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Élevage ovin laitier à Preuschdorf

L’apprentissage d’un nouveau métier : fromager

Publié le 13/09/2021

À l’EARL de l’Agneau Huchot de Preuschdorf, Stéphane Huchot a troqué son chapeau de berger contre sa charlotte de fromager, pour son plus grand plaisir. L’élevage de brebis laitières n’étant pas commun en Alsace, il s’est lancé à tâtons dans cette filière de niche, il y a 4 ans, et propose désormais en vente directe des yaourts, crèmes dessert, tommes et fromages frais. Aux côtés de ses employés et de son fils Florian, il dirige l’exploitation avec pédagogie et transparence.

« Historiquement, l’élevage ovin allaitant est ancré ici depuis quatre générations », déclare fièrement Stéphane Huchot. Il y a quatre ans, il décide de migrer de la bergerie à la fromagerie. Au commencement du projet, il monte un local de 20 m2, un quai de traite de quatre places et achète le premier lot de brebis lacaunes. Avec beaucoup de volonté, le berger se lance à petite échelle dans son nouveau labeur : apprenti fromager. « L’idée première était de savoir si le client allait nous suivre », indique-t-il. Selon lui, transformer le lait de ses brebis, c’est comme faire de la cuisine. Autodidacte Pendant quatre mois, de nombreuses tentatives auraient pu aboutir au découragement, « des litres de lait ont été jetés, parce que les fromages n’étaient pas à la hauteur de mes exigences. Trouver un fromage qui ressemble à celui de la veille, ce n’est pas chose aisée », assume le producteur. Ne perdant pas sa soif de réussir et à force de répétitions, il parvient à ses fins. Régularité, homogénéité et constance du goût, tels sont les critères de qualité du produit attendu, sans à peu près. Pas de retour sur les bancs de l’école, seule une formation d’un jour et demi l’a initié dans son processus de production. Il s’est formé de lui-même en consultant notamment les groupes Facebook dédiés aux éleveurs transformateurs. Il a pu apprendre et surtout échanger avec les autres producteurs plus expérimentés. « C’est comme ça que j’ai évolué. Créer un atelier lait quand on n’en a jamais fait, ce n’est pas simple du tout », reconnaît-il. Travaillant souvent avec des stagiaires et des apprentis, il confesse « aujourd’hui, on est encore stagiaire nous-même ». À l’heure actuelle, l’unité de transformation s’étend sur une surface de 185 m2, permettant aux trois personnes présentes de travailler confortablement. Le local est spacieux, lumineux, et surtout visible du public, grâce aux larges fenêtres qui laissent entrevoir le savoir-faire. Méli-mélo de brebis La conduite du lot de 250 brebis lacaunes se fait de la même manière que le troupeau d’ovins viande. Le choix de la race s’est imposé rapidement, car le berger est formel : « La lacaune, c’est la prim’holstein de la brebis. » La sélection des lots d’agnelles se fait en collaboration avec un groupement technique de l’Aveyron, d’où vient la race. Les jeunes femelles sont alors transportées par bétaillère jusqu’à la bergerie. La mise en quarantaine limite les risques sanitaires et favorise l’acclimatation dans leur nouvel environnement. L’intégralité du renouvellement est achetée à l’extérieur, car l’éleveur a opté pour un accouplement des brebis laitières avec des béliers de race à viande, notamment des charolais. Les agneaux issus du croisement sont valorisés en filière Agneau Terroir d’Alsace. À base de foin de luzerne avec apport de concentrés, la ration est calculée en fonction du stade physiologique du lot. Le robot mélangeur distribue directement au couloir d’alimentation, ce qui permet d’alléger considérablement la charge de travail. « Il y a quelques semaines, le robot était en réparation, on avait presque oublié ce que c’était de distribuer au seau ! », s’exclame-t-il. Le cycle de reproduction est lui aussi calé sur l’atelier existant. La race lacaune se déssaisonnant* facilement, trois périodes d’agnelage assurent la production, du 1er janvier au 31 décembre, pendant qu’un des lots de brebis est en période de tarissement. « Chez nous, on laisse les agneaux près des brebis jusqu’à ce qu’ils puissent s’alimenter eux-mêmes. On fait la traite pour le surplus, pendant 70 à 80 jours », explique le berger. Ainsi, les mises bas rythment la production d’agneaux et de fromages, « il n’y a pas de temps mort », déclare le chef d’exploitation. Concernant le bloc traite, il a fait confiance aux établissements Niess de Hoffen qui ont monté l’ensemble des installations et la partie administrative a été pilotée par la Chambre d’agriculture. La salle de traite installée en deux fois 18 postes simple équipement (les appareils sont branchés d’abord d’un côté, puis de l’autre) a été placée judicieusement au milieu du bâtiment, pour faciliter le déplacement des différents lots. Pédagogie Le lien avec le client est une des plus grandes fiertés de l’apprenti fromager. L’échange, le partage, et la discussion sont au centre du système. L’agriculteur travaille d’arrache-pied pour toucher le saint Graal : la satisfaction de la clientèle. « C’est le côté qui me fascine, s’adapter au client », assure-t-il, l’œil pétillant. Il cite l’exemple de la tomme de brebis, qui est commercialisée au bout de 3 à 4 mois d’affinage, bien dure et ferme. Or le client alsacien n’adhère pas à ce produit. « Il préfère la tomme de 6 semaines, moins avancée en affinage. » Le produit final a été imaginé pour correspondre aux goûts du consommateur local. En commercialisant ses produits ovins, l’agriculteur s’est heurté à un sérieux problème. Certains consommateurs avaient du mal à différencier le fromage de brebis du fromage de chèvre, allant jusqu’à la confusion entre les animaux. Pour venir à bout de cette lacune, il a accueilli il y a 6 mois dans une partie de son bâtiment, un troupeau d’une cinquantaine de chèvres, de race alpine et saanen. « L’objectif premier n’est pas de vendre du fromage de chèvre ou de créer une quelconque concurrence. Mais d’expliquer au grand public, la distinction physique entre les animaux. Le produit final est remarquablement différent au palais, tant pour le goût que pour la texture », démontre-t-il en proposant ses produits à la dégustation à la moindre interrogation. Il a fallu également vérifier la compatibilité entre le matériel et les nombreux paramétrages, car les deux espèces passent sur le même quai de traite. Bruno Weiss, le salarié, sort la canne du tank une fois la dernière brebis passée, pour la diriger vers un autre réceptacle « spécial chèvres ». Le lait n’est pas mélangé, la transformation est donc bien distincte, c’est plus explicite pour l’image du produit. À l’avenir, Stéphane Huchot précise que sa volonté est de rester à sa place en tant qu’agriculteur. « Sur l’exploitation, il faut réguler les ateliers pour trouver un juste milieu, notamment en temps de travail », conclut-il.

Publié le 10/09/2021

Les pluies exceptionnelles du printemps-été 2021 ont provoqué d’importants dégâts de mildiou dans le vignoble. La diversité des situations est telle qu’il semble bien difficile de tirer des leçons de cet épisode.

Yves Clor, Orschwihr, coopérateur chez Wolfberger, 13 ha en conventionnel « Les premières traces de mildiou sont apparues fin mai-début juin, mais ça s’est réellement développé mi-juin. Et de manière très aléatoire : dans certaines parcelles, ce sont les feuilles qui ont le plus pris et pas le raisin ; et dans d’autres, c’est l’inverse. On s’attend à ce que le mildiou tape dans les bas-fonds, les creux où il y a de l’humidité. Là, ça n’a pas été le cas : il n’y a pas de vérité. Dans le village, le secteur qui a le plus souffert, c’est un versant du Pfingstberg, le grand cru d’Orschwihr. Dans mes parcelles, les pinots noirs et pinots gris ont pris cher. » Yves Clor a suivi les réunions de bout de parcelles organisées par la Chambre d’agriculture Alsace et la Fredon : « J’ai resserré les cadences de traitement, je suis descendu à 10 jours, voire 8 jours, surtout au moment où la vigne était en fleur, en alternant les produits selon les conseils des techniciens. Tout le problème était de trouver un créneau sans pluie pour intervenir. » Il estime les pertes entre 60 et 70 % dans les parcelles les plus touchées.   Guillaume Rapp, Dorlisheim, vigneron récoltant, 10 ha dont 1 ha en bio « Les contaminations ont vraiment explosé la semaine du 14 juillet. En une nuit, toutes les jeunes feuilles étaient pleines de mildiou. Trois à quatre jours plus tard, les grappes étaient touchées. » La maladie a frappé à des degrés divers : le jeune vigneron ne s’explique pas pourquoi des parcelles plutôt bien exposées ont été atteintes. Les pinots sont particulièrement affectés : 40 à 50 % des grappes dans certaines de ses parcelles. « Les plus gros dégâts sont sur l’auxerrois. Une partie de ma surface est en conversion bio, une partie en conventionnel, je ne peux pas dire qu’une a mieux résisté que l’autre, il n’y a pas de règle. Par moments, j’ai traité toutes les semaines, par moments tous les 10-12-14 jours faute de trouver une fenêtre météo. Le problème, c’était de pouvoir rentrer dans des coteaux avec des sols détrempés. » Équipé d’un seul pulvérisateur, avec un parcellaire relativement morcelé, Guillaume n’a pas compté son temps : à raison d’ « une grosse journée de tracteur » par traitement, la saison a été vraiment « acrobatique ». Le vigneron continue à surveiller le ciel avec attention : les grappes atteintes ont bien séché mais si la pluie devait s’inviter aux vendanges, il craint la pourriture. Avec 756 mm tombés sur le village du 1er janvier au 3 septembre, contre 616 mm pour l’ensemble de l’année 2020, il s’estime bien assez servi.   Yves Amberg, Epfig, vigneron récoltant, 12 ha en bio Si ses parcelles de Rosheim ont été relativement épargnées par le mildiou, ce sont plutôt « les bas de coteaux sur le secteur d’Epfig qui ont été touchés, constate Yves Amberg. Depuis 23 ans que je suis en bio, j’ai déjà eu des années difficiles, c’est toujours passé, mais là, moins. Le gewurztraminer et le riesling ont plutôt bien résisté mais pas le pinot gris ni le pinot noir. » Malgré une politique de rendements maîtrisés, visant à améliorer les capacités de défense de la vigne, le vigneron d’Epfig a dû intervenir une dizaine de fois dans ses parcelles contre 4 à 5 fois l’an passé. Il a eu recours classiquement au soufre et au cuivre (sulfate et hydroxyde de cuivre), en mélange avec des extraits de plantes tels que le purin d’ortie et la prêle. Comme ses collègues, il a dû jongler avec la pluie pour pouvoir traiter. L’enherbement « relativement conséquent » lui a permis de rentrer dans ses parcelles « sans trop de dégâts ». Mais l’efficacité des traitements est restée limitée. Le vigneron, qui n’a pas utilisé la dérogation permettant d’augmenter de 4 à 5 kg la quantité de cuivre métal/ha, se demande tout de même s’il n’aurait pas dû faire un traitement supplémentaire.   Victor Roth, Soultz-Wuenheim, vigneron récoltant, 17,5 ha en bio « Quelques taches d’huile sont apparues le 15 juin, mais rien d’inquiétant. Le samedi 26 juin, on a fait une matinée de traitement, le week-end s’annonçant ensoleillé. Le lundi matin, on arrive dans les vignes : il y a du blanc partout (apex, entre-cœurs…). En 45 ans, mon père n’avait jamais vu ça. 416 mm sont tombés entre le 1er mai et le 1er août d’après la station météo », rapporte le jeune vigneron, qualifiant de « catastrophique » son cinquième millésime sur l’exploitation. Pas plus que ses collègues il n’arrive à expliquer pourquoi certaines parcelles ont décroché et d’autres pas, ni pourquoi les pinots sont les cépages les plus touchés (70 à 80 % de perte selon lui). « Nous sommes trois personnes à traiter avec trois pulvérisateurs. Nous faisons l’ensemble de nos parcelles en une matinée. Nous n’avons trouvé aucune corrélation avec les pulvés ou les dosages. Habituellement, nous faisons six traitements en bouillie et un poudrage. Nous utilisons 1,1 kg à 1,2 kg/ha de cuivre métal. La bouillie se compose de soufre, d’hydroxyde de cuivre, d’huile essentielle d’oranger, de terpènes de pin et d’une décoction de prêle et reine-des-prés. » Le premier traitement a eu lieu le 23 mai. « Au total, nous avons fait onze traitements en bouillie et deux poudrages, soit 3 kg/ha de cuivre. On a respecté la cadence autant que possible. Le premier poudrage a été fait début août avec une dose élevée, notamment sur muscat et sylvaner. Le dernier a eu lieu le 15 août avec un nouveau produit conseillé par des collègues de Provence (à base de soufre en poudre, cuivre métal, huile essentielle de fenouil, terpène d’orange et argile - appliqué à 20 kg/ha). » Au final, Victor Roth estime les pertes entre 60 à 70 % pour l’exploitation.

Publié le 09/09/2021

Le pass sanitaire est devenu une réalité pour les fermiers-aubergistes. Après une période d’adaptation, les professionnels retrouvent leur clientèle. Néanmoins, ces derniers mois ont été difficiles. Ils peuvent désormais demander une aide financière avant le 31 octobre.

Ce jeudi 12 août est l’une des rares journées de l’été alsacien où le soleil et une belle douceur règnent en montagne. Forcément, cela se ressent sur la route où les motards, camping-caristes et autres automobilistes se croisent. À chaque arrêt, c’est la ruée vers les fermes-auberges. Souvent, la question est la même : Il faut le pass sanitaire ? La réponse est positive depuis le 9 août. Une étape qui a pourtant été difficilement franchie. Sous couvert d’anonymat, de nombreux professionnels veulent bien témoigner. « Fin juillet et début août, cela a été très compliqué. Notre clientèle habituelle venait moins. À la place, il y avait de nouveaux consommateurs. Surtout des gens non vaccinés qui voulaient se faire une dernière sortie », témoigne l’un d’eux situé dans la vallée de Munster. Un autre ajoute : « Ils voulaient surtout faire la fête entre amis. » Du coup, le 9 août était autant attendu que redouté. « C’est un été très mitigé. Il y a la crise sanitaire, le pass sanitaire et cette météo défavorable. Nous attendons des jours meilleurs », poursuit alors un troisième professionnel situé au-dessus de Masevaux. Cette journée du 12 août est de celles-là. À la ferme-auberge du Grand Ballon par exemple, on a le sourire. La terrasse s’est bien remplie pour le déjeuner. Et à l’heure du thé, ils sont nombreux à s’arrêter pour trinquer et faire une pause. « Nous venons de Belgique. Nous sommes en Alsace pour quelques jours. Aujourd’hui, nous faisons la route des Crêtes. Le pass sanitaire ? Non ce n’est pas un problème. Nous étions prévenus. Nous connaissons les lieux. Nous nous arrêtons ici dès que nous sommes dans votre région », expliquent Huguette et Paul, un jeune couple de retraités. Didier Bronner, le responsable des lieux, vient à leur rencontre pour scanner leur fameux pass. « Il n’y a pas de difficultés. Les gens savent qu’il faut le présenter. Parfois, il faut juste expliquer un minimum. Le seul désagrément qui peut survenir c’est quand la machine ne marche pas. Cela prend alors un peu plus de temps », témoigne le professionnel. Il fait un autre constat, propre à cet été 2021. Pour avoir du monde, il faut surtout que la météo soit favorable. « Les rares fois où il a fait beau, nous avons eu du monde et la circulation a été beaucoup plus importante », ajoute-t-il. Le pass et/ou le drive Le président de l’association des fermes-auberges du Haut-Rhin, Serge Sifferlen, lui-même gérant au Schafert à Kruth, ne cachait pas son inquiétude à l’arrivée du pass sanitaire. Après un mois d’observation, il est rassuré. « Le public est bien de retour tout comme le soleil. On a plutôt tendance à devoir refuser du monde par manque de place plutôt que d’attendre les gens. J’ai été agréablement surpris de la résilience des clients. On était dubitatif. Mais dans l’ensemble, tout le monde accepte désormais le pass. C’est entré dans les mœurs. C’est tout juste si les clients ne s’étonnent pas qu’on ne soit pas plus rapide à leur demander à leur arrivée », explique Serge Sifferlen. Forcément, depuis le 9 août, les premiers à être revenus dans les fermes-auberges sont les retraités puisque ce sont les premiers vaccinés. Les rares non vaccinés profitent d’un autre service issu de la crise sanitaire : le drive. « Plusieurs fermes-auberges proposent cette formule. Cela permet aux réticents du pass de venir tout de même profiter des bons produits de la montagne. Ils commandent au préalable, cherchent les produits puis s’en vont directement. Nous constatons qu’ils consomment alors un peu plus loin sur les parkings et autres aires de pique-niques. Cette formule du drive a séduit pas mal de monde. Notamment les plus jeunes », constate le président des fermiers-aubergistes du Haut-Rhin. Il a également constaté une petite baisse de l’affluence la semaine dite de « tolérance » qui a suivi le 9 août. Depuis, c’est un retour à la normale pour la majeure partie des entreprises avec qui il est en contact. « Les gens sont disciplinés et patients. Car forcément cela désorganise un peu nos habitudes. Nous n’avons évidemment pas embauché spécialement. Du coup, au moment des « coups de bourre », il faut faire un peu la queue. Vérifier le pass demande à chaque fois quinze à vingt secondes par personne. Mais, tout le monde attend dans la bonne humeur. Il faut passer par là pour se permettre ensuite ces bons moments chez nous », analyse Serge Sifferlen. Une bonne arrière-saison ? Aucune ferme-auberge n’a été contrainte de fermer à cause du pass. Celle du Hahenbrunnen, au-dessus de Linthal, a dû s’y résoudre quelques jours en août mais pour une autre raison, un cas de Covid-19 y avait été détecté au sein de l’équipe. « Ce n’est jamais bon de fermer à cette époque de l’année, mais ils n’avaient pas le choix. Depuis, tout est rentré dans l’ordre », se réjouit le professionnel. Au Schafert, la saison se poursuit normalement. Si la situation sanitaire ne l’empêche pas, la ferme-auberge sera ouverte jusqu’au 14 novembre. « Pour le moment, l’année est intéressante. On est dans la lignée de 2020 malgré le mauvais temps, mais encore loin de 2019. Nous espérons maintenant réaliser une bonne arrière-saison. Nous attendons beaucoup de septembre et d’octobre », observe Serge Sifferlen. Comme un grand nombre de ses collègues, il a également revu la jauge de sa salle de restauration. « Nous sommes à 70 % de notre capacité d’accueil pour respecter la distanciation sociale et les règles sanitaires. Cela signifie que nous avons une trentaine de couverts en moins. C’est contraignant. Mais cela nous permet de travailler sereinement. Nous n’avons pas encore été contrôlés au contraire d’autres fermiers-aubergistes. Je sais que ça s’est alors bien passé. Je constate surtout, et c’est le plus important, que les gens sont heureux de ressortir, de s’aérer et de se retrouver. Il y a également beaucoup de randonneurs un peu partout dans la montagne », conclut Serge Sifferlen.

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