclu cette soirée avec humour, en citant l’expression fétiche du récipiendaire : « Marie-Thérèse dit toujours qu’il faut réfléchir avant d’agir ». Une autre expression favorite étant « Je m’en fous »…

Publié le 26/10/2016

Les agriculteurs de Duttlenheim ne veulent pas entendre parler d’une aire de service du GCO sur leur ban. Ils l’ont fait savoir lundi dernier devant la mairie de la commune.

« Non à l’aire de service », « Duttlenheim = poubelle du Bas-Rhin », « Que disent nos élus ? » : les slogans s’inscrivent en lettres blanches sur trois bâches noires barrant la façade de la mairie de Duttlenheim, ce lundi 24 octobre. À l’occasion du passage du commissaire-enquêteur à la mairie, les agriculteurs de la commune se sont mobilisés. Les représentants locaux de la FDSEA, rejoints par des membres de la Coordination rurale et par des militants des associations regroupées dans le collectif GCO Non merci, veulent faire entendre leur voix. « Nous refusons les 20 ha de l’aire de parking et de stationnement », lance Roland Schweitz. « La commune a déjà été remembrée lors de la connexion VRPV-A35, du coup les 20 ha de l’aire de service viendraient directement impacter les agriculteurs sans mutualisation possible, c’est inacceptable, explique Philippe Buchmann, délégué local FDSEA de la commune de Duttlenheim. Les enquêtes parcellaires dépassent largement le projet initial dont nous avions connaissance, les agriculteurs sont inquiets, c’est pourquoi nous venons dire aujourd’hui notre mécontentement à la commissaire enquêteur. » Sylvain Metz, président de l’Association pour la qualité de vie à Duttlenheim (ADQV), énumère la liste des cultures menacées par le projet de GCO, contre lequel se bat l’association. « C’est toute une agriculture traditionnelle à laquelle nous sommes attachés qui risque de disparaître », dit-il. Il dénonce la destruction du patrimoine, les atteintes à la qualité de l’air et les nuisances sonores que générerait le GCO. Depuis le raccordement de l’A35 à la VRPV, les habitants du village ne peuvent plus dormir la fenêtre ouverte, constate le président de l’ADQV, alors qu’en serait-il avec un nouvel axe routier sur le ban communal ? « On ne sait rien de concret » Les intervenants dénoncent tour à tour le coût du projet, son inutilité pour désengorger Strasbourg, le processus de consultation du public, qu’ils considèrent comme « une mascarade ». Tout en réitérant la volonté des agriculteurs d’une suppression de l’aire de service, Roland Schweitz pointe du doigt le manque d’information concernant cet aménagement. « On ne sait rien de concret. Il faut avoir le projet sous le nez pour en juger. Et la position des politiques ? Il faut la connaître. » Christian Goepp, membre de l’ADQV et du conseil municipal de Duttlenheim, informe que le collectif GCO Non merci s’est entouré d’une équipe de juristes. Un recours juridique est en cours, ouvert aux seuls propriétaires. Il invite les personnes concernées à s’inscrire sur une liste, dans le but de déposer un recours devant le tribunal administratif.

Alsace Destination Tourisme - Horticulteurs et pépiniéristes alsaciens

La nouvelle convention de partenariat est signée

Publié le 26/10/2016

Alsace Destination Tourisme (ADT) la filière horticole alsacienne (Flhoreal), et l’Union régionale des pépiniéristes et horticulteurs d’Alsace (Uphoral) ont profité des dernières Folie’Flore de Mulhouse pour signer leur convention de partenariat pluriannuelle.

Cette convention a pour objectif de faire connaître davantage le rôle des horticoles auprès des communes dans le cadre du label « Villes et Villages fleuris », et des particuliers, par le concours des Maisons fleuries, élargi aux catégories socioprofessionnelles telles que les hôteliers-restaurateurs, les viticulteurs et l’ensemble des prestataires touristiques. La convention a été engagée au titre des années 2016 et 2017 porte sur 16 000 euros d’aides allouées par l’ADT à la filière horticole. Une somme qui permet de financer notamment la campagne de communication autour d’Elsass Geranium, l’espace animation des Folie’Flore 2016 et 2017, des formations pour les communes non labélisées, et diverses manifestations (marché aux plantes du parc zoologique et botanique de Mulhouse, le salon du Jardin et Fête des Plantes, la Fête des plantes d’automne à Schoppenwihr). À noter que pour l’année 2016, un accent particulier a été mis sur la nouvelle catégorie des potagers fleuris. Initialement créé par l’association « Fleurs et Plantes d’Alsace », ce concours vise à récompenser les jardins potagers remarquables d’un point de vue esthétique et présentant une grande diversité de légumes et de fleurs associée. Une « qualité de vie » Le président délégué de l’ADT, Vincent Debes, voit le label « Villes et Villages fleuris » comme une « vraie marque de qualité de vie et d’attractivité des territoires. Fleurissement, développement de la palette végétale et mise en valeur paysagère participent fortement à la qualité du cadre de vie dans nos communes et répondent à une large attente de la population », souligne le président délégué de l’ADT, Vincent Debes. « Le fleurissement sert à tout le monde. C’est une question de qualité de vie », résume pour sa part le président de Flhoreal, Christian Romain. En Alsace peut-être encore plus qu’ailleurs. Depuis plusieurs décennies, le fleurissement des villes et villages - symbolisé par l’emblématique géranium - s’est progressivement inscrit dans le paysage bas-rhinois et haut-rhinois. Et même si le nombre d’entreprises horticoles a chuté d’un tiers ces dix dernières années, la filière conserve un poids économique important : 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, 120 entreprises et 800 salariés, soit 5 % de l’emploi agricole en Alsace. Une tendance que tous les professionnels du milieu souhaitent bien évidemment voir perdurer dans les années à venir. D’où l’intérêt pour le président de l’Uphoral, Paul-André Keller, de « développer et réhabiliter le fleurissement » auprès des communes et des consommateurs.

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