Un été sans Foire aux vins
Les 4 jours du vignoble à Dambach-la-Ville : 1 200 entrées pour une première
Un été sans Foire aux vins
Publié le 04/08/2020
Niess Agriculture - Groupe Ackermann, la Maison Hauller - Cave du tonnelier et H & M Gerber : trois rencontres lors des 4 jours du vignoble qui se tenaient du 23 au 26 juillet. La profession a répondu largement présente pour cet événement organisé par ces trois acteurs, mobilisés suite à l'annulation de la Foire aux vins de Colmar.
Gros succès pour une première à Dambach-la-Ville où les acteurs de la zone artisanale « viticole » se sont associés pour organiser Les 4 jours du vignoble. L’événement a vu défiler plus de 1 200 vignerons, le tout dans une ambiance Covid-19 (circuits uniques, masques, distances…) et une volonté de préserver ce qui pouvait l’être pour entretenir un esprit Foire aux vins. Satisfaction pleine et entière, donc, pour Hubert et Maurice Gerber, les métalliers du vignoble, la famille Hauller - Cave du Tonnelier qui inaugurait de nouveaux locaux, et Niess Agriculture - Groupe Ackermann depuis qu’elle partage sa nouvelle destinée avec la fratrie mosellane. Rencontre avec les trois acteurs moteurs de cette foire. Ludovic Hauller : « Investir de manière réfléchie dans l’habillage » Ludovic Hauller est associé à la SCEA et à la SARL familiales. Le domaine compte 38 ha en conversion bio, et il achète, bon an mal an, 10 ha en raisin. Avec de l’achat de vrac, il met en marché entre 300 000 et 400 000 bouteilles par an. Au total, le domaine compte une douzaine de collaborateurs, dont trois commerciaux, « chacun spécialisé sur ses circuits de distribution », précise Ludovic. 85 % des volumes sont commercialisés en France. Et sur l’Hexagone, 70 % des vins sont destinés à la GMS et 30 % en CHR. « Ce qui nous caractérise, c’est d’être à l’écoute du marché. Nous portons une attention particulière au contenu bien sûr, mais également au contenant. Par exemple, avec des bouteilles bouchées verre au Vinolok. Nous misons sur la modernité du conditionnement, comme pour notre collection Héritage où les consommateurs peuvent conserver nos bouteilles sérigraphiées ». Titulaire d’un DUT, d’une licence, d’un master à Dijon - « ce qui m’a ouvert de belles opportunités de visites de domaines réputés inaccessibles » -, Ludovic Hauller dit porter une attention toute particulière au prix de revient des bouteilles : « C’est un calcul précis ! Sur les gros marchés, quelques centimes font la différence, le prix psychologique se calcule, il faut intégrer la qualité de la capsule, de la bouteille, du bouchon. L’idée, c’est d’investir de manière réfléchie. » Premiers contacts entre la fratrie Ackermann et la viticulture alsacienne « On a signé le 28 janvier avec Niess-Agri, nous n’avons que peu ou pas été impactés par le Covid-19. Ça nous a surtout compliqué dans le travail d’équipe, d’où la naissance de cette foire. On voulait rencontrer nos clients, nos fournisseurs. Ce n’est pas parfait mais nous nous sommes bien débrouillés, avec 1 200 entrées », explique Gilles Ackermann. « Entre Niess et Ackermann, nous avons une histoire similaire. D’abord en tant que créateur de matériel, de concepteur de batteuse, nous sommes ensuite devenus concessionnaires. Ackermann est distributeur en Moselle. Nous sommes basés entre Nancy et Metz, dans une zone de grandes cultures (blé, orge, colza) et d’élevage. Forcément, pour la maison Ackermann, l’arrivée à Dambach-la-Ville signifie une diversification importante avec la viticulture et l’œnologie. Qui s’ajoute donc aux machines à traire GEA, et à l’importation de matériels APV, Triollet, Fella, bien connus en élevage. La fratrie Ackermann a pris soin de bien préserver l’identité Niess, d’autant que ce métier des services en machinisme s’appuie essentiellement sur « les compétences des hommes », insiste M. Ackermann. « Par la Holding nous avons repris intégralement Niess, pour former le Niess Agriculture - Groupe Ackermann, cela nous permet de concentrer la direction, l’administration, les achats et trois entités, Niess Agri, Niess MAE, Ackermann, soit au total huit sites, 110 salariés, un CA de 35 millions d’euros. » L’occasion pour la famille Ackermann de poser un regard néophyte sur une filière des vins d’Alsace en mutation : « La période compliquée va impliquer des restructurations. Nous l’avons connu dans l’élevage, ça fait partie des cycles de vie des filières. La Covid-19 a sans doute accéléré les problématiques et nous accompagnerons le changement. On se place en tant qu’apporteurs de solutions et nous misons sur la compétence de nos hommes. »












