Cultures

Publié le 15/05/2024

La bonne alimentation en eau est celle qui assure un bon équilibre entre les entrées et les sorties d’eau. Tout déséquilibre est source de problèmes. Trop d’eau et c’est l’éclatement, le cul noir, la nécrose apicale, les maladies fongiques comme le mildiou, un mauvais développement racinaire. Trop peu d’eau et c’est la baisse de production, de qualité, de calibre, de vigueur, de valorisation de la fertilisation. La base de la conduite de l’irrigation consiste donc à mesurer les entrées d’eau, avec un pluviomètre et un compteur volumétrique. Mais cela ne suffit pas. En effet, chaque espèce se comporte différemment et a des besoins hydriques distincts. Certaines espèces ont beau avoir des besoins en eau faibles, elles ne supportent pas pour autant le stress hydrique. Il s’agira donc de leur assurer une alimentation en eau modérée, mais constante. D’autres, comme les carottes, supportent les déficits hydriques mais moins les à-coups, qui provoquent pourrissements et éclatements. En outre, les besoins ne sont pas les mêmes tout au long des cycles. Ainsi, lorsque la récolte approche, les besoins en eau des carottes sont les plus élevés. Les céleris, eux, ont des besoins en eau assez importants, tout le temps. Avec eux, « il ne faut pas lésiner en période de sécheresse », incite Sébastien Fuchs, conseiller et chargé d’expérimentation à Planète Légumes fleurs et plantes. Pour les tomates et aubergines, les besoins en eau sont importants au départ, puis il faut veiller à assurer une bonne hygrométrie, sans mouiller le feuillage. Quant aux oignons, il est primordial de stopper l’irrigation quand le calibre souhaité est atteint. Conduire l’irrigation sous abri Sous abri, les besoins en eau sont globalement 20 % moins importants qu’en plein air, du fait de l’absence de vent. Mais, comme il n’y a pas de précipitations naturelles, l’irrigation est indispensable. Sous abri, celle-ci a en outre un double objectif : alimenter les cultures en eau et participer à la gestion climatique du milieu. Dès lors, « l’idéal est de combiner l’aspersion pour l’ambiance et le goutte-à-goutte pour l’irrigation », pose Sébastien Fuchs. La plantation est un moment clé de la culture sous abri : « L’objectif est de bien remplir la réserve, avant plantation, et de maintenir les mottes humides. Cela passe par un bon travail du sol et une vérification de son état à la tarière sur 35 cm ». Une fois les plants en place, Sébastien Fuchs conseille de les « laisser galérer un peu » sans les irriguer, pendant plusieurs jours, pour faire proliférer les racines au maximum. Durant la culture, il conseille de maintenir le sol suffisamment humide, sur toute la zone de développement des racines, et d’augmenter la fréquence d’irrigation, si le sol devient sec en surface, et la durée des aspersions, s’il devient sec en profondeur. Autre conseil pour éviter le développement des maladies cryptogamiques : privilégier les aspersions le matin et ouvrir les ouvrants des abris. Pour irriguer les cultures en localisé, il faudra installer un système de goutte à goutte et/ou des micro-asperseurs. L’objectif est de créer une bulle d’humectation au niveau du système racinaire, pas de remplir la réserve utile. Ces installations requièrent donc de faibles débits et pressions. Autres avantages : le feuillage n’est pas mouillé, il est possible d’adapter les apports, au fur et à mesure, en contrôlant fréquemment l’état hydrique du sol, de fractionner les apports, et de faire de la fertirrigation, une technique qui consiste à combiner irrigation et fertilisation, en injectant de l’engrais soluble dans le réseau d’irrigation.

Publié le 15/05/2024

La bonne alimentation en eau est celle qui assure un bon équilibre entre les entrées et les sorties d’eau. Tout déséquilibre est source de problèmes. Trop d’eau et c’est l’éclatement, le cul noir, la nécrose apicale, les maladies fongiques comme le mildiou, un mauvais développement racinaire. Trop peu d’eau et c’est la baisse de production, de qualité, de calibre, de vigueur, de valorisation de la fertilisation. La base de la conduite de l’irrigation consiste donc à mesurer les entrées d’eau, avec un pluviomètre et un compteur volumétrique. Mais cela ne suffit pas. En effet, chaque espèce se comporte différemment et a des besoins hydriques distincts. Certaines espèces ont beau avoir des besoins en eau faibles, elles ne supportent pas pour autant le stress hydrique. Il s’agira donc de leur assurer une alimentation en eau modérée, mais constante. D’autres, comme les carottes, supportent les déficits hydriques mais moins les à-coups, qui provoquent pourrissements et éclatements. En outre, les besoins ne sont pas les mêmes tout au long des cycles. Ainsi, lorsque la récolte approche, les besoins en eau des carottes sont les plus élevés. Les céleris, eux, ont des besoins en eau assez importants, tout le temps. Avec eux, « il ne faut pas lésiner en période de sécheresse », incite Sébastien Fuchs, conseiller et chargé d’expérimentation à Planète Légumes fleurs et plantes. Pour les tomates et aubergines, les besoins en eau sont importants au départ, puis il faut veiller à assurer une bonne hygrométrie, sans mouiller le feuillage. Quant aux oignons, il est primordial de stopper l’irrigation quand le calibre souhaité est atteint. Conduire l’irrigation sous abri Sous abri, les besoins en eau sont globalement 20 % moins importants qu’en plein air, du fait de l’absence de vent. Mais, comme il n’y a pas de précipitations naturelles, l’irrigation est indispensable. Sous abri, celle-ci a en outre un double objectif : alimenter les cultures en eau et participer à la gestion climatique du milieu. Dès lors, « l’idéal est de combiner l’aspersion pour l’ambiance et le goutte-à-goutte pour l’irrigation », pose Sébastien Fuchs. La plantation est un moment clé de la culture sous abri : « L’objectif est de bien remplir la réserve, avant plantation, et de maintenir les mottes humides. Cela passe par un bon travail du sol et une vérification de son état à la tarière sur 35 cm ». Une fois les plants en place, Sébastien Fuchs conseille de les « laisser galérer un peu » sans les irriguer, pendant plusieurs jours, pour faire proliférer les racines au maximum. Durant la culture, il conseille de maintenir le sol suffisamment humide, sur toute la zone de développement des racines, et d’augmenter la fréquence d’irrigation, si le sol devient sec en surface, et la durée des aspersions, s’il devient sec en profondeur. Autre conseil pour éviter le développement des maladies cryptogamiques : privilégier les aspersions le matin et ouvrir les ouvrants des abris. Pour irriguer les cultures en localisé, il faudra installer un système de goutte à goutte et/ou des micro-asperseurs. L’objectif est de créer une bulle d’humectation au niveau du système racinaire, pas de remplir la réserve utile. Ces installations requièrent donc de faibles débits et pressions. Autres avantages : le feuillage n’est pas mouillé, il est possible d’adapter les apports, au fur et à mesure, en contrôlant fréquemment l’état hydrique du sol, de fractionner les apports, et de faire de la fertirrigation, une technique qui consiste à combiner irrigation et fertilisation, en injectant de l’engrais soluble dans le réseau d’irrigation.

Publié le 15/05/2024

La bonne alimentation en eau est celle qui assure un bon équilibre entre les entrées et les sorties d’eau. Tout déséquilibre est source de problèmes. Trop d’eau et c’est l’éclatement, le cul noir, la nécrose apicale, les maladies fongiques comme le mildiou, un mauvais développement racinaire. Trop peu d’eau et c’est la baisse de production, de qualité, de calibre, de vigueur, de valorisation de la fertilisation. La base de la conduite de l’irrigation consiste donc à mesurer les entrées d’eau, avec un pluviomètre et un compteur volumétrique. Mais cela ne suffit pas. En effet, chaque espèce se comporte différemment et a des besoins hydriques distincts. Certaines espèces ont beau avoir des besoins en eau faibles, elles ne supportent pas pour autant le stress hydrique. Il s’agira donc de leur assurer une alimentation en eau modérée, mais constante. D’autres, comme les carottes, supportent les déficits hydriques mais moins les à-coups, qui provoquent pourrissements et éclatements. En outre, les besoins ne sont pas les mêmes tout au long des cycles. Ainsi, lorsque la récolte approche, les besoins en eau des carottes sont les plus élevés. Les céleris, eux, ont des besoins en eau assez importants, tout le temps. Avec eux, « il ne faut pas lésiner en période de sécheresse », incite Sébastien Fuchs, conseiller et chargé d’expérimentation à Planète Légumes fleurs et plantes. Pour les tomates et aubergines, les besoins en eau sont importants au départ, puis il faut veiller à assurer une bonne hygrométrie, sans mouiller le feuillage. Quant aux oignons, il est primordial de stopper l’irrigation quand le calibre souhaité est atteint. Conduire l’irrigation sous abri Sous abri, les besoins en eau sont globalement 20 % moins importants qu’en plein air, du fait de l’absence de vent. Mais, comme il n’y a pas de précipitations naturelles, l’irrigation est indispensable. Sous abri, celle-ci a en outre un double objectif : alimenter les cultures en eau et participer à la gestion climatique du milieu. Dès lors, « l’idéal est de combiner l’aspersion pour l’ambiance et le goutte-à-goutte pour l’irrigation », pose Sébastien Fuchs. La plantation est un moment clé de la culture sous abri : « L’objectif est de bien remplir la réserve, avant plantation, et de maintenir les mottes humides. Cela passe par un bon travail du sol et une vérification de son état à la tarière sur 35 cm ». Une fois les plants en place, Sébastien Fuchs conseille de les « laisser galérer un peu » sans les irriguer, pendant plusieurs jours, pour faire proliférer les racines au maximum. Durant la culture, il conseille de maintenir le sol suffisamment humide, sur toute la zone de développement des racines, et d’augmenter la fréquence d’irrigation, si le sol devient sec en surface, et la durée des aspersions, s’il devient sec en profondeur. Autre conseil pour éviter le développement des maladies cryptogamiques : privilégier les aspersions le matin et ouvrir les ouvrants des abris. Pour irriguer les cultures en localisé, il faudra installer un système de goutte à goutte et/ou des micro-asperseurs. L’objectif est de créer une bulle d’humectation au niveau du système racinaire, pas de remplir la réserve utile. Ces installations requièrent donc de faibles débits et pressions. Autres avantages : le feuillage n’est pas mouillé, il est possible d’adapter les apports, au fur et à mesure, en contrôlant fréquemment l’état hydrique du sol, de fractionner les apports, et de faire de la fertirrigation, une technique qui consiste à combiner irrigation et fertilisation, en injectant de l’engrais soluble dans le réseau d’irrigation.

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