Pratique

Publié le 14/04/2020

Lors de la première semaine de fermeture des établissements de formation agricole, les 818 apprentis alsaciens ont été invités à rejoindre leurs entreprises. Désormais, le ministère de l’Agriculture demande que le calendrier soit respecté, entre temps prévus dans l’entreprise et temps d’apprentissage.

Le ministère de l’Agriculture, autorité compétente pour les centres de formation d’apprentis agricole (CFAA), prévoit que les stages pourront être poursuivis dans les entreprises pour les élèves de plus de 16 ans, si aucune alternative n’est possible et à condition que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité sanitaire des apprenants comme de leur entourage. « Dans la réalité, ce sont plutôt les apprentis majeurs qui ont été gardés dans les entreprises », précise Gilles Cadieu, directeur du CFAA de Rouffach. « Il est utile d’avoir un permis de conduire pour ne pas être plusieurs dans le même véhicule ». Le Haut-Rhin compte 415 apprentis, le Bas-Rhin 403. Après une première semaine durant laquelle les apprentis ont pu aller en entreprise, le calendrier d’alternance doit désormais être respecté. Ainsi, quand les élèves sont censés être au CFAA, ils doivent suivre les cours et les exercices mis en ligne par leurs professeurs. « Il est important que le contact soit maintenu entre l’élève et l’établissement, pour continuer à avancer dans sa formation », appuie Yannick Nedelec, directeur adjoint du CFAA d’Obernai.     « Je me sens protégé » Si certaines entreprises ont cessé leur activité mi-mars, beaucoup rouvrent leurs portent depuis le début du mois. Elles ont donc dû adapter l’accueil des apprentis et l’organisation du travail. En agriculture, l’ouvrage ne manque pas. Bastien Steiner, 23 ans, étudiant en BTSA viticulture-œnologie, travaille actuellement chez un viticulteur d’Eguisheim qui emploie cinq salariés : « On respecte les gestes barrières, on mange dehors en respectant la distanciation sociale. On fait attention. On nettoie les surfaces touchées dans les véhicules. Personnellement, j’habite seul, je ne crains pas de contaminer quelqu’un ». Sa crainte serait de transmettre le virus à ses collègues qui vivent en famille ou sont plus âgés. Thibaut Limmacher est en deuxième année de BTSA technico-commercial agrofournitures. Il répond présent au Comptoir agricole de Niederrœdern à son poste d’apprenti magasinier : « Dès le début, la coopérative a été réactive, témoigne-t-il. Les consignes sont claires et à appliquer strictement : masque obligatoire, lingettes désinfectantes, gel hydroalcoolique… Une nouvelle organisation a été mise en place. Le matin est réservé aux agriculteurs venant récupérer leur commande. Un seul à la fois. Ils restent dans leur tracteur pendant que je charge, pour avoir le moins de contact possible. Je me sens protégé. On travaille dans de bonnes conditions ». D’autres poursuivent leur activité en entreprise depuis chez eux, comme Alexandrine Bonnetier, 20 ans, BTSA technico-commercial agrofournitures à Obernai : « Je continue à passer des commandes pour mes clients mais je ne me rends pas sur le terrain. Cela me rassure parce que nous sommes dans un département très touché par l’épidémie et je connais des personnes malades ou décédées parmi notre clientèle. Je les avais croisées, il y a un mois, avant que tout cela n’arrive ».

Publié le 04/04/2020

La réouverture d’un quart des 10 000 marchés alimentaires de France est annoncée, sous dérogation et sous conditions sanitaires strictes, dans des bourgs de taille petite à moyenne, afin de faciliter l’écoulement des denrées périssables.

Samedi 28 mars, une dizaine d’étals est installée dans le centre-ville de Barr. Poissons, pains, fruits et légumes, fromages, charcuterie… les commerçants ont tous reçu des consignes sanitaires des services municipaux et, en premier lieu, le maintien d’une certaine distance entre l’étal et le client. Les trois entrées du marché sont contrôlées par les services municipaux et la police. Visiblement, les commerçants espèrent reprendre une activité plus soutenue. Mardi 24 mars, le Premier ministre prend la décision de fermer les marchés locaux. Mais jeudi 26 mars, la négociation d’un protocole sanitaire entre les syndicats agricoles, la Fédération nationale des syndicats des commerçants des marchés de France et les ministères concernés (Économie, Agriculture, Santé) a pour objectif de rouvrir et « d’apporter sur ces marchés, ouverts ou fermés, une sécurisation maximale des personnes et de lutter contre la propagation du virus Covid-19 », indique un communiqué de la FNSEA. Validé par le Gouvernement, le protocole conciliant « sécurité sanitaire et approvisionnement de la population en produits frais », permet « aux préfets et aux maires d’accorder les autorisations d’ouverture des marchés alimentaires qui répondent à un besoin d’approvisionnement de la population, en leur donnant la capacité de vérifier si les conditions de leur organisation sont propres à garantir la santé des personnes », ajoute le communiqué. C’est donc le cas à Barr.     Mardi 31 mars, sur le plan national, la réouverture d’un quart des 10 000 marchés alimentaires de France est annoncée, sous dérogation et sous conditions sanitaires strictes, surtout dans des bourgs de taille petite à moyenne, afin de faciliter l’écoulement des denrées périssables. S’agissant des marchés des grandes villes du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, la préfète Josiane Chevalier décide néanmoins de maintenir l’interdiction, étant donné la dégradation de la situation sanitaire.     La poursuite des marchés dans les petites bourgades continue de faire débat sur les réseaux sociaux avec d’un côté les médecins et pharmaciens opposés au maintien, estimant que c’est « un mauvais signal », et de l’autre, des internautes considérant que le danger n’est pas plus important sur un marché de plein air qu’en supermarché. Face à ce dilemme, les maires des bourgades ont pris leurs responsabilités. Certains ont maintenu des marchés au strict essentiel, en insistant sur le respect des gestes barrières.

Publié le 02/04/2020

Suite à l'intervention de la FDSEA 67, la Préfecture du Bas-Rhin a édité une autorisation permanente de circulation à destination des exploitants agricoles. Il n'est donc plus nécessaire de faire une attestation dérogatoire à chaque fois !

Cliquez ici pour télécharger votre attestation permanente exploitant agricole   La FDSEA 67 rappelle que cette dérogation doit être utilisée à bon escient, strictement pour les usages agricoles. Ceci est la procédure à suivre ce jeudi 2 avril 2020. Ces informations seront mises à jour en cas de changement.

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