Pour sa 10e édition, les Trophées du tourisme misent sur le monde viticole, acteur phare de la culture touristique alsacienne. Le but : faire découvrir cette activité autrement. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 20 juillet 2020.
Chaque année, depuis 2009, les acteurs du tourisme alsacien organisent un concours qui récompense tous ceux qui souhaitent donner un coup de frais et d’originalité au tourisme local. Professionnels, artisans, restaurateurs, start-up, viticulteurs : tous peuvent s’inscrire pour espérer remporter les trophées qui seront remis à l’automne. À la clé, une dotation de 1 000 euros, un peu de publicité et surtout l’assurance de voir se pérenniser l’activité économique et culturelle alsacienne.
Trois partenaires de l’événement ont lancé le concours : le Réseau des offices de tourisme d’Alsace (RésOT-Alsace), Alsace destination tourisme (ADT) et le Crédit Agricole Alsace Vosges. Tous trois sont revenus sur les règles pour participer au concours, dont justifier de moins de deux ans d’activités ou de productions dans le tourisme.
Le monde viticole très attendu
Sous le feu des projecteurs cette année : l’œnotourisme, « activité phare de la culture alsacienne », selon les trois organisateurs. Pour Marc Levy, directeur général d'ADT, les viticulteurs doivent être forces d’idées pour booster l’image du vignoble local. « De nombreuses initiatives existent déjà : visites de caves théâtralisées, paniers gourmands à découvrir dans les caves, par exemple. Mais ces actions ne sont pas assez connues du grand public », a-t-il précisé. Certes, la Route des vins est fortement appréciée par les visiteurs. Mais est-ce suffisant ? Non, d’après le directeur général d’ADT : « Si le client ne peut pas toucher, voir, comprendre comment l’agriculteur travaille sa vigne, de cette façon et pas autrement, ça n’a pas d’intérêt touristique. »
Nouveau partenaire du concours cette année, le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace (Civa) est représenté par Nicole Bott, membre du conseil de direction. D’après elle, « la viticulture a besoin d’un coup de pouce car l’export ne se porte pas très bien en ce moment, notamment vers les États-Unis, avec la taxe du président Trump, le coronavirus… ». Et Marc Levy d’ajouter : « Le Civa cherche à mettre davantage le vin alsacien dans les restaurants de la région. Si un candidat répondait à cette attente, ce serait une belle candidature et je suis sûr qu’elle serait soutenue… »
Déjà des candidats viticoles
Parmi les premiers inscrits, Christophe Bergamini, directeur de l’Office du tourisme de la vallée de Kaysersberg, témoigne : « Nous avons lancé, il y a quelques années, le projet « La parenthèse vigneronne », qui fait appel aux cinq sens, associés au vin. Un moment privilégié pour les clients d’une heure et demie avec le vigneron, pour découvrir la vigne autrement. Par exemple, combiner vin et chocolat ou vin et fromage, faire du Qi Gong (gymnastique traditionnelle chinoise, Ndlr) dans les vignes, la biodynamie pour les nuls… »