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MarchéBus des paysans producteurs

Un modèle économique qui reste à stabiliser

Publié le 30/09/2017

MarchéBus, le marché paysan ambulant en Alsace du Nord, peine encore à trouver un modèle économique rentable pour l’association des producteurs bios d’Alsace du Nord. Thomas Rosenfelder, l’un des membres, a ouvert récemment les portes de son exploitation au grand public.

L’idée de départ se voulait environnementale et dynamisante des territoires ruraux. Partant du principe que le consommateur rechigne à prendre sa voiture pour s’approvisionner de ferme en ferme, l’association des producteurs bios d’Alsace du Nord a proposé le schéma inverse : le MarchéBus, un bus de produits fermiers façon épicerie ambulante, donne rendez-vous en des endroits précis chaque semaine. Un an après, Daniel Starck, membre de l’association, dresse un bilan mitigé de ce MarchéBus, car son modèle économique où le service, non pas de livraison à domicile, mais que l’on qualifierait de marché de proximité, n’est pas rentable. « On va devoir revoir notre offre et trouver des sources de rentabilité », explique l’agriculteur de Seebach, spécialisé pour sa part dans le pain à base de variétés locales de céréales. Toujours est-il que le MarchéBus continue de sillonner les routes d’Alsace du Nord tandis que les agriculteurs communiquent sur les valeurs qui les animent. Vendredi 22 septembre, l’un d’eux, Thomas Rosenfelder, donnait rendez-vous à Wœrth sur son point de vente local. Sur ses 70 hectares, il élève des poulets, cultive des céréales et des légumes de plein champ et sous serre. Il écoule sa production dans son magasin, au MarchéBus et à la coopérative la Cigogne à Weyersheim. Il avait invité les clients de son magasin à venir visiter les serres. Question d’une cliente devant une planche de salades sous bâches : « N’y a-t-il pas des risques avec le bisphénol ? » L’agriculture biologique, comme tous les autres systèmes de production agricole, se fonde sur un équilibre entre ce qui est plutôt bénéfique et plutôt néfaste à l’environnement, mais également au porte-monnaie de la ménagère… Réponse de l’agriculteur : « Si je n’utilise pas de bâches, je vais devoir désherber à la main », avec toutes les conséquences qui s’ensuivent en termes de temps consacré, de coût… Mais en l’occurrence, les bâches en plastique souple ne contiennent pas de bisphénol. La visite de l’atelier de maraîchage se poursuivait par celui de l’atelier de poulets bios. L’association des producteurs donnait ensuite rendez-vous sur le parking du cinéma Mégarex à Haguenau pour une dégustation et un nouvel échange entre producteurs et consommateurs, avant un ciné-débat en soirée.

Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace

Un partenariat en faveur de l’agriculture biologique

Publié le 05/07/2017

Dans le cadre de son assemblée générale, l’Aria Alsace a signé un partenariat stratégique avec l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace. Cette action a pour vertu le développement du nombre de produits et de gammes bios au sein des entreprises régionales alimentaires.

L’assemblée générale de l’Association régionale des industries alimentaires (Aria) Alsace s’est déroulée au Parc des expositions de Mulhouse en marge du salon Industries du futur 2017. L’Aria en a profité pour rappeler qu’elle défend depuis plus de vingt ans les intérêts des entreprises alimentaires et fédère les producteurs et industriels alsaciens. « Nous assurons la promotion du savoir-faire et des produits régionaux en France et à l’international, notamment à travers la marque bannière Savourez l’Alsace qui recense plus de 1 500 références accréditées. Nous défendons ainsi les intérêts économiques, industriels et commerciaux des entreprises alimentaires alsaciennes et leur représentation auprès des pouvoirs publics, administrations et instances régionales », explique la présidente, Manou Heitzmann-Massenez. Cette assemblée générale a également permis à l’Aria Alsace de présenter la création d’un « club des partenaires ». Il vise à mutualiser les compétences et à créer des synergies entre les différents acteurs. « L’association souhaite valoriser la cohésion de ses différents membres et coconstruire l’avenir de la filière. Il y a différentes catégories de membres : les industriels alimentaires, les industriels associés à la filière alimentaire, les partenaires réunissant les institutionnels, les partenaires du Food Studio et les entreprises dont les clients sont des industries alimentaires et avec lesquelles elles peuvent développer de nouveaux projets », précise Anne Vetter, présidente de « club des partenaires » et présidente directrice générale de Velum, société alsacienne d’éclairage industriel. « Ce club est ouvert à toutes les idées et offre l’opportunité de mettre à profit de multiples compétences, pour répondre aux enjeux de la filière, une hétérogénéité qui fait la force de cette union. Le but étant de recruter également de nouveaux partenaires et de fidéliser les existants », ajoute Anne Vetter. Des relations facilitées La dernière partie de la réunion a été consacrée à la signature d’un partenariat entre l’Aria Alsace et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). « Il s’agit d’un partenariat majeur stratégique de la filière. Nos missions respectives et l’augmentation de la consommation bio font de ce rapprochement un véritable levier de promotion de ce nouveau mode de production auprès des industriels alimentaires. L’Aria Alsace et l’Opaba, fortes de leurs expertises et rayonnement, se sont réparti leurs champs d’action, mis en perspective avec leurs compétences multiples. La motivation première de cette alliance est le développement de partenariats équitables entre transformateurs et producteurs locaux alsaciens. Et en facilitant les relations entre les divers acteurs, l’Aria Alsace et l’Opaba structurent les filières locales d’approvisionnement bio. Cette action a pour vertu le développement du nombre de produits et de gammes bios au sein des entreprises alsaciennes alimentaires », rappelle Manou Heitzmann-Massenez. Un partenariat dont se félicite la vice-présidente de l’Opaba, Martine Becker. « Nous sommes ouverts au plus grand nombre. Les entreprises ne peuvent pas ignorer une partie de leur clientèle. Il faut simplement se caler ensemble pour voir ce que les uns peuvent apporter aux autres. L’idée est d’innover, de mutualiser nos moyens afin d’élaborer un meilleur positionnement sur les prix, une contractualisation volume-prix facilitée et surtout une totale transparence », conclut Martine Becker.

Fermes d’avenir tour 2017

Étape à Obernai ce jeudi 22 juin

Publié le 16/06/2017

Jeudi 22 juin à partir de 12 h 30, le parking des Remparts à Obernai accueille une étape du Ferme d’avenir tour. Avec au programme un déjeuner bio, des conférences et visites, jusqu’en soirée et le vendredi.

Le 1er Tour de France de l’Agroécologie est organisé par l’association Fermes d’Avenir soutenue par de nombreux experts dans le domaine et personnalités du monde politique, associatif et artistique. Il se déroule du 15 juin au 16 septembre, en 30 relais étapes en France, dont 3 villes étapes en Alsace : Schopperten, Obernai et Ungersheim. Et c’est la ville d’Obernai qui a été choisie pour le lancement officiel au niveau national de cet événement. Pendant 3 mois, plus de 200 personnes sillonneront la France, à vélos et en bus. Avec à chaque étape, un prétexte pour agir et fédérer localement : faire découvrir les produits du terroir : un espace restauration (bio, local) sera installé à chaque étape, à l’attention des participants au Tour mais aussi des visiteurs et curieux. verdir la ville-étape : une opération ‘Guerilla Gardening commando’ sera organisée à chaque étape pour planter 500 à 1 500 plants de fruits/légumes dans l’espace public éviter le gaspillage : une disco-soupe permettra de valoriser les invendus des supermarchés locaux – aider les porteurs de projet : à chaque étape sera organisé un chantier participatif dans une ferme, idéalement dans l’espace-test – sensibiliser : un micro-village présentera les actions des partenaires. Mais également s’initier et s’informer sur la permaculture, sur l’installation des agriculteurs, la plantation de verger, le poulailler, le paillage, la conversion à l’agroécologie. Sous un chapiteau, et des expositions, jeudi 22 juin, dressé sur le Parking des Remparts, l’on pourra déambuler à partir de 12 h 30, dans ce village éphémère des Fermes d’Avenir Tour. Avec au programme : 12 h 30 : déjeuner bio-local 14 h 30 : visite de la ferme Saint Blaise à Valff (Route de Meistratzheim, 67 210 Valff) et d’une parcelle de houblon de la ferme du lycée agricole d’Obernai en conversion bio 16 h 30 : Conférence de presse de lancement national du Fermes d’avenir Tour 2017 avec Maxime de Rostolan (coordinateur de Fermes d’Avenir), Lucie Lucas (1er rôle de la Série TV Clem TF1), comédienne engagée, Maurice Meyer, l’organisateur partenaire de l’étape d’Obernai, et Bernard Fischer, Maire d’Obernai. 20 h : Nuit de l’Agroécologie sur le thème « L’Agroécologie sur le territoire d’Obernai », sous le chapiteau, avec Bernard Fischer, Thierry Girodot, proviseur du Lycée Agricole d’Obernai, Freddy Merckling, directeur de la ferme du Lycée Agricole d’Obernai – premier producteur de houblon bio en France, David Lefebvre, journaliste à l’Est Agricole et Viticole et au Paysan du Haut-Rhin, Clément Ritter, Responsable Communication Grand Est, Suez environnement, en charge de la gestion de l’eau et de l’épuration du territoire et Maurice Meyer, agriculteur bio et directeur fondateur du salon BiObernai. 21 h 30 : concert surprise (Chapiteau) Vendredi 23 juin à 14 h La Spiruline du Moulin : visite sur la production de spiruline (attention 25 km de Obernai). Projections toute la journée du vendredi 23 juin 2017

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