Diversification

Agriculteurs et faune sauvage Alsace (Afsal)

Un nouveau plan hamster en préparation

Publié le 04/07/2018

Pour ses cinq ans d’existence, l’Afsal a fait le plein de bonnes nouvelles. Le nombre de terriers a significativement augmenté, même s’il subsiste des disparités d’une zone protégée à l’autre. Le nombre d’adhérents est lui aussi en hausse : une trentaine d’agriculteurs des zones engagées dans les mesures compensatoires du Kochersberg sont venus grossir les rangs de l’association, qui compte 150 membres.

Une nouvelle gouvernance s’est mise en place suite aux changements de statuts adoptés l’an dernier : l’association est désormais régie par un conseil d’administration élargi, représentatif de toutes les zones protégées. Ses membres se sont réunis cinq fois l’an dernier pour se pencher sur la mise en œuvre de la nouvelle MAE et des mesures compensatoires, l’organisation des réunions d’assolement, la prime « terrier », la rémunération de la luzerne, les lâchers de hamsters, les résultats des comptages de terriers. Mais les deux dossiers majeurs étaient le paiement du solde des années passées et de l’acompte 2017, ainsi que le nouveau plan national hamster. Dans le même temps, une soixantaine de réunions ont été organisées sur le terrain, a indiqué Philippe Osswald, chargé d’animer la mise en œuvre des mesures agricoles. « Sept territoires engagés ont basculé vers le nouveau cahier des charges MAE Hamster, ce qui impliquait la possibilité, pour les agriculteurs, de redéfinir le périmètre d’application de la mesure. » Seules quelques modifications sont intervenues : Altorf a revu son périmètre à la baisse, Dorlisheim et Jebsheim l’ont élargi. Dans les communes de Stutzheim, Offenheim et Hurtigheim, une zone de 476 hectares exclusivement dédiée aux mesures compensatoires (COS) se met en place, de même qu’à Oberschaeffolsheim, où la zone couvre 200 ha. Dans les territoires engagés en mesures collectives, le taux de cultures favorables est relativement stable, à 33 %. « Certains territoires sont plus fragiles que d’autres, comme Dorlisheim, Entzheim, Krautergersheim et Obernai qui frôlent les 25 %. » La vigilance est de mise… Autre bonne nouvelle, le solde des aides 2015 et 2016 a été versé aux agriculteurs au cours de l’été 2017. Quant au paiement de l’acompte 2017, il est intervenu entre le 9 et le 16 mai. « C’était moins laborieux que les années précédentes. J’espère qu’un tel retard ne se reproduira plus à l’avenir. » Thomas Blum, trésorier d’Agriculteurs et faune sauvage Alsace (Afsal), a indiqué : « Avec les nombreux versements de l’État pour solder les années 2015 et 2016, des sommes importantes ont transité par nos comptes l’an dernier, et nous avons décidé d’externaliser la gestion comptable, avec un suivi par un commissaire aux comptes. » Dans les prochains mois, le programme s’annonce chargé. Le premier chantier consistera à finaliser l’engagement administratif des territoires qui basculent dans la nouvelle MAE, la mesure Hamster 01 venant d’être validée par la Commission européenne. « Les territoires engagés dans les nouvelles mesures devront semer prochainement un couvert d’interculture composé au minimum d’une graminée, d’une légumineuse et de tournesol, et ce avant le 1er août », a ajouté Annabelle Revel-Mouroz, conseillère à la Chambre d’agriculture d'Alsace (CAA) chargée du projet Life Alister. Elle a présenté les résultats d’un essai à grande échelle de semis précoce de couverts mené l’année dernière, qui montre un intérêt agronomique à cette pratique. « Plus on sème tôt, plus le couvert produit de biomasse et potentiellement d’azote disponible pour les cultures suivantes. » En outre, des suivis sur les parcelles avec des couverts ont montré qu’elles hébergent davantage de carabes, insectes auxiliaires des cultures qui sont des prédateurs des limaces. « Nous avons été étonnés de voir que certaines espèces de carabes capturées sur les parcelles sont très rares ailleurs en France, et que les parcelles agricoles suivies par le projet Alister présentaient un grand nombre d’espèces différentes, ce qui indique une bonne qualité de milieu. » L’association veut également redéfinir, avec les services de l’État, les mesures et les tarifs des conventions « compensation » à renouveler, pour une meilleure harmonisation. Il faudra en outre prospecter de nouveaux territoires pour mettre en œuvre de nouvelles mesures compensatoires. « Ces mesures compensatoires sont axées dans les zones où les porteurs de projet sont amenés à détruire un milieu favorable au hamster », a souligné Régis Huss, de la CAA. Vu le nombre de projets concernés, l’Afsal se retrouve avec un nombre croissant de compensateurs à gérer. « Cela nous a obligés à nous rapprocher des services de l’État pour mettre en place le même cahier des charges et le même niveau de compensation du nord au sud de l’Alsace et que ce soit pour des mesures compensatoires ou des mesures volontaires de type MAE. Depuis 2018, on va vers un mix entre mesures extensives et intensives, ce qui augmente la demande de surfaces en gestion intensive. » Il s’agit d’engagements sur des îlots de 8 à 20 ha, qui sont entièrement indemnisés à hauteur de 750 €/ha pour mettre en place un assolement diversifié, sans maïs et avec une bande de couvert type « faune sauvage » tous les 72 mètres. Une cinquantaine d’hectares ont été mis en place en 2018 et les financements pour 60 ha supplémentaires sont disponibles pour 2019. Avis aux candidats. Sur une courbe ascendante C’est la 19e année que le protocole de comptage des terriers a été mis en œuvre, a rappelé Julien Eidenschenck, de la mission hamster de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). « Une quarantaine de communes ont été prospectées (en priorité dans les zones de protection stricte). Au total, 685 terriers de hamsters ont été comptabilisés. C’est le plus grand nombre de terriers observés depuis 2001 ! Le hamster est ainsi présent sur 2 000 ha. La tendance est nettement en augmentation, il faudra attendre les prochaines années pour voir si cela se confirme » (lire l’article paru dans notre édition du 1er juin 2018, n° 22, page 8). Le début de l’année 2018 a été marqué par le marathon des réunions de rédaction du futur plan national (PNA) hamster, avec une approche très participative. « J’espère que la voix des agriculteurs, qui ont participé massivement à ces réunions, sera entendue lors de la rédaction de ce plan », a insisté Laurent Fischer. « La rédaction de ce plan, qui couvre la période 2018-2028, est actuellement en phase d’affinage, a expliqué Marie-Cécile Virion, de la Dreal Grand Est. Le 28 juin, une réunion fera le point sur le financement du PNA, avec une estimation du coût de chaque action, avant la validation par le CNPN en septembre. » Pour l’instant, 21 actions sont répertoriées, contre 32 précédemment. Elles se répartissent autour de cinq axes : poursuivre la recherche de pratiques agricoles innovantes pour la biodiversité de la plaine d’Alsace, continuer les expérimentations du projet Life + Alister, préserver et améliorer l’habitat agricole, préserver et renforcer les populations fragiles, et enfin faire connaître l’espèce et les enjeux de sa protection. « La Chambre d'agriculture est copilote, avec le CNRS, de l’axe 1 qui est le plus innovant. » Il consiste à mettre en œuvre des pratiques culturales innovantes favorables au hamster, d’estimer la viabilité économique de ces mesures et leur impact sur la biodiversité. Par ailleurs, elle poursuivra tout le travail d’animation des mesures agri-environnementales. « La concertation, une stratégie gagnante » « Grâce à l’implication des agriculteurs, le dossier hamster est sorti du contentieux européen, a déclaré Franck Sander, président de la FDSEA. Ceux qui pensaient qu’une fois que le dossier serait sorti du contentieux européen, les agriculteurs relâcheraient leurs efforts se sont lourdement trompés. Les acquis obtenus, notamment la progression du nombre de terriers, devraient permettre de négocier une position plus souple de l’administration. » Franck Sander a évoqué les tracasseries qu’ont subies les agriculteurs qui ont déposé un permis de construire pour une sortie d’exploitation dans les zones protégées. Laurent Darley, directeur régional adjoint de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Grand Est, reconnaît une certaine pesanteur de l’administration dans ce domaine. « Nous allons mettre en place une automaticité pour le traitement de ces dossiers. » Par contre, il s’est félicité des bonnes nouvelles concernant les résultats des comptages et la structuration des filières. « La concertation avec les agriculteurs était une stratégie gagnante. Le travail que vous avez fait a été reconnu, au niveau de l’Union européenne et de la Direction de l’eau et de la biodiversité. » La nouvelle durée du plan de dix ans est une démarche pragmatique, a estimé le directeur régional adjoint. « Cela nous donne de la visibilité et nous permet d’appliquer la stratégie mise en place. » Pour autant, il ne faut pas crier victoire : « Le seuil de viabilité de cette espèce protégée n’a pas encore été atteint ». Christophe Fotré, directeur départemental des territoires, a renchéri : « En quelques années, vous êtes passés d’une poignée d’agriculteurs convaincus à une collectivité de 150 agriculteurs. La dynamique dans la mobilisation collective et dans la gouvernance pour mettre en place le PNA me semble originale. Originale sur le plan contractuel et opérationnel. »

Publié le 19/12/2017

Faire renaître une filière complète de la plante au vêtement. Voici l’ambition d’un groupe de travail impulsé par Pierre Schmitt, président groupe textile alsacien (Velcorex, Tissage des Chaumes, Emanuel Lang et Philéa). Retour sur cinq ans d’études et de recherches.

« On ne peut innover loin des usines et des consommateurs », c’est le leitmotiv de Pierre Schmitt. « La confection d’un jean en coton nécessite entre 5 000 et 10 000 litres d’eau et la France est totalement dépendante de cette fibre, exclusion faite du lin. » Or, notre pays connaissait quatre plantes destinées au textile : le lin dans le nord et l’ouest de la France, la laine dans le Sud-Ouest et dans l’Est, il y avait du chanvre et un peu d’ortie. Le savoir-faire textile de transformation et d’utilisation de ces plantes a disparu. Face à ce constat, Pierre Schmitt rassemble, dès 2012, des universitaires, chercheurs, scientifiques et industriels autour de la question du chanvre comme fibre textile. Naît le groupe Chafiltex (abréviation pour chanvre, fil, textile). Les études concernant l’ortie arrivent ensuite lorsque la Sadef (lire en encadré) s’inscrit dans le projet. Christian Didier, responsable du site Emanuel Lang à Hirsingue, expose les évolutions de ce groupe : « Nous avons sollicité la Sadef pour son expertise agronomique, mais aussi d’autres industriels du Sud Alsace : ETC (Ennoblissement Technique de Cernay) et la corderie Meyer Sansbœuf à Guebwiller (cordage naturel et synthétique), car ils sont également intéressés par la transformation de ces plantes. Nous travaillons en partenariat avec N. Schlumberger, leader mondiale de fabrication de machine de filature en fibre longue (lin, chanvre, ortie), le coton étant une fibre courte. » « C’est l’originalité de ce groupe, souligne Adrien Tritter, responsable des expérimentations à la Sadef. L’ensemble des acteurs de la filière y sont représentés. Aussi bien ceux qui produisent, que ceux qui fabriquent les machines. » Du chanvre acheté en Roumanie, de l’ortie au Népal Le bilan à court terme des études est assez positif aux yeux de Christian Didier : « Nous avons envisagé tous les essais possibles pour savoir s’il y avait un marché et si on pouvait faire du tissu avec du chanvre ou de l’ortie. Aux deux questions, nous répondons oui. Nous avons des débouchés sur internet ou dans notre boutique, Matières françaises, à Colmar. Nos clients sont intéressés par cette nouvelle fibre, c’est dans l’air du temps. Nous avons également réussi à faire des vêtements en ortie et en chanvre. » Si « le chanvre et l’ortie sont des cultures adaptées au territoire de l’Alsace et des Vosges », selon Adrien Trittier, ils ne sont pas exploités dans nos régions. Le chanvre cultivé actuellement en France est utilisé principalement pour la construction et l’isolation dans l’Aube et près de Dijon. « La fibre n’est ainsi plus utilisable au niveau textile, car nous cherchons des fibres longues », précise le responsable du site Emanuel Lang. Aujourd’hui, l’usine tisse du chanvre cultivé en Roumanie et de l’ortie cultivée au Népal. La transformation de la fibre en fil se fait en France et en Suisse. Le chanvre comme Cipan « Faire du chanvre traditionnel est tout à fait possible aujourd’hui, mais il faut que toute la filière soit en place, à chaque étape », considère Adrien Trittier. Pour trouver des solutions agronomiques, le site d’expérimentation de la Sadef teste différentes variétés de chanvre depuis trois ans. Cette plante a plusieurs vertus : « Elle épure le sol des nitrates et pousse facilement, car c’est une plante rustique ». Le semis a lieu en avril et mai et la récolte se fait en septembre ou octobre. Cette périodicité fait que le chanvre devrait être implanté à la place d’une culture. « Il serait plus intéressant d’utiliser le chanvre comme culture intermédiaire piège à nitrates (Cipan), analyse Adrien Trittier, le semer en été et le récolter à l’entrée ou à la sortie de l’hiver. » Les études en ce sens sont en cours. La fibre utile se trouve sur le pourtour de la tige. Pour qu’elle se détache une étape est indispensable : le rouissage. La culture coupée est mise au sol, la fibre se détache du faisceau de tige, rendant ainsi possible le travail industriel. « En interculture, cette étape n’est pas possible, nous étions donc la capacité à réaliser un rouissage sur pied. » Si la fibre peut être achetée par les industriels du textile, il est également envisageable de récolter la graine. Elle est utilisée dans les produits cosmétiques, pharmaceutiques, alimentaire… Reste la chènevotte qui peut être valorisée en paillage par exemple. L’ortie pour les zones sensibles Sur la gauche du bâtiment de la Sadef, 1 hectare d’ortie a été planté l’an dernier. Ce premier essai a été compromis par les fortes pluies de juin. L’usine Emanuel Lang a pu tout de même procéder à des essais industriels avec les échantillons récoltés. 25 ares supplémentaires seront consacrés à l’ortie au printemps prochain (période idéale pour la plantation). Une deuxième récolte plus conséquente est à espérer pour la fin de l’été 2018, sachant que deux, voire trois, récoltes par an seraient possibles. « L’ortie est une culture pérenne, indique Adrien Trittier. L’implantation peut durer trois à dix ans. L’objectif est de montrer qu’un modèle agronomique peut être construit avec ce type de plantation. L’ortie est une culture idéale pour les zones sensibles écologiquement : en cas de trop forte concentration en nitrates, de zone de captage des eaux, de terrains ayant des problèmes de ruissellement. Ce projet est d’ailleurs soutenu par l’Agence de l’eau. Comme pour le chanvre, outre la fibre, l’ortie peut être utilisée en paillage, purin, infusion… » Pour ses essais, la Sadef a sollicité le soutien d’Oséo (désormais Bpifrance Financement). Plus récemment, un dossier nommé BioEquiTex a été déposé fin septembre dans le cadre d’un programme d’investissement piloté par la Caisse des dépôts et consignations à la demande de l’État pour l’aménagement des territoires. Le dossier sélectionné parmi la vingtaine déposée au niveau national sera connu en 2018. L’entrée en Bourse du groupe Velcorex devrait également être un facteur de développement. Chiffrage du prix d’achat en cours Pour prendre la température du monde agricole, les entreprises textiles sont en contact depuis un an avec la Chambre d'agriculture et la Coopérative agricole de céréales. « Le chiffrage du prix de vente est en cours. Il faut que ces cultures soient rentables pour les exploitants. Pour le chanvre, nous nous basons principalement sur le lin (même coût et même contrainte à tous les niveaux de la filière). Pour l’ortie, c’est plus complexe, car rien n’a été fait depuis longtemps. Le volet agronomique est très important, car il faudra convaincre un certain nombre d’agriculteurs à sauter le pas. » Ce n’est qu’un maillon de la chaîne. « Le rêve à moyen terme, d’ici six à dix ans, est d’avoir suffisamment d’hectares cultivés, une unité de défibrage et une unité de filage sous l’égide de Schlumberger. Nos métiers à tisser sont déjà opérationnels. Le tissu pourra aussi être confectionné chez ETC ou Velcorex. La vente se fera en direct avec nos marques clientes, aux particuliers dans notre boutique et sur internet. »

Salon Agriculture de demain, les 30 et 31 mai 2018

Vente directe et fertilisation au programme

Publié le 28/11/2017

Les 30 et 31 mai 2018 se tiendra au lycée agricole d’Obernai la troisième édition du salon Agriculture de demain. Mercredi 22 novembre, la réunion de préparation, réunissant une trentaine de partenaires institutionnels et économiques, avait pour objectif de répartir les nombreux ateliers de l’événement agronomique régional de l’année 2018.

Coorganisé par la Chambre régionale d’agriculture Grand Est, Alsace Bio et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace, la manifestation constituée d’ateliers, démonstrations, expositions et conférences, se veut tournée vers les technologies agronomiques d’avenir et souhaite « concilier les exigences de productivité, de compétitivité et les enjeux économiques, sociaux et environnementaux ». À la manière du salon Tech & Bio à Valence qui attire aujourd’hui des milliers d’agriculteurs. Pour cette édition, les agriculteurs pourront trouver des solutions pratiques à leurs projets d’émancipation économique au village de la vente directe. Le thème retenu cette année est la fertilisation. Un sujet qui sera scruté sous toutes ses formes, puisque la ferme du lycée agricole se transformera pour l’occasion en une plateforme de démonstration de matériels et d’essais agronomiques. Avec à chaque fois, les partenaires techniques qui présenteront des résultats, des solutions novatrices, comme une unité mobile de fabrication de biochar (ou terra preta), ce fameux charbon de bois qui, associé à des amendements organiques, constitue une véritable révolution de pensée agronomique. Mais au-delà, avec son unité de méthanisation, sa station de compostage, sa diversité de cultures, le Verger expérimental d’Alsace à proximité et les plateformes agronomiques d’essais, le site d’Obernai ne manquera pas d’intérêts. Les visiteurs y trouveront des ateliers de diagnostics, de méthodes d’analyses des sols, de comparaison de méthodes et techniques de fertilisation et des solutions pour améliorer la fertilité de ses parcelles. Et plus globalement, apprendront comment mieux cerner la compréhension des paramètres qui font qu’une parcelle est plus résiliente face aux agressions climatiques : érosion, toxicité aluminique, battance des sols, sécheresse de surface, fuites de nutriments minéraux, pertes organiques et humiques, etc. Agriculteurs et professionnels de l’agriculture pourront se faire une idée objective et avoir une vision globale des technologies et pratiques agricoles d’avant-garde ou alternatives.

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