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Publié le 20/10/2017

Familiale et allemande, l’entreprise de construction de machines agricoles Horsch fait désormais figure de référence dans le milieu du non-labour et du semis simplifié. Mais la robustesse et la polyvalence de ses outils de semis et de travail du sol les rendent adaptés à tout type d’agriculture.

« Nous sommes revendeurs des produits Horsch depuis toujours, indique Olivier Meintzer, responsable commercial chez Niess. Nous organisons cette démonstration parce que voir les machines au travail, c’est toujours mieux que de les voir dans les prospectus. » L’entreprise, spécialisée dans la vente de matériels agricoles neufs et d’occasion, déploie son savoir-faire sur le territoire grâce à quatre sites, situés à Hoffen, Dambach-la-Ville, Marlenheim et Fénétrange. Une proximité qui lui permet d’être à l’écoute des agriculteurs alsaciens, souvent maïsiculteurs, et qui sont donc à la recherche des solutions adaptées à la gestion des volumes de résidus importants que laisse cette culture. Les salariés de Niess sont présents en force pour orchestrer cette démonstration sur une parcelle dont le maïs a été récemment récolté. Et dans des conditions de travail du sol rendues difficiles par un épisode pluvieux récent, sur une terre humide et collante. Qu’à cela ne tienne, les organisateurs font contre mauvaise fortune bon cœur : « Au moins ça nous permet de voir les limites des machines ! » Terrano : flexible et polyvalent « Les déchaumeurs Terrano et les semoirs Pronto sont les outils les plus distribués dans la région, mais nous proposons de nombreuses alternatives à disques ou à dents, qui peuvent travailler dans les cannes de maïs », introduit Henri Goetzmann, inspecteur commercial Horsch France pour le nord-est de la France. Mais commençons par les basiques. Le Terrano FX s’inscrit dans la gamme des outils à dents. Cet outil de travail du sol porté comporte trois rangées de dents TerraGrip espacées de 30 cm, avec un dégagement de 85 cm sous bâti. « La dernière génération de Terrano bénéficie d’un châssis renforcé. Les dents y sont fixées par un système de boulons en biais, pour mieux répartir les forces », décrit l’inspecteur commercial. Les dents, équipées d’une sécurité ressort, permettent de travailler jusqu’à 30 cm de profondeur. Si une dent doit dégager face à un obstacle, « grâce à la triangulation des points de force, le travail en profondeur reste régulier », assure Henri Goetzmann. Les dents peuvent être modifiées avec différents équipements en fonction du résultat souhaité. « Sur la pointe MulchMix, il est possible de positionner les ailerons à deux hauteurs différentes, ce qui donnera deux résultats très différents : soit un travail en profondeur, soit un scalpage du sol sur les 3-4 premiers centimètres. » Sur le même étançon, il est possible de monter des pointes de fissuration, qui sont plus adaptées à une restructuration complète du sol, mais sans dilution des résidus. Les rangées de dents sont suivies de disques de nivellement, puis d’un rouleau, que l’agriculteur peut choisir au sein d’une large gamme. « Tous ces éléments font du Terrano un outil flexible et polyvalent, qui peut travailler de 4 à 35 cm de profondeur, en allant de la fissuration au foisonnement intensif », conclut Henri Goetzmann. Pronto 3DC : un semis vite fait bien fait Le deuxième modèle s’avance. Il s’agit du Pronto 3DC, un modèle de semoir conçu pour le semis rapide. Il s’agit donc d’une machine compacte et légère, présentée en version 3 m et équipée du système PPF (pour placement précis de la fertilisation) qui permet de positionner de la fertilisation en localisé au moment du semis. « Le semis a lieu derrière un packer, donc après un ré-appui ciblé du sol, pour que la profondeur de semis soit régulière ». Le rouleau est équipé de pneus étroits non décalés. Un choix dicté par l’objectif de régularité du semis. Henri Goetzmann explique : « Chaque pneu bouge de la terre. S’ils sont décalés, ils doivent en bouger davantage, et digérer ce volume de terre devient plus difficile. S’ils ne sont pas décalés, ils se répartissent mieux la terre et, comme ils sont étroits, ils assurent un ré-appui homogène devant chaque élément de semis. En effet, la rampe de semis est conçue pour que chaque élément de semis passe derrière chaque bord de pneu. Il y a donc à la fois une zone ré-appuyée sur la ligne de semis et des zones non ré-appuyées entre les lignes de semis, ce qui permet de gérer les excédents hydriques. » Au niveau des éléments de semis, les graines sont captées par des languettes en téflon, qui permettent de les canaliser et de les plaquer au fond du sillon. Enfin, une roulette en caoutchouc et une herse viennent refermer le sillon avec de la terre et des résidus végétaux. Joker : une compacité adaptée au parcellaire morcelé Le Joker 3 CT, présenté pour la première fois en Alsace en version 3 m portée, est un outil de travail qui combine disques et dents. « De par sa compacité, il est adapté à votre parcellaire morcelé », introduit Henri Goetzmann. Il se compose à l’avant d’une rangée de dents espacées de 60 cm, qui permettent une restructuration en profondeur, et un travail superficiel intensif, par exemple pour préparer un lit de semence. Il s’agit des mêmes dents TerraGrip que sur le Terrano, qui peuvent donc aussi être équipées de pointes de fissuration pour effectuer une restructuration. Les dents sont suivies par deux rangées de disques, qui assurent l’émiettement des mottes. « Comme un bras porte deux disques, il y a davantage de place pour laisser circuler la matière », souligne Henri Goetzmann. Lors de la démonstration, le Joker 3 CT était équipé d’un rouleau RollFlex, idéal pour préparer des lits de semence, car « il génère des projections, des zones de ré-appui pour la fraîcheur et des zones non consolidées pour permettre l’infiltration des excédents hydriques ». Rouleau WinterPacker : bien préparer l’hivernage des sols À ce stade de la démonstration, le Terrano 3 FX revient sur le devant de la scène, équipé à l’arrière d’un rouleau WinterPacker, conçu pour une utilisation tardive, avant l’hiver. Un travail du sol qui a pour objectif d’optimiser l’effet du gel. Ce rouleau a la particularité de présenter une profondeur de travail maîtrisée, mais sans ré-appui. « Il est donc très adapté aux structures alsaciennes puisqu’il permet de travailler en conditions humides sans occasionner de lissage et sans risque de bourrage, tout en laissant une structure ouverte. » Avatar : Horsch ouvre un nouveau chapitre du semis direct Nouveauté chez Horsch, l’Avatar 3.16 SD est un semoir de semis direct ou simplifié, conçu pour pouvoir semer à la fois sur un sol préparé en faisant bouger le moins de terre possible, mais aussi en direct sous un couvert. Pour arriver à un tel résultat, les équipes de Horsch ont élaboré une nouvelle rampe de semis, « qui combine toute la philosophie Horsch : entretien réduit, usure et coût d’utilisation optimisés… » Avant les éléments semeurs, il n’y a aucun élément qui travaille le sol. La pression appliquée sur chaque élément semeur peut être très importante, jusqu’à 310 kg. À cela s’ajoute un débattement important, pour accompagner le terrain. « Chaque disque est lié au bras par un palier lubrifié à vie, qui ne requiert donc aucun entretien. Le contrôle de la profondeur de semis s’effectue par une roue de jauge située sur le côté. Et les réglages s’effectuent par un système de boulons », poursuit Henri Goetzmann. La mise en terre des graines est assurée par un coutre protégé par une plaquette en carbure. La fermeture du sillon est assurée par une roulette caoutchouc, ou en acier en option, qui peut s’escamoter en conditions humides. Bénéficiant de six positions de réglage, ces roulettes peuvent être lisses ou dentées. « Opter pour des roues dentées permet d’optimiser la fermeture du sillon en conditions difficiles. En effet, chaque pignon correspond à un point de poussée sur le sol. » L’Avatar est particulièrement adapté au semis « low disturbance », consistant à limiter le brassage de terre, donc les levées de graminées résistantes. L’angle des disques a notamment été travaillé en ce sens. « Il est de 6°, soit le minimum pour ouvrir un sillon propre tout en remuant le moins de terre possible. » En outre, les disques sont légèrement couchés, de 3°, afin de limiter les phénomènes de projection et le lissage sur le bord du sillon. Et d’emmener moins de paille au fond du sillon. Plusieurs trémies peuvent être montées sur l’Avatar, de manière à avoir jusqu’à trois dosages de produits différents. Les graines peuvent être dirigées à la fois vers la rangée de semis avant et arrière, mais il est aussi possible de diriger une sorte de graine vers la rangée avant et une autre vers la rangée arrière, afin de réaliser des semis de cultures associées. Un apport d’engrais au semis est également possible. Enfin un microgranulateur permet, par exemple, l’apport d’un anti-limace. La démonstration s’est achevée par un court passage de Terrano MT, un combiné semi-porté de deux rangées de disques à l’avant et de deux rangées de dents à pointes fines à l’arrière, qui procure un travail à la fois intensif et superficiel. Il permet un travail en profondeur, avec une certaine capacité de restructuration, sans remonter de mottes en surface. « À l’avant on retrouve le principe du Joker, puis deux rangées de dents TerraGrip espacées de 40 cm et de manière à ce qu’il y ait toujours un passage de dent derrière chaque roue, afin d’effacer leur travail. » Les dents et les disques travaillent de manière indépendante. Mais, comme les disques doivent tourner vite, ce type d’outil doit être attelé derrière un tracteur capable de développer une puissance de 300 ch. Retrouvez cette démonstration en images :  

Bas-Rhin motoculture (BRM)

Sulky, Rabe et Valtra en démonstration

Publié le 19/10/2017

BRM, le concessionnaire de Mommenheim, a organisé une journée de démonstration à Wahlenheim, sur les terres de l’EARL Fornès Benoît. Au programme : le nouveau semoir Sulky Xeos Pro, la nouvelle charrue Super Albatros de Rabe, et le nouveau déchaumeur à disques Sunbird de Rabe. Le tout attelé aux nouveaux tracteurs Valtra équipés de consoles Smart Touch et d’auto-guidage.

Les agriculteurs étaient accueillis sur le site de la démonstration par Francis Conrath, gérant de BRM, et Alexandre Fornès, le fils de Benoît Fornès, qui avaient conjointement organisé cet événement. « Nous présentons un semoir Sulky Xeos Pro attelé à un Valtra N174 direct quatre cylindres, un déchaumeur décompacteur Sunbird de Rabe attelé à un Valtra T174 six cylindres avec autoguidage, et la charrue Super Albatros six socs à largeur variable, avec tête de suspension hydraulique. Tous ces outils sont attelés à des tracteurs Valtra équipés de consoles Smart Touch, visibles pour la première fois en Alsace, qui permettent, avec un seul doigt, de régler tout le tracteur », décrit Francis Conrath. Le déchaumeur à disques Sunbird était présenté associé à un décompacteur à quatre dents. « Le décompacteur sert à effacer les traces de tracteur, et les disques à effectuer des préparations de sol, du mulching », précise Joseph Brenckle, inspecteur commercial Rabe. Des opérations qui peuvent être effectuées séparément, en dissociant les deux outils, ou en un seul passage en les associant. Le déchaumeur Sunbird se caractérise par ses disques de grand diamètre (660 mm) équipés d’une sécurité ressort qui permet aux disques de s’effacer face à un obstacle pour ne pas casser le bras. Sur chaque disque une forte pression peut être exercée : 220 kg. Le Sunbird peut être équipé de différents types de rouleaux, ou d’un peigne. Il était présenté ce jour-là avec un double rouleau barre. « Les réglages s’effectuent par un système de vérin hydraulique, qui sert aussi à relever l’outil. L’entretien est très simple. En effet, les axes sont en téflon, donc le graissage est inutile », complète Joseph Brenckle. La nouvelle charrue Super Albatros 140 de Rabe était présentée en version varilarge à six corps équipés de versoirs spéciaux à claire-voie, et à rasettes spécifiques au maïs. Mais la principale particularité de cette charrue réside dans sa suspension intégrée sur tête d’attelage, une nouveauté qui absorbe les chocs en position attelée, ce qui permet de passer d’un champ à l’autre sans forcément passer en roue de transport, et limite les à-coups lors des retournements. Un semoir super-robuste Le nouveau combiné de semis pneumatique Sulky Xeos Pro comporte une roto herse montée à l’avant, à raison de quatre rotors par mètre, « ce qui assure un bon émiettement sans requérir une puissance de traction trop importante », indique Jean-François Huppé, inspecteur commercial Sulky. Ces éléments sont suivis d’un rouleau tracker, ou rayonneur, qui sert à rappuyer le sol en profondeur devant la future ligne de semis. Puis arrivent les éléments semeurs, encadrés par deux rangées de disques crénelés montés sur des parallélogrammes, et qui affichent une pression d’enterrage de 100 kg. L’ensemble se termine par une roulette de rappui, suivie d’une herse niveleuse. « Ce semoir pneumatique est équipé de l’entraînement électronique de la distribution et de la technologie DPA (débit proportionnel à l’avancement) assistée par radar », précise l’inspecteur commercial Sulky. Si le transport de la graine se fait de manière pneumatique, un système de décompression au niveau de l’élément semeur permet de la déposer en douceur dans le sillon. Jean-François Huppé avance : « Ce semoir est le seul sur le marché à présenter une telle capacité d’enterrage, ce qui autorise son utilisation en système traditionnel, en travail simplifié ou encore en conditions extrêmes, par exemple sur des sols durs, ou argileux. Il s’agit d’un semoir très robuste, équipé d’une ligne de semis identique à celles des semoirs de semis direct. Une robustesse qui lui permet de travailler à grande vitesse, jusque 12-13 km/h. Enfin, Sulky étant une société familiale et française, le semoir Sulky Xeos Pro est un semoir Made in France. » Retrouvez cette démonstration en vidéo :  

Publié le 18/10/2017

Dans un discours qui fera date par la verdeur inédite de l’adresse d’un président de la République au secteur agricole, Emmanuel Macron a annoncé, à Rungis le 11 octobre, les premières mesures qui seront prises au premier semestre 2018, à l’issue du premier chantier des États généraux de l’alimentation.

La rénovation de la contractualisation et le relèvement du seuil de revente à perte sont les principales mesures annoncées. Mais Emmanuel Macron n’est pas près de signer « un chèque en blanc » : il veut en retour que les filières agricoles fassent leur introspection. Il pose un regard extrêmement dur sur certaines d’entre elles, considérant que des « choix absurdes » ont été faits, et qu’une partie de la production agricole et alimentaire est en décalage total avec la demande des consommateurs. Même diagnostic sévère sur les questions environnementales et sanitaires, considérant que si rien n’est fait, « il y aura tôt ou tard des crises sanitaires ». Il leur demande donc « un changement profond » de modèle. Malgré ce ton, le président de la République a réussi le tour de force de satisfaire l’ensemble des syndicats agricoles, et l’ensemble des maillons de la filière alimentaire. Au cours d’une intervention longue de plus d’une heure le 11 octobre au marché de Rungis, devant un auditoire d’environ 500 personnes, le président de la République a fait un « point d’étape des États généraux de l’alimentation ». Comme il l’avait promis, Emmanuel Macron est intervenu juste après la fin du premier chantier sur « la création et la répartition de la valeur » et en amont du second chantier sur « les demandes du consommateur ». Sur un ton d’une verdeur inédite, Emmanuel Macron a dévoilé une batterie de mesures qui devraient être présentées en Conseil des ministres, puis promulguées avant la fin du premier semestre 2018, a-t-il promis. Ces mesures ne pourront donc s’appliquer aux négociations commerciales qui débutent dans quelques semaines, comme le souhaitait la FNSEA cet été. Mais cette loi pourrait être présentée sous la forme d’ordonnances, conformément aux vœux de sa présidente Christiane Lambert. Emmanuel Macron a d’ores et déjà pris rendez-vous avec la profession agricole pour un nouveau point d’étape, à la fin des États généraux, en début d’année prochaine, durant lequel il pourra affiner certaines annonces. Une mission parlementaire est également prévue à mi-mandat pour évaluer les effets de cette future loi. Réforme de la contractualisation, renforcement des OP commerciales Les mesures annoncées sont pour l’essentiel des reprises de propositions émanant des États généraux de l’alimentation. Le premier volet est une « double mesure », explique-t-on au ministère de l’Agriculture, qui consiste à rénover la contractualisation et renforcer les organisations de producteurs. L’ensemble doit permettre de rééquilibrer le rapport de force entre les producteurs et l’aval. Sur la contractualisation, Emmanuel Macron a annoncé « la mise en place d’un contrat qui serait proposé par les agriculteurs et non plus par les acheteurs ». Il mettrait ainsi fin à une exception agricole aux règles du commerce, introduite par Bruno Le Maire en 2011. Cette réforme de la contractualisation « ne sera efficace que si les agriculteurs se regroupent véritablement en organisations de producteurs pour peser plus dans les négociations commerciales », a ajouté Emmanuel Macron. En filière lait, il souhaite « de véritables organisations de producteurs commerciales ». Et il annonce des aides conditionnées à la taille des OP commerciales. Emmanuel Macron a également annoncé que « les prix seront construits à partir des coûts de production ». Au ministère de l’Agriculture, on explique qu’il s’agira probablement d’une obligation de faire référence au coût de production dans les contrats. La loi Sapin 2 permet de faire référence à des indices publics de coûts de production, mais sans obligation. Enfin, le président souhaite que cette contractualisation se fasse désormais le plus souvent possible sur une base pluriannuelle. Il annonce qu’il « encouragera la contractualisation pluriannuelle sur trois à cinq ans ». La filière laitière bénéficie déjà d’une contractualisation obligatoire d’au moins cinq ans. L’ensemble de ces mesures ne pouvant s’appliquer durant les négociations commerciales qui débutent, Emmanuel Macron a plaidé pour que les acteurs appliquent « l’esprit de la loi à venir ». Juste après le discours, Serge Papin (Système U) évoquait la signature d’une charte à signer par l’ensemble des acteurs. Meilleure information sur le droit de la concurrence, « name and shame » Le deuxième volet porte sur le droit de la concurrence et la transparence dans la filière. Emmanuel Macron constate une « incompréhension » et une « incertitude juridique » des acteurs face au droit de la concurrence français et européen. Aussi, veut-il que l’Autorité de la concurrence puisse être saisie par le secteur agricole pour clarification. « À chaque fois qu’une filière la saisira, elle donnera - et nous donnerons toutes les clarifications législatives pour le faire - le cadre d’organisation de la filière. » Il a précisé que le droit de la concurrence européen permet déjà « certaines discussions et certains aménagements lorsqu’ils se justifient par l’objectif recherché ». Il cite l’exemple de la filière comté dont les acteurs « parce qu’ils défendaient une excellence à réguler des volumes sur les marchés, ont pu d’ailleurs défendre et plaider une telle cause ». Et de demander une clarification de cet exemple, en vue d’une généralisation « à droit européen constant ». Le président a aussi annoncé un renforcement du contrôle et des sanctions dans le domaine des relations commerciales, en instaurant par exemple le « name and shame » (publier publiquement les noms des contrevenants) en cas de mauvaise conduite dans les relations commerciales agricoles, comme cela est déjà possible dans le cas des délais de paiement. Le médiateur des relations commerciales agricoles devrait pouvoir agir « plus rapidement, plus efficacement avec un véritable arbitrage dont la décision vaudrait référé ». Relever le seuil de revente à perte sur les produits alimentaires Le président a confirmé qu’il était « favorable » au relèvement du seuil de revente à perte - pour les produits alimentaires - et à l’encadrement des promotions. Pour ne pas donner l’impression de faire « un chèque en blanc » avec cette mesure réputée inflationniste, il a aussi demandé aux acteurs de l’agriculture et l’agroalimentaire qu’ils lui fassent parvenir « d’ici la fin 2017 des plans de filières » qui indiquent les réformes à conduire filière par filière. « Vous avez votre part de responsabilité collective », leur a-t-il lancé. Ces plans par filière ont pour objectif d’expliquer « voilà ce dont nous avons besoin pour regrouper notre offre, investir pour répondre à la demande des concitoyens, monter en gamme, définir des objectifs d’évolution en bio ou en produits sous signes de qualité, et prendre à bras-le-corps les défis internationaux », a-t-il précisé.

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