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Première journée Expert Kuhn

Un mini-Sima 100 % Kuhn

Publié le 12/04/2016

Pour la première fois, le groupe Kuhn a organisé une journée Expert au centre de formation de Monswiller, au cours de laquelle les agriculteurs ont pu s'adresser directement aux responsables produits et aux experts de Kuhn sur l’ensemble des outils de la gamme. Une innovation couronnée de succès, puisqu'un millier de professionnels ont répondu à l'invitation.

Il est 8 h 30, le samedi 2 avril, lorsque les premiers agriculteurs arrivent au Kuhn Center for Progress. Ils ont fait le déplacement depuis Muespach, dans le Sundgau… Et même si cette première journée Expert Kuhn ne démarre officiellement qu'à 9 h, ils sont accueillis chaleureusement. Cette journée s’adresse exclusivement aux professionnels. « Nous avons envoyé des invitations à 3 400 agriculteurs, fait paraître des annonces dans les journaux agricoles alsaciens et lorrains et déposé une centaine d'invitations dans les concessions Kuhn, explique Jean-Christophe Haas, responsable de la promotion commerciale chez Kuhn SA. Nous voulons donner la possibilité aux agriculteurs de l'est de la France de rencontrer les spécialistes Kuhn autour des machines, de reproduire ce que nous faisons au Sima ou à Agritechnica. Bref, amener le salon chez eux. » Christian Fischer, directeur commercial de Kuhn France, renchérit : « L'idée nous est venue il y a quelques mois de créer un événement autour de nos machines, un mini-Sima 100 % Kuhn. » Amener les clients et les prospects autour des produits Tous les domaines d’activité sont présentés : labour, travail du sol, semis, fertilisation, pulvérisation, entretien des paysages, broyage de résidus, récolte des fourrages et conduite d’élevage. « Notre but est de valoriser toutes les familles de produits, qu'ils soient fabriqués en Alsace, dans l'ouest de la France ou dans nos usines aux Pays-Bas. Il y a aussi un pôle Électronique et un pôle Service après-vente », explique Jean-Christophe Haas. Les gammes sont présentées intégralement par des spécialistes locaux. En permanence, une trentaine de personnes sont mobilisées sur le site, du service commercial, marketing, service après vente. Au total, plus d'une centaine de machines sont exposées ce jour-là. « Il n'y a pas de lancement de nouveautés. Les machines les plus récentes sont là, bien sûr, mais nous voulons surtout apporter de l'information aux agriculteurs dans un cadre convivial », indique Jean-Christophe Haas. « Notre objectif est de compléter leur niveau d'information sur le groupe Kuhn. Tous les professionnels connaissent nos produits, mais n'en ont pas forcément suivi l'évolution. S'ils envisagent d'acquérir une nouvelle machine, ils se tiennent informés, mais sinon, ils ne sont pas forcément au courant », explique Christian Fischer. « C'est une journée extraordinaire, très détendue. On est là pour les agriculteurs, pour leur apporter des solutions. En même temps, c'est une excellente occasion pour les écouter, au sujet de leurs problèmes, de leurs attentes, de manière à progresser. C'est pour cela que cela s'appelle Kuhn Center for Progress… » Le KCFP, rappelle-t-il, est une structure créée pour informer les professionnels du monde entier. « Aujourd'hui, nous l'avons ouverte pour nos clients les plus proches, géographiquement parlant. » Les plus jeunes ne sont pas oubliés. Des animations sont organisées à leur intention : des coloriages pour les plus petits, mais aussi un ordinateur avec Farming Simulator. Un service de buvette est également aménagé dans une salle annexe, avec bien sûr des knacks, indispensables. Pour finir cette journée en beauté, les agriculteurs sont invités à participer à une tombola dotée de prix issus de Kuhn Shop. La boutique est d'ailleurs ouverte ce jour-là pour valoriser les produits marqués au logo Kuhn. Tout au long de la journée, le flux de visiteurs est constant. C'est une belle réussite, à en juger par la satisfaction qui se lit sur tous les visages des personnes quittant le centre de formation. Une première qui en appelle d'autres !

Élevage de poules pondeuses bios

Un vaste poulailler à Surbourg

Publié le 08/04/2016

La famille Scharrenberger vient d'ajouter une corde à son arc avec l'inauguration d'un poulailler dédié à l'élevage de poules pondeuses bios. 15 000 poulettes viennent d'y prendre leurs quartiers. Les premiers œufs sont attendus pour le 20 avril.

Dans la famille Scharrenberger, la diversification, on connaît. Le Gaec, qui associe Christophe Scharrenberger, ses deux fils, Stéphane et Denis, ainsi que Charles Siegel, est dédié à la polyculture élevage de bovins viande. À cela s'ajoute du maraîchage - pissenlit, asperge, ail, oignon - et une culture spéciale : le raifort. Il y a quelques années, un magasin de vente directe a été mis sur pied, employant pas moins de trois bouchers, deux vendeurs, une préparatrice… Dernière évolution en date, lundi 21 mars, la famille Scharrenberger inaugurait un poulailler dédié à l'élevage de poules pondeuses bios. Un investissement de 1,2 million d'euros (M€) que les Scharrenberger ont consenti, confortés par la croissance du marché de l'œuf bio qui assure un débouché. C'est en effet Freddy Zacher, président de la coopérative Sica Producteurs Alsaciens et Lorrains, qui, cherchant à développer son approvisionnement local en œufs bios, les a incités à se lancer dans cette production. « Le marché de l'œuf bio se porte bien, avec une croissance du chiffre d'affaires de plus de 7 % par an », confirme Freddy Zacher, qui poursuit : « Nous essayons depuis plusieurs années de produire en Alsace ce que nous vendons en Alsace ». Un pari en passe d'être gagné. En effet, prochainement, Christian Schleiffer, qui produit déjà des œufs bios à Uhrwiller, va développer sa production grâce à un second bâtiment. De 9 000 poules en place, son élevage va donc passer à 18 000 poules. Celui de l'EARL Spiessweg, la société créée pour gérer l'élevage des Scharrenberger, en abritera 15 000. Ces 30 000 poules permettent de couvrir 80 % des besoins en œufs bios de Bureland. La marque souhaite d'ailleurs continuer à développer la filière bio afin de répondre aux 20 % restants et à la future croissance du marché de l’œuf bio. Six poules par mètre carré Lors de l'inauguration, qui avait lieu en présence de Frédéric Reiss, député, et Pierre Mammosser, président de la Communauté de communes de l'Outre-Forêt, et de l'ensemble des maires de la Communauté de communes, Christophe Scharrenberger, qui est également maire de Surbourg, a rappelé la genèse d'un projet qui a mis trois ans à sortir de terre. En effet, le site est classé Natura 2000 et il a fallu procéder à une modification simplifiée du PLU pour que l'emplacement du futur poulailler passe d'une zone agricole à une zone agricole constructible. Ce qui a nécessité une enquête, financée par la Communauté de communes. Christophe Scharrenberger a remercié ses partenaires dans cette aventure : le Crédit Agricole, la Chambre d'agriculture d'Alsace, Jean-Marc Haegey, l'éleveur qui va le fournir en poulettes prêtes à pondre, et Jean-Marc Frobert, de la société BFC Constructions, conceptrice du bâtiment. Celui-ci est divisé en deux salles, l'une pouvant accueillir 6 000 poules, l'autre d'une capacité de 9 000 poules, séparées par un local technique dédié à la collecte des œufs et au réglage des nombreux automatismes qui permettent de gérer l'élevage. Sur les 3 000 m2 du bâtiment 2 500 sont consacrés aux animaux, ce qui permet de respecter le critère de six poules par mètre carré inscrit au cahier des charges de l'agriculture biologique. Un cahier des charges qui stipule aussi la mise à disposition d'un vaste parcours extérieur. En effet, les poules pondeuses bios doivent pouvoir passer les deux tiers de leur vie en extérieur. Aussi le poulailler est-il ouvert sur un parcours de 6 hectares, dès que les conditions extérieures le permettent. Et il se referme le soir pour que les poules passent la nuit sur les perchoirs mis à leur disposition, conformément à leur instinct de survie, à raison de 18 cm de perchoir par animal. « Le cahier des charges de l'élevage de poules pondeuses en agriculture biologique est extrêmement strict. Il précise aussi la longueur de mangeoire par poule - 10 cm -, le nombre de poules par surface de pondoir… C'est contraignant mais c'est aussi positif parce que ce cahier des charges est le même pour tous les élevages de poules bios d'Europe. Donc de ce point de vue, pas de distorsions de concurrence, les normes sont les mêmes, quels que soient les pays et les élevages sont contrôlés », note Jean-Marc Frobert. Enfin, l'investissement de la famille Scharrenberger dans ce poulailler va générer un emploi : un salarié sera dédié à mi-temps au Gaec et à mi-temps au poulailler, puisqu'il faut compter pas moins de 3-4 heures par jour pour collecter et conditionner les œufs.

Verger expérimental d'Alsace (Verexal)

Pierre Barth nouveau président

Publié le 08/04/2016

L'assemblée générale du Verexal a été marquée par la passation de pouvoir entre Patrick Bastian et Pierre Barth. Ce dernier hérite d'un verger expérimental à la situation financière assainie, notamment grâce au magasin de vente directe.

Après neuf années de présidence du Verger expérimental d'Alsace (Verexal), Patrick Bastian a décidé de passer la main. Amené à remplir de nouvelles fonctions, notamment au niveau de la région Grand Est, il était devenu difficile pour lui d'assurer une présence suffisante au Verexal pour mener correctement à bien son mandat de président. À l'issue de l'assemblée générale, le conseil d'administration du Verexal s'est donc réuni pour élire Pierre Barth à ce poste. Patrick Bastian a dressé le bilan de son mandat qui s'achève sur « des avancées et des choses qui restent à faire ». Les avancées concernent notamment les finances, qui « vont dans le bon sens. » Patrick Bastian avoue s'être posé la question de la nécessité du maintien d'une station d'expérimentation au début de son mandat à la vue de ses finances. Des doutes rapidement balayés : « Sans le Verexal, il n'y aurait pas de données sur l'arboriculture alsacienne ». C'est pourquoi la station a rapidement été régionalisée, et que les adhésions au bulletin technique arboricole et au Verexal ont été unifiées. La station a même été agrandie puisqu'elle comprend désormais 5 hectares en location dans le secteur d'Innenheim et qu'un technicien a été embauché : « Les années difficiles sont derrière nous », a assuré Patrick Bastian dont la plus grande satisfaction est sans conteste celle d'avoir mené à bien la construction du bâtiment qui accueille le Verexal, les Adar du Vignoble et de la Plaine de l'Ill, dans une ville centrale comme Obernai. Son seul et unique regret, c'est qu'il n'y ait pas davantage de jeunes qui se lancent dans l'arboriculture, malgré tout ce qui a été fait pour accompagner la filière, et notamment au Verexal. Enfin, Patrick Bastian n'a pas voulu quitter sa fonction sans souligner la bonne entente qui règne entre les arboriculteurs professionnels et amateurs qui « véhiculent une image positive de l'arboriculture ». Pierre Barth, le nouveau président du Verexal, a remercié Patrick Bastian pour ce qu'il a fait pour maintenir la station expérimentale : « Il ne nous manque que quelques centimes au prix de vente, sinon, on a tout pour réussir », a-t-il commenté. Hervé Bentz, responsable de la stationa, au nom du personnel, remercié Patrick Bastian « de nous avoir supportés dans tous les sens du terme. Nous savions que nous avions quelqu'un de solide derrière nous. » Des comptes clarifiés La présentation des comptes du Verexal a fait apparaître un déficit de 2 878 € sur la partie expérimentation. À cela s'ajoute une régularisation liée à des fonds européens dont les versements ont été différés et inférieurs aux prévisions. Dans les comptes de 2015, ces fonds ont été inscrits en régularisation de subventions, pour 12 006 €, ce qui explique un déficit total de 14 885 €. Le résultat global du Verexal s'avère donc négatif, à - 6 000 € et a été affecté au compte de réserve. Un résultat pondéré par Patrick Bastian : « 2015 est une bonne année au niveau financier, malgré ce qui est affiché. Il a fallu régulariser cette perte de profit liée à des retards de paiement qui sont difficiles à gérer. Mais désormais les comptes sont clarifiés et épurés. » Ce résultat négatif ne doit pas occulter les bonnes performances du magasin de vente directe, dont le chiffre d'affaires progresse grâce à une fréquentation de l'ordre de 500 clients par semaine avec un panier moyen de l'ordre de 10 €. La vente de fruits génère un chiffre d'affaires de 181 000 €, essentiellement imputables aux pommes. « Les cerises, les abricots, les pêches génèrent moins de chiffre d'affaires, mais constituent des produits d'appel, des locomotives pour le reste du magasin », a analysé Hervé Bentz, avant de souligner que le magasin a remporté le premier prix du concours d'étalage en septembre 2015. « Sans le magasin, le Verexal n'existerait peut-être plus, a commenté Patrick Bastian, mais le but premier du Verexal reste l'expérimentation. » Pour maintenir cette activité, le Verexal bénéficie de plusieurs soutiens (FranceAgriMer, Conseil départemental, Conseil régional, Chambre d'agriculture, Casdar, Ville d'Obernai) mais « il faudra faire attention au devenir de ces subventions qui risquent d'évoluer avec région Grand Est, les modifications des compétences du Département… » FranceAgriMer, par la voix de sa représentante à cette assemblée générale, a informé que sa subvention sera maintenue en 2016. Des investissements en vue Des soutiens d'autant plus importants que le Verexal envisage de réaliser des investissements en 2016, sous réserve des disponibilités financières, notamment dans une plate-forme de remplissage de pulvérisateur et une extension de l'ancien bâtiment, destiné au stockage du matériel. Cette extension, déjà prévue sous l'ère Bastian, n'a pas encore abouti, mais est devenue nécessaire car ce bâtiment de stockage, partagé avec l'Interprofession des fruits et légumes d'Alsace, Planète Légumes et l'Adar de la Plaine de l'Ill, est devenu trop exigu. En 2015, le Verexal a poursuivi ses activités de recherche. Celles-ci se déploient autour de six axes d'expérimentation : compétitivité et performance (essais variétaux, d'optimisation des itinéraires techniques, de la protection des vergers) ; qualité et goût ; eau, environnement et arboriculture biologique ; innovation et développement de la filière ; échanges européens et projets Interreg ; formation. Nous détaillerons ces aspects, ainsi que le bilan de la campagne arboricole 2015, dans un prochain article à paraître dans la rubrique Technique.

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