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Publié le 22/11/2017

Les membres du groupe des jeunes vignerons indépendants du Synvira se retrouvent depuis un an pour échanger sur leur métier et lancer des partenariats qui doivent contribuer à mieux valoriser leurs vins.

Peu avant dix-huit heures, l’ambiance est déjà festive ce 17 novembre au Koïfhus. Les 29 jeunes vignerons indépendants qui participent à l’étape colmarienne de la formule jeune des Étoilés d’Alsace ne se font pas prier pour prendre en souriant la pose qui immortalisera l’événement. Après avoir joué cette pièce aux Haras de Strasbourg fin octobre, c’est la deuxième fois en trois semaines qu’ils se voient pour associer un de leurs vins à un plat préparé par un chef et parler d’un autre vinifié par l’un de leurs collègues. L’opération est une première. Pour les chefs. Pour les jeunes vignerons. Chacun a sélectionné cinq de ses vins, trois de terroir et deux « de signature », plus personnels. Deux ont été retenus pour s’accorder à deux plats confectionnés par les restaurateurs. « C’est un bon moyen de communiquer. Le public est là. Il n’est pas toujours conscient de la diversité des Alsace. Notre travail est de leur expliquer la différence, par exemple, entre un calcaire et un granite. De faire monter la notoriété des terroirs que les jeunes vignerons sont nombreux à vinifier et à vouloir mettre en valeur » juge Denis Hebinger, porte-parole du groupe jeunes du Synvira. Cette première action concrète n’est que la partie visible de l’iceberg. La dynamique « jeunes » s’est enclenchée il y a environ un an. « On se voyait entre quatre-cinq jeunes vignerons. Nos discussions s’arrêtaient souvent sur l’avenir et les enjeux de la filière vinicole. Nous nous sommes dit que ces sujets intéresseraient d’autres jeunes. Nous en avons parlé au Synvira. Il nous a procuré la liste de ses membres âgés de moins de 35 ans et installés depuis moins de dix ans. Nous les avons contactés. Les retours positifs ont été nombreux » raconte Denis. Sur 90 personnes susceptibles d’assister aux réunions, 40 à 50 y participent régulièrement. Le groupe cadre de douze personnes se rencontre au moins une fois par mois. II a estimé que la formation méritait d’être un premier axe fort. Les sujets ? Ils traitent de problématiques propres aux jeunes comme la succession, la transmission, la gestion d’une entreprise, mais ils s’attaquent aussi à des thèmes plus transversaux tels que la communication non violente, le marketing, la géologie, les techniques culturales simplifiées… La production bio figure en bonne place. « Deux tiers d’entre nous y sont déjà. Et tous sont convaincus que l’utilisation massive de phytos, c’est fini ! » lance Denis. « C’est un défi. Car le bio ce sont des heures de travail supplémentaires non comptabilisées, souvent effectuées par les parents. À leur retraite, ils ont toutes les chances d’être remplacés par des salariés. Pour assumer ce coût, il est impératif pour les repreneurs de songer à comment mieux valoriser leurs vins ». Le mot « jeunes » en lettres d’or Le second principe du groupe est de faire vivre la convivialité tout au long de l’année, fête de Noël incluse. Des soirées entières y passent. « Se rencontrer, discuter, c’est fondamental » glisse Denis. « Être membre du groupe crée des liens et des amitiés qu’on n’aurait pas soupçonnés auparavant. Notre génération n’a pas peur de parler de son chiffre d’affaires ou de ses dettes, de la rentabilité d’un domaine qui rentre 30 hl/ha ». Ces moments débouchent souvent sur des idées à concrétiser, à charge pour celui qui a proposé un thème d’organiser, de trouver l’intervenant. Le partenariat avec les chefs étoilés illustre cette manière de fonctionner. Il est né d’une remarque d’Arnaud Baur, d’Eguisheim, qui constatait : « assis à une table proposant un repas de la formule jeunes, je mange très bien. Mais je bois très mal ! Comment peut-on rectifier le tir ? ». Cette collaboration ne doit pas rester unique. Des membres du groupe réfléchissent à de prochaines initiatives à prendre dans le domaine œnotouristique. « Il y a d’autres projets en route pour début 2018 » assure Denis. À la mi-novembre le groupe a lancé sa page Facebook « jeunes vignerons d’Alsace ». L’été dernier, il s’est doté d’une signature : le mot « jeunes » en lettres d’or a été ajouté sous le logo traditionnel du vigneron portant son tonnelet de vin. Il a été repris au niveau national et sur les vestes. Le groupe a accueilli des jeunes de Champagne pour un premier échange. Il est prêt à s’ouvrir aux jeunes d’autres familles professionnelles. Car comme Denis le souligne : « qu’on soit jeune coopérateur ou jeune négociant, les problématiques qui se présentent à eux et à nous sont souvent les mêmes ».

Publié le 21/11/2017

La réflexion de quatre exploitations du Kochersberg sur leur parc matériel et leur organisation du travail les a conduits à gérer l’ensemble de leurs surfaces comme s’il ne s’agissait que d’une seule ferme.

Les liens entre Dominique Daul, Laurent Boime et Nicolas Lechner à Pfettisheim, Dominique Wicker à Neugartheim-Ittlenheim et Eric Burger à Rumersheim sont anciens et leurs échanges ont toujours été réguliers. « Il y a quatre ans, nous avons commencé à nous demander comment rationaliser notre fonctionnement. Nous en avions assez d’atteler, de nettoyer chacun de notre côté. Nous voulions nous simplifier la vie » expliquent Dominique Wicker et Dominique Daul. Ils prennent la décision de travailler plus étroitement ensemble pour les différents chantiers culturaux de l’année. « Il est par exemple plus sensé qu’un seul d’entre nous se charge de traiter toutes les betteraves » lance Dominique Wicker. C’est ainsi que les semis de maïs sont confiés à Nicolas, les traitements céréales à Eric et Dominique Wicker, le suivi des betteraves à Dominique Daul. L’assolement commun constitue le pas suivant. Il est décidé lors d’une réunion collective et tient compte des contraintes existantes : Nicolas a besoin de maïs grain pour gaver ses 2 200 canards et ses 200 oies ; Dominique Daul est demandeur de variétés de maïs ensilage et de luzerne pour ses 700 taurillons. Les cinq exploitants testent leur formule à blanc en 2015. Ils l’officialisent en 2016 en créant la Société en participation (SEP) des champs. Ils attribuent un pourcentage de parts à chacun selon le foncier apporté au départ. « Cette clé de calcul qui détermine également la distribution du résultat dégagé par l’atelier, est la base de tout » insiste Dominique Daul. « Cela a été la décision la plus importante. Nous sommes partis des marges financières par culture. Nous avons retenu une base d’équivalence de un pour un pour chaque hectare de céréales qu’il soit localisé sur Pfettisheim ou Neugartheim comme les trois quarts des surfaces, mais aussi sur les six autres bans communaux où exploite l’un des membres du groupe. Nous avons fait une exception pour l’hectare de betterave qui vaut 2 au lieu de 1 ». Dans la foulée, les membres de la SEP créent la Cuma des Champs. Celle-ci s’endette sur sept ans afin de pouvoir racheter à la valeur comptable tout le train de cultures, tracteurs compris, matériel spécifique excepté, des quatre exploitations. « C’était la manière la plus réaliste de démarrer » commente Laurent. Désormais, chaque utilisateur renseigne un cahier d’enregistrement qui précise entre autres le temps passé, la consommation de gazole, s’il s’est servi du matériel pour la SEP ou à titre privé. Et les deux tracteurs de tête tournent maintenant 700 h dans l’année. De trois à un pulvérisateur « Nous n’avons pas changé grand-chose » estime Dominique Wicker. Pourtant, la sole maïs a été concentrée dans les terres qui s’y prêtent le mieux. Le labour vient à la rescousse de sols où les techniques simplifiées peinent à venir à bout de toutes les mauvaises herbes. Et inversement. Le nombre de pulvérisateurs est passé de trois de 12, 18 et 12 m, à un seul, un modèle traîné de 2 500 l avec 24 m de rampe. « Les dépenses de structure sont les seules sur lesquelles nous pouvons encore agir. « Nous avons comprimé nos charges de mécanisation à 235 €/ha » analysent les agriculteurs. Le fumier et les fientes de volailles profitent à toute la surface. Ces effluents sont pesés et valorisés pour les deux éleveurs du groupe selon la référence que constitue la tonne de paille en andain. La SEP commande les intrants. Elle vend sa production à la récolte. Elle cède au prix du marché du blé à un tiers, du maïs au Gaec Daul et à Nicolas. Le surplus est vendu à un organisme stockeur. « L’assolement et le financement sont les gros choix que nous faisons tous ensemble durant l’année » annonce Laurent. La SEP finance ses charges opérationnelles, les seules qu’elle ait, par un prêt de campagne. Elle rembourse au fur et à mesure de ses rentrées de l’année. Elle verse également deux avances à ses membres, l’été et en début d’hiver. Elle répartit en début d’année au prorata des parts de chaque membre le résultat de la campagne passée. « L’entente est la clé de tout » soulignent les membres de la SEP. Dans l’absolu, celle-ci n’est pas fermée à d’autres adhésions, la Cuma d’ailleurs non plus « s’il y a un intérêt pour un matériel précis ». Cette dernière se tâte aussi pour embaucher un salarié ou lancer un groupement d’employeurs.

Aide aux investissements des entreprises vitivinicoles

Appel à projets 2018 ouvert depuis le 20 novembre !

Publié le 20/11/2017

Dans le cadre du programme pluriannuel 2014-2018 de soutien aux investissements de l’OCM vitivinicole, FranceAgriMer a ouvert le 20 novembre 2017 l’appel à projet 2018.

La date de clôture de cet appel à projet est fixée au 16 janvier 2018 à 12 h, date à laquelle les dossiers devront être complets. Comme l’année dernière, le dépôt des demandes de subvention est à réaliser à partir du téléservice « Viti-investissement » nécessitant au préalable l’inscription sur le portail de FranceAgriMer (lien : https ://portailweb.franceagrimer.fr/portail/). Les codes d’accès attribués lors des demandes antérieures « Viti-investissement », « Viti-plantation » ou « Viti-restructuration », sont réutilisables. L’ensemble des documents utiles au dépôt du dossier sont disponibles sur le lien suivant http://www.franceagrimer.fr/filiere-vin-et-cidriculture/Vin/Aides/Investissements/Programme-d-investissements-des-entreprises-vitivinicoles-Appel-a-projets-2018 En cas de difficultés d’inscription sur le portail ou de questions sur le fonctionnement informatique, les demandeurs peuvent contacter la hotline par mél viti-investissement@franceagrimer.fr ou par téléphone au 01 73 30 25 00¶ Concernant toutes les questions d’éligibilité des investissements, le Pôle FranceAgriMer de la région Grand Est est disponible à l’adresse mail viti-investissement.grand-est@franceagrimer.fr ou l’antenne de gestion du bassin de production Alsace Est, Céline Henni : celine.henni@franceagrimer.fr – Tél. 03 69 32 51 17 ou Myriam Steig : myriam.steig@franceagrimer.fr – Tél. 03 69 32 51 08.

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