Vie professionnelle

Cérémonie des vœux de la Mutualité sociale agricole d’Alsace

L’ère des mutualisations

Publié le 14/02/2017

La Mutualité sociale agricole s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire. Le président de la MSA d’Alsace, David Herrscher, et sa directrice générale, Christelle Jamot, en ont décrit la trame lors de la cérémonie de vœux qui a rassemblé l’ensemble des salariés de l’entreprise, vendredi 20 janvier à Vendenheim.

Quoi de mieux que l’humour pour détendre l’atmosphère ? Afin d'animer la cérémonie de vœux du personnel, la Mutualité sociale agricole d’Alsace a fait appel à la Compagnie Inédit Théâtre, qui a fait de l’improvisation son fer de lance. Une série d’interviews très « punchy » ont permis d’évoquer les dossiers d’actualité - la crise agricole et ses répercussions sociales, la mise en place de la cellule Réagir. Puis les deux comédiens, Marko Mayerl et Camille Comparon, ont exploré à leur manière différentes facettes de la mutualisation. Une façon originale d’éclairer les salariés sur l’avenir de leur entreprise ! Le nouveau chapitre que s’apprête à écrire la MSA d’Alsace a pour titre « Mutualisations », mais il a bien failli s’appeler « Fusions ». Les pouvoirs publics ont en effet sommé la MSA, comme d'ailleurs tous les régimes de protection sociale, de regrouper ses forces dans le but de réduire ses coûts de gestion qui sont pourtant très compétitifs : 4 € pour 100 € de cotisations versées. Ses dirigeants, le président Pascal Cormery et le directeur général Michel Brault, n’ont pas voulu de ce scénario tout tracé. Sous l’impulsion d’une poignée de directeurs, dont l’Alsacienne Christelle Jamot, ils ont proposé une alternative, la mutualisation des moyens. Garder la proximité du terrain Face à la baisse du nombre d’adhérents, une réorganisation des caisses de MSA était devenue nécessaire, explique Christelle Jamot, les plus petites caisses risquant de passer en dessous du seuil de viabilité. « Nous avons préféré la mutualisation à la fusion, afin de garder la proximité du terrain. » Concrètement, la vie de l’adhérent ne s’en trouvera pas modifiée. Car les activités de « front-office », c’est-à-dire les services qui sont en contact direct avec le public, ne subiront pas de changement : les antennes décentralisées, la médecine du travail, les conseillers sociaux. Ce sont les tâches de « back-office », calcul des prestations, liquidation des dossiers de retraite, etc., qui seront réparties entre les trois caisses travaillant désormais de concert, la MSA Alsace, la MSA Lorraine et la MSA Sud Champagne (Haute-Marne et Aube). « 40 % de nos activités vont être mutualisées », indique Christelle Jamot. L’Alsace va développer son service santé (prestations en nature), tandis que les prestations en espèces iront chez les voisins lorrains. Elle gardera également la gestion pour compte de tiers des mutuelles et des compagnies d’assurances, ainsi que les activités supports - c’est elle qui établira l’ensemble des fiches de paie pour les trois Caisses. La Lorraine reprend une partie des dossiers retraite, avec Sud Champagne qui reprend aussi les prestations familiales. « Nous avons décidé de ne pas mutualiser les cotisations, même si Sud Champagne a finalement décidé de nous confier une partie de la gestion de ses cotisations. » Les sites de production maintenus Ces mutualisations présentent un avantage non négligeable pour les salariés : « Les trois équipes de direction ont décidé de maintenir les sept sites de production, ajoute David Herrscher. Ce n’était pas acquis d’avance. Quoi qu’il en soit, la mutualisation nous permet de démontrer que nous sommes capables de nous organiser en étant plus performants. » Et la MSA Alsace, dans tout cela ? « Nous pourrons étoffer nos équipes dans certains services, annonce Christelle Jamot. Avoir des équipes de taille suffisante permet de garantir la qualité du service. Nous mettrons aussi nos savoir-faire en commun : nous adopterons les meilleurs processus pour le back-office. Mais, répète-t-elle, la relation avec les assurés ne changera pas. Nous assurerons la même relation de proximité. » Par contre, les modalités de travail risquent de changer. « Nous serons sans doute tous impactés. Mais nous voulons que ce changement soit transparent pour l’adhérent. Nous voulons aussi garder notre tissu d’élus - administrateurs et délégués cantonaux. Ces élus sont des valeurs sûres, ce sont nos messagers sur le terrain et nos lanceurs d’alerte. C’est un rôle capital », estime la directrice générale. Cette réorganisation s’est faite en étroite collaboration avec les présidents et les directeurs des deux autres caisses, Éric Petit et Stéphane Antigny pour Sud Champagne, Bernard Helluy et Gilles Chandumont pour la Lorraine. « Nous travaillons en toute confiance et avec sérénité pour pérenniser la structure MSA, assure Christelle Jamot. C’est un mode de fonctionnement et une organisation que nous envient les autres régimes de sécurité sociale. » « Nous devrons réussir d’ici fin 2018 ! » Pour mener à bien cette réforme, une réflexion approfondie a été menée, d’abord au sein des groupes de travail, puis des conseils exécutifs pour voir comment se projeter dans l’avenir, choisir les solutions les plus pertinentes sans supprimer de sites, explique David Herrscher. « Nous avons été attentifs, tout au long du processus, à ce que tout le monde y trouve son compte. Nous devons réussir d’ici fin 2018 ! » Sur le plan administratif, poursuit Christelle Jamot, « nous avons travaillé de janvier à juin 2016 pour poser les axes de notre plan de mutualisation, proposer les scénarios les plus pertinents ». En septembre, les équipes de direction des trois Caisses se sont réunies pour finaliser le projet. « Ce n’est qu’après la quatrième réunion que nous sommes tombés d’accord. » Le plan final a été arrêté fin septembre. S’est engagée ensuite une phase de concertation avec les instances représentatives du personnel qui ont émis « des avis favorables avec des recommandations que nous nous sommes engagés à respecter ». Communiquer en direction des adhérents Reste à présent à faire passer le message auprès des adhérents. « Nous n’avons pas encore eu ce débat en conseil d’administration, précise David Herrscher. À nous de réfléchir à la meilleure communication possible pour éviter les rumeurs. Car j’insiste sur le fait que ces mutualisations seront indolores pour les adhérents. » Ainsi, chaque caisse aura son propre numéro de téléphone, avec un système d’orientation des appels plus efficace. « L’idée, c’est que l’impact soit minime, explique Léa Raimbault, responsable de l'accueil téléphonique. Nous allons tout faire pour que l’adhérent puisse joindre le bon correspondant dans les meilleurs délais. Nous allons conserver la polyvalence de nos salariés en accueil physique pour le meilleur service à nos adhérents. Nous allons créer un groupe de réflexion spécifique pour organiser au mieux ce service qui n’entre pas dans le champ de la mutualisation.» Au niveau interne, les salariés de la MSA d’Alsace seront informés tous les trois mois de l’état d’avancement du chantier à travers une Newsletter, Cap Mutualisation. « Notre objectif est d’être le plus transparent possible sur l’avancée du projet », indique Annabelle Francisi Ebener, directrice financière de la MSA, qui a été chargée de la communication interne. « Certains salariés vont changer de métier » Certains salariés devront changer de métier, ce qui va nécessiter un effort de formation, prévient Christelle Jamot. « Nous ferons tout pour les accompagner dans leur évolution professionnelle, afin qu’ils soient à l’aise dans leur nouveau poste de travail. » Une première formation, intitulée « Accompagnement au changement », a déjà été lancée. Quinze salariés se sont inscrits pour cette formation qui aura lieu en février. « Il y aura bien sûr des formations techniques pour apprendre les nouveaux métiers. Nous allons solliciter des collègues expérimentés pour assurer le tutorat des salariés qui auront un nouveau métier, afin qu’ils ne soient pas seuls lorsqu’ils monteront en charge. » Ces mutualisations augmenteront la masse des dossiers à gérer dans certains services. Comment absorber ce flux tout en assurant la formation des nouveaux collègues ? « Nous embaucherons des CDD et nous ferons appel aux volontaires pour des heures supplémentaires le samedi. Et pour certains services, comme la retraite, des heures supplémentaires imposées seront instaurées, si nécessaire. Après la clôture des comptes de 2016, la Caisse centrale négociera un report des crédits non utilisés sur 2017 pour financer les CDD et les heures supplémentaires. » Le plan de mutualisation ressemble beaucoup à l’opération de spécialisation des sites menée il y a quelques années. « Un défi que nous avons relevé avec succès », rappelle la directrice générale. « Nous avons réussi le tour de force d’imposer notre vision aux pouvoirs publics », se félicite le président.

FDSEA-JA. Groupe porc

Des perspectives positives

Publié le 13/02/2017

Le premier groupe porc de l’année 2017, organisé conjointement par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a eu lieu le 24 janvier à Schiltigheim.

Malgré une météo capricieuse, les éleveurs de porcs bas-rhinois sont venus nombreux. Jean Kauffmann, nouveau responsable du groupe porc, a animé sa première réunion en compagnie de Mathieu Schneider, responsable de la section porc des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Il en a profité pour remercier chaleureusement Laurent Ulrich pour son travail accompli durant des années en tant que responsable de la section porcine. Fluidité des marchés Après une année 2016 catastrophique dans sa première moitié et en demi-teinte sur la fin, le cours du porc se stabilise à un niveau plus élevé qu’à la même période en 2016. Selon le marché du porc breton (MPB, voir le graphique ci-contre), le marché français a profité de la bonne demande mondiale et notamment de celle de la Chine et Hong Kong. Le report d’une partie des exportations espagnoles a également permis de reprendre de l’oxygène et libérer le surplus de l’offre. Malgré une consommation intérieure en baisse sur tous les morceaux, l’année 2016 s’est donc terminée dans un état de fluidité, ce qui est de bon augure selon le MPB. Perspectives soumises à la géopolitique Le marché du porc mondial est fortement influencé par les événements géopolitiques (embargo, rupture de traités, jeux d’alliance). Ces décisions jouent in fine sur l’équilibre offre-demande. Selon l’institut du porc (Ifip), il y a peu de probabilité de voir se lever l’embargo russe. Sur le marché mondial, Donald Trump menace aussi l’accord transpacifique et remet en cause celui avec l’Europe. Ce ne sera pas forcément une mauvaise nouvelle pour les cours européens qui pourraient se voir davantage compétitifs face à un cours américain en hausse suite à ces décisions. Enfin, selon l’institution financière internationale Rabobank, la Chine va maintenir, en 2017, le même niveau d’importation qu'en 2016. Suite à une année 2016 difficile, les perspectives sont donc positives, mais la prudence reste de mise. Répondre aux attentes du consommateur La profession, dans sa volonté de répondre aux attentes du consommateur, a souhaité expérimenter l’étiquetage des produits transformés. Mis en place de manière expérimentale jusqu’au 31 décembre 2018, il s’applique sur les viandes en tant qu’ingrédient dès lors que le produit contient plus de 8 % de viande. La précision de l’origine concerne le pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux. Se faire aider pour tout investissement Deux démarches d’aides aux investissements sont possibles en ce début d’année 2017 : le Plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE) et l’aide aux investissements en faveur de la qualité de l’air. Le premier a été présenté par Pierre-Paul Ritleng, de la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA). Il est revenu sur les conditions d’éligibilité, la procédure d’analyse de la candidature et a fait un bilan de sa mise en œuvre. La Région, financeur, était représentée par Patrick Bastian, conseiller régional. « Une priorisation a été mise pour les jeunes agriculteurs » selon lui car la grille de points a été réévaluée pour permettre aux jeunes d’accéder à une aide plus facilement. Le nombre de demandeurs reste soutenu d’année en année. Les producteurs de porcs alsaciens ont déposé 11 demandes en 2016, alors qu’ils n’étaient que 2 en 2015. Par ailleurs, les montants d’aides ont été réévalués depuis 2015. Le montant moyen atteint désormais 59 000 €, contre environ 35 000 € avant 2015. La première vague des dépôts de dossiers est arrivée et annonce, selon le conseiller de la CAA, un maintien du nombre de demandeurs pour le Plan bâtiment de 2017. Patrick Bastian a souligné l’effort de la Région dans ce dossier. « Nous avons réussi à ajouter environ 5 millions d’euros d’aides au Plan bâtiment et je suis confiant pour 2017. La Région a la volonté de ne pas laisser tomber le soutien à ces investissements », a ajouté le conseiller régional. Jean Kauffmann, lui, est revenu sur le Plan d’aide aux investissements pour la qualité de l’air. Ouvert tout d’abord aux élevages IED (> 2 000 places), il sera étendu à tous les élevages ICPE. Les investissements éligibles sont étendus aux matériels d’épandage, couvertures de fosses, laveurs d’air et matériels d’évacuation des effluents. Les demandes, instruites par FranceAgriMer, sont à faire avant le 15 avril 2017. Pour tout complément d’information, n’hésitez pas à vous renseigner sur le site de FranceAgriMer, à la CAA ou à la FDSEA du Bas-Rhin. La profession mobilisée sur le dossier des impayés Copvial Mathieu Schneider et Jean Kauffmann sont revenus sur les impayés Copvial et les solutions mises en œuvre par la profession pour minimiser la créance des éleveurs. Ils ont abordé les différents dispositifs d’aides qui seront activés. Au final, une solution serait trouvée à hauteur de 60 à 70 % des impayés. En fonction du montant de l’impayé et de l’éligibilité des éleveurs aux différents dispositifs, les paiements s’étaleront sur plusieurs mois.

Assemblée générale de la FDSEA du Bas-Rhin

Ils ont dit

Publié le 12/02/2017

• Paul Schiellein, président de la section des anciens exploitants, a indiqué que « les anciens ont soutenu les actifs dans leur combat pour vivre décemment de leur travail ». Et qu’ils n’ont pas non plus relâché leurs efforts pour faire entendre leur voix dans le cadre de la loi pour l’adaptation de la société au vieillissement. Ainsi, la section départementale des anciens exploitants a été intégrée au comité départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, juxtaposé au Conseil départemental. La première séance plénière de ce comité départemental aura lieu le 10 mars : « Nous y serons présents et actifs », a affirmé Paul Schiellein. Lors de la manifestation du 29 novembre, les anciens exploitants ont rappelé au préfet « l’urgence de trouver une solution pour le financement des petites retraites et la nécessité pour le gouvernement de respecter ses engagements ». Suite à ce mouvement une conférence sociale a été organisée au ministère de l’Agriculture « en l’absence du ministre ». Mais un décret a été publié au Journal officiel le 30 décembre, proposant une issue au débat avec l’augmentation d’un demi-point de cotisation RCO en 2017 et 2018, une double hausse qui va apporter 110 M€ de contribution supplémentaire, et qui sera couplée à une contribution de l’État, également à hauteur de 110 M€. De quoi permettre d’atteindre l’objectif des 75 % du Smic pour les petites retraites en 2018. « Nous espérons que l’État tiendra parole, et rappelons que rien n’aurait été obtenu sans notre mobilisation et notre acharnement », a affirmé Paul Schiellein. D’ailleurs, ce n’est qu'« une étape » dans un processus qui doit permettre d’obtenir 85 % du Smic et une retraite calculée sur les 25 meilleures années. « C’est le minimum de reconnaissance que nous attendons. » Paul Schiellein a salué le travail de l’équipe du bureau, qui a rencontré ses partenaires historiques afin de pérenniser les baisses de charge. La campagne 2017 sera consacrée à l’accompagnement des retraités pour faciliter la dématérialisation, a-t-il annoncé. En mars, des réunions territoriales seront l’occasion de fournir des conseils élaborés et mutualisés avec les Jeunes Agriculteurs, la Mutualité sociale agricole, l’Odasea, le CFG, la FDSEA afin de faciliter la réflexion sur la transmission du patrimoine des entreprises agricoles. Et la section des anciens exploitants va continuer à militer en faveur de l’accompagnement de la vie à domicile des aînés, en encourageant auprès des instances la création de postes d’aidants formés, un droit au répit de ces derniers. Il s’agira aussi de soutenir les démarches d’adaptation du logement, d’appeler au maintien des commerces de proximité, des solutions de transport à la demande, des services de santé dans les campagnes… • Patrick Dietrich, président FDSEA du canton d’Alsace Bossue, s’est exprimé sur la liaison entre Lorentzen et l’A4, un ouvrage qui représente une emprise foncière de 35 hectares, et pour lequel une compensation environnementale transitoire, qui devait concerner 400 ha a été mise en place. Sauf que cette compensation environnementale qui devait être transitoire est maintenant amenée à durer dans le temps. C’est inadmissible. « Pourquoi mettre en place des contraintes environnementales sur du foncier agricole alors que les agriculteurs subissent une perte de foncier ? » • Christian Schneider, responsable de la section grandes cultures de la FDSEA du Bas-Rhin, a dénoncé le lynchage des produits phytosanitaires par les organisations écologiques. « Nous utilisons ces produits pour répondre à des exigences sanitaires vis-à-vis des consommateurs. Nous utilisons des produits de santé du végétal dans un cadre réglementé. Et nous sommes prêts à mettre en œuvre des solutions alternatives, encore faut-il qu’elles existent. Il faut donc privilégier la technicité au dogmatisme. » • Véronique Klein : responsable de la section agriculture biologique de la FDSEA du Bas-Rhin, a indiqué qu’en 2016, 43 conversions à l’agriculture biologique ont été enregistrées en Alsace. Désormais, plus de 650 fermes, soit 6,5 % de la SAU régionale, respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique. « Il était donc très important que la FDSEA soit présente sur le dossier de l’agriculture biologique, car plus on sera nombreux, plus il y aura des dysfonctionnements qui vont voir le jour, et il y en a déjà. » C’est pourquoi un groupe bio a été créé au sein de la FDSEA, et s’est réuni deux fois. La deuxième réunion, qui portait sur les céréales bios, a réuni tous les acteurs de la filière autour de la table. L’objectif étant de trouver des solutions satisfaisantes pour l’amont comme pour l’aval de la filière afin de ne pas freiner la production par des difficultés de collecte ou de transformation. Les agriculteurs biologiques ne sont pas épargnés par les retards de paiement : « Les aides à la conversion à l’agriculture biologique de 2015 ne sont toujours pas versées. Or les premières années de conversion sont techniquement et financièrement particulièrement difficiles », a dénoncé Véronique Klein. Dans un contexte difficile, il ne faudrait pas freiner la dynamique de conversion à l’agriculture biologique qui est enclenchée sur tout le territoire. « Il est donc important d’abonder les enveloppes du Feader destinées à soutenir ce mode de production, et qui sont bientôt épuisées », a souligné Véronique Klein. • Philippe Hassler, agriculteur à Vendenheim, a évoqué le projet du Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg. Le projet avance, les sondages et les fouilles archéologiques sont en cours, « mais de nombreuses incertitudes persistent et on ne peut pas les accepter. Nous ne voulons pas de ce projet, ni de la double peine liée aux compensations environnementales qu’il va engendrer. » • Maurice Schmitt, agriculteur à Zeinheim, a fait part de son inquiétude suite au dépôt de bilan de Copvial, alors que par le passé déjà des difficultés auraient dû inciter à la plus grande vigilance vis-à-vis de la santé financière de la coopérative et de l’abattoir : « Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ? », s’est-il interrogé. Franck Sander lui a répondu : « L’élevage et l’engraissement souffrent c’est vrai. Mais il y a encore des perspectives : des avancées en matière de traçabilité, des consommateurs qui jouent le jeu, une nouvelle dynamique qui se met en place… Il y a donc encore des perspectives et des lueurs d’espoir. » Il en veut pour preuve la consommation de l’intégralité de l’enveloppe allouée à l’élevage dans le cadre du Plan bâtiment, la prise en charge de 70 % des impayés hérités du dépôt de bilan de Copvial, la mise en œuvre d’un nouveau centre d’allotement… « La profession s’est prise en main, et grâce à sa nouvelle envergure, Cloé va peser encore plus au niveau du Grand Est. »

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