Pratique

Direction départementale des territoires du Haut-Rhin

Évolution de la cartographie des cours d’eau BCAE en 2021

Publié le 12/11/2020

À partir du 1er janvier 2021, la nouvelle carte dématérialisée BCAE du site internet « Geoportail » de l’IGN servira de référence, et non plus les cartes papiers de l’IGN. Cette nouvelle carte dématérialisée BCAE sera également présente dans TelePac pour la télédéclaration 2021.

La BCAE (bonnes conditions agricoles et environnementales) « bande tampon le long des cours d’eau » requiert, pour les terres agricoles localisées à moins de 5 mètres des cours d’eau, la présence d’une bande tampon pérenne d’une largeur minimale de 5 mètres. Les cours d’eau en bordure desquels la bande tampon est obligatoire sont définis par l’arrêté national BCAE. Pour le Haut-Rhin, ce sont les cours d’eau représentés en trait plein et en trait pointillé nommés des cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Le document de référence où l’on retrouve le tracé de ces cours d’eau est jusqu’au 31 décembre 2020, la carte la plus récemment éditée au 1/25 000 par l’IGN. À partir du 1er janvier 2021, la nouvelle carte dématérialisée BCAE du site internet « Geoportail » de l’IGN servira de référence et non plus les cartes papiers de l’IGN. Cette nouvelle carte dématérialisée BCAE sera également présente dans TelePac pour la télédéclaration 2021. Toutes les cartes éditées au 1/25 000 par l’IGN pour le Haut-Rhin ont été renouvelées début 2020. Ces nouvelles versions des cartes IGN peuvent présenter quelques différences avec les cartes précédentes, qui sont anciennes dans le département. Ces modifications se retrouvent dans la nouvelle carte dématérialisée BCAE. Parallèlement au travail de l’IGN, la DDT du Haut-Rhin, en partenariat avec la profession agricole, les collectivités, Alsace Nature et l’office français de la biodiversité (OFB, ex-ONEMA), réalise une carte locale des écoulements d’eau, basée sur des visites de terrain et qui devrait être finalisée en 2021. Elle permettra dès 2022 de passer à une carte locale BCAE, plus précise que les données IGN. Cette carte locale des écoulements d’eau étant déjà bien avancée, elle a permis d’identifier sur la nouvelle carte dématérialisée BCAE certains secteurs à expertiser où la nature de l’écoulement reste à confirmer. Les semis d’automne 2020 devant tenir compte du nouveau référentiel, la DDT met à disposition dès maintenant la carte BCAE 2021 sur le site internet de la préfecture. Cette carte indique les secteurs à expertiser identifiés à partir du travail en cours pour la carte locale. Pour ces derniers, si des bandes tampons ne sont pas encore en place, vous pouvez vérifier auprès de la DDT la situation de votre parcelle en 2021 avant toute implantation.

Publié le 07/11/2020

Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges développe depuis cette année une marque nationale auprès des entreprises de la filière viande dont la venaison. Elle lui permet de valoriser la qualité de la viande de gibier sauvage. L’entreprise Nemrod à Fréland vient de se la voir attribuer.

Il s’agit d’une première nationale ! C’est, en effet, la première attribution de la marque « Valeurs Parc naturel régional » pour la filière. « La transformation de la viande du gibier est historique et culturelle sur le massif vosgien. C’est une pratique locale très ancrée dans le territoire à qui elle donne une image positive. Elle est encore pratiquée par des restaurateurs et des artisans bouchers ou encore des entreprises spécialisées. Cela favorise la valorisation d’une viande de gibier local, sauvage et issue de pratiques de chasses durables. Un savoir-faire très important pour le parc, mais également l’ensemble de la filière », explique Julien Bourbier, chargé de mission « agriculture, produit et savoir-faire locaux » au Parc naturel régional des Ballons des Vosges qui a intégré et développé la démarche cette année. C’est dans ce cadre que cette marque a été attribuée à l’entreprise Nemrod située à Fréland. Elle développe son activité depuis 2018. Elle compte onze salariés. Elle valorise le gibier sauvage (cerf, sanglier, chevreuil, chamois, etc...) grâce à son outil de transformation d’une capacité de 90 tonnes annuelles. « Nous nous approvisionnons auprès de chasses du territoire du parc et nous proposons une variété de produits frais et transformés comme les viandes séchées et fumées, les terrines, les plats préparés ou encore différentes charcuteries. Tout cela, sous la marque Nemrod. Nous commercialisons nos produits à proximité. Tout d’abord dans notre magasin de vente attenant à nos ateliers de transformation. Ensuite auprès des restaurateurs et artisans locaux. Et enfin, au magasin Cœur Paysan à Colmar », explique Édouard Rapp, cogérant de l’entreprise.   Samedi 24 octobre, nous avons eu la chance d'organiser un dernier événement dans notre bel atelier de Fréland ! ? Le... Publiée par Nemrod sur Mardi 3 novembre 2020   Un gain de visibilité Nemrod répond à une véritable demande puisqu’elle apporte davantage de débouchés aux chasseurs locaux. « Tous nos gibiers viennent des forêts du parc et de quelques chasseurs de la plaine d’Alsace. C’est une ressource naturelle qui se renouvelle chaque année. Notre travail permet de nourrir les gens de façon équilibrée et raisonnée », ajoute Édouard Rapp. Le bâtiment de l’entreprise occupe une surface de 600 m2 au cœur du village de Fréland dont 450 m2 de chambres froides. « Nous recevons les animaux « entier ». Les contrôles et les analyses sont ensuite réalisés par le laboratoire vétérinaire du Haut-Rhin. Tous les gibiers subissent une analyse vétérinaire nécessaire pour avoir l’agrément sanitaire et pouvoir vendre à plus de 80 kilomètres. Actuellement, nos stocks sont au plus bas. Ils doivent se reconstituer pour être au plus haut en février-mars. 80 % de notre chiffre d’affaires est réalisé en hiver », précise Édouard Rapp. L’attribution de la marque va permettre à l’entreprise de pérenniser sa philosophie de travail et de promouvoir la qualité de sa démarche. « Nous allons avoir encore davantage de visibilité. Nous allons pouvoir communiquer auprès d’un public toujours plus large », conclut le jeune chef d’entreprise qui a reçu le soutien de nombreux élus locaux. « C’est bien de pérenniser cette activité qui permet de valoriser des produits sains et de proximité », se félicite le député Jacques Cattin. « Cette marque est un peu la garante de la traçabilité de vos produits et de votre travail. La Région Grand Est soutient votre démarche. Elle a été à vos côtés dans le cadre de l’attribution d’une subvention pour la réalisation de votre atelier de transformation », ajoute Christèle Willer, vice-présidente de la Région Grand Est. S’engager durablement Commune à tous les parcs (il y en a six dans le Grand Est) et symbolisée par un logo unique, la marque « Valeurs Parc naturel régional » a été déposée à l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) et par l’État français en 2016. Cette marque nationale traduit des priorités de la charte des parcs. Elle affirme la volonté des parcs naturels régionaux de valoriser le travail des hommes et des femmes qui font vivre leur territoire et partagent leurs valeurs du développement durable. Elle veut mutualiser des moyens humains et financiers pour développer une politique marketing nationale lisible et facilement déclinable localement. Elle veut garantir aux clients une offre homogène sur les différents parcs par des critères communs. « Elle s’adresse à des entreprises qui souhaitent afficher leur engagement pour le développement durable. On parle là de la valorisation des ressources du territoire. Mais également de la préservation de l’environnement. Les entreprises qui remplissent les conditions du cahier des charges signent avec le parc une convention d’une durée de cinq années. Elles intègrent alors un réseau national de plus de 1 000 entreprises dont une soixantaine dans le Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Elles peuvent alors utiliser le logo de la marque dans leur communication, bénéficier du soutien du parc dans leur promotion, ou encore partager des expériences avec d’autres entreprises », explique Julien Bourbier. Les critères obligatoires pour l’attribution de la marque sont de deux ordres. Il y a tout d’abord des critères génériques « entreprises », communs à toutes les entreprises de tous les parcs. Ils concernent la démarche générale de l’entreprise en réponse aux valeurs de la marque. Il y a ensuite les critères complémentaires répartis par grands secteurs (agriculture, tourisme/loisirs/éducation, artisanat/industrie). De plus, le parc peut ajouter une colonne « interprétation de l’exigence » qui lui permet de préciser le sens de critères génériques de la convention d’utilisation et de personnaliser des critères génériques en fonction de caractéristiques propres à son territoire.   Aujourd'hui attribution de la marque Valeur Parc Naturel Régional Ballons des Vosges à l'entreprise NEMROD à Fréland pour la valorisation de la filière gibier. A découvrir ! Publiée par Parc naturel régional des Ballons des Vosges sur Samedi 24 octobre 2020  

Publié le 05/11/2020

La Ferme fruitière du Kehlbach, à Dangolsheim, magasin de produits fermiers locaux, a subi une déferlante de clients après l’annonce du confinement, jeudi dernier. Outre une rupture de stock de farine momentanée car imprévisible, elle surfe sereinement sur « sa » deuxième vague.

Les magasins de vente directe à la ferme se prennent aussi une deuxième vague. L’engouement des consommateurs pour les produits locaux et les commerces de proximité s’était estompé avec le déconfinement, cet été. Il repart de plus belle. À la Ferme fruitière du Kehlbach, à Dangolsheim, Colette Zerr, qui tient la caisse durant les vacances scolaires, raconte : « Nous avons été dévalisés, hier (jeudi 29 octobre, N.D.L.R.). Certains clients étaient déraisonnés dans leurs achats. Aujourd’hui, nous n’avons plus de farine. On n’a pas pu anticiper ! » Les marquages au sol, les protections « provisoires qui durent » autour de l’espace de paiement, les désinfections et le gel hydroalcoolique ont été vite remis en place ; le protocole d’accueil aussi. « On a limité la présence dans le magasin à deux ou trois clients maximums, comme au premier confinement. On sert le client. Il ne touche pas les produits en vrac ». Produits fermiers locaux et produits vaisselle Vendredi, les affaires reprenaient déjà plus calmement, mais toujours à la hausse. « On commande plus mais c’est compliqué de savoir à l’avance quelle affluence on aura », admet Colette. Le scénario semble être exactement le même qu’au premier confinement. La gamme de produits s’est élargie depuis mars dernier : piles, allumettes, produits vaisselle côtoient désormais systématiquement les fruits du verger de Damien Zerr, les yaourts de la Ferme Adam et les pâtes artisanales Kientz. « On a étoffé l’épicerie aussi, avec des biscottes et des conserves, notamment. Les petits commerces sont un vrai service pour les gens. On essaie de répondre au plus et au mieux à leurs demandes », assure Colette. L’idée est qu’ils trouvent tout, ou presque, à la Ferme fruitière du Kehlbach, pour être « autonomes ». Le magasin est d’ailleurs dépôt de pain depuis qu’il n’y a plus de boulangerie dans le village. « Nous allons rester ouverts aux horaires habituels. Cela avait déjà été le cas de mars à juin », ajoute la compagne de Damien.   En cette période difficile de confinement, nous souhaitons tout mettre en œuvre afin de vous proposer des produits issus... Publiée par Ferme Fruitière du Kehlbach Zerr D sur Mercredi 4 novembre 2020   TPE, « point retrait » et page Facebook La grande nouveauté, par rapport au premier confinement, est l’acquisition par le magasin, cet été, d’un terminal de paiement électronique (TPE). « C’était une demande des clients. Il y a eu un vrai boum des règlements par carte bancaire », justifie Colette Zerr. Autre évolution majeure : à la demande du Cora de Dorlisheim, la Ferme fruitière du Kehlbach est depuis peu « point retrait ». « L’idée est que les consommateurs qui retirent leurs courses du Cora chez nous deviennent aussi nos clients », confie Colette. Damien et elle espèrent - enfin ! - fidéliser les clients qu’ils attirent durant la période de confinement. C’est pour cela aussi qu’ils viennent de créer une page Facebook. « Nous allons communiquer sur les réseaux pour être connus - car beaucoup de voisins nous ont seulement découverts lors de la première vague de Covid-19 - et garder le lien », explique Colette. Damien, qui est coopérateur à la Cave du Roi Dagobert, enchérit : « En deux jours, le GPS nous a retrouvés ! C’est dommage qu’en août et septembre, nous avions été délaissés ». Dangolsheim a beau être sur la route des vins, il n’est pas sur l’axe principal : on ne vient pas chez eux par hasard ! Sur le réseau social, le couple de quadra’ met en valeur les produits du moment. « Notre atout, par rapport à la grande distribution, c’est le conseil. On sait quelle pomme utiliser pour quoi », souligne Colette.   Publiée par Ferme Fruitière du Kehlbach Zerr D sur Jeudi 29 octobre 2020  

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