A la une

AG - Service de remplacement

Conserver son rythme bon an mal an

Publié le 15/03/2021

Malgré un contexte particulier lié à la crise du Covid, en 2020, le Service de remplacement du Bas-Rhin a presque réussi à maintenir son activité habituelle. En 2021, un autre défi l’attend : la mise en place d’une nouvelle convention collective.

« Dans les petites entreprises, c’est toujours plus difficile de gérer des changements rapidement. Je tiens à saluer nos équipes qui ont su relever ce défi et répondre aux besoins de nos adhérents, surtout que certains de nos agents ont continué à se déplacer sur les exploitations, dès le premier confinement, alors que nous manquions de gel et de masques. Ils ont assuré un travail de qualité », a souligné Julien Koegler, président du Service de remplacement du Bas-Rhin, en préambule de l’assemblée générale de l’association, le 8 mars. À cause des restrictions sanitaires actuelles, la rencontre s’est tenue sans public, mais autour de la table, des représentants des différents organismes partenaires et membres du CA étaient présents : FDSEA, Groupama, MSA, Chambre d'agriculture Alsace. La CAAA et le Crédit Agricole s’étaient excusés mais avaient donné leur pouvoir pour les décisions du jour à prendre. Au menu des discussions : le rapport d’activité 2020. Le service a assuré 6 483 jours de remplacement, tous motifs confondus, auprès de 354 des 400 adhérents que compte l’association. « Cela représente une baisse de 10 % d’activité par rapport à 2019, mais contrairement à d’autres régions qui ont perdu jusqu’à 50 % d’activité, nous restons un service dynamique », rassure Christophe Haas, vice-président et responsable de la structure. Moins de congés, plus d’hospitalisations Le service a surtout ressenti une diminution de sollicitations aux 3e et 4e trimestres de l’année, répercussion, certainement, de la crise du Covid. Moins d’adhérents ont cherché un remplaçant pour des congés. Au 4e trimestre 2020, notamment, 121,20 jours ont été assurés pour des congés, contre 246,26 en 2019. Même si les jours de remplacement au titre de congé de paternité restent aussi inférieurs, 130 en 2020, contre 242 en 2019, « ça commence à venir un petit peu », se réjouit timidement Julien Koegler. Le nombre de jours de remplacement pour accidents a, lui, fortement diminué. En cette année inédite, peu d’adhérents ont eu recours à la nouvelle aide Covid 19. « Souvent, les agriculteurs ont préféré se débrouiller en famille pour ne pas risquer d’exposer d’autres personnes », note Marylin Chardonnet, responsable administrative de l’association. Cette aide qui comprend aussi le remplacement pour garde d’enfants a été utilisée 28 jours dans l’année. Si plusieurs hospitalisations bénignes ont dû être décalées à cause du contexte sanitaire, sur l’année, plus de dossiers pour ce motif sont arrivés au service de remplacement. Ils ont représenté 274 jours de travail. « C’est notamment lié au fait que plus d’adhérents ont souscrit à des contrats Groupama hospitalisation. En cas d’arrêts de longue durée pour maladies ou accidents graves, cette formule permet d’obtenir une rallonge au-delà des jours pris en charge par la CAAA ou la MSA. Sachant qu’une journée de remplacement coûte 150 € et que la cotisation à l’année pour cette assurance vaut environ 170 €. En une journée, cette assurance est rentabilisée. Mais attention, notre adhérent doit avoir souscrit à un contrat nominatif pour en bénéficier », rappelle Christophe Haas. Malgré la complexité de certaines demandes, « une heure le matin, une heure le soir », glisse Marylin Chardonnet, en 2020, l’équipe peut se targuer d’avoir honoré les 467 dossiers qui lui ont été adressés. Pour cela, elle a pu compter sur 235 agents de remplacement, dont 6 en CDI. Une nouvelle convention Depuis le début de 2021, un autre gros dossier occupe les responsables de l’association : la nouvelle convention collective des productions agricoles - Cuma. Auparavant, chaque département avait sa convention, désormais, elle sera nationale. « Le but est d’harmoniser la branche agricole, tout en gardant les spécificités de chaque région, comme les jours fériés en Alsace », précise Christophe Haas. Ainsi, en collaboration avec l’antenne nationale et à partir de cette nouvelle convention, le Service de remplacement du Bas-Rhin a préparé un tableau pour échelonner les rémunérations des agents de remplacement en fonction de leurs compétences. Plusieurs critères entrent en compte : la technicité, l’autonomie, la responsabilité, le management et le relationnel. À titre d’exemple, « pour un complément de main-d’œuvre sans qualification, nous nous trouverons dans l’échelon 1 avec une rémunération minimale de 10,25 €/h. Si l’agent fait preuve d’une autonomie complète, il sera classé dans l’échelon 4, à 11,65 €/h minimum », détaille Marylin Chardonnet. Cette convention doit entrer en application à partir du 1er avril. En marge de ce chantier, l’association bas-rhinoise, dont les tarifs préférentiels s’adressent aux chefs d’exploitation à titre principal, conjoints-collaborateurs ou aides familiales, s’est donné un autre objectif pour 2021 : atteindre de nouveau les 6 700 jours de remplacement, la moyenne de ces trois dernières années. « Bien sûr, nous ne souhaitons pas plus de maladies ou d’accidents, pondère Christophe Haas, mais que les agriculteurs n’hésitent pas à nous solliciter quand ils sont dans le besoin, et qu’ils comprennent que grâce à notre service, une continuité d’activité sur leur exploitation est assurée ». La cotisation à l’association est fixée à 50 € par exploitation.   Les Services de Remplacement vous permettent de prendre du temps auprès de votre enfant, ne laissez pas passer ces quelques jours de bonheur ! ? Les SR s'occupent de tout ! Publiée par Service de remplacement Bas-Rhin sur Lundi 15 février 2021  

Publié le 14/03/2021

Dans le cadre de leur projet d’initiative et de communication (PIC), trois élèves de BTS Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise (Acse), du lycée agricole d’Obernai, réalisent un kit de communication, qui sera distribué aux agriculteurs participant aux Fermes ouvertes.

Comment présenter sa ferme, ses productions, à un enfant de 6 à 11 ans ? Andrea Dambacher, Gautier et Valentin Kempf, élèves de BTS Acse, à Obernai, créent des fiches récapitulatives à l’attention de tous les agriculteurs qui participent et participeront à l’opération Fermes ouvertes. Parce qu’encore trop de potentiels volontaires se censurent, faute de connaissances pédagogiques, ils leur proposent même des idées d’activités à réaliser avec les classes en visite sur les exploitations. « La vache boit 3 l d’eau pour produire 2 l de lait » ; « le maïs est récolté en septembre pour l’ensilage à donner aux vaches », « il sert aussi à fabriquer du papier » ; « au printemps, on nourrit les blés » ; « les bovins dont la viande est consommée peuvent manger jusqu’à 60 kg par jour » : autant de savoirs basiques, de phrases simples, qui parlent aux écoliers. Pour eux, les trois jeunes de 20 ans préparent des affiches illustrées. L’idée de ces supports de communication pour l’opération nationale Fermes ouvertes revient à la FDSEA et aux JA du Bas-Rhin. Ils ont sollicité les étudiants, parce qu’ils sont souvent plus proches des enfants et de leurs préoccupations que les adultes qui sont déjà sortis du cursus scolaire, et parce que les syndicats veulent renforcer le lien entre les futurs jeunes agriculteurs et les actifs, les impliquer.       ⚠️ Ferme ouverte - Nouvelle version ⚠️ Lancement des Fermes ouvertes aux scolaires au mois de MAI 2021 ❗️ Pour cause... Publiée par FDSEA du Bas-Rhin sur Vendredi 5 mars 2021     Attirer des céréaliers Les parents d’Andrea et de Gautier, respectivement à Pfalzweyer et Ebersheim, ont déjà accueilli des classes dans leurs élevages. Tiré de ces expériences, l’atelier interactif et ludique de création de beurre, à partir de crème dans un flacon qu’on agite, a été retenu par les étudiants pour être proposé aux enfants. La famille de Valentin, aussi à Ebersheim, n’a pas encore ouvert ses portes aux groupes scolaires. Comme beaucoup de céréaliers, elle avait peur de ne rien avoir à montrer. Pourtant, rappelle Johanna Trau, installée aussi à Ebersheim : « les enfants aiment les machines, les tracteurs ». L’éleveuse, aux JA du canton de Sélestat, aide les étudiants à orienter leur projet. Elle est sortie diplômée d’un BTS Acse, en 2014, du lycée d’Obernai. « Sur 70 exploitants qui accueillent aux Fermes ouvertes, seuls trois sont céréaliers. Nous souhaitons renouveler les secteurs et les productions, chercher aussi des maraîchers. Autour des plantes, il y a une foule de savoirs et d’activités à proposer : comment se cultivent-elles ? à quoi elles ressemblent ? etc. », développe Johanna. Les agriculteurs peuvent placer des graines ou autres, dans des boîtes, et demander aux écoliers de les reconnaître, à l’aveugle, après leur avoir montré. « On a repris tout ce qui se cultive et s’élève en Alsace », assure Gautier. En 2021, les Fermes ouvertes… en classe ! « Les enfants sont toujours ravis des deux heures et demie qu’ils ont passées chez nous, témoigne Tania, sa maman. On reçoit des dessins et des lettres, en retour. Les parents accompagnateurs aussi repartent avec le sourire : ça change les mentalités. C’est un beau moment de partage. » L’opération Fermes ouvertes est gratuite, non rémunérée. « C’est un premier pas dans les fermes », cadre Johanna. Sur la centaine de classes qui s’inscrit auprès de la FDSEA du Bas-Rhin, chaque année, plus du tiers vient de la ville. Cette année, comme l’an passé, l’accueil sur sites est annulé, à cause du protocole sanitaire en vigueur, extrêmement contraignant, et du plan Vigipirate. Mais l’opération n’est pas supprimée ! Mi-mai 2021, les agriculteurs sont invités à investir les salles de classe. Vidéo sur l’agriculture alsacienne à l’appui, ils pourront parler de leur métier, de leur exploitation… avec leurs mots mais aussi des objets, des photos. Une trentaine d’échanges devraient avoir lieu, ce printemps. « Nos fiches sont intemporelles », précise Gautier, pour se motiver, malgré des Fermes ouvertes 2021 de moindre envergure. Les professeurs des écoles reçoivent depuis longtemps, eux, un livret pédagogique pour accompagner la découverte. Fabien Bauer d’Eckwersheim, à la FDSEA 67, est aussi engagé dans ce projet de communication positive qui vise aujourd’hui à faciliter la tâche aux exploitants.

FDSEA et JA du Haut-Rhin

Un partenariat à construire

Publié le 13/03/2021

Des représentants de la FDSEA et des JA du Haut-Rhin ont rencontré jeudi 4 février des dirigeants du groupe Système U à Sierentz. Comment dynamiser la promotion des produits locaux dans les grandes et moyennes surfaces du secteur ? Comment créer de nouvelles filières de développement ? Des pistes de travail sont évoquées et doivent se concrétiser à l’avenir.

Président de l’Hyper U de Sierentz, Thierry Boltz connaît bien Patrick Meyer, coprésident des Jeunes agriculteurs du Haut-Rhin (JA 68). Et pour cause, ce dernier est fournisseur de l’établissement. « Nous faisons pas mal de choses ensemble et cela se passe bien », reconnaît le second à l’adresse du premier qui cherche à promouvoir, depuis son arrivée à Sierentz en 1995, des produits de qualité et locaux. Un monde agricole que connaît également Georges Tischmacher qui possède aujourd’hui deux magasins Hyper U à Colmar et à Marckolsheim. « Originaire de Landser, je suis fils d’agriculteur. J’ai démarré avec ma sœur sur un petit magasin à Habsheim. Depuis, j’ai appris le métier et j’ai participé au développement de nombreux magasins dans la région », souligne celui qui dit immédiatement le fond de sa pensée à ses interlocuteurs. « Vous, agriculteurs, vous n’êtes pas maîtres de votre prix de vente. Vous les jeunes, vous devez insister sur ce point-là. Tant que vous ne prenez pas la main sur votre production, chacun des intermédiaires qui existe dans la filière va continuer à défendre ses intérêts », insiste Georges Tischmacher. Des prix rémunérateurs, c’est précisément ce que cherchent les agriculteurs. « Pour le lait par exemple, c’est le même prix qu’il y a 30 ans. Or, tout a augmenté dans le coût de production. On demande toujours davantage aux éleveurs. On leur demande des mises aux normes et de participer au bien-être animal. Mais le leur, nos interlocuteurs n’en parlent pas. Concernant ces prix rémunérateurs, que fait le groupe U ? » interroge Jérémy Pflieger, coprésident des JA 68. Il se décide à Paris lui donne-t-on en réponse. Des actions locales sont cependant mises en place sur de nombreux produits agricoles. « Ce qui est en cause, c’est la souveraineté des produits français », reconnaît Thierry Boltz. « Il ne faut pas oublier que, derrière, nous avons souvent des crédits à rembourser. Il faut donc que l’argent rentre », rappelle Nicolas Dieterich, secrétaire général des JA 68.   Pour que chaque maillon de la chaine soit payé au ????? ????, 1L de #lait ? devrait être ?? ??????? ?̀ ?,?? €/?. Ce... Publiée par Fdsea Du Haut-Rhin sur Jeudi 25 février 2021   « Il y a des filières locales à développer » Interrogés par Sophie Barleon, directrice adjointe de la FDSEA du Haut-Rhin, sur ce qu’ils recherchent et ce qu’ils demandent, Georges Tischmacher et Thierry Boltz précisent. « Chaque fois qu’on fait du local, ça marche. Les clients y sont sensibles. C’est un créneau porteur. Il y a des filières locales à développer. » Il y aurait donc un marché et des pistes de développement en commun. « Nous demandons de la transparence », tempère toutefois Patrick Meyer. « Pour la viande, il faut se fixer un cadre avec un type de bovin et un prix. Nous, on structure les choses. Mais il faut faire et prendre ce que les clients demandent », insiste Georges Tischmacher. Une réunion constructive qui permet d’en anticiper d’autres et de rechercher une solution et un partenariat gagnant/gagnant.

Pages

Les vidéos