Cultures

Publié le 17/06/2024

Les excès d’eau du mois de mai ont nui aux variétés précoces de cerises. Heureusement, les arboriculteurs vont pouvoir se rattraper avec les autres variétés.

Entre 40 % et 60 % de pertes : c’est ce qu’ont provoqué les excès d’eau du mois de mai et de début juin sur les variétés précoces de cerises. L’estimation vient de Philippe Jacques, conseiller spécialisé en arboriculture à la Chambre d’agriculture Alsace. « Elles ont pris beaucoup d’eau alors qu’elles étaient proches de la maturité. » La quantité d’eau et les durées d’humectation longues ont provoqué l’éclatement des cerises et l’installation de pourriture. Toute la récolte n’est pas compromise pour autant puisque pour tenir les deux mois de campagne, les producteurs cultivent 10 à 12 variétés de cerises. Pour l’instant, seules trois d’entre elles sont concernées par les dégâts. Au pire, les producteurs les plus touchés auront perdu 15 % de leur volume de cerises de l’année, estime le conseiller. « Si les conditions climatiques s’améliorent (ce qui semblait être le cas cette semaine), l’épisode sera vite oublié », présume Philippe Jacques. Reste que ces trois variétés précoces, pour une fois, étaient bien chargées. Sans cet excès de pluie, elles seraient arrivées au moment opportun sur le marché, à un moment où les prix étaient rémunérateurs. Il est possible qu’avec les variétés plus tardives, ce ne soit plus le cas car les volumes vont augmenter, prévoit Philippe Jacques. Tavelure : des dégâts dans les vergers bio Dans le reste du verger, des problèmes sanitaires ont été constatés sur les pommiers, où la tavelure a fait son apparition. Le conseiller en arboriculture fait état d’une forte pression sur les variétés sensibles. Même s’ils ont eu fort à faire pour réussir à positionner les traitements au bon moment, en tenant compte de la pluie, du vent et des conditions d’accès aux parcelles, les producteurs conventionnels ont réussi à contrôler la situation. Chez les producteurs bio, cela a été plus difficile : « la maladie a pris le dessus et a provoqué des dégâts dans les parcelles. » Pour ce qui est de la récolte de pommes à venir, Philippe Jacques estime que « la charge n’est pas trop mauvaise, sauf pour certaines variétés qui ont fleuri par mauvais temps, où on observe des problèmes de coulure. » La fécondation s’étant mal passée, certains secteurs devront s’attendre à un faible niveau de production. « Cela concerne surtout les variétés à floraison tardive. J’ai vu la même chose dans le sud des Vosges et le nord de la Haute-Saône. C’est un problème assez général, y compris au niveau national. » Un problème qu’on retrouve également en poires : « les secteurs qui ont fleuri de bonne heure, comme Obernai, Sigolsheim et Traenheim, auront une très belle récolte. Mais ce ne sera pas le cas pour les secteurs à floraison tardive. Il y a une nette rupture entre les deux. » En abricots, les arbres sont « propres sanitairement », même si sur le plan de la charge, « la situation est hétérogène ». Du côté des pêches, en revanche, on s’achemine vers une belle campagne pour la deuxième année consécutive. La qualité des fruits est au rendez-vous, annonce le conseiller arboricole, même si la sucrosité sera sans doute inférieure à l’année passée. Mirabelles et quetsches : l’abondance Pour les mirabelles et les quetsches, Philippe Jacques s’attend à « de grosses campagnes », ce qui n’est pas forcément synonyme de bons prix. « Les arbres sont magnifiques. Pour l’instant, on a de très beaux calibres. Il faut espérer qu’on n’aura pas de problème qualitatif à la récolte ».

Heiligenstein

Fête du Klevener

Publié le 16/05/2024

Les 12 et 13 août aura lieu la fête du Klevener de Heiligenstein. L’inauguration le samedi à 17 h lancera le début des festivités, avec au programme bal champêtre animé par l’orchestre FM Light, tartes flambées, grillades et dégustation des meilleurs crus de Klevener de Heiligenstein. Dimanche 13 août, dès midi, grillades, côtelettes vigneronnes seront proposées. À 15 h 30, animation musicale par la musique d’Ottrott, à 17 h 30 spectacle exceptionnel de Claude François avec ses Claudettes et bal animé par l’orchestre FM Light. Horaires : le samedi de 17 h à 2 h et le dimanche de 10 h à une heure Lieu : devant l’hôtel de ville de Heiligenstein.

Publié le 16/05/2024

Les tailles de formation et l’élagage des arbres forestiers et de plein champ sont nécessaires en plantation pour produire une bille de pied sans nœuds (surtout à faible densité à moins de 1 200 tiges/ha) pour obtenir un bois de qualité.

La période estivale (15 juin au 30 juillet) est très favorable à ces travaux car durant cette période de croissance active, les plaies de taille se referment rapidement, les rejets éventuels sont alors peu vigoureux et on évite certains problèmes sanitaires. Les feuillus précieux tels que le merisier, le frêne, les érables, les noyers, les cormiers et les alisiers sont particulièrement concernés. D’abord la taille de formation La taille de formation a pour objet d’obtenir rapidement une bille droite et verticale en supprimant les têtes trop nombreuses ou les branches trop vigoureuses qui se redressent et viennent concurrencer la pointe principale. Elle commence un à deux ans après la plantation. Ce travail est à faire du haut vers le bas pour éviter de trop couper ! Ensuite un élagage progressif Cette technique consiste à couper les branches basses, mortes ou vivantes, au ras du tronc mais en préservant le bourrelet cicatriciel. Il ne faut jamais dépasser le tiers de la hauteur s’il s’agit de supprimer des branches vertes et se limiter à la moitié si on enlève des branches mortes. Des coupes franches et de qualité Toutes les coupes doivent être nettes et franches, c'est-à-dire exemptes de déchirures, d’arrachement et d’écrasement de l’écorce. A l’aisselle de chaque branche, une ride est généralement associée sur l’écorce du tronc, le bourrelet cicatriciel. Cette ride constitue la limite entre les tissus de la branche et ceux de la tige ; il est indispensable de la préserver lors de la coupe pour permettre une cicatrisation convenable de la plaie. Ces travaux sont réalisables facilement par les sylviculteurs et les paysans agroforestiers et apportent une certaine jubilation. Ils doivent être faits régulièrement et à chaque fois avec modération et discernement. L’utilisation d’outils tranchants et coupants (pas de sécateurs à enclumes!) régulièrement affûtés et désinfectés garanti une coupe de qualité et un travail efficace. Ne pas hésiter à soliciter les techniciens, au service des agriculteurs! Toutes les informations utiles sur www.forestiersdalsace.fr. Claude Hoh, service Forêts Tél. 03 88 70 72 33 c.hoh@alsace.chambagri.fr  

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