Cultures spéciales

Récolte du houblon

Des arômes exceptionnels

Publié le 21/09/2017

La récolte du houblon tire doucement sur la fin. Les potentiels de rendement ont été inégalement impactés par le gel et le mildiou, selon la précocité et la sensibilité variétale. Par contre, les houblons semblent avoir développé des arômes exceptionnels cette année. De quoi réjouir les amateurs de la gamme variétale du Comptoir agricole, désormais fédérée sous la marque Hop France.

Pascal Fuchs est planteur de houblon depuis quatre générations à Ohlungen. L’EARL Fuchs est également composée de son fils, Guillaume, installé depuis 2011, et de son épouse, Martine, salariée de l’exploitation. Les époux étant tous les deux descendants d’agriculteurs, leur parcellaire est dispersé sur les bans d’Ohlungen, Minversheim et Schwindratzheim. « Au départ, le houblon se situait à Ohlungen. Mais, dans les années 1990, nous avons acheté une cueilleuse et nous l’avons installée dans un ancien séchoir à tabac, situé sur le site de Minversheim, avec le séchoir et le conditionnement. Nous avons donc progressivement transféré les houblonnières vers Minversheim. Il ne nous en reste plus que 3 hectares à Ohlungen, qui vont bientôt déménager aussi, suite à un remembrement. » Toutes les houblonnières de l’EARL seront alors rassemblées sur les bans de Minversheim et Schwindratzheim, de part et d’autre de l’autoroute A4. Neuf variétés sur 20 ha Lors de la dernière crise houblonnière, les Fuchs cultivaient 12 ha de houblon. « Notre fils projetait de s’installer. Nous envisagions donc d’augmenter la surface. Mais nous avons abandonné ce projet. À la place notre fils a investi dans un poulailler à son nom en 2011. » De leur côté, ils ont enlevé 6 ha de houblonnière, et les ont remplacés par 5 ha d’un collègue qui arrêtait. Et ont mis un coup de frein aux investissements. La crise passée, la surface de houblonnière a progressivement augmenté pour atteindre 20 ha, dont 4 ha nouvellement plantés, qui n’ont donc pas encore atteint leur plein potentiel de production. Avant la crise, les houblonniers ne cultivaient que deux variétés, tradition et strisselspalt. Désormais, les houblonnières portent pas moins de neuf variétés : « Savinjski golding, tradition, triskel, strisselspalt, aramis, brewers gold, nugget, barbe rouge et bouclier », énumère Pascal Fuchs. Objectif 23 ha pour la 5e génération Avec leur cueilleuse, leur séchoir, leurs trois tracteurs fruitiers, deux arracheuses, deux pulvérisateurs, une tailleuse, deux buteuses, une nacelle pour la mise au fil et le nettoyage des houblonnières, la famille Fuchs a la capacité de produire et conditionner 23 ha de houblon. « C’était notre objectif, avant la crise, et avant d’investir dans un poulailler », indique Pascal Fuchs. Leur fils cadet, Anthony, actuellement en BTS Acse en alternance à Besançon, souhaite également s’installer sur l’exploitation familiale. Cette nouvelle étape sera probablement l’occasion d’ériger 2 à 3 ha de nouvelles houblonnières, pour atteindre les 23 ha. Déjà, Pascal Fuchs se réjouit de voir ses fils reprendre le flambeau, pour la 5e génération, et prévoit : « Même si on ne sait pas combien de temps elles vont rester productives, nous allons planter de nouvelles variétés aromatiques, comme cascade, triskel, ou barbe rouge, car elles sont très demandées ». Les houblonniers devront cependant trouver d’ici là une solution à leur difficulté à embaucher de la main-d’œuvre saisonnière, indispensable aux travaux de taille et de mise au fil. Potentiel entamé par le gel et l’oïdium En attendant, Pascal Fuchs achève en ce moment même sa récolte de houblon 2017. Comme à chaque fois, il a déterminé la date de début de la cueillette sur la base de ses observations et de mesures de matière sèche : « On peut commencer quand la plante est à 20 % de matière sèche ». Puis la récolte se déroule au gré de l’avancement de la maturité des différentes variétés. Le 25 août, les houblonniers ont commencé à rentrer la variété savinjski golding, dont la récolte s’est avérée à peu près équivalente à celle de l’an passé. Puis, le 1er septembre, les arracheuses se sont attaquées aux lianes de tradition. Cette fois avec 40 % de rendement en moins par rapport à l’an passé. Le 8 septembre, c’est la variété strisselspalt qui a été descendue, avec une baisse du rendement de 30 % par rapport à l’an passé. Le 14 septembre, la récolte d’aramis a débuté, et les rendements se sont avérés bons. Autre bonne nouvelle, alors que cette variété est sensible à l’oïdium, elle présentait peu de dégâts. Pascal Fuchs analyse ces premiers résultats : « Nous enregistrons une baisse des rendements surtout parce qu’ils étaient très bons chez nous l’an passé. Nous avions fait 2,5 t/ha de strisselspalt, contre 1,5 t/ha cette année. Par ailleurs, il y a eu l’épisode de gel au printemps, qui a affecté certaines variétés plus que d’autres. Et enfin une pression en mildiou assez élevée dès le printemps. » Cette maladie préoccupe de plus en plus Pascal Fuchs : « Ça devient compliqué de lutter efficacement car nous n’avons plus aucun produit curatif. Nous n’avons plus que des solutions de lutte préventive. » Aussi Pascal Fuchs place-t-il beaucoup d’espoirs dans la recherche de variétés génétiquement plus tolérantes à la maladie. En attendant, il ne faut surtout pas relâcher la cadence des traitements contre le mildiou et l’oïdium, environ tous les 14 jours, selon la météo. Et respecter scrupuleusement des mesures prophylactiques, tels que le nettoyage de l’échafaudage de tous les résidus de culture dans les huit jours suivant la récolte. Des SMS de contentement pour les odeurs Comme chaque année, pendant les 18 jours de travail effectif que dure la récolte (plus ou moins deux jours selon les rendements), Pascal Fuchs et sa famille se sont levés tôt, pour se mettre au travail dès 7 h, répartis en deux équipes : une à l’étable, l’autre au houblon. Puis, c’est houblon pour tout le monde, y compris les deux salariés saisonniers, soit cinq personnes par jour : « Il y en a deux qui cherchent le houblon, un qui accroche les lianes à la cueilleuse… », décrit Pascal Fuchs, qui lui est au four et au moulin, mais surtout au four, et jusque tard le soir. Le séchoir fonctionne grâce à un système de tiroirs superposés : le houblon arrive humide par en haut dans une colonne où circule de l’air chaud. Toutes les 2 h environ, selon les caractéristiques des cônes, il descend d’un étage. C’est là que tout le savoir-faire de Pascal Fuchs s’exprime. Il ouvre un tiroir : chaleur humide et arômes envahissent l’atmosphère. Il plonge ses mains dans les cônes, les palpe, en frotte une poignée sur sa main, et hume les arômes ainsi extraits. Un examen organoleptique qui lui permet de reconnaître la variété à laquelle il a à faire, et de savoir si elle est suffisamment séchée, ou si le tiroir doit être refermé encore un moment. La durée de séchage est généralement de 6 h, mais peut monter jusqu’à 8 h. La variété nugget, par exemple, exige 7 h de séchage, car « ses cônes sont très durs, et riches en acides alpha », explique Pascal Fuchs. Cette année, le séchoir exhale de délicieuses odeurs : « Les houblons ont vraiment beaucoup d’arômes. J’ai même reçu des SMS d’habitants du village. Pas pour se plaindre des odeurs, mais pour s’en réjouir ! », se félicite Pascal Fuchs. À raison de 280 à 300 kg de houblon sec sorti de chaque tiroir, la cadence de travail est d’environ 1 600 à 2 000 kg de houblon par jour. « Tout dépend de l’humidité à laquelle on les rentre. » Une production d’avenir Pascal Fuchs envisage l’avenir avec sérénité : « Il y a toujours eu des hauts et des bas dans le houblon. Mais quelle production n’en a pas ? Je fais entièrement confiance à ma coopérative, le Comptoir agricole, qui a su diversifier notre gamme variétale et nos acheteurs. » L’optimisme de Pascal Fuchs est aussi porté par l’essor des brasseries artisanales, qui produisent une multitude de bières dans lesquelles le houblon, voire les mélanges de houblons, tient une place primordiale car c’est ce qui permet de créer des bières originales. Même la perspective de voir des agriculteurs se lancer dans la culture de houblon hors d’Alsace ne l’ébranle pas d’un iota. Aussi Pascal Fuchs encourage-t-il vivement les futurs installés à s’intéresser à cette culture : « Ils seront accueillis à bras ouverts, chiffres à l’appui ». D’autant que les investissements dans les houblonnières, le matériel de récolte, de séchage, peuvent bénéficier de soutiens régionaux, souligne-t-il. Retrouvez la récolte du houblon en images chez Pascal Fuchs à Ohlungen :  

Fermes en folie ce dimanche à Mietesheim

Le raifort, une histoire pleine de piquant

Publié le 22/08/2017

Pour leur finale départementale de labour, les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin vous invitent à une immersion dans l’univers du raifort, cette racine qui agrémente la gastronomie alsacienne depuis des décennies. Venez découvrir sa culture et sa transformation. Et participez aux nombreuses animations proposées : stock-car, western show, marché du terroir…

La culture du raifort se concentre dans le nord de l’Alsace, entre Trimbach et Berstett, explique Pierre Geist, conseiller de Planète Légumes, spécialisé dans cette culture atypique. L’Alsace est la seule région française à en produire à une échelle industrielle. Enfin, toutes proportions gardées : 17 agriculteurs en cultivent 21 ha. La filière est très organisée : une coopérative, Alsaraifort, rassemble l’ensemble des producteurs, et un industriel, Alélor-Raifalsa, installé à Mietesheim, se charge de la transformation et de la commercialisation. « Chaque année, nous interrogeons les dirigeants de l’usine sur la quantité de raifort qu’ils envisagent de transformer. Sur cette base, nous établissons le plan de culture, en nous fondant sur des rendements moyens. » Des rendements qui oscillent de 7 à 7,5 t/ha les bonnes années. « L’an dernier, le rendement était plus proche des 6 t/ha », souligne Pierre Geist. 75 % du tonnage produit sont destinés à l’usine Alélor-Raifalsa. « Les 25 % restants sont vendus à un négociant allemand. » Ce dernier rachète les radicelles, ce qui représente 3,5 à 4 t/ha. « En Allemagne, les racines sont simplement lavées avant d’être broyées et conditionnées en pots. Alélor produit un raifort épluché, plus qualitatif. » Il se distingue par sa couleur blanche. Une marque née en 1956 Dans les années 1950, Georges Urban et sa sœur, Marguerite Schmitt, exploitants agricoles à Mietesheim, étaient à la recherche d’une source de diversification. Avec la famille Schnepp-Mahler, ils se sont lancés dans l’importation et la transformation de raifort, créant différentes recettes, comme le raifort sauce rémoulade. Ils ont déposé la marque Raifalsa en 1956. D’autres agriculteurs, en particulier les tabaculteurs, ont alors commencé à en produire sur quelques ares. « Chaque producteur livrait directement ses racines à l’usine, à Mietesheim. Ils ont vite senti la nécessité de se fédérer pour négocier un tarif plus avantageux. » La coopérative Alsaraifort a vu le jour le 25 mai 1992, sous la présidence de Joseph Lux. « En 1996, 32 producteurs y adhéraient. » En 2009, la filière ne comptait plus que 12 producteurs pour 13 ha, et la survie de la coopérative était en jeu. Les nouveaux dirigeants de Raifalsa ont mené un plan de communication innovant pour développer la consommation de raifort, en faisant appel à des chefs de cuisine. « Ils ont également cherché à diversifier la gamme de produits. » À partir de 2013, de nouveaux producteurs ont rejoint la filière. « Mais la consommation ne croît que légèrement. Le produit n’est pas très connu en dehors de l’est de la France. » Mécaniser la récolte Grâce à l’adhésion à Planète Légumes, les producteurs ont accès à toutes les prestations - expérimentations, visites d’essais, conseils personnalisés, voyages d’étude -, souligne Pierre Geist. « C’est une filière encadrée qui souhaite aller de l’avant. Cela passe par exemple par la mécanisation de la récolte. » En Allemagne, où le raifort est cultivé sur 300 ha, un producteur a mis au point une machine pour arracher et nettoyer les racines, sans avoir besoin de se baisser. « Il arrive à récolter 1 ha par jour avec deux personnes. Pour une récolte manuelle, il faut compter 50 ares par jour avec sept personnes. » Un agriculteur alsacien a relevé le challenge et construit une machine, mais elle nécessite encore des ajustements. « Les Américains travaillent avec une récolteuse automotrice. Mais ils n’ont pas les mêmes exigences qualitatives. » Le raifort, souligne Pierre Geist, est une culture qui exige beaucoup de travail manuel : de l'ordre de 600 à 800 h/ha. Mais cela peut constituer une voie de diversification pour les agriculteurs qui ont du temps disponible, notamment en hiver. « L’investissement est minime. Le matériel le plus cher, c’est la machine à arracher le raifort. En général, plusieurs agriculteurs l’achètent en commun. » Le kg de raifort est payé 1,52 € au producteur, précise Pierre Geist. « L’usine Alélor-Raifalsa joue la carte de la production locale. Elle a une volonté affichée de travailler ensemble, dans une relation de confiance. C’est un bon partenaire », conclut-il.

Publié le 05/07/2017

Reconnue organisme à vocation sanitaire depuis le 1er janvier 2015, la Fredon Alsace a connu une année 2016 riche d’activités dans la surveillance du territoire régional, dans la prévention et dans la lutte contre les maladies et ravageurs. Des missions qui vont évoluer dans les mois à venir.

L’objectif de la Fredon est d’assurer la protection sanitaire des végétaux dans le respect de l’environnement et de la santé humaine. « Nos actions répondent à trois objectifs. Le premier concerne la surveillance. Nous menons des inspections déléguées par le ministère de l’Agriculture et nos techniciens parcourent le territoire pour assurer une surveillance sanitaire sur le végétal. Cette surveillance s’applique autant en zones agricoles que dans les espaces urbains. Le second concerne la prévention. Nous accompagnons les arboriculteurs, les viticulteurs et les gestionnaires d’espaces verts dans l’amélioration de leurs pratiques phytosanitaires. L’objectif étant de reconquérir la qualité des eaux souterraines et de surface, via une meilleure identification des maladies, des insectes ravageurs et auxiliaires, et la diffusion de techniques alternatives d’entretien. Enfin, le troisième concerne la lutte. Nous assurons notamment la coordination et l’animation de luttes collectives contre les organismes et espèces invasifs », explique Albert Elbel, président de la Fredon Alsace. Il est intervenu lors de l’assemblée générale de l’organisme qui s’est déroulée vendredi 16 juin à Sainte-Croix-en-Plaine. Une réunion qui a également permis à la nouvelle directrice, Sylvie Spoerry, en poste depuis le 5 décembre 2016, de se présenter. Domiciliée à Colmar et âgée de 33 ans, elle est ingénieure agronome de formation. Elle a travaillé deux ans et demi, de 2008 à 2010, dans le développement agricole au Maroc où elle a conseillé de très petits exploitants agricoles pour développer une activité économique dans une zone oasienne en maraîchage, en olive ou encore en petit élevage ovin. « Après cette expérience très intéressante, j’ai travaillé pendant cinq ans, de 2011 à 2016, à Colmar, dans la formation professionnelle pour adultes en tant que responsable d’équipe et responsable qualité au Fongecif Alsace. Mais, je voulais retourner dans le monde agricole avec lequel j’ai toujours gardé des liens. Je fais d’ailleurs partie d’une association, les agronomes d’Alsace, qui réunit des personnes de tous les milieux. Nous organisons des conférences et des visites d’entreprises pour garder cette culture agro-agricole. Concernant la Fredon, j’ai toujours été plus intéressée par les plantes que par les animaux. La protection des plantes passe par une meilleure identification des problèmes. J’apprécie ces techniques alternatives qui sont aujourd’hui proposées et qui sont en accord avec mes valeurs. Je cherchais une responsabilité proche de mes sensibilités. Ici, à la Fredon, c’est le cas. Nous sommes une équipe de 17 salariés, basés à Sélestat, et nous avons vocation à travailler sur toute l’Alsace », précise Sylvie Spoerry. Un budget contraint L’assemblée générale a donné l’occasion de rappeler toutes les actions menées par la Fredon en 2016. Pour la surveillance du territoire, trois Bulletins de santé végétal ont été validés tout comme les suivis de 58 parcelles en arboriculture, en viticulture, en grandes cultures, en houblon ou encore en zones non agricoles. Il y a eu des surveillances toutes particulières pour la cicadelle de la flavescence dorée (lire encadré), le frelon asiatique, le cynips du châtaignier ou encore les ravageurs émergents. En matière de prévention, seize études destinées aux collectivités ont été menées. Elles ont porté sur des plans de désherbage communaux, des aides aux changements de pratiques de désherbage ou d’entretien, à des plans de gestion différenciée. Des conférences ont été données pour sensibiliser à la démarche « zéro pesticide ». 36 réunions « Bout de parcelle » ont été organisées en arboriculture et 164 « Rais’Alsace » en viticulture, coanimées avec la Chambre d'agriculture d’Alsace. Des « labo vert » ont été mis en place en viticulture, en arboriculture et en zone non agricole. Par ailleurs, 335 collectivités ont participé à au moins une action d’accompagnement à la démarche « zéro pesticide ». Enfin, 43 enseignes de jardinerie ont été signataires de la charte « Vos jardineries vous conseillent pour jardiner au naturel ». Pour la lutte « nous avons mené trois expérimentations sur houblon et deux autres sur houblon et buis. Nous avons également procédé à un comptage et à une localisation des dortoirs à corbeaux dans le Bas-Rhin », rapporte Sylvie Spoerry. Bien entendu, tout ce travail engendre des frais. Le bilan financier de l’exercice écoulé s’est soldé par un déficit d’un peu moins de 25 000 €. « Au vu de ces pertes financières, le conseil d’administration de la Fredon Alsace a décidé de ne plus bénéficier de la certification Bonnes pratiques d’expérimentation (BPE) à partir de 2017. Ainsi, les expérimentations conduites jusqu’à présent sous BPE s’arrêtent et seuls les essais ne nécessitant pas le BPE pourront encore être menés. Du coup, l’équipe de la Fredon Alsace impliquée jusque-là dans les essais autour de l’antenne de Wiwersheim vient renforcer l’inspection et la lutte », ajoute Sylvie Spoerry. Une structure Grand Est D’autres changements sont prévus pour cette année 2017 et les suivantes. À commencer par la mise en place d’une lutte collective contre les corvidés dans certaines communes du Bas-Rhin, en partenariat avec la profession agricole et la FDSEA 67, la Fédération départementale des chasseurs du Bas-Rhin, l’association des piégeurs agréés et gardes-chasse, les lieutenants de louveterie, la Chambre d'agriculture d’Alsace et la direction départementale des territoires. Il va également y avoir une conception de plans d’actions régionaux concernant le campagnol et le frelon asiatique, en collaboration avec les partenaires du Grand Est. Précisément, au sein de cette nouvelle grande région, l’association sanitaire régionale se constitue. Il s’agit d’une structure régionale qui a pour objet la prévention, la surveillance et la maîtrise de l’ensemble des dangers sanitaires. Elle rassemble les trois Fredon du Grand Est et les trois fédérations régionales des groupements de défense sanitaire en charge de la protection sanitaire des animaux. « La Fredon Alsace qui collabore depuis quelques années avec les Fredon de Champagne-Ardenne et de Lorraine va désormais accroître ce rapprochement pour concevoir la structure reconnue « organisme à vocation sanitaire » en charge de la protection sanitaire des végétaux à l’échelle du Grand Est à l’horizon 2020 », conclut Albert Elbel.

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