ovins

Galette du berger

Les éleveurs ovins innovent

Publié le 11/05/2018

Samedi soir, les éleveurs ovins régaleront les visiteurs avec des burgers de mouton. Les fameuses « galettes du berger » ont été lancées officiellement dans la restauration scolaire il y a quelques semaines.

Pour promouvoir la consommation de viande ovine locale auprès des jeunes consommateurs, l’association Agneau Terroir d’Alsace a lancé un nouveau produit : la galette du berger, une préparation de viande ovine hachée, moulée en forme de mouton. Les collégiens de Niederbronn-les-Bains en ont eu la primeur, récemment. Stéphane Huchot, président de l’association Agneau Terroir d’Alsace, prévient : ce produit ne sortira pas sur le marché et ne sera pas non plus proposé régulièrement aux établissements scolaires. Car même en ayant réduit la taille de la galette de 140 à 80 g, le coût de fabrication reste trop élevé par rapport à ce que les établissements scolaires peuvent dépenser par élève et par repas. Pour Stéphane Huchot, cette opération de lancement était en tout cas une réussite, puisqu’elle a permis de faire déguster de la viande ovine aux enfants, « qui sont les consommateurs de demain ». Elle sera reconduite au mois de juin : la galette du berger sera proposée à 90 collèges, qui la serviront sur la base du volontariat. Samedi soir à Brumath, ce sera au tour des éleveurs et de leurs hôtes de découvrir la galette du berger. Dimanche, les éleveurs ovins proposeront leurs traditionnelles tranches de gigot d’agneau.

Assemblée générale du syndicat ovin 67

Technique, Pac, prix : triptyque pour un revenu décent

Publié le 13/04/2018

Comment assurer un revenu rémunérateur aux éleveurs ? Les invités à l’assemblée plénière du syndicat ovin du Bas-Rhin ont apporté quelques pistes, vendredi 6 avril. Avec une meilleure performance technique des élevages, les aides Pac et des prix mieux négociés, les bergers pourraient sortir la tête de l’eau… en théorie du moins.

La Pac est-elle encore le bon outil pour assurer un revenu aux éleveurs ? La question lance le débat de la réunion plénière du syndicat ovin bas-rhinois. « L’aide européenne doit gommer les disparités de compétitivité entre les régions », soutient Michèle Baudoin, présidente de la Fédération nationale ovine et invitée d’honneur vendredi 6 avril. Mais la nouvelle carte des zones défavorisées et le classement de l’aide ovine comme illégale par la commission européenne créent un trou. « À ce jour il nous manque 623 M€ d’aides », selon la syndicaliste. Un manque à gagner qui pénaliserait une filière déjà en difficulté. Cependant, l’éleveuse auvergnate ne souhaite pas quémander des dons à l’UE. « La Pac doit être un levier de croissance, pas un RSA. » Elle doit permettre aux paysans de se moderniser, d’améliorer leur productivité. Non pas les entraîner dans une forme de dépendance passive. Car « on peut parler de Pac tant qu’on veut, mais le boucher, lui, veut de la qualité », tranche Sébastien Stoessel, président du service élevage à la Chambre d'agriculture. C’est là qu’arrive la deuxième piste de réflexion pour un salaire plus élevé. Les éleveurs doivent mettre les bouchées doubles sur la technique selon le responsable. Ainsi, le plan génétique de l’Organisme de sélection ovine nord est étendu à l’Alsace cette année. De plus, le plan bâtiment « est une des plus grandes réussites de la Région », se félicite Patrick Bastian, président de la commission agricole à la Région. Les restrictions budgétaires se ressentent sur le niveau d’accompagnement des agriculteurs. Ainsi, en 15 ans, le Grand Est a perdu 3,5 équivalents temps pleins de techniciens spécialisés ovins selon Jean-Pierre Saulet-Moës, l’animateur régional. « Nous, on a affaire au client en direct » Enfin, la discussion a dérivé sur l’établissement des prix. Sujet ô combien crucial. Jacqueline Balzer, présidente de la fédération des bouchers charcutiers traiteurs d’Alsace, a d’emblée annoncé la couleur. « Les États généraux de l’alimentation vous ont fait rêver, mais ce ne sera pas si simple, prévient-elle. Si les prix s’envolent, c’est la fin de la boucherie artisanale. » Toute en franchise, elle a énuméré les contraintes de sa profession. La difficulté d’embaucher d’abord. Avec la reprise économique, les candidats se font plus rares. Les salaires peuvent vite grimper jusqu’à 50 % du chiffre d’affaires dans certains cas. Ensuite, la patronne des bouchers a reconnu que ses clients étaient trop habitués aux prix de supermarché. Dès lors, difficile de leur faire accepter le prix juste. « Nous, on a affaire avec le client en direct », rappelle-t-elle. Une manière de montrer aux agriculteurs qu’ils ne sont pas les seuls à souffrir des prix bas. Malgré son discours offensif, la responsable a reçu un accueil plutôt compréhensif, voire positif de la vingtaine d’éleveurs présents. Elle a d’ailleurs tenu à conclure sur une note positive : « Nous soutenons l’élevage, évidemment. Et j’espère que vous nous avez retirés de la problématique dans le conflit avec la grande distribution. » Sourires dans l’assistance. Encore une fois, éleveurs et commerçants artisanaux se retrouvent dans le même camp.

Publié le 30/03/2018

Jeudi 22 mars, dans le cadre de la semaine « Ici, on mange bio et local » organisée dans les collèges du Bas-Rhin, l’association Agneau Terroir d’Alsace proposait une « galette du berger » aux élèves du collège Charles Munch de Niederbronn-les-Bains.

Depuis plusieurs années, le Département du Bas-Rhin et la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA) promeuvent l’approvisionnement local des restaurants scolaires. Objectifs : maintenir et renforcer le maillage territorial agricole et donner accès à une alimentation de qualité à tous. Pour promouvoir la consommation de viande ovine locale auprès des jeunes consommateurs, l’association Agneau Terroir d’Alsace a proposé un nouveau produit aux collégiens de Niederbronn-les-Bains : la galette du berger, une préparation de viande ovine hachée, moulée en forme de mouton. Les jeunes, les consommateurs de demain Stéphane Huchot, président de l’association Agneau terroir d’Alsace, prévient d’emblée : « Ce produit ne sortira pas sur le marché » et ne sera pas non plus proposé régulièrement aux établissements scolaires. Car même en ayant réduit la taille de la galette de 140 à 80 g, le coût de fabrication reste trop élevé par rapport à ce que les établissements scolaires peuvent dépenser par élève et par repas. « On arrive à 1,60 € par galette », précise Stéphane Huchot. Cette opération de lancement est néanmoins amenée à être reconduite. Dès le mois de juin, la galette du berger sera proposée à 90 collèges, qui la serviront sur la base du volontariat. Pour Stéphane Huchot, cette opération de lancement est en tout cas une réussite, puisqu’elle permet de faire déguster de la viande ovine aux enfants, « qui sont les consommateurs de demain ». Un lancement réussi Pour cette opération, une vidéo présentant des exploitations agricoles était projetée dans le réfectoire. À part ça, le repas se déroulait normalement, hormis le fait qu’un certain nombre d’élèves arboraient des stickers Agneau Terroir d’Alsace sur diverses parties de leur corps. Pour garantir le succès de la galette du berger, celle-ci était servie façon burger, accompagnée de frites. Dans l’ensemble, les 400 élèves mangent de bon appétit. Seule une minorité rechigne face à une viande qu’ils jugent « trop forte en goût ». Pour compléter le repas, le bar à crudités était achalandé avec des légumes bios des Jardins d’Altaïr et le rayon dessert par des fruits et des laitages de la ferme Herrenstein. Une fois les plateaux rendus, deux élèves menaient l’enquête pour savoir si les convives avaient des restes, et si oui en quelle quantité et pourquoi. Parce qu’il y en avait trop ? Parce que le repas n’a pas plu ? Au-delà de ce coup d’essai pour la galette du berger, cette manifestation a été l’occasion pour l’association Agneau Terroir d’Alsace de présenter différentes facettes du métier aux élèves et à leurs parents. Le repas des élèves a en effet été suivi d’une démonstration de tonte de mouton et de chien de berger. Quant aux parents, ils pouvaient déguster différents produits élaborés avec de la viande ovine sur le parvis du collège, tout en s’informant sur les dernières actualités du Parc naturel des Vosges du Nord, qui animait un stand sur les prairies fleuries et les producteurs des Vosges du Nord.

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