Vie professionnelle

Jeunes Agriculteurs. Canton de Soultz-sous-Forêts

Une journée au ranch

Publié le 10/08/2018

Dimanche 12 août les Jeunes Agriculteurs du canton de Soultz-sous-Forêts, présidés par Denis Scharrenberger, organisent leur traditionnel concours de labour à Birlenbach, en partenariat avec le centre équestre le Ranch, géré par Éric Werly.

Pour cette édition 2018 du concours de labour, les 37 dynamiques jeunes agriculteurs du canton de Soultz-sous-Forêts ont choisi de sortir des sentiers battus des visites d’exploitations agricoles laitières ou d’élevage, en mettant à l’honneur une autre activité du monde agricole avec le Ranch Éric Werly (SAL), ferme équestre bien connue en Alsace du Nord. Disposant d’un manège, d’une carrière, d’un paddock et de quatre prés où s’ébattent poneys et chevaux, le Ranch propose tout au long de l’année des cours pour adultes et enfants, du baby-poney pour les plus petits, des promenades ou randonnées et des ateliers d’attelage et de voltige. Il accueille plusieurs compétitions et concours de saut d’obstacles. Enfin, son restaurant et son hébergement en chambres d’hôtes permettent aux visiteurs d’apprécier les spécialités alsaciennes. Le centre équestre s’étend sur quelque 80 hectares, dont 3 ha pour le restaurant, la carrière, le manège couvert et le box pouvant accueillir 35 chevaux, 27 ha de maïs et blé et 50 ha de prairies. Les trois associés - Marlyse, Agnès et Éric Werly - emploient trois personnes s’occupant respectivement du restaurant, des chevaux et un moniteur équestre. Ce dimanche, les visiteurs pourront découvrir cette ferme équestre lors de la journée portes ouvertes, ainsi que la force et les atouts du canton de Soultz-sous-Forêts. Pour Denis Scharrenberger, ils résident dans la diversité de ses exploitations (lire en encadré), mais surtout dans le dynamisme de ses jeunes agriculteurs qui s’impliquent dans leur métier, participent aux différentes actions destinées à promouvoir et faire connaître leur métier, comme ces journées portes ouvertes, et organisent en chaque début d’année leur traditionnel bal. Seule ombre au tableau, l’inquiétant manque de « jeunes qui vont prendre la suite de notre génération des années 2011-2012 ». Pour autant le président garde espoir : nul doute que les nombreuses journées portes ouvertes et concours de labour sur tout le territoire alsacien intéresseront, motiveront et inciteront des jeunes à reprendre le flambeau des mains de leurs aînés.

Publié le 07/08/2018

Présent pour la cinquième année à la Foire aux Vins de Colmar, l'entreprise Gsell gagne cette année en visibilité avec un stand qui gagne 100 m2 par rapport à 2017. Un bel espace qui n’est pas de trop pour présenter l’ensemble des prestations de cette entreprise de Sigolsheim, dont la partie « travaux viticoles » récemment renforcée par le rachat des deux machines à vendanger de l’entreprise Viti Service.

Pour sa cinquième année de présence à la Foire aux Vins, la SAS Gsell change d’envergure. Suite au départ des établissements Schaechtelin des allées du Parc Agricole, l’entreprise familiale de Sigolsheim spécialisée dans les travaux agricoles, viticole et de terrassement a pu augmenter la surface de son stand, passant de 150 à 250 m2. « On voulait s’étendre un peu. Du coup, on a saisi l’opportunité quand elle s’est présentée », explique Stéphane Gsell, associé dans la société avec ses parents. Pour eux, la présence à la Foire aux Vins de Colmar est devenue incontournable avec le temps. Cela fait la cinquième année aujourd’hui qu’ils sont présents. « Quasiment toute notre clientèle viticole vient ici chaque été. Et même s’ils ne viennent directement discuter avec nous, au moins, ils nous ont vus. Cela permet d’établir un contact ultérieurement. » Si l’entreprise a été créée dans les années 1960 avec une activité de battage, c’est véritablement en 1989 que la structure actuelle voit le jour avec la création d’une activité de travaux agricoles par Jean-Richard Gsell, le père de Stéphane. La diversification vers les travaux viticoles et de terrassement ne s’est faite qu’au cours des dernières années, quand ce dernier a intégré l’entreprise familiale aux côtés de ses parents. « J’ai souhaité lancer d’autres activités en plus des travaux agricoles car le client souhaite avoir qu’un seul interlocuteur du début à la fin. Par exemple, je lui palisse sa parcelle, je l’arrache puis je réalise le terrassement », détaille Stéphane Gsell. Parmi les prestations viticoles proposées figurent bien évidemment les vendanges mécaniques. Une activité qui a pris une nouvelle ampleur pour l’entreprise depuis la reprise, en fin d’année dernière, de la clientèle et des deux machines à vendanger de la société Viti Service, basée à Westhalten. « Celle-ci a décidé de cesser cette activité pour se recentrer sur ses autres prestations. C’est une décision qui n’a pas été évidente à prendre car c’est une prestation qu’on proposait déjà. Finalement, on a finalisé l’affaire après avoir longuement réfléchi », souligne Stéphane Gsell. Un choix qui permet à l'entreprise Gsell d'étendre son activité à Westhalten, touchant ainsi une clientèle plus large, allant d’Orschwiller à Steinbach. Cette nouvelle configuration va permettre d’élaborer plus simplement le planning de travail. « Avec désormais six machines à vendanger, les déplacements seront moins grands. Du coup, on pourra intervenir plus rapidement et encore mieux satisfaire nos clients. Surtout que chaque parcelle a été, ou sera, cartographiée par GPS, ce qui nous permet de retrouver aisément les chantiers. » Pour accompagner l’ouverture de la prestation de vendanges mécaniques à Westhalten, l'entreprise Gsell a formé en interne deux nouveaux chauffeurs qui avaient déjà « de bonnes bases » tient à préciser Stéphane Gsell. « C’est un poste compliqué, il faut l’avoir dans le sang. La qualité doit être au rendez-vous, d’où l’intérêt de former des gens vraiment compétents. » L'entreprise compte toujours dix collaborateurs, sont sept à temps plein toute l'année sur les différentes activités. L'équipe continuera d'être renforcée pendant la saison des vendanges mais la conduite, elle, reste l'apanage des collaborateurs présents toute l'année dans l'entreprise. Enfin, Stéphane Gsell dernier tient à rassurer les clients historiques de Viti Service : « On ne change rien au fonctionnement. On continuera à faire la même prestation de vendanges, avec toujours la qualité comme objectif. »

Fruits et légumes : ça va chauffer à Reichstett !

Publié le 05/08/2018

L’Alsace compte 700 producteurs de fruits et légumes, conventionnels et bios, indique Pierre Lammert, président du service fruits et légumes de la Chambre d'agriculture d'Alsace et de l’interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla). Les surfaces s’étendent sur plus de 5 000 ha : deux tiers dans le Bas-Rhin et un tiers dans le Haut-Rhin. Analysant les faiblesses de la filière, le président déplore son manque de compétitivité par rapport aux autres pays européen, l’Allemagne en particulier, qu’il attribue au coût et à la pénurie de main-d’œuvre. Il a également pointé du doigt la faible capacité d’investissement des exploitations, la pression foncière, les distorsions de concurrence en matière de produits phytosanitaires et la forte dépendance vis-à-vis du prix du marché européen. Pour lui, la diversité des circuits de commercialisation est à la fois une force et une faiblesse. Une force, parce qu’elle permet de maintenir, voire de développer la production de fruits et légumes, alors que celle-ci est en net recul dans d’autres régions françaises. Une faiblesse, parce qu’elle complique la structuration des opérateurs. Mais la filière a aussi des atouts. Pierre Lammert recense le climat favorable, la disponibilité en eau, la forte diversité des productions, génératrice d’emplois. Il a mis en avant l’organisation de la filière, unique en France, grâce à une interprofession dynamique qui donne une image forte de la filière et à une communication active. Mais aussi le soutien technique aux producteurs avec deux stations expérimentales, Verexal et Planète Légumes. « Planète Légumes compte 500 adhérents », souligne-t-il. Mais la filière saura-t-elle saisir les opportunités qui s’offrent à elle ? La première consiste à répondre à la demande importante de produits locaux émanant des consommateurs, ainsi que des collectivités locales. « Il reste une marge de progression importante : l’Alsace ne produit que 25 % des fruits et légumes qu’elle consomme. » L’essor des produits bios est lui aussi porteur d’espoir. Une serre basse température innovante Et de nouvelles pistes s’offrent aux producteurs alsaciens. À commencer par le projet de géothermie profonde à Reichstett. La société Fonroche a signé une convention avec la Chambre d'agriculture et la société Richel, fabricant de serres professionnelles, pour monter une serre pilote de 5 000 m2 chauffée avec de l’eau de condensation, aussi appelée « chaleur fatale », disponible durant 8 000 h par an, la puissance étant de 200 000 MWh thermique. Cette eau à 30 °C constitue un véritable défi technique, explique Fabien Digel, directeur de Planète Légumes. Car en temps normal, les serres agricoles sont chauffées avec de l’eau à 50 ou 80 °C. L’avantage, c’est que cette énergie sera « quasiment gratuite », le fournisseur en garantissant le prix durant 25 ans. Une économie non négligeable, quand on sait que le chauffage constitue 25 % du coût de production des tomates sous serres. Le projet allie différents modes de production, hors-sol conventionnel dans une serre de 2 500 m2 et bio plein champ dans une serre multichapelle de 2 500 m2. Ces serres devraient être mises en place en janvier 2020. Autour d’elles, un îlot de 30 ha pourra accueillir des horticulteurs et des maraîchers désireux de développer leur production sous abri. Le président du Conseil départemental, Frédéric Bierry, s’est déclaré prêt à soutenir ce projet, notamment pour l’aménagement du site.

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